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 On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]

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MessageSujet: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Jeu 16 Jan 2014 - 23:15


« Cap ou pas cap ? »


« - Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet. »

Elle aurait pu les chuchoter, les murmures, les chantonner, faire toutes ces choses, mais ce qu'elle fait c'est d'ouvrir ses bras en grand et les hurler à la façade de cette étrange église les yeux pétillants de joies. Elle se retour, son regard tente de capter le moindre mouvement, le moindre signe de vie. Rien, il n'y a rien du tout. Elle soupire. Elle aurait aimé voir des petites vieilles outrées roulaient des yeux et marmonnaient des grossièreté à son sujet. « Vous vous rendez compte ! Elle n'a pas de bague ! » « Je pense que cette fille a couché déjà. » « Aaaaah la jeunesse ce n'est plus ce que c'était. » Faut bien le dire, la jeunesse c'est plus que c'était. Cette église non plus. Elle se gratte le crane dubitative. Un mélange d'excitation et d'inquiétude se mêle en elle. En tant que bonne gryffondor l'excitation prend bien entendu le pas sur l'inquiétude qui n'est qu'un lointain écho au fin fond de son esprit en bonne compagnie avec sa raison. Sorcha avance d'un pas décidé et ouvre la lourde porte. Elle pointe le bout de son nez, mais l'obscurité l'empêche de voir quoi que ce soit. Agacée elle pousse un grognement et referme la porte.

Elle revient sur ses pas à cloche pied. Derrière elle l'imposante bâtisse l'observe. Une idée tout à fait stupide. Après tout comment une construction peut vous observer ? C'est un objet. Ce n'est pas vivant. Bon après c'est une église, il y a tout le côté religieux, paraît que c'est la maison de Dieu et tout. Sorcha ne comprend pas comment un type qui vit sur un balais a besoin d'autant de maisons et surtout des maisons aussi grandes que cela. N'empêche qu'un bâtiment c'est pas sensé vous observez. Brusquement, elle se retourne, persuadée de pouvoir attraper sur le fait celui qui l’observe, mais non, il n'y a personne. Évidemment qu'il n'y a personne ! Elle sent que ce n'est pas une personne qui l'observe, ce n'est pas humain, c'est... cette église... Elle le sait. Elle le sent. Un truc étrange. Quelque chose qui ne colle pas, qui ne va pas. Frustrée elle attrapa un petit cailloux et le balance sur l'église. Pas de réaction. Est-ce qu'elle a eut mal ? Est-ce qu'elle s'est sentit blessée dans son orgueil ? Est-ce qu'elle a peur de se faire lapider ?

« - T'as mal ? » Elle lève un sourcils. « Wesh là ! Répond moi ! C'pas parce que t'es plus grande que moi et que t'as pas de langues que tu peux pas me répondre ! Envoie un moi un signe ou je sais pas quoi ! »

Pas de signe. Bien entendus. Elle soupire et fait rebondir dans sa paume le cailloux. Rosario est en retard ou plutôt c'est elle qui est horriblement en avance. Elle s'est carrément fait porter pâle au bureau pour pouvoir le voir ce grand idiot. Cela fait trop longtemps qu'ils ne sont pas vus à son goût. Il n'est pas d'un modèle d'exemplarité, faut bien l'avouer. A vrai dire il mériterait bien sa place en prison, mais un ami, c'est un ami. Cela peut être le pire des dictateurs que l'avoir auprès de soit est bien pus nécessaire que de l'oxygène. Trop longtemps. Elle comptait les heures. Les minutes aussi. Même si elle ne l'avouera jamais. La présence de Rosario a ses côtés étaient indispensables, étrangement elle était encore plus indispensables parce qu'elle et lui, ça le faisait pas vraiment. Du genre esprit de rébellion et tout.

Elle jette un regard méfiant à l'église. Elle avait entendu toutes les rumeurs qui courraient à son sujet et elle savait que dès qu'il pointerait le bout de ses oreilles elle lui sortirait, hey pandawan cap ou pas cap de rentrer dans cet église. Il risquait d'y errer pour l'éternité. Elle aussi d'ailleurs si elle y mettait ne serait-ce qu'un orteil. Évidence qui rendait le défis obligatoire à réaliser. Elle devait rentrer, une force l'appelait, la poussait, lui ordonnait de rentrer et elle, faible d'esprit qu'elle était, elle ne pourrait résister. La sorcière se penche et se saisit d'un second cailloux, puis d'un troisième. Finalement elle a allait en faire une collection pour les lui balancer dessus. Certains font la bise, elle elle va lapider son ami avec des petits cailloux. On évitera l'échange de bave et de microbes.

« - Tu crois qu'il va venir ? » Elle jette un regard interrogateur à l'église. « Où bien peut-être que j'devrais aller le libérer et tout. » Elle soulève les épaules. « Je sais, on est pas sensé être amis et tout, c'est un sale type, mais il est pas méchant. » Elle soupire. « Je sais même pas pourquoi je te parle. T'es qu'un vieux tas de briques et » Le tonner se met à gronder dans le ciel bleu éclatant. « Okay, okay j'ai rien dit, t'énerve pas. »

Elle tourne de nouveau le dos à la bâtisse. Franchement, si elle se vexe aussi facilement en même temps...


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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Ven 17 Jan 2014 - 23:51

« Excusez-moi, m'dame. Non non, vraiment, c'est de ma faute ! » Avec un sourire poli, Rosario s'inclina gauchement devant la grand-mère et alla même jusqu'à lui ramasser son couvre-chef. Il repartit ensuite d'un pas tranquille à travers les rues irlandaises, attendant d'être hors de vue. L'air de rien, il sortit le porte-monnaie qu'il examina avec attention : rien qu'un truc digne d'une vieille et qui ne devait pas contenir grand chose. Enfin, ça l'aiderait à ne pas mourir de faim, c'était déjà ça. Le voleur abandonna bientôt la carte d'identité et tous les machins qui ne lui serviraient jamais et empocha le reste. Pour une fois, la journée s'annonçait bien. Il avait - discrètement - emprunté le réseau de cheminées d'un innocent sorcier pour se rendre jusqu'ici, s'était retrouvé dans un salon habité et avait prétexté une erreur. Il ferait de voler le porte-feuille d'une grand-mère sans éveiller le moindre soupçon, il allait sans doute passer une bonne après-midi... Sans compter qu'il allait voir Sorcha. Cette perspective ne pouvait qu'égayer sa semaine. Rosario ne put s'empêcher de sourire à cette idée : lors de leur rencontre, elle avait tenté de lui faire les poches mais faire les poches à un faiseur de poches n'était peut-être pas une excellente idée. Oui bon, ça faisait beaucoup de poches tout ça. Quoi qu'il en soit, il l'avait pris sur le fait et... Et puis il ne savait plus trop. Le jeune homme savait toutefois qu'il n'y avait pas grand monde dans sa vie si on enlevait son oncle et son amitié avec la demoiselle n'en était que plus précieuse. Enfin dans l'immédiat, le voleur se demandait surtout ce qu'elle fabriquait : lui donner rendez-vous pour qu'ils passent un peu de temps, okay, mais devant une église ? Enfin bon, Sorcha restait Sorcha et il n'allait pas la changer. Ni même essayer, ça ne serait pas drôle sinon. Jonglant avec une petite pièce, il vit le clocher de l'église se dessiner devant lui : St Mary... Devait y avoir un truc, même s'il ne voyait pas encore quoi.

Rosario sauta derrière un arbre et jeta un coup d’œil discret à la façade de l'église, un grand sourire éclairant ses traits. Il savait qu'elle lui manquait quand elle n'était pas là, elle, sa bonne humeur et ses idées bizarres. Mais il n'avait compris le degré que ça avait atteint que quand il l'avait vu, plantée devant la bâtisse. A présent, elle n'était plus qu'à quelques pas de lui mais elle ne l'avait pas encore repéré. Et lui hésitait. La voir de dos lui donnait de nombreuses idées d'arriver : hurler ? lui sauter dessus ? C'était le bon côté avec cette amitié : il pouvait faire n'importe quoi - dans la limite du raisonnable, tout de même - il y avait des chances pour que ça passe. Le sourire de Rosario s'agrandit quand il entendit la demoiselle questionner l'église. Elle finissait à peine de se retourner après sa courte discussion avec le bâtiment antique que le voleur déboulait de derrière son arbre. En hurlant, à la fois parce qu'il pouvait lui foncer dedans et parce qu'il était un tantinet vexé par ses paroles. « Attaque du sale type ! » Il la percuta à moitié et la rattrapa par le bras avant de reculer d'un pas, l'air de rien. « Coucou. » Grand sourire. « Ils n'ont pas l'air de très bonne humeur, là-haut. » Rosario indiqua le ciel du bout du doigt en faisant allusion au coup de tonnerre. Avec un sourire espiègle, il lança la petite pièce de monnaie qu'il n'avait pas lâché sur la demoiselle. « Elle est européenne, le sale type a fait erreur dans le choix de la victime. » Moui, Rosario s'était rendu compte, en cours de route, que la grand-mère gardait un porte-monnaie... remplie de pièces étrangères. Il y avait quelques pièces locales, bien sur, mais bon, pour tous ces efforts il aurait préféré un rendu plus... Rentable. « Pourquoi cette église au fait ? Il y a encore une légende flippante à propos de notre lieu de rendez-vous ? » Il n'avait pas grand chose à parier si ce n'était une dizaine de pièces jaunes espagnoles mais leurs lieux de rendez-vous n'étaient jamais anodins. Enfin l'église, ça, elle ne lui avait encore jamais fait le coup. Glissant les mains dans les poches, le petit voleur fit quelques pas en direction du bâtiment, se demandant vaguement s'il serait puni pour ses âneries une fois mort. « On rentre ? »


Dernière édition par Rosario S. Daugherty le Mar 21 Jan 2014 - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Dim 19 Jan 2014 - 16:47


« On va tous murir ! »




Il y a des personnes qui arrivent devant vous, vous salut et font un tas de choses normal. Puis il y a Rosario. Rosario qui ne lui bondit pas dessus, mais qui trouve plus amusant de la bousculer. Surprise la jeune femme fait tomber tous les petits cailloux qu'elle avait ramassé dans l'intention de lui balancer dessus et pousse un feulement qui avait plus du chat de gouttière que du lion. Elle rejette ses cheveux en arrière et lui jette un regard noir.

« - Pff... On est pas dans un jeu de rôles ! »

Elle attrape de justesse la pièce qui lui envoie. Curieuse elle l'a fait tourner entre ses doigts, elle n'avait jamais vu de telles pièces. Son regard brilla d'une lueur de convoitise et sans lui demander si elle pouvait la garder, elle la glissa prestement dans sa poche, bien décidée à nier qu'il venait de lui montrer une pièce. Elle était à elle désormais, rien qu'à elle. Ses sœurs pousseraient en cœur une symphonie de soupirs de désespoirs à la vue de sa cleptomanie refaire surface, alors qu'hier encore, avec son sourire des plus innocent, elle avait juré de faire amande honorable et ne plus jamais voler.

« -  Pourquoi cette église au fait ? Il y a encore une légende flippante à propos de notre lieu de rendez-vous ? » Face à cette interrogation Sorcha soulève les épaules.
« - Je comptais me marier à un gobelin, mais il s'est désisté au dernier moment, donc autant que je t'épouse toi pour pas que les invités soient trop tristes qu'il n'y ait pas de cérémonies. »

Elle le rejoint à cloche-pied et soulève les épaule. Elle aimait sa manière de lui demander de manière tout à fait normal s'ils rentraient ou non. La jeune femme lui jette un regard interrogatif, elle ne savait trop s'il avait conscience dans quoi elle était en train de l'entraîner ou non. Cette fois-ci c'était probablement beaucoup plus dangereux que de se balader dans une réserve d'animaux sauvages avec de la viande crue pour les appâter. Elle voulait voir un bébé dragon et en faire un compagnon pour Big Ben, sauf qu'ils sont tombés nez à nez avec la mère du bébé, qui n'était franchement pas contente que deux sorciers s'approchent ainsi de sa progéniture. Ils ont survécut. Ils avaient une chance de survive. Là...

« - On rentre. »

Ils n'avaient pas vraiment de chances si la légende se révélait être vraie. Ils n'étaient pas purs. Loin de là. Il était un petit voleur, elle était cleptomane, menteuse, manipulatrice, vénale et plein d'autres choses du genre. Elle était loin d'avoir un cœur pur. Ce n'était pas du courage que d'ouvrir cette porte, ni même de l'héroïsme de pénétrer dans ces lieux quand on avait un cœur comme les leurs. Elle entraîna Rpsario à sa suite, s’emparant de sa main. Derrière eux la porte se ferme dans un claquement sourd. La jeune femme jette un regard aux hauts murs qui n'avaient rien des merveilles. Elle se retourne, derrière elle la porte avait disparu.

« - Tu sais ce lieu dont je t'avais parlé un jour. Si on a pas un cœur pur on se retrouve à errer jusqu'à la fin de ses jours dans un labyrinthe. » Elle tend les bras. « Nous y voilà ! »

Après coup elle se rend compte qu'elle aurait dû lui parler. Lui dire dans quoi elle l'entraînait. Par sa faute ils allaient devoir errer là, jusqu'à leur mort, qui risque de se terminer fort tôt s'il n'y avait aucun moyen de se nourrir ou de boire. La mort ne la dérangeait pas, par contre l'idée qu'elle ne puisse plus s'empiffrer de chocogrenouilles, suçacides et patacitrouilles était fort désagréables. Son ventre se mit à gargouiller à cette pensée, réclamant des confiseries en tout genre. La jeune femme le tapota pour lui intimer l'ordre de se calmer. Tout droit, c'était la seule route qui leur était ouverte.

« - J'espère qu'il y aura des trucs à manger. J'ai envie de bonbons. »

Ils allaient mourir et elle avait envie de bonbons. Heureusement qu'elle n'était pas dans un peloton d'exécution et qu'on lui demande sa dernière volonté. Elle serait capable de demander un Banana Split avec un tas de crème chantilly et puis des feux d'artifices au bout de bâton.


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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 21 Jan 2014 - 22:11

Rosario ignora le regard noir, sachant très bien que son amie ne se formaliserait pas de son arrivée un peu bruyante et brutale. « Mais si, regarde, tu es Bonnie et je suis Clyde. Un français a même écrit une chanson en notre honneur, je crois... » Le petit voleur accompagna ses paroles d'un clin d’œil et d'un sourire complice. Voyant Sorcha examiner la pièce avec attention, il ne put s'empêcher d'ajouter : « C'est une pièce moldue, d'où les dessins bizarres et incompréhensibles. » Rosario nota qu'elle la glissait dans sa poche mais ne fit pas de commentaire. De toute façon, Sorcha était Sorcha et si elle avait décidé de garder la pièce... Bah il n'arriverait jamais à la récupérer, voilà tout. Et puis dans son esprit, lorsqu'il lui avait lancé le rond de métal, c'était à la fois pour l'embêter et pour lui offrir. Ce n'était pas comme si l'argent moldu d'un pays étranger allait souvent lui servir, hein ? « Ah ah, très drôle, dis que je suis pire qu'un gobelin aussi... » Rosario prit une expression boudeuse démentie par la petite lueur de ses prunelles. L'idée d'un mariage avec la jeune fille était bizarre mais ça lui faisait un drôle d'effet. Non pas qu'il ait déjà songé à elle autrement que comme une amie... Elle restait sa meilleure amie - et probablement la seule réelle - mais elle était gentille, drôle et tout ce qui allait avec. Rosario se secoua mentalement et se força à se reconcentrer sur l'église. S'ils étaient là, ce n'était pas par hasard, il le savait bien. Toutefois, il ne voyait pas ce qu'un vieux tas de roches pouvait avoir d'excitant. D'une certaine façon, le sorcier était croyant. Mais Rosario étant Rosario, il ne pouvait pas avoir de croyances simples et bien définies, appartenant à une religion précise. Non, c'était forcément plus complexe et inexplicable.

Rosario suivit donc sa camarade à l'intérieur de l'édifice lorsqu'elle confirma ce qu'il pensait : ils étaient bien là pour entrer. Nul doute que si le petit voleur avait connu la véritable légende, il n'aurait jamais osé passer le pas de la porte. Comme dit précédemment, il était croyant et les vieilles fables entraient largement dans ce qu'il respectait et évitait de vérifier. Quand à être pur... Rosario n'avait jamais été un bon garçon bien sage. Ses méfaits avaient été divers et variés, il avait volé, menti, trompé, arnaqué, frappé, insulté, terrorisé... Il restait quelqu'un de gentil et bizarre ais ça ne l'empêchait pas d'avoir ce côté un peu... Bah, ce côté Rosario quoi. Bref, s'il avait su quelle idée avait traversé l'esprit de Sorcha, il l'aurait probablement secouée dans tous les sens avant de l'inviter à cambrioler la Maison Blanche par exemple. La porte se referma enfin derrière eux dans un claquement que Rosario trouva vaguement sinistre mais c'était peut-être l'appréhension qui lui faisait cet effet. Il jeta un bref coup d’œil à la rangée de bancs et aux vitraux qui n'avaient rien de fabuleux et pivota vers Sorcha en haussant les sourcils. « Tu sais ce lieu dont je t'avais parlé un jour. Si on a pas un cœur pur on se retrouve à errer jusqu'à la fin de ses jours dans un labyrinthe. Nous y voilà ! » Toute couleur quitta les joues du petit voleur quand il percuta enfin. Effectivement, il se souvenait de cette conversation. Et il savait aussi qu'il s'était fait la promesse de ne pas y mettre les pieds. Son coeur manqua un battement alors qu'il écoutait Sorcha parlait de bonbons d'une oreille discrète. « Sorcha... » Il la coupa net en plein dans son trip sur la bouffe... Mais Rosario était partagé entre plusieurs sentiments tous aussi contradictoires les uns que les autres. Il avait envie de secouer la demoiselle comme un prunier, de lui hurler dessus. C'était sans doute ce qu'il y avait de mieux à faire car là tout de suite, il crevait de trouille. Mais il y avait aussi cette irrépressible envie de rire - un rire nerveux, probablement - qui menaçait de l'emporter. « Sorcha, tu es... irrécupérable. » Alors le rire l'emporta, un rire qui n'avait absolument rien de naturel mais qui avait le mérite de faire redescendre la pression. Rosario fit quelques pas dans l'église, les épaules encore secouées par cette déferlante de rire qui résonnait de façon un peu sinistre contre les murs de pierre des lieux. « Mais... C'est pas vrai, hein ? » Sa voix avait pris des inflexions bizarres, un peu trop aiguës par rapport à d'habitude. A vrai dire, le jeune homme n'avait pas envie de vérifier. Il n'avait pas envie d'aller ouvrir la porte et constater que non, elle ne s'ouvrirait plus jamais pour eux. « Au pire, on mangera les prochains idiots qui rentreront ici. » A moitié de l'humour seulement car effectivement, la miss avait raison de parler de bonbons : on trouvait rarement de quoi manger dans une vieille église. En se frottant les mains l'une contre l'autre, Rosario revint vers Sorcha et se planta à côté d'elle. Si son expression semblait sereine, elle masquait difficilement l'inquiétude qui le rongeait. Il se surprit lui-même en se signant : même avec ses croyances, il n'entrait pas dans une église tous les quatre matins. « T'aurais franchement pu me le dire avant. » Son accès de gaieté folle l'avait vraiment quitté à présent. « Et je ne crois pas qu'on trouve un buffet dans cette vieille église sinistre. »
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Dim 26 Jan 2014 - 23:14


« T'es mon pote, j'tiens à toi. »



Il était triste, Il était déçu. Pire que tout, il lui en voulait. Elle ne connaissait pas depuis très longtemps Rosario, tout avait commencé par une sombre histoire de portefeuille qu'elle lui avait volé déclarant qu'il était désormais à elle et que Rosario avait très probablement lui-même volait quelques temps plus. Ce n'était pas une amitié comme les autres non plus. Ils ne se voyaient pas si souvent que cela. Bref. Il n'y avait pas vraiment de raison pour qu'elle se sente particulièrement mal d'avoir amené son ami à la mort. Si ce n'est un état de conscience qui lui aurait rappelé que pousser les gens vers la morts, ce n'est pas très moral, ni franchement très sympathique. Elle le regarde, un peu surprise. Elle s'en fout de mourir ici, là, maintenant. Elle s'en fout de ne plus jamais pouvoir manger de bonbons, ni même de faire du cheval sur Big Ben. Elle s'en fout de ne plus faire des interventions avec sa sœur. Elle s'en fout de la terre entière. Parce qu'il lui en veut. Elle n'attend qu'une chose, que le sol se dérobe sous ses pieds et l'avale. Jamais il ne lui en a voulu. Ils se sont engueulés, tapés dessus, fait bien des conneries qui n'étaient franchement pas légale, mais jamais il ne lui en avait voulu.

La lèvre tremblante, elle se détourne de lui pour pas la voir au bord des larmes. Rosario lui en voulait, par sa faute, parce qu'elle était stupide, parce qu'elle ne savait pas réfléchir. Elle tente de prendre son courage à deux mains, d'agir comme le grand Godric Gryffondor aurait fait. Dés qu'elle essayait de se le représenter, elle l'imaginait brandissant son épée et beuglant comme une taré en courant dans le labyrinthe pour exterminer des montres pour passer le temps et se nourrir de leur cadavre. Un truc de gryffondor quoi et surtout un truc qui n'allait pas l'aider. De toute façon elle avait pas d'épée sous la main, brandir une baguette c'est beaucoup moins classe qu'une épée. Ca reste un bout de bois, magie certes, mais un bout de bois tout de même. De toute manière cela n'excuserait pas son attitude. Elle le reconnaît.

Elle fait la chose probablement la plus inutile qu'il soit, la plus stupide aussi. Elle se jette aux pieds de Roasario, ça fait mal aux genoux, ce n'est pas très classe, mais ce n'est pas grave. Elle s'accroche à ses genoux comme comme une bouée de sauvetage et fourre son visage contre ses genoux. Entre deux sanglots elle ente de s'exprimer. Si ses sœurs la voyaient dans cet état elles tueraient Rosario et organiserait dans les minutes qui suivent une intervention d'urgence.

« - Pardonne moooooi. » Elle renifle. « Je pensais que ça serait amusante et puis. » Nouveau reniflement. « Et puis qu'on s'en sortirait et tout. »

Elle était sincère, elle s'en voulait terriblement d'avoir agit ainsi. Elle s'en doutait que quelque chose n'irait pas, qu'il lui en voudrait un peu, mais pas plus que cela. Son rire cinglant, sa tête, toutes ces petites choses ont fait qu'elle ne pouvait pas supporter qu'il pense du mal d'elle. Il était... son meilleur ami. Plus que son meilleur ami même. Il était une sorte d'âme sœur, un type dont elle ne pouvait pas se passer, qu'elle le veuille ou non et savoir qu'il lui en voulait briser son petit cœur. Elle serre un peu plus ses genoux. Elle était ridicule, elle en avait tout à fait conscience, on dit que le ridicule ne tue pas, tant mieux pour elle. La jeune femme lève un regard de chien battu vers le visage de Rosario. Les lèvres tremblantes elle attend qu'un mot de lui, lui seul peut lui assurer sa rédemption, lui dire que c'est bon, qu'il ne lui en veut pas.

Ce sentiment nouveau était étrange pour Sorcha, c'était la première fois qu'elle le ressentait. Elle qui était d'habitude si fière, qui faisait des trucs étranges et supportait pas qu'on lui dise que c'était étrange, la voilà à genoux, suppliant un mec, qu'elle ne connaît que depuis quelques mois de lui pardonner, parce qu'ils vont probablement mourir, tous les deux, par leur faute. Elle pause sa tête contre ses genoux et soupire.

« - Je suis prête à être ton esclave s'il le faut... Je ferais tout ce que tu veux. » Elle hoche de la tête. « Oui tout ! » Elle se mord la lèvre avant de se rétracter. « Enfin.... sauf le sexe. T'imagine l'horreur si toi et moi on a des enfants. Mais sinon je ferait tout ce que tu veux. »

Elle frotte sa joue sur la jambe de Rosario. Elle veut l'amadouer et elle est prête à tout pour cela. Elle ne sait pas trop pourquoi il agit ainsi, il n'est pas le plus beau, il n'est pas le plus fort, il est parfois un peu con, mais pourtant quelque chose la pousse à agir ainsi, parce qu'elle ne veut pas qu'il lui en veuille.


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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Sam 1 Fév 2014 - 18:50

Rosario n'était pas déçu par la jeune fille, pas vraiment. Il était impossible d'être contrarié par les actions d'une fille qui lui ressemblait tant, du moins par certains aspects de sa personnalité. Et il était impossible de réellement lui en vouloir car il aurait pu faire la même chose. Le petit voleur n'aimait pas la situation, n'aimait pas cette église à la légende si glauque mais ce n'était pas à Sorcha qu'il en voulait. Il s'en voulait à lui-même parce qu'il n'avait pas songé à la questionner davantage avant d'entrer ni même à se renseigner un minimum sur le lieu de rendez-vous. Dés qu'elle lui avait communiqué l'adresse, il s'était posé des questions et il avait retourné la chose dans tous les sens... Mais il était resté passif. Quand on s'appelait Rosario Daugherty, il y avait pourtant des choses qu'on devait savoir. Quand on avait Erwan Daugherty comme oncle, on savait qu'il fallait être prudent. Tout devait être parfait à la seconde près sans quoi tout s'envolait, tout lui échappait et il se retrouvait dans des situations insupportables. En gros, si Rosario n'en voulait pas à Sorcha, il était déçu par lui-même. Et le petit voleur constata mentalement la bizarrerie de la chose. Bon d'accord, il était peut-être vaguement agacé par le comportement de la jeune femme car il avait des projets autrement plus importants que contempler l'intérieur d'une vieille église ad vitam aeternam. Et puis Sorcha fit la chose la plus bizarre au monde, du mois selon Rosario. Elle se jeta à ses pieds, littéralement, et le saisit par les genoux. Incapable du moindre son - la surprise faisait souvent des ravages chez le jeune homme - il la contempla avec une expression de perplexité mêlée d'inquiétude peinte sur le visage. « Euh... Non mais je ne voulais pas... Enfin, Sorcha... » Sa voix s'étrangla dans sa gorge parce qu'honnêtement, les filles se jetaient rarement à ses pieds en pleurant et en implorant son pardon. Soit elles lui soufflaient des mots d'amour, soit elles comptaient le tuer, mais le prier d'accepter des excuses... C'était plus souvent à Rosario d'en fournir, des excuses. Le petit voleur sentit ses joues s'empourprer légèrement car la situation devenait vraiment bizarre. Il inspira à fond pour calmer les mouvements désordonnés de son coeur. Il était planté au beau milieu d'une église avec sa meilleure amie à ses pieds et il ne trouvait rien d'autre à ressentir que d'être...? Que d'être quoi d'ailleurs ? Voilà qu'il ne savait même plus ce qu'il pensait, ce qu'il voulait. « Oh euh, l'esclavage... Euh... Très peu pour moi... » Il sortait connerie sur connerie, c'était une certitude. Mais il n'avait pas les idées très claires, là tout de suite. « Oui, des mini-Sorcha-Rosario, ça serait carrément la fin du monde. »

Il profita qu'elle se frotte la joue sur son genou pour poser se prendre la tête et tenter une nouvelle fois de se reprendre, puis il s'agenouilla, la forçant au passage à le lâcher. « Hum, t'inquiète, je ne t'en veux pas... Enfin, arrête de pleurer sur mes genoux, c'est trop bizarre. » Ouais, fallait pile qu'il se montre nul avec les mots à cet instant. Mais il n'avait jamais prévu une telle situation dans son répertoire des phrases-type à sortir. Distraitement, Rosario passa un doigt sur la bouche de la demoiselle et dessina un petit sourire. Il se sentait lui-même incapable d'une telle expression parce que Sorcha l'avait mis dans tous ses états. « Aller aller, on va, euh... Faire quelque chose. » Bravo Rosario, voilà une proposition très intéressante, intelligente, travaillée et tout et tout. Le petit voleur attrapa son amie par la main et la tira vers lui pour qu'elle se relève. Avoir quelqu'un à ses pieds ne le dérangeait pas vraiment mais Sorcha... Ça le dérangeait quand c'était elle. Il n'avait pas envie qu'elle s'excuse encore et encore et qu'elle s'en veuille. « Ne te mets pas dans des états pareils, je ne sais pas quoi faire après. » Si le ton de Rosario était léger, il était toujours mort de peur envers l'église, envers son amie, envers tout. Il s'était attaché à cette pickpocket un peu trop vite, un peu trop fort. En y réfléchissant bien, il n'avait jamais ressenti un truc aussi spécial pour qui que ce soit. Il avait eu des amies à Poudlard bien sur, il s'était senti proche de gens de son âge, il avait vécu des beaux trucs... Mais avec Sorcha c'était spécial, différent, puissant... Et flippant. Lui jetant un nouveau coup d’œil teinté de gêne, il se dessine un nouveau sourire avec le bout du doigt et tente même d'en exécuter un. Avec succès : cette fille avait vraiment des effets des plus bizarres sur lui. « On visite ? Tant qu'à faire quelque chose... » Oui, peut-être une pointe de rancune qui filtre dans sa voix mais il était sérieux quand il proposait d'explorer les lieux. Peut-être qu'ils trouveraient des trucs inattendus dans ce vieux tas de cailloux ? Des goules, des épouvantards, des machins, des choses... Rosario l'attrapa par la main et la traîna derrière lui tandis qu'il gagnait une petite porte au fond de la pièce principale. Certains églises avaient bien des couloirs derrière, avec des vieilles statues et tout...
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Dim 2 Fév 2014 - 22:56





« Balance tes chaussures. »


Des larmes son regard passe aux étoiles qui illuminent ses yeux. Il ne suffit pas de grand chose, seulement quelques mots prononcés avec un malaise évident. Elle voit bien qu'il lui en veut encore, elle le sent bien. Elle a toujours eut le nez avec ce genre de chose. Quand on a une mère alcoolique, on découvre que ses mimiques innocentes sont tout aussi criantes de vérité que sa langue qui se délie au rythme des cosmopolitains. Le truc c'est qu'il dessine un sourire sur ses lèvres. Le contact de son doigt sur sa peau lui donne une sensation étrange, un nœud dans le ventre. Elle n'arrive pas à mettre de mot sur cette sensation. Juste que cela la met mal à l'aise, faisant de l'asexuel Rosario un mec avec tous les attributs qui soit. Il l'oblige de se relever, bien trop troublée pour protester, elle se relève comme une bonne petite. Son doigt n'est plus sur ses lèvres, mais elle sent encore sa trace. Maintenant c'est elle qui est gênée, elle n'arrive pas à saisir à quel jeu joue son corps. Quelque chose de lourd et gênant s'installe entre eux. Elle lève les yeux vers le plafond bien trop haut pour qu'elle puisse vraiment le voir. Faisant mine d'être intéressée par une fissure invisible simplement pour échapper à la conversation. Cherchant une échappatoire. Elle s'agaçe elle-même. Sorcha aimait Rosario pour bien des choses, déjà parce que c'était un type pas comme les autres et elle détestait la normalité. Aussi pour ses cheveux, ils sentaient bon. Sans oublier ses doigts habiles, elle les aimait aussi. Néanmoins il y avait une chose qu'elle appréciait par dessus tout chez lui, c'était l'absence d'ambiguïté. Ils étaient amis, aucun sentiment de gêne, aucune question, rien. Juste amis. A dire tout ce qu'ils leur passent par la tête, jamais d'instant de gênes, pas comme cette fois-ci.

Puis le temps a reprit son cours normal. Il lui a suffit d'attraper sa main et de l'inviter à explorer les couloirs pour que cette scène embarrassante n'existe plus. La statue qu'elle était reprend vie, la trace de son doigt sur ses lèvres disparaît et le nœud dans son ventre n'est plus. Ils ne sont que des amis. Rien d'autres. D'un pas léger elle le rattrape et le dépasse même pour avoir l'honneur de le dépasser et ouvrir la porte, allant jusqu'à lui couper la courte. Elle lui fait un petit clin d’œil et lâche d'un ton narquois.

« - Honneur aux dames ! »

Comme si cela allait excuser son attitude qui rendrait furibondes ses sœurs se demandant comment elles avaient pu élever une petite sauvageonne comme elle. La porte donnait sur une pièce plus grande qui contenait elle-même plusieurs portes, mais surtout un escalier qui s'enfonçait dans les entrailles de la terre. Il ne suffisait pas plus pour que le cœur de Sorcha se mette à faire des bonds. La lueur qui brillait dans ses yeux trahissait ses intentions. Pour elle un escalier qui s'enfonçait dans la terre signifiait toujours beaucoup de choses, généralement des soucis dans son cas. Chose qui l'excitait d'autant plus. Sans prendre la peine de consulter Rosario la sorcière lâche sa main pour courir vers les escaliers. Ce fut l'instant que ses lacets jugèrent propices pour prendre vie et se glisser sournoisement sous son autre chaussure. Ce qui eut pour effet de rappeler à Sorcha la loi de la gravité qui bascule en avant et termine la descente des escaliers en un douloureux roulé boulé.

Un gémissement de douleur s'échappe de ses lèvres. Tout son corps lui fait mal. Ses muscles, ses os, même ses cheveux sont une source de douleur. Elle pousse un marmonnement agacé et dans des gestes agacés entrepris de retirer ses chaussures l'une après l’autre avant de les jeter furieuse contre un mur qui les goba. Littéralement. Une bouche s'ouvrit, ses dents étaient parfaitement alignées et d'une blancheur éclatante. Un sourire digne d'une pub de dentifrice. Une épaisse langue violette au bout pointue se glisse hors des lèvres et s'empare des chaussures. La bouche prit le temps de les mastiquer sous les yeux écarquillés de Sorcha qui ne sait pas trop si elle doit être émerveillée ou bien tout simplement terrifiée. Elle regardait la mastication avec une fascination malsaine. Comme hypnotisée par ses lèvres qui se mouvait, elle était incapable de bouger. Les pas de Rosario la réveil et elle lève vers lui un regard surpris, la ramenant en même temps à la réalité. Tenant à ses chaussettes et à sa vie, la jeune femme remonte lentement les escaliers et se saisit de la main de Rosario. Plus pour se rassurée elle que pour l'entraîner au loin. La bouche lâche un rot de satisfaction avant de laisser de nouveau jaillir sa langue à la recherche d'une nouvelle proie. Gryffondor, mais pas suicidaire, Sorcha se met à broyer la main de Rosario.

« - Balance lui tes chaussures pour qu'on se tire ! »

Ce n'était pas le plan de l'année, mais à l'instant, rien d'autre ne lui traversait l'esprit. Avoir l'air de pouilleux ou mourir, elle avait fait son choix.


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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Ven 14 Fév 2014 - 22:39

Quand Sorcha faillit lui marcher sur les pieds pour passer la première, le coeur de Rosario s'allégea. L'horrible instant de malaise venait enfin de disparaître et c'était la meilleure chose qui lui soit arrivé aujourd'hui. Ces trois minutes qu'ils venaient de passer, tous les deux... le petit voleur ne les aurait jamais cru possible. Sorcha était une fille, oui, mais elle était Sorcha, soit une fille qui n'en était pas une. Enfin, c'était juste une pote quoi. Et Rosario n'aimait pas qu'un événement lui montre le contraire. Mais bref, c'était oublié. Pour le moment, du moins. Il emboîta le pas à la demoiselle avec un sourire plus léger et parvint même à rire. « T'es pas une dame, Sorcha, t'es rien qu'une fille. » La phrase aurait été mieux s'il avait fini par « rien qu'une soeur » mais il ignorait si elle connaissait les classiques moldus. Ce n'était pas donné à tous les sorciers d'utiliser des objets moldus. Si Rosario pouvait citer des dessins animés, c'est parce qu'il avait grandi avec les Aristochats et autres œuvres qui berçaient l'enfance de tous les petits moldus d'Europe. A sa façon, le petit voleur avait bénéficié d'une double culture, dont une qu'il valait mieux oublié par les temps qui couraient. Et malheureusement, c'était celle qui était la plus ancrée en lui. Quand ils passèrent la porte, un escalier bien sombre se dessina devant eux et les yeux de Rosario brillèrent un bref instant : les aventures, il aimait ça et tant qu'il oubliait qu'ils étaient peut-être coincé ici pour toujours, ça allait. Son coeur s'emballa sous l'effet de l'excitation. Peut-être qu'ils allaient se dérider un bon coup, les deux, s'ils croisaient quelques horreurs à fuir ? Parce que oui, hors de question pour le petit sorcier de défier des machins mortels dans les couloirs d'une église. Ça va pas la tête, oui ? Il ne savait pas lancer un seul sortilège de toute façon. Le premier pépin arriva alors qu'ils n'avaient pas fait trois pas. Enfin dans le cas de Rosario, il venait à peine de mettre les pieds sur la première marche de l'escalier. Sorcha, comme à son habitude, était loin devant lui. La jeune fille effectua alors un roulé-boulé magistrale sur les marches et Rosario en aurait presque applaudi - enfin il s'inquiétait pour son amie mais la figure était... Woah ! « Oh là, ça va ? C'était... Beau. » Eh, il fallait bien reconnaître que cette chute, c'était du grand art, non ?

Et puis le mur avala les chaussures de Sorcha. Plus que la demoiselle à ses pieds, plus que ses émotions d'il y a cinq minutes, c'était ce mur qui choqua le plus Rosario ce soir-là. Le petit voleur perdit toute notion du temps tandis que les chaussures disparaissaient pour de bon et que la bouche prenait bien son temps. Il ne savait même plus penser en fait, il se contentait d'observer, ébahi. Stupéfait. Oui non, en fait il n'était plus rien du tout. D'où les murs avaient des bouches maintenant ? « M..Mais ? C'est un mur ! » Merci Rosario pour cette remarque utile. Il s'agissait bien d'un mur, mais un mur chaussurovore. Le garçon sortit enfin de son état de statue et descendit quelques marches en faisant de grands signes à sa camarade. « Sorcha Sorcha ! On se tire avant de se faire manger par le... par le mur. » Là encore, même maintenant qu'il voyait les dents du mur se dessiner avec nettement à quelques mètres de lui, il avait toujours du mal à y croire. Sorcha finit sans doute par avoir peur elle aussi car elle rejoignit Rosario qui se sentit aussi rassuré par sa présence. Idiot, oui. La langue rejaillit de nouveau et Rosario loucha dessus avec inquiétude. Si elle les mangeait, ils se passerait quoi ? Il entendit à peine son amie qui lui soufflait de lui donner ses chaussures avant de filer. « Attends... » Lentement, le petit voleur fit quelques pas vers la chose et défit ses lacets avec soin. On savait jamais, si pour fuir fallait lui filer ses chaussures, il le ferait avec joie. Il tenait plus à sa peau qu'à sa vieille paire de chaussures moldues à la semelle trouée. La bouche s'immobilisa un bref instant avant de pousser un rugissement terrifiant auquel le cri terrorisé de Rosario fit écho. Il balança les chaussures sans réfléchir et prit ses jambes à son coup, chopant la main de Sorcha en passant. « T'as raison, on s'barre tout de suite ! » Traînant à moitié la fille derrière lui, Rosario ne prit pas le temps de la réflexion et dévala les marches en s'enfonçant dans l'obscurité. La bouche continua à hululer dans leur dos avec presque de la tristesse. « J'ai un trou dans ma chaussette. » Rosario sentait juste le froid plus intensément sur son talon. Deux ouvertures s'ouvrirent devant eux et Rosario prit l'une des deux. Et ainsi de suite.

« Je crois qu'on est perdu. » La bouche et ses dents Colgate était loin derrière eux désormais mais les deux tournaient en rond dans une multitude de tunnels. « Qui aurait cru qu'il y avait autant de galeries sous une si petite église ? » Bon d'accord, petit n'était peut-être pas le meilleur adjectif pour qualifier l'église mais quand même ! A moins que ce soit des tunnels magiques, c'était possible... Rosario ne s'y connaissait pas assez en magie pour pouvoir le dire. Ils finirent pas déboucher dans une salle toute en longueur avec des statues placées à intervalles réguliers. « Bizarre, cette église quand même... La prochaine fois, on ira plutôt dans l'Allée des Embrumes, c'est plus tran... » Rosario ne finit pas sa phrase. Il passait à côté d'une statue et lui tapotait pensivement la cuisse lorsqu'une épée jaillit et étrangla à moitié. En moins de trois secondes, il se retrouva prisonnier par la statue qu'il tapotait, le fil de l'épée de pierre lui écrasant la gorge. « Euh...? »
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 25 Fév 2014 - 11:30





Hardi. Courageux. Franchement timbré. Des qualités que tout gryffondor digne de ce nom se devait d'avoir, mais suicidaire n'apparaissait étrangement pas dans la liste. Cette langue qui s'échappait des lèvres de pierres lui glaçait le sang. Il y avait quelque chose dedans de malsain, l'idée de se faire dévorer par cette créature la révulser se faire emmurer vivant était une chose, se faire dévorer vivant par un mur en était une autre. Si la langue les attrapait, est-ce qu'elle prendrait la peine de les mâcher avant ? Avait-elle un estomac ? Ou bien menait-elle dans un autre couloir, un autre monde ? Des questions auxquelles pour une fois Sorcha ne tenait pas à avoir de réponses. Ils allaient mourir et par sa faute. Elle s'en voulait. Un peu. Surtout pour Rosa, de l'avoir entraîner dans cette histoire. Elle monte une nouvelle marche, fuir, retourner leur pas sans se retourner. N'était-ce pas l'idée la plus sensée ? Si. Mais pas la plus amusante. Un sourire illumina les lèvres de Sorcha quand ils se retrouvèrent à dévaler les marches et passèrent à toute vitesse devant cette bouche de pierre en train de mâchonner les chaussures de Rosario. Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire face à sa remarque sur ses chaussettes.

« - T'es qu'un pouilleux ! Je t'en offrirais pour noël, pâque, et même Halloween ! »

L'excitation est de retour, le danger, courir pour sauver sa vie, se sentir en vie plus que jamais. Elle jette un furtif coup d'œil derrière elle et voit la langue qui essaie de les poursuivre laissant sur son passage une traînée de bave. Puis elle disparut, comme le moindre point de repère. Ce lieu était un labyrinthe sombre et démoniaque. Serrant toujours la main de Rosario, elle hochait vaguement la tête faisant mine de l'écouter son esprit étant ailleurs, perdue dans son esprit, elle cherchait à comprendre qu'est-ce qui se passait. Si tout cela n'était pas un test. Ou quelque chose du genre. Essayer de mettre en valeur leur qualité ou bien leur défaut.

« - Rosario ! »

Quelques secondes plus tôt elle lui tenait la main, il était prêt d'elle et maintenant le voilà en train de se faire étrangler par une statut de pierre. La rouquine mit les poings sur les hanches et jeta un regard remplit de fureur à la statue enchantée.

« - Hey, toi ! Le gros patapouf ! Lâche mon pote et attaque toi plutôt à quelqu'un de ton niveau ! »

La statue jetât un bref regard remplit de condescendance à Sorcha. Furieuse, elle se mit à donner un coup de pied dans la statue pour qu'elle se décide à le lâcher, mais une seconde statue surgit de l'ombre lui attrapa le bras. La sorcière poussa un cri de douleur quand son bourreau se mit à le tordre. La pression la força à se mettre à genoux. Elle jeta un regard désespéré à Rosario et malgré la douleur qui vrillait, elle arriva à décocher un sourire remplit d'assurance. Elle ne voulait pas qu'il voit qu'elle ait peur. Elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle souffre. Frénétiquement, de sa main libre, elle chercha sur le sol quelque chose qui pourrait l'aider, la sauver. La pression était, de plus, en plus forte, son bras allait bientôt se rompre. Ses doigts finirent par se refermer sur la garde d'une épée. D'un geste désespéré elle trancha le bras de la statue. L'épée s'enfonça tout naturellement dans la pierre qui devient sel. Désormais libre et sans laisser le temps à son agresseur de réagir, Sorcha trancha la tête de la statue d'un vif mouvement. Ses sœurs la taquinaient en lui disant que l'escrime ne lui servirait à rien, si elle les avait écoutées aujourd'hui, ils seraient morts.

Méfiante, elle jette un coup d'œil circulaire, mais l'ombre les entoure, des dangers rôdent autour d'eux. La statue serre contre elle Rosario, elle pourrait le blesser si elle faisait le moindre mouvement brusque. Elle voit le fil de l'épée s'enfonçait un peu plus dans la gorge de son ami.

« - Lâche le si tu ne veux pas finir comme ton pote ! »

De vaines paroles en l'air. Elle ne peut faire la moindre botte, la moindre attaque, elle n'est pas assez agile, pas assez rapide. Maudire ses limites ne servait à rien, elle le savait fort bien. Elle ne devait pas voir le problème, mais la solution. La jeune femme baisse la pointe de son épée.

« - Toi et moi en duel. Si je gagne tu nous laisses repartir, si je perds tu nous tues tous les deux. »

Le ciel et la terre se mirent à trembler, des filets de poussières s'échappèrent du plafond. Une voix caverneuse se mit à résonner au cœur même de l'Église. Une voix mystique et effrayante, dénuée du moindre sentiment. Était-ce le dieu des moldus ? Cet être supérieur dont ils vénéraient le nom ?

« - Tous les deux.
- OKAY ! » Elle jeta un regard d'excuse à Rosario. « T'inquiète, je te protégerai. Faut pas que t'ai peur. »

La statue se décida enfin à relâcher son ami. D'un geste vif, elle l'attira contre lui. Il avait failli disparaître à tout jamais sous ses yeux, il n'était pas question que cela arrive de nouveau. Elle le protégerait coûte que coûte. La statue prit la route, leur faisant signe de les suivre. Ils auraient pu rebrousser chemin, mais quelque chose en elle lui disait que ce n'était pas une bonne idée. Il ne fallait pas contrarier la puissance qui dirigeait ces lieux. Qui que qu'elle soit. Elle serra doucement la main de Rosa, elle devrait s'excuser. Elle prenait des décisions sans lui demander son avis, elle agissait sur des coups de tête qui pourraient se révéler mortellement dangereux. Sauf qu'elle n'y arrive pas, donc tout ce qu'elle fait, c'est lui serrer la main.


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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mer 19 Mar 2014 - 17:28

La lame de l'épée était sacrément bien affutée mais Rosario aurait préféré pouvoir le constater les deux pieds sur terre. Toutefois, il trouva le moyen de se vexer devant les paroles de Sorcha et aurait bien fait un commentaire si l'air ne venait pas à manquer. Sa poitrine le chauffait bizarrement tandis qu'il aspirait difficilement l'air aux relents de moisis de la vaste salle. Le petit voleur sentait le sol à quelques centimètres sous ses chaussettes et il regretta de ne pas avoir été plus grand – quoi qu'il le soit déjà bien assez. Il se rendit compte qu'il avait mal. Enfin il avait souvent mal, les types comme lui ne pouvaient pas passer une journée sans, c'était impossible. Mais là, c'était une autre douleur, une douleur plus dangereuse parce que plus elle devenait forte et plus il se sentait mal. Ce n'était même pas du fil tranchant de l'épée qui lui entaillait le cou que provenait la douleur. C'était de partout et nul part parce qu'il avait vraiment la sensation de s'en aller. S'en aller pour où, c'était une excellente question. Rosario sentait juste qu'il allait tomber dans les pommes et probablement beaucoup plus loin si l'oxygène continuait à se balader partout sauf dans ses poumons. Il entrevit à peine le sourire de Sorcha et la suite de la discussion fut juste un tas de mots balancés à travers du coton. Le visage de Sorcha disparaissait pour de bon dans un nuage incolore quand une voix phénoménale résonna dans la caverne. Même le voleur tombant dans les vapes l'entendit, se répercutant sur les murs de pierre. Un duel... ? Rosario ferma les yeux pile au moment où la lame de l'épée relâchait sa pression et il fallut qu'il se heurte à sa camarade pour que ses poumons prennent conscience de leur brusque liberté. L'air revint si brusquement en lui qu'il manqua de s'étrangler. A quatre pattes sur le sol, Rosario toussa encore et encore, les larmes aux yeux, ayant l'impression qu'il n'avalera jamais assez d'air. Sorcha l'entraîna bientôt à la suite de la statue. Et il reprit enfin son souffle. « C'blague... ? » Pas très concluant. Le petit voleur s'accorda encore une minute pour reprendre un peu de contenance mais ils arrivaient déjà à destination, quelle qu'elle fut. « Le combat aura lieu ici, dans cette arène. » La voix monumentale retentit de nouveau et la statue se plaça à dix mètres des deux petits explorateurs. Rosario frissonna devant la présence impressionnante du maître des lieux – un dieu ? - et serra la main de Sorcha dans la sienne. « Le combat... ? » Rosario avait retrouvé sa voix, enfin. Il avisa l'épée dans la main de sa partenaire d'aventure et haussa un sourcil. Il ne se sentait pas vraiment bien mais les matchs perdus d'avant restaient sa spécialité. Peut-être parce qu'ils étaient toujours perdus d'avance avec lui. « Le ou les perdants sont mis à mort, le ou les vainqueurs ont la vie sauve. » Terriblement rassurant. « Je sais pas dans quoi on s'est fourrés en rentrant ici, Sorcha, mais j'crois qu'on devrait gagner. » L'avantage de la rencontre avec la statue, c'est qu'il n'en veut définitivement plus à son amie. Il a trop à penser en cet instant pour des ressentiments idiots.

Face à eux, la statue se mit en garde et leva l'épée que Rosario connaissait bien maintenant. Le petit voleur était désarmé mais il finirait bien par trouver quelque chose. Avant même qu'il n'ait eu le temps de balayer l'arène du regard, l'adversaire de pierre fonça dans leur direction, ses pas lourds soulevant un peu de poussière. Rosario poussa Sorcha hors du trajet de la chose et il s'écrasèrent tous les deux sur le sol, l'épée passant au-dessus de peu. L'engin était rapide mais les demi-tours, c'était pas encore gagné chez lui. Pris d'une soudaine inspiration, Rosario se releva d'un bond et s'élança vers la statue en courant. « Prépare-toi à le couper en rondelle ! » Il n'avait pas fait deux mètres que ses poumons le ramenaient à son bon souvenir mais il continua sa course. Il n'était pas exactement le courageux chevalier que toute demoiselle attendait mais il avait le mérite d'essayer. Pour Sorcha, il ne serait jamais parti en courant. Pile au moment où le poids lourd faisait demi-tour, épée en main, Rosario lui fonça dedans, telle une formule un. L'arme lui entailla l'épaule mais c'est surtout l'impact qui laissa le petit voleur sonné. La statue l'éjecta et il heurta le sol avec un bruit mat. Sauf que visiblement, l'engin préférait s'attaquer à Sorcha puisqu'il faisait déjà demi-tour, prêt à charger. A plat ventre dans la poussière, Rosario tendit la main et attrapa la cheville de la statue. Qui s'étala de tout son long. La vieille cape en tissus rouge qui était fixée sur ses épaule tomba sur Rosario qui se retrouva dans le noir – ou plutôt dans le rouge -, asphyxié par l'odeur de poussière et d'humidité de l'étoffe. « Sorcha ! Vite vite ! » Les événements s'étaient déroulés très vite (juste le temps qu'un Rosario se mange une statue en pleine poire, soit balancé par terre et l'attrape par le pied en fait – mais il priait pour qu'elle ne soit pas trop loin. Elle avait une épée, au moins.
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Sam 12 Avr 2014 - 22:45



D'un mouvement souple du poignet elle redresse l'épée pour que la pointe ne traîne pas au sol. Une lame émoussée lui serait inutile pour le combat qui arrivait. La tête haute, les dents serraient, leurs vies étaient en jeu. Elle regarde du coin de l’œil Rosa. Sa vie était entre ses mains, à elle. Elle l'avait entraînée ici, elle devait le sauver maintenant. Sa prise s'affermit sur la garde de l'épée. Elle regrettait. De l'avoir entraîné ici. Dans ce lieu. Elle n'aurait jamais dû, par sa faute il allait... Non, elle ne le laisserait pas mourir, même si elle devait donner sa vie pour qu'il puisse s'en sortir, elle ne le laisserait périr dans cette Église maudite. Elle n'aurait jamais dû jeter des cailloux dessus et mettant au défis ce dieu moldu de la punir s'il existait vraiment. Sa colère n'était que patience. Il ne pouvait pas balancer un éclaire comme ce bon vieux Zeus. Le dieu des moldus doit être un serpentard, il n'y a pas d'autres explications.

La statut s'arrêta enfin dans une pièce circulaire éclairée par des flambeaux. Sorcha chercha du regard un moyen d'échapper à l'emprise de la statut, une porte, un passage, n'importe quoi, mais le seul passage venait de se refermer derrière eux. Un tombeau, voilà où ils devraient combattre.  « Je sais pas dans quoi on s'est fourrés en rentrant ici, Sorcha, mais j'crois qu'on devrait gagner. » « T'as de la chance, je déteste perdre.  » Elle ponctue sa réponse d'un ricanement. Elle a peur. Pas pour elle, pour lui. Elle fait sa fière, mais elle ne sait pas comment est-ce qu'ils vont s'en sortir. Il existe dans ces lieux une puissance cachée, une puissance bien trop puissante pour qu'ils soient capables de faire face. Ce n'est que maintenant qu'elle ne s'en rend compte. Idiote qu'elle est. Pas étonnant qu'à la gazette du sorcier ils ne veulent pas d'elle.

Campée sur ses jambes, prête à faire face, elle déglutit, mais ne fuit pas. Enfin n'avait pas prévu de fuir jusqu'à ce que cet imbécile de Rosa la pousse violemment sur le côté pour la faire tomber. Être couverte de poussière ou finir en une masse sanguinolente contre le mur. La jeune femme se mit à jurer en gaélique de sa propre stupidité. Il venait de lui sauver la vie, mais ce n'était que le début du combat. Déjà la statut fonçait vers eux. D'un bond la sorcière se releva et vit le sorcier qu'elle ne pensait pas si courageux que cela fonçait tout droit sur leur ennemi. « ROSARIO ! » Il la fait tomber à terre. C'est simple maintenant, trop simple. Son regard est brouillé par les larmes, mais c'est d'un geste sûre qu'elle décapite la statut. Un dernier râle d'agonie et la voilà qu'elle tombe en poussière. Trop simple, cela n'avait même pas été un vrai combat. Il tombe, elle le décapite, fin du combat. Elle laisse tomber son épée au sol.

Furieuse, elle tombe à genoux prêt de lui, mais ce n'est que pour mieux l'attraper par le col et lui donner une claque retentissante. « Tu peux me dire ce qu'il t'a pris de jouer les gryffondors spèce de troll ! T'es sensé être un lâche, un serpentard, pas... pas... jouer les héros !  » D'un geste sec elle sèche les larmes qui roulent sur ses joues. « Et si tu avais été...  » tué. Elle n'osait pas dire le mot. Le voir se jeter ainsi sur la statut. Sorcha le relâche et se relève. Au fond de la salle une porte venait de s'ouvrir. La sortie de toute évidence. La voix n'avait pas de nouveau retentit. Probablement mauvaise joueuse, elle avait dû mal à encaisser une défaite aussi rapide. Tant pis pour elle. Elle n'avait qu'à mieux préparer ses guerriers. Du doigt la jeune femme pointe la sortie. « Bon, y a plus qu'à continuer par là.  » D'un pas furieux elle s'en alla récupérer l'épée qu'elle avait laissé tombé et se dirigea vers l'issue. La sorcière ralentit néanmoins le pas et jetât un coup d’œil derrière son épaule s'assurant qu'il la suivait bien. Elle voulait qu'il vive. Elle voulait le sauver et il avait risqué sa vie. Pour la sauver elle. Enfin lui aussi au passage, mais il avait tout de même essayé de la sauver elle. Elle donne un coup de pied agacé dans un cailloux qui traîne. « Quel idiot !  » « Ce n'est pas une raison pour me frapper gamine ! » Deux billes noirs apparaissent sur le caillou qui se trouva monter sur patte et avec une paire de bras. De simple fils noirs, dignes des dessins animés moldus. « Vous voulez sortir n'est-ce pas ? Moi je connais la sortie, mais je vous la direz pas... » « Rosa ? Tu sais comment torturer un caillou ?  »




HJ •• Désolée pour le retard TT . TT
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Dim 13 Avr 2014 - 21:23

Le sifflement de l'épée résonna et la statue émit un dernier frisson. Rosario se redressa sur un coude et grimaça de douleur. Le combattant de pierre ne l'avait pas loupé. L'adrénaline qui coulait toujours en lui diminuait l'impact de l'entaille laissée par l'épée de pierre mais elle n'empêchait pas le sang de couler. Et c'était bien ça qui l'effrayait : la vitesse à laquelle son sang tâchait son tee-shirt. Masquant la tâche d'un bras, il repoussa la cape de la statue désormée poussière. Une Sorcha visiblement furieuse se laissa tomber près de lui et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, lui asséna une gifle monumentale qui se répercuta sur les murs de pierre. Rosario ne se sentait pas exactement en forme mais il ne dit rien, se contentant de regarder son amie, vaguement hébété. Franchement, s'il s'était attendu à ça... Et le pire c'était qu'elle avait raison. Il n'avait jamais affronté de face le moindre danger, préférant les esquiver, les contourner pour mieux les prendre par derrière. Il était intelligent, il savait éviter le combat perdu d'avance et gagner quand même. Dans son métier, la ruse était une chose indispensable et ce n'était pas pour rien s'il était passé par les bancs de Serpentard. Et là, il avait oncé tête baissée sur une statue armée. On voyait ce qu'il y avait gagné : une entaille trop profonde qui lui faisait peur et qui pissait le sang et une claque de la part de sa camarade. Dire que les Gryffondors se comportaient toujours ainsi... Sauf que voilà, il s'agissait de Sorcha et Rosario avait perdu toute capacité de réflexion en la croyant en danger. Non, en la sachant en danger. Cette église était mortelle à bien des égards et s'ils parvenaient un jour à en sortir, ce serait un véritable miracle. Sorcha relâcha Rosario qui grimaça. L'action avait laissé place à la douleur à présent et chaque mouvement était une mini-torture, une douleur aiguë qui venait aiguiller celle plus profonde de l'entaille. Une porte s'ouvrit et le voleur se remit sur ses jambes. Il sentait qu'ils n'avaient pas fini d'en baver et il garda le silence sur son tee-shirt ensanglanté. Pas franchement le moment de s'inquiéter pour lui, n'est-ce pas ? Ils avaient d'autres chats à fouetter après tout. Mais en pensant ces vaines paroles, Rosario se rendait bien compte qu'il avait tort. Pourtant, il croisa les bras sur sa poitrine l'air de rien, masquant la tâche et la blessure. Le petit voleur suivit lentement son amie jusqu'à la porte qui s'était ouverte. Il sentait qu'elle était en colère contre lui mais il la comprenait. Sans la comprendre. Il était un lâche à la base, il avait fini par le comprendre et même par s'en faire une raison. S'il mettait sa vie en jeu pour quelqu'un, c'était presque l'équivalence d'une longue déclaration d'amour - amour amical, bien évidemment, car il n'était absolument pas amoureux de Sorcha. S'il avait cherché à la protéger, c'est parce qu'elle était son amie, son âme-soeur d'amitié. Il n'avait jamais vraiment été amoureux de qui que ce soit mais il se doutait bien que l'amour, le vrai, n'était pas comme ce qui le liait à la jeune fille. Quoi qu'il en soit, elle aurait dû être contente, le remercier même. Pas lui mettr une gifle. Mais d'un autre côté, il se doutait qu'il aurait réagi de la même manière si elle s'était jetée au devant du danger pile sous ses yeux. Il aurait eu peur, il aurait cru la perdre et... Et rien que de l'imaginer, ça suffisait à le foutre en rogne.

Une goutte de sueur dévala sa tempe quand il la rejoignit enfin, non loin de la porte. Son cerveau lentement ambrumé mit quelques secondes à capter que c'était le rocher qui parlait. Il lui fallut encore un peu de temps avant qu'il n'en vienne à la conclusion que non, ce n'était pas normal. Les cailloux ne parlaient pas, même dans le monde des sorciers. On pouvait sans doute les ensorceler mais les rochers n'étaient quand même pas vivant ni doué d'intelligence. Et jusqu'à preuve du contraire, celui qui se dressait sur ses pattes juste devant eux oui. Ses paroles achevèrent d'ailleurs Rosario. « Non mais c'est pas... » Sa voix se cassa sur la fin, à cause du désespoir et de tout le reste. La strangulation par épée ne l'avait pas laissé dans un excellent état et la lutte avec l'engin de pierre avait considérablement contribué à le mettre à l'épreuve. Il se sentait mal, sans doute parce qu'il se vidait lentement de son sang, et voilà qu'un rocher jouait au con avec eux. Aussi honteux que ça puisse être quand il y repenserait plus tard, des larmes gagnèrent ses yeux et il attrapa le rocher. Avec un rocher de rage – et de douleur – le petit voleur fracassa le machin de pierre sur le mur de pierre le plus proche. Encore, et encore. En fait, Rosario criait mais il ne s'entendait pas. « Putain, mais tu vas parler, le cailloux, tu vas parler ! Parle ! » Paf, paf, contre le mur encore. Le sang coulait plus vite car son cœur accélérait. Une larme s'échappa elle aussi et roula sur sa joue. Il perdait prise et il fracassait encore le rocher. « Parle ! » Encore. Et encore. C'était un élan de folie à l'état pur mais il fallait le comprendre. Il peut être marrant de s'imaginer enfermé dans une église, peut-être pour toujours, de se faire presque étranglé par une statue avant de l'affronter dans un duel à mort juste parce qu'une voix venue de nulle part le voulait. Un rocher monté sur patte qui jouait les connards aussi, ça pouvait être marrant. Mais quand il s'agissait vraiment d'une question de vie ou de mort, le mot marrant prenait une toute autre signification. « Parle ! Pa... Pa... » Rosario ne pouvait pas le voir mais il était blanc comme un linge et son élan de colère n'arrangeait rien. Bientôt, il fut incapable de tenir le rocher qui tomba au sol. Le cailloux fila se coller contre le mur le plus proche, ses pattes toutes fines tremblantes. « Z'êtes tous fous, ici... » Fou, ça Rosario l'était en ce moment. Et il était aussi très mal. Il considéra un instant sa main vide avec surprise et se retrouva bientôt à s'appuyer contre le mur pour ne pas tomber. Il tremblait presque qu'autant que monsieur le rocher. Le seul avantage là-dedans, c'était qu'il ne sentait presque plus la douleur.

« L'aventure n'est pas terminée. La magie ne fait pas d'effet. Ici, aucune aide ne sera pas apportée. Et la sortie est encore bien cachée. »

Et l'autre voix venue de nulle part qui revenait pour déclamer un poème aux vers douteux. « J... J'crois qu'j'ai fait... une bêtise, So.. Sorcha. »

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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Lun 21 Avr 2014 - 14:34




Il y a bien des manières de torturer une cailloux. Le tremper dans de l'eau bouillante, le lécher, bien que ce ne soit pas très hygiénique ou même le menacer avec un marteau. Les méthodes diverses et variées traversaient son esprit tordu. Sorcha surprise devant la violence de son ami recula de plusieurs pas, les yeux écarquillés. Elle ne l'avait jamais vu dans cet état, lui toujours souriant, toujours charmant, toujours... toujours parfait. A cet instant il avait l'air d'un psychopathe qui faisait éclater sa frustration. La caillou tombe au sol, il les injure, mais tout ce qu'il récolte est un regard furieux de la sorcière qui pose un indexe sur les lèvres indiquant à l'objet de faire silence. Tant de sang. Par sa faute. Elle s'en veut. Dire qu'elle l'a frappé sans le moindre remord il y a quelques instants. Une voix résonne, mais elle n'y prête qu'une attention moindre, son regard est fixé sur le sang qui s'échappe de la plaie. La jeune femme s'approcha doucement de lui et le força à s'asseoir par terre. « Ce n'est rien. Si je dois mourir, je suis contente que ce sois en bonne compagnie. » Elle se reprend. « Mais on ne va pas mourir ! Je te l'assure ! » Elle lui donne une petite pichenette sur le nez. Si elle avait des plantes sous la main elle aurait pu lui concocter un remède, quelque chose, n'importe quoi, mais elle n'avait rien de tout cela. Relevant doucement le t-shirt, elle grimaça en regardant la plaie. Elle aurait dû la remarquer plus tôt au lieu de le frapper ainsi. Elle lève un visage absent vers Rosario. « Je suis désolée, on va devoir couper ton ventre. » Avant qu'il ne se mette à paniquer, elle tira la langue en lui faisant un petit clin d’œil.

La blessure était grave. Quel imbécile. La jeune femme retira sa veste, le froid caressa sa peau nue, mais elle n'y prêta pas attention. De la pointe de l'épée elle était trop occupée dans la tâche de découper des bandelettes de tissus. La veste n'était pas très propre, mais cela aurait moins l’intérêt de stopper l’hémorragie. Le caillou la regardait faire avec de grands yeux arrondis par la surprise. Elle releva la tête et fit face à Rosario. De la main elle se saisit son visage pour qu'il ne puisse détourner le regard. «  Je vais prier. Ne ris pas de moi d'accord. S'il y a bien quelqu'un qui peut te sauver, ce sont eux. Alors ne ris pas, ils se vexent facilement. » Elle baisse le regard, jamais elle n'avait prié pour un non initié. Avec douceur elle banda sa blessure essayant de réveiller le moins possible la douleur. La caillou lui jetait désormais des regards méfiants. « Hérétique ! Je sais ce que tu veux faire. » « Ta gueule le cailloux ou tu vas regretter d'être animé. » La magie ne pouvait agir, mais eux étaient plus fort les que les interdictions d'un dieu qui se disait tout puissant. « Dyro,Dduw, dy nawdd;  ac yn nawdd, nerth; ac yn nerth, ddeall; ac yn neall, gwybod; ac o wybod, gwybod yn gyfiawn; ac o wybod yn gyfiawn ei garu; ac o garu, caru Duw. Duw a phob daioni. » Tout reposait dans une simple croyance, ce n'était même pas de la magie.

Elle lève un regard inquiet vers son ami. « Sans magie je ne peux faire plus. » Un sourire amusé se glisse sur ses lèvres. « Même avec je crois que je ne pourrais faire plus. Tu te sens capable de marcher ?» Ce n'était pas une question qui laissé place à la négation. La voix l'avait dit. L'aventure n'était pas terminée. L'entrée était cachée, elle ne savait trop où. Se penchant, elle lui oblige à se relever sous l’œil narquois du caillou. Ils n'avaient pas besoin de son aide, ils pouvaient très bien arrivés seuls à trouver la sortie. Ils feraient partie de la légende, de ces personnes qui ont défié les dieux, qui n'ont peur de rien. « Reprenons notre route. » Son ton était sans appel, hors de question de le laisser ici, hors de question qu'ils n'avancent pas. « HEYYYY ! Et moi ? » « Va te faire foutre le caillou. »
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 29 Avr 2014 - 21:31

La bonne humeur constante de Sorcha était rassurante, tout comme sa capacité à faire des choses improbables. Lorsqu'elle lui demanda de ne pas rire d'elle, Rosario hocha la tête. De toute façon, il ne se sentait pas assez bien pour ricaner, quoi qu'elle fasse. Elle aurait probablement pu se lancer dans un long monologue hilarant, il aurait juste prié pour qu'elle passe à la suite. Mais ils se vexaient facilement ? Qui donc, le maître des lieux ? Non, impossible puisque c'était précisément lui qui jouait avec eux. Dieu leur parlait, c'était quand même dingue, non ? Enfin Dieu... Le petit voleur avait quelques réserves sur la question. On lui avait décrit comme un peu plus gentil et aimant, dans son enfance, et quand il accompagnait sa grand-mère à l'église, il n'avait jamais entendu parler de jeux où de pauvres idiots se retrouvaient coincés dans des sous-sols. Rosario eut la confirmation qu'elle ne parlait pas du type invisible des plafonds de pierre quand elle se mit à... Parler, sans doute. Sous le coup, il la regarda avec curiosité, comme on observe une créature particulièrement étrange et inconnue. Sorcha était Sorcha donc elle faisait des trucs bizarres, qui n'avaient pas toujours de sens... Mais là, on aurait presque pu croire qu'elle s'était mise à un rituel ou... Elle appelle le Diable ! Pensée idiote, mais pas dépourvue de logique. Rosario tendit une main hésitante et touch la joue de la demoiselle du bout du doigt. « Tu es si bizarre... » Voilà qui ne répondait pas vraiment à la question qu'elle lui avait posé mais bizarrement... S'il se sentait toujours à deux doigts de tomber dans les pommes, il avait l'impression de pouvoir mettre un pied devant l'autre. « Tu vas devoir m'expliquer... des trucs... » Les mots se mélangeaient dans sa tête, ils étaient difficile à aligner, mais oui, Sorcha devrait lui expliquer bien des choses plus tard... Quand ils seraient sortis de cet enfer. Un enfer dans un lieu saint, si c'était pas débile ça... Rosario avait toujours mal, il était toujours entouré de coton ; pourtant, cette magie qui n'en était pas une l'avait vaguement remis sur pied. Ou bien c'était purement mental – ce qui était possible – et ça témoignait de la confiance qu'il accordait à Sorcha. Il entendit même le caillou aux yeux écarquillés lancer un ultime cri. Lui non plus ne devait pas aimer cet endroit. C'était peut-être la fatigue, la nausée ou quoi, mais le petit voleur eut pitié de lui. Il le saisit entre deux doigts tremblants, comme s'il s'était agit d'une chenille, et le tint en l'air. « Tu viens... mais pas de bêtises, d'accord ? » Bon, Rosario n'avait définitivement pas toute sa tête à ce moment, mais tant pis, le rocher faisait désormais partie de leur expédition singulière.

Le couloir noir s'étendait devant eux, s'enfonçant dans une obscurité glacée. « C'est le couloir de la mort, ça. » Rosario lança un coup d’œil fatigué au caillou vivant. Il en avait pas marre de dire des âneries, celui-là ? Quoi qu'en voyant le tunnel de pierre, il devait avouer qu'il portait plutôt bien son nom. « La majorité de ceux qui sont descendus dans les bas-fonds de l'église sont arrivés jusqu'ici... Mais peu ont été plus loin. Quant à ceux qui en sont sortis, ils se comptent sur les doigts d'une main. » « C'est ça, c'est ça. » Malgré lui, Rosario sentait le découragement pointer le bout de son nez au fond de lui. Plus les événements s'enchaînaient et moins ils semblaient avoir de fin. S'ils arrivaient de l'autre côté du couloir, contre quoi devraient-ils se battre cette fois-ci ? Inspirant profondément – et priant ces trucs inconnus que Sorcha adoraient et qu'il remerciait pour ce regain plus ou moins imaginaire d'énergie – Rosario se hasarda à faire le premier pas. Aussitôt, des torches s'allumèrent sur les murs de pierre, projetant des lueurs dansantes et rendant les coins sombres un peu plus effrayants encore. Seul le chemin central était parfaitement éclairé à présent. Le petit sorcier serra la main de la demoiselle dans la sienne puis l'entraîna. Il fallait qu'ils avancent, absolument. De toute façon, le temps lui était compté et il n'avait pas envie de laisser Sorcha se débrouiller seule ici. Rien que cette idée suffisait à le faire frissonner. Et puis oui, il avait envie d'en sortir vivant aussi. Dans ce couloir, tout se ressemblait. Les torches étaient fixées à intervalles réguliers, projetant des flammes identiques. Le sol en terre battu se montait ni ne descendait et, s'il n'y avait pas eu quelques creux ou bosses, Rosario aurait fini par penser qu'ils ne bougeaient pas. Quand aux murs en pierre, ils se contentaient de se prolonger à l'infini, sans possibilité de tourner ni rien. Alors il marchait, clignant frénétiquement des yeux chaque ois que les points noirs débarquaient dans son champ de vision. Mentalement, il se répétait « Aller, aller » en boucle. « Les murs se rapprochent... Je crois. » Il n'aurait pas su dire s'ils se rapprochaient vraiment ou si c'était simplement lui qui hallucinait. A force, ça n'aurait plus été étonnant. Ils marchaient toujours dans leur couloir quand ils se retrouvèrent à grimper une pente enneigé. Rosario finit rapidement à quatre pattes dans la neige, le froid lui engourdissant les doigts autant que la douleur ne l'assomait. « C'est pas... normal. » Ah non, ça il l'avait dit. Ce n'était pas normal de marcher dans un couloir et de se retrouver brutalement à crapahuter dans un paysage digne du grand nord. Il posa le pied sur une racine pour escalader le dernier mètre – ce qui n'était pas normal non plus, même lui le sentait – et s'écroula dans la poudreuse plane. « La terre des secrets. » Et l'autre caillou avec ses vieux noms d'endroits là... « Tu peux pas... La fermer... ? » Un violent frisson secoua le petit voleur qui fit l'effort monumental de se redresser à genou. Et puis deux ombres apparurent juste devant les petits sorciers perdus. Rosario releva la tête, prêt à affronter il ne savait quel monstre encore – il regrettait d'ailleurs de ne pas avoir emporté l'épée de pierre – mais il fut déçu. Enfin non, il crut d'abord qu'il hallucinait (mais c'était déjà le cas puisqu'il était à genou dans de la neige, sans murs ni à droite ni à gauche, non ?) puis il se dit qu'il devenait fou. Devant eux se tenaient leur copie exacte. Un Rosario en pleine forme et bien habillée, ainsi qu'une Sorcha peinte à l'identique, leur lançaient un regard noir. « Il est l'heure de dévoiler votre plus grand secret au maître des lieux si vous souhaitez continuer la partie. » Rosario crut qu'il allait pleurer, là, sous les flocons de neige qui tombaient d'un ciel invisible. Leur plus grand secret à présent ?
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Sam 3 Mai 2014 - 22:43

Il ne se moque pas d'elle. Il ne la repousse pas non plus en hurlant. Il se contente de la regarder et de lui dire qu'elle est bizarre. De bout des doigts elle repousse cette main qui est posée sur sa joue. Cela picote. Cela fait une boule dans le ventre. Elle n'aime pas cela. Les traces de ses doigts sont maintenant incrustées dans sa chaire. Sorcha aurait préféré qu'il se contente de dire qu'elle est bizarre et qu'il ne la touche pas. Pas de cette manière du point. Quand on est pote on ne se touche pas les joues, on le fait dans les films romantiques, dans les romans à l'eau de rose, pas dans la vraie vie quand on est ami. Quelques mots de sa prières trébuchèrent dans ses lèvres. Ce n'était pas un sort, mais les esprits devaient rire de sa personne. Ils devaient se demander pourquoi elle était incapable de faire une prière correct.  « Tu vas devoir m'expliquer... des trucs... » Elle se tait finalement. Elle lui donne une petite claque sur la tête. « C'est toi le bizarre. » Elle prend appuie sur ses mains pour se relever. « Y a rien à expliquer. C'est juste une prière druidique, rien d'autre. Je ne fais qu'appeler les esprits pour qu'ils t'aident et te soignent. » Il ne pouvait pas comprendre, qui pouvait comprendre ? Ils étaient oubliés, ils n'étaient même plus des légendes, ils sont rien du tout. Plissant les yeux, essayant de voir où le couloir la mène, comme si plisser les yeux lui donnaient une bien meilleure vue. Elle se retourna, jetant un coup d’œil à Rosa embarquant ce stupide caillou. Super un troisième compère pour la route. La sorcière poussa un lourd soupire, au pire, elle pourrait toujours le balancer au loin s'il s'amusait à trop l'agacer.

Plus ils avançaient, plus ils faisaient froid. « C'est le couloir de la mort, ça »  Un frisson parcourut Sorcha. Comme si ce nom venait de donner une nouvelles dimensions à ces lieux. « La majorité de ceux qui sont descendus dans les bas-fonds de l'église sont arrivés jusqu'ici... Mais peu ont été plus loin. Quant à ceux qui en sont sortis, ils se comptent sur les doigts d'une main. » « C'est ça, c'est ça. »  Elle se retourne et adresse un sourire qui se veut rassurant à Rosario. « Avec nous ils seront obligés de passer à la seconde main.» Elle voulait y croire. Elle voulait sortir de ce lieu maudit. Les mots semblèrent avoir un effet sur son ami qui s'avança dans le couloir. Ce fut alors que toutes les torches s'allumèrent, révélant un couloir en terre battue. Elle n'aimait pas le silence qui se faisait, ni le fait de marcher encore et encore sans n'en voir le bout. « Les murs se rapprochent... Je crois.  »  Sorcha le pousse dans le dos. « Dit pas de bêtises et avance. » Dit pas de bêtise. Mais n'a-t-il pas raison ? Les murs ne sont-ils pas en train de se rapprocher ou bien est-ce sa stupide remarque qui la fait maintenant douter.

De terre ils passèrent à neige. La transition fut telle qu'elle ne vit pas la différence. Rapidement elle se retrouva le nez contre le derrière de Rosario comme un chien qui salut un compagnon, grimpant à quatre pattes dans la neige et le froid. Ses pieds et ses doigts commencèrent à se retrouver engourdis par le froid. Devant elle Rosario finit par s'écraser. Sorcha lève le bras pour se saisir de la cheville de son ami et grimper en haut. Elle poussa un soupire de soulagement et jette un regard circulaire autours d'elle. Rien. Rien si ce n'est le vide. « Tu peux pas... La fermer... ?  » Il était à bout. Elle aussi. Plus cette aventure avançait, plus elle le regrettait. Elle posa une main douce sur son épaule et la serra. « On va survivre, d'accord ? On est pas des mauvaises personnes. On a simplement parfois fait les mauvais choix dans notre vie. » Non. Ils n'étaient pas de mauvaises personnes. A genoux dans la neige, elle ne chercha même pas à se relever quand elle vit les deux silhouettes approchaient. Elle préféra tomber la tête la première dans la neige.  « Il est l'heure de dévoiler votre plus grand secret au maître des lieux si vous souhaitez continuer la partie. »  La sorcière releva la tête et si vit elle. En moins sexy. En plus pouilleuse. Et à côté Rosario égale à lui-même. « Hey c'est pas juste ! Pourquoi moi j'ai l'air d'une mendiante et toi ton double est trop cool ! » Le caillou poussa un petit sifflement moqueur. « Et bien Sorcha Riddel. Quel est ton secret ?  » La sorcière jetât un regard blasé à son double et se gratta mal à l'aise la tête. « J'en ais pas. » Finit-elle par lâcher blaser. Une réponse qui ne sembla pas satisfaire son double qui claqua des doigts. «  Tu es en train de te dissoudre. Si tu ne révèle pas ton secret tu disparaîtra. Tout simplement.  » « La blague. » La blague. Oui. Pourtant ses doigts avaient disparus et ses mains étaient en train de suivre le même chemin. Elle les leva devant son visage et cligna plusieurs fois des yeux. « C'est étrange ça ne fait même pas mal. » La dissolution continuait, toujours plus rapide. Elle arrivait jusqu'au coude.

« Okay. C'est moi qui ait volé les dés de ma sœur. Je l'ai fait consciemment.  Hey ! Pourquoi cela continue ! » Le double secoua la tête. «  Tu n'as pas révélé ton secret.  » Ses pieds avaient disparu. Si elle ne trouve pas le-dit secret, elle deviendra rapidement une femme tronc. « Okay. J'ai entraîné Rosa ici, car je m'ennuyais. Non ? J'ai peur des ours en peluches ? Toujours pas ? Sérieusement je dois vous dire quoi ? Que j'ai baisé avec mon père ? Que je suis amoureuse de Rosario ? Ou bien même que je suis une vile satanique ? Ou que HO ! » Son corps était réapparu. Ravie elle bougea ses mains devant le nez de Rosario. « En fait suffit de dire des conneries et puis c'est bon ! » Le double poussa un grognement. «  Non ce n'est pas bon ! Tu as dit l'un de tes plus grands secrets. Un secret tel que toi-même tu ne le connais pas.  » La sorcière haussa les épaules. Elle avait réussit, c'est ce qui lui importait. Le double se redressa de toute sa hauteur et lui tendit sa main. «  Maintenant suis-moi.  » La jeune femme secoua la tête.  « Hors de question que je parte sans Rosario, sans moi il est foutu ! »
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 15 Juil 2014 - 22:39

Rosario asséna un coup de pied au caillou en entendant son sifflement moqueur. Il s'était bizarrement attaché à cette créature étrange et pour le moins inédite – quoi que fort agaçante – mais ça ne la sauva pas de la violence du coup. On pouvait d'ailleurs se demander d'où Rosario tirait une telle énergie. Peut-être bien de la peur, car c'était la seule chose qui tourbillonnait en lui en cet instant. Ou la curiosité et l'envie d'entendre clairement la réponse de Sorcha. Il ne pensait pas à son propre secret, à ce qu'il allait devoir révéler s'il souhaitait avoir la vie sauve. Non, il n'avait même pas eu une pensée pour ça. Il avait juste envie de connaître leplus grand secret de sa camarade, ce qu'elle avait bien pu lui cacher, à lui. Ils ne se cachaient pas grand chose, à vrai dire, et c'était bien sur cela que reposait leur amitié : l'honnêteté. C'était ça aussi qui allait poser un léger soucis au petit voleur lorsqu'il devrait lui aussi se soumettre à cet interrogatoire embarassant : qu'est-ce que Sorcha ignorait – car il se doutait bien que puisqu'il s'agissait d'un secret, c'était un secret dont sa camarade n'avait pas connaissance – et qui avait suffisamment d'importance pour qu'elle soit encore ignorante. Mmh. Rien, en fait. Enfin, rien de précis ne lui venait à l'esprit. D'ailleurs... « Hey, mais tu disparais, So' ! » On allait bientôt pouvoir attaquer le second tome des phrases les plus inutiles de Rosario, à ce rythme-là. Pourtant, c'était bien vrai : là, juste sous ses yeux, il voyait les doigts de sa camarade s'effacer lentement. « Elle va disparaître ? Non mais vous êtes dingues ! Complètement... » Le regard glacial que lui jeta le Rosario 2.0 suffit à le réduire au silence et il ne put plus que contempler les mains de son amie disparaître tandis qu'elle balançait des secrets de plus en plus idiots. Son cœur fit un bond parfaitement débile quand elle sortit le pire secret qui pouvait exister : elle. Amoureuse de lui. Ben voyons, comme si ces idiots de doubles allaient croire une chose aussi peu crédible. Et pourtant, ça lui faisait un petit quelque chose, au Rosario, même s'il s'était empressé de l'ignorer et l'oublier. Et puis paf, elle réapparut. Tandis qu'elle agitait ses doigts sous son nez, il lui lança un regard perplexe – et peut-être un brin moqueur. « Quoi, t'es une vile satanique ? T'as appelé le diable, tout à l'heure, c'est ça ? » Il faisait bien sûr allusion à la psalmodie étrange d'après le duel contre la statue. C'était une réplique tout innocente, mais ça aussi ça l'avait marqué bien plus qu'il n'aurait voulu l'admettre. C'était à coup sûr une journée qu'il resterait longtemps gravée dans son esprit : de la violence, de la peur, des châtiments divins, des rites sataniques bizarres et des doubles effrayants... Yep, il s'en souviendrait. Sauf que voilà, si Sorcha avait été une vile satanique, elle l'aurait su. Or, le secret en question, elle ne le connaissait pas. Rosario était assez intelligent pour parvenir à la conclusion que parmi les secrets, énoncés, il n'y en avait pas trente-six qui correspondait à cette légère condition, mais son esprit choisit soigneusement d'occulter ce détail.

Sorcha 2.0 attrapa Sorcha 1.0 et entreprit de l'entraîner derrière elle sur la pente enneigée. Avec un sursaut effrayé – en partie parce qu'il ne voulait pas rester tout seul ici, mais aussi parce qu'il ne supportait pas une seule seconde d'imaginer son amie loin de lui, paumée dans les sous-sols sinistres de cette église toute aussi glauque – Rosario jeta un bref coup d’œil à son double à lui. « L'heure tourne, Rosario, tu disparais déjà. » Eh oh, il fallait quand même prévenir quand quelqu'un commençait à disparaître ! Il ne fallait pas attendre que ses coudes eux-mêmes aient disparus. « Euh... » Sorcha 2.0 était bien déterminée à les séparer apparemment. Les deux filles n'étaient qu'à quelques mètres, mais c'était quelques mètres de trop pour le petit voleur. Il balança le premier secret qui lui vint à l'esprit, en partie parce que c'était carrément la honte, ensuite parce qu'il n'avait pas caché grand chose d'autre à son amie. « J'ai dormi avec un doudou jusqu'à mes vingt-quatre ans. Il s'appelle Zigomar, et il est toujours dans ma valise. Hum, c'est un écureuil et... » « Ton secret est dit. » Une lueur bizarre passa en trombe dans le regard du Rosario 2.0. Une lueur... Entendue. Comme s'il avait conscience que ce n'était pas le plus grand secret du voleur, seulement son deuxième, mais qu'il ne le forcerait pas à révéler le premier aujourd'hui. Ce en quoi, ce grand secret, Rosario lui-même ne le connaissait pas. Et voilà comment les deux doubles disparurent d'un seul coup, abandonnant Sorcha, Rosario et le cailloux dans la neige. A la place des clones se tenait planté un panneau indicateur. Une flèche indiquait le grand nord – le grand nord ? -, une autre la sortie, la dernière la Lune. Ouais, la Lune. « Putain, on peut aller sur la Lune ! » Enfin rien ne disait que le billet de retour était fourni mais... Quand même ! « Je propose la sortie. » Après cette proposition pleine de sagesse, le caillou grimpa sur l'épaule du voleur et s'y blottit comme s'il avait froid. Et pour une fois, Rosario était bien content d'être entouré, même par Sorcha et un caillou vivant. Sans tergiverser davantage, le vert et argent prit la tête du groupe et choisit la sortie. Car il voulait sortir d'ici, respirer l'air frais, être certain de pouvoir en sortir. Ils étaient sans doute allé plus loin que n'importe qui, mais ils voulaient vraiment passer les portes de la sortie. Un tunnel recouvrit bientôt leurs têtes, illuminés à intervalles réguliers par de petites lampes vertes écrites « exit ».

Et puis une caverne. Là-bas, de lourdes portes où s'étendait en grandes lettres couleur de sang le mot « sortie ». Devant, un grand dragon d'une couleur brunâtre qui le fixait de toute sa monstrueusement grande hauteur. « Oh merde, c'est Smaug. » L'éducation moldue de Rosario – notamment littéraire – refaisait toujours irruption dans les moments inopportuns. Mais voilà, ce dragon les fixait comme s'ils étaient son prochain déjeuner, et il gardait à coup sûr quelque chose. La sortie, en l'occurence.
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Jeu 24 Juil 2014 - 0:36

La demoiselle est de nouveau entière, elle fait bouger ses doigts, ses orteils, un à un, ouais, c'est bon, il ne lui manque rien.  « Quoi, t'es une vile satanique ? T'as appelé le diable, tout à l'heure, c'est ça ?» La claque derrière le crane part toute seule. « Mais t'es plus débile d'un gnome à la cervelle ramollie toi ! J't'ai déjà dit que je n'étais pas satanique ! » Elle était vexée qu'on puisse penser qu'elle était satanique. Ce n'est pas parce que l'ancienne religion n'est plus qu'il faut croire tout ce que disent ses débiles de l'église. C'est de leur faute maintenant si on juge mal la religion païenne. Bien décidée à lâcher une autre remarque acerbe, elle ne pu, car elle fut alors entraînée par son double pas très sympathique. « ARGH ! » Très peu féminin, mais c'est la seule exclamation qui lui vint à l'esprit. « Rio ! » Elle tend les mains, elle tente de l'attraper, hors de question pour elle de l'abandonner, il est un peu stupide sur les bords, c'est vrai, mais il reste son ami après tout. Sa main se referme sur le serpentard, mais déjà ses membres disparaissent et elle ne tient plus que le vide. Son double tente inlassablement de l'emmener Merlin seul sait où. Elle hurle, se débat, refuse d'être entraînée, refuse de partir sans lui. C'est son ami, comment elle pourrait vivre sans lui d’abord ? La vie serait bien trop triste !  «L'heure tourne, Rosario, tu disparais déjà. » « Euh...»  « Repond bordel de bouse ! » Hurle-t-elle désespérer. « J'ai dormi avec un doudou jusqu'à mes vingt-quatre ans. Il s'appelle Zigomar, et il est toujours dans ma valise. Hum, c'est un écureuil et... » « Ton secret est dit. » Son double disparaît, celui de Rosario aussi. « Je veux voir Zigomar. » Hilare, ce fut les seuls mots que la demoiselle réussit à prononcer entre deux éclats de rire. Difficile d'imaginer ce si fier sorcier dormir avec un doudou. Elle essuie les larmes de rire qui perlent au coin de ses yeux.

Deux panneaux indicateurs indiquaient deux directions, un le grand nord, un la lune et enfin un la sortie. « Putain, on peut aller sur la Lune ! »  « Je propose la sortie. » Sorcha secoue la tête. « Vous z'êtes nul tous les deux, on doit aller au pôle nord pour aller cambrioler le père noël !! » Proposition qui à une voix contre deux, fut refusé au grand damne de la demoiselle. Elle suivit donc son ami en traînant des pieds et en marmonnant des insanités à leur égare dont beaucoup faisait par de leur lâcheté. Cependant, elle oublia rapidement son agacement contre ses deux compagnons, car ils se trouvèrent face à face avec un dragon. « Oh merde, c'est Smaug. » Les yeux brillants elle répliqua avec candeur. « On a pas de soucis à ce faire, on est ni des nains, ni des hobbits. » De son pas léger, elle se dirige vers la noble créature sans aucun doute apte à communiquer avec eux. Tel Bilbot et Selden elle s'exprima alors avec déférence. « O noble créature, ce n'est point que je peux cesser d'admirer mon grandeur et votre beauté, bien que ces mots soient malheureusement que des euphémismes et que ma langue ne peut en trouer de convenable, auriez-vous l'amabilité de nous adresser quelques paroles afin que nous sachions qu'elle serait le moyen le plus à même de vous satisfaire. » La créature soulève sa haute tête, une lueur d’intérêt brille dans son regard. « Tu arrives presque à me parler d'une manière digne de mon rang, mais je sais fort bien ce que vous désirez. Toutefois, afin que je vous laisse passer, il faudra avant tout que vous me délivriez. » Sur ces extraordinaires mots, il se soulève alors, une épaisse chaîne d'argent sonne sur le sol à ce mouvement. « Il vous faudra affronter une dernière épreuve, sinon... vous mourrez. » Il lâche ces derniers mots avec un plaisir malsain. La mort était de toute évidence de lui servir de repas. La jeune femme pas le moins du monde inquiétée s’inclinât fort bas devant la créature. « Veuillez me pardonnez encore une fois noble créature, mais comment pourrons-nous vous délivrez de ce bien mauvais sort ? »
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 19 Aoû 2014 - 19:44

Lancé de dés :
 

Même s’ils n’étaient ni des nains, ni des hobbits, le dragon restait sacrément grand et menaçant. Rosario admira néanmoins l’aplomb avec lequel Sorcha s’adressa à lui – même si c’était largement inspiré des dialogues écrits par Tolkien. Le voleur sentit une pointe de découragement poindre quand il nota l’épaisseur de la chaîne d’argent qui retenait prisonnière la créature. La délivrer devenait quasiment impossible, surtout lorsqu’on connaissait le talent en magie des deux jeunes gens. Et oui, ce talent était proche de zéro, sauf en ce qui concernait de faire exploser des choses. Rosario tenait peut-être une idée, là d’ailleurs. Une explosion, c’était chaud, et l’argent ça fondait alors… Il se sentit défaillir à la vue du reptile qui s’était redressé de toute sa hauteur. « L’épreuve, c’est simplement de vous délivrer ? » Même si ça semble difficile au vue de la chaîne, ça n’est toutefois pas impossible. Et après les diverses épreuves traversées, Rosario sentait qu’un détail leur restait obscur. « Sans me toucher, petit humain, sans quoi je pourrais bien me trouver de fort mauvaise humeur. » Une joie mauvaise étincela au fond des prunelles du dragon. « Euh bon, d’accord. Alors autant s’y mettre tout de suite, hein ? » « Il a rôti et mangé bien des gens ! » L’intervention de monsieur le caillou n’était une fois de plus pas la bienvenue et n’était pas franchement encourageante mais ça montrait à Rosario que ouais, les risques d’échouer étaient plutôt grands. Bon en même temps, peu de gens étaient ressortis de cette église une fois entrés… Mais c’était une légende. Enfin Rio l’espérait grandement.

« Okay, je ou tu nous condamnes à mort en tentant un sortilège ? » « Bougez-vous, nous sommes pressés. » « La ferme le caillou, tu joues juste les touristes sur mon épaule, toi. » Un sifflement boudeur puis le caillou se tut. Voilà qui était mieux. « Okay bon, on va dire que ça ne change pas grand-chose que ça soit toi ou moi, hein ? » Au plus haut de sa forme, Rosario était incapable de lancer un sortilège correct et fonctionnel et voici qu’il s’y essayait une fois blessé, éreinté et passablement désabusé. « Un truc qui fait boum ! » « Mais ta gueule, toi ! » « Okay d’accord, je me tais, je te laisse te concentrer. » « Vaudrait mieux oui, sinon c’est toi que je balance à Smaug. » Le reptile cracheur de feu contemplait leur misérable trio avec un mélange de sournoiserie, de dédain et… oh, peut-être un soupçon d’espoir. Il fallait dire que Rosario le comprenait : passer sa vie ici, enchaîné, ne devait pas être très palpitant, même en mangeant les deux ou trois crétins qui osaient passer par là. Après tout, ce n’était pas pour rien que Rosario, Sorcha et le caillou essayaient de fuir. « Confringo ! » Quitte à tout faire exploser avec un sort raté, autant mettre toutes les chances de leur côté en… lançant déjà un sortilège explosif. Un jet de lumière jaillit de la baguette avec tant de forces que Rosario tomba à la renverse. Le sortilège frappa la chaîne d’argent avec force, l’endommageant considérablement… puis ricocha sur le flanc du dragon qui poussa un hurlement de colère. « Mes écailles ! Mes belles écailles ! » « Oups… » Peut-être qu’il y avait mis un peu trop d’entrain finalement. La créature se dressa à quatre pattes devant eux, une lueur assassine dans le regard. « Misérable vermine… » Ce n’était qu’un sifflement menaçant mais ça suffit à glacer Rosario jusqu’aux os. « Tu saignes, mon pote, et pas qu’un peu. » Et le caillou, toujours dans les bons coups celui-là. Pourtant, Rosario baissa les yeux sur ce qui était autrefois un t-shirt. « Oh là oui. » « Enfin j’vous propose qu’on court, hé ? Votre ami là… Comment qu’il s’appelle… Smaug ! Il a pas trop aimé le coup de l’explosion. » Cette fois-ci – et avant de refaire une ânerie – Rosario consulta sa camarade. « Sorcha ? On f-fait quoi ? » « Je vais prendre mon temps avec vous… Mes précieuses écailles… Vous allez souffrir bien comme il faut… Oh que oui… » Le dragon approchait lentement, une sorte de sourire satisfait étirant ses lèvres et dévoilant sa dentition ma foi bien développée. Un léger vertige s’empara de Rosario qui vit l’image du dragon se flouter un peu. « Eh, tombe pas dans les pommes, mec, je cours pas assez vite tout seul. » « Mmh mmh. »


Dernière édition par Rosario S. Daugherty le Mar 19 Aoû 2014 - 21:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Mar 19 Aoû 2014 - 19:44

Le membre 'Rosario S. Daugherty' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Ven 12 Sep 2014 - 11:27

Non. Il n'a pas osé. Après tout ce que l'on a fait pour essayer de se sauver, il n'a pas osé lancer ce sortilège. Il est NUL en magie. Nul, de chez nul. Pire que moi je crois. Et c'est franchement dur de faire pire que moi ! Il faut bien le dire, je ne suis pas une sorcière des plus douées qui soit avec une baguette entre les mains. Il a lancé son sort, bien entendu, il a voulu jouer les héros et cet imbécile de petit caillou ne l'a pas aidé. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis laissée tombée la tête entre les mains, je ne voulais pas voir le résultat. Et... PUTIN pourquoi il a touché les écailles, maintenant on est foutu et pis il saigne, mais vraiment beaucoup et pis moi là je panique. Genre grosse panique, pas celle qui est cool. Est-ce qu'il va mourir ? Hein ? Je peux pas vivre sans lui moi. C'est un pote, c'est mon meilleur pote et la vie sans lui, bha c'est comme un gâteau sans sucre, c'est PAS BON ! Ca vaut pas le coup ! De toute façon on va pas vivre bien longtemps, car le dragon il va nous manger tout cru. Ou peut être nous faire un peu brûler pour nous manger bien saignant. Je veux pas, on est pas très pur, mais je veux pas. OKAY on se calme, le dragon c'est pas grand chose, suffit de l'aveugler ou de lui raconter de belles paroles avant de s'enfuir dare, dare, mais... IL SAIGNE ! Il va mouriiiiir ! Et je veux pas ! Il a pas le droit ! Il ne doit pas mourir, car moi alors je serais seule ! Je veux pas être seule, je les étais pendant des années, avant notre rencontre quoi et maintenant que j'en ais conscience je veux pas. Il s'avance, lentement, mais sûrement, la porte est pas loin.

J'attrape la main de Rio, elle est chaude et poisseuse, elle glisse dans la mienne, pas très agréable, pourtant je la serre fort, fort, même si cela me fait bizarre. Genre comme une drôle de chaleur dans le ventre. Je suis un peu gênée de le tenir, ainsi, mais c'est pas le moment, je dois l'emmener à St Mangouste, on doit le soigner. Sans dire quoi que ce soit je l'entraîne en courant vers la porte. Le dragon surprit nous fixe, à bha ça c'est sûr il ne s'y attendait pas à ca ! Généralement les sorciers ils courent pas comme ça. Fort heureusement, il est gros, grand et à dû mal à se mouvoir dans l'espace réduit et pis faut dire qu'on court le plus vite possible, même si lui est blessé et moi pieds nus, on arrive enfin à la porte qui s'ouvre sur nous. On a réussit, on est libre. LIBRE ! L'air frais caresse mon visage et une pluie torrentiel nous tombe dessus, mais je m'en fous. On est libre.

Je me regarde Rosario avec un grand sourire, on est trempé de la tête au pieds, mais on est en vie, tout les deux. On s'en est sortit, on peut être pas des gens si mauvais que cela dans le fond. Et pis là je fais quelque chose d'étrange, on est sous la pluie, je dois l'emmener à St Mangouste, mais je lui saute au cou pour lui coller un gros SMAC sur les lèvres. Un smac d'amitié et parce que je suis heureuse. Même si c'est pas si bizarre que ça et «  GROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOAR ! » La tête du dragon sort du bâtiment. Oh non. Pas de joie, rien du tout. Il va venir nous tuer. Il va venir nous manger. Sloane m'a toujours dit d'être cool avec les dragons. Ce qui n'est pas notre cas. L’Église s'écoule tendit que le dragon prend son envole. On va mourir. Non, il est hors de question. On a survécut, on va continuer. Je ne sais pas comment, mais notre heure n'est pas venue.

Je transplane. Ailleurs. Loin d'ici. Serrant Rio contre moi, je ne veux pas le perdre. J'ai besoin de lui. On atterrie un peu brutalement, dans une clairière à l’abri des regards. Ce n'est pas St Mangouste, mais c'est mon sanctuaire. « Si tu meurs, je m'assure de te rendre la vie pour te tuer de nouveau spèce de crétin. » Je lui donne un violent coup derrière le crâne. Il n'a pas le droit de mourir.
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MessageSujet: Re: On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]    Ven 12 Sep 2014 - 15:41

C’était la deuxième fois qu’il se sentait si près de perdre connaissance en l’espace d’une heure. La première fois, la prière étrange de Sorcha l’avait bien aidé, même s’il n’était pas sûr d’apprécier l’utilisation d’une magie dont il ne savait rien. Cette fois-ci, la petite sorcière n’avait certainement pas le temps de psalmodier des mots et des phrases étranges : monsieur le dragon était bien trop de mauvaise humeur pour lui en laisser le temps. Et Rosario continuait de se vider de son sang, du coup. Peut-être qu’il en prendrait note à l’avenir, que tout cela lui apprendrait à réfléchir avant d’agir, de se montrer rusé. C’était ce qu’il était, normalement. Il n’était pas courageux et irréfléchi, il n’avait rien en commun avec les Gryffondors. Il était un Serpentard, un vrai de vrai – la méchanceté et l’irrespect du stéréotype en moins. Mais peut-être était-ce à cause de l’ambiance de cette église ou encore à cause de la présence de Sorcha la Gryffondor… Quoi qu’il en soit, ça ne l’avait pas vraiment aidé aujourd’hui. Ils étaient aussi loin de sortir maintenant qu’avant son sortilège, et lui semblait sur le point de tomber dans les pommes. Quand Sorcha lui prit la main, il ne perdit pas de temps à se sentir gêné ou quoi – comme quoi, la proximité de la mort pouvait avoir quelques avantages, car plus tard quand il y repenserait, il ne pourrait s’empêcher de rougir en se demandant pourquoi la simple idée de tenir la main de Sorcha suffisait à le mettre mal à l’aise – et il lui emboîta mécaniquement le pas. Courir est douloureux, courir est dangereux, mais il s’exécuta. Preuve de sa confiance aveugle envers la demoiselle, en fait. Dans les délires de celui qui souffre et qui ne cherche pas vraiment à reprendre pied avec la réalité, son esprit dériva en direction de Danae. Lui arrivait-elle de penser à lui, elle aussi ? Leur amitié les avait liés si longtemps… Mais elle était terminée, à présent, et c’était lui-même qui l’avait brisé en ne lui pardonnant pas. Pourtant… Si un de ces jours, elle apprenait qu’il n’était plus de ce monde, comment réagirait-elle ? Avec froideur, se contentant de fixer le messager d’un regard glacial car elle l’avait oublié depuis bien longtemps ? Cela faisait un bail qu’ils ne s’étaient plus croisés maintenant, et Rosario n’avait aucune idée de ce à quoi elle pouvait ressembler aujourd’hui. Et tandis qu’il courrait avec Sorcha, leurs mains se serrant fort pour ne pas se perdre, c’était à une autre fille qu’il pensait, à leurs jeux d’enfants, leurs courses aussi. C’était vaguement cruel, mais l’amitié le liant à Sorcha n’était pas la même que celle qui l’avait lié à Danae jadis. Avec Danae, il n’y avait pas de gêne, rien, juste une relation presque fraternelle. Avec Sorcha… Ça avait quasiment été la même chose, à vrai dire, mais depuis peu, quelque chose avait changé. Dans les méandres de son délire, ça semblait évident à Rosario. Il entrevoyait la vérité, la réalité de ses sentiments. Mais une fois l’esprit clair, il était incapable de s’en souvenir, d’apercevoir cette vérité qu’il avait vue.

Une douche froide lui fait réellement reprendre pied avec la réalité, lui qui courrait par automatisme depuis que Sorcha lui avait pris la main. Le ciel était là, gris, beau, mais il fut brutalement remplacé par le visage de Sorcha qui lui plaqua un baiser sur les lèvres. Un baiser amical, bien sûr. Évidemment, car il n’y avait que de l’amitié dans leur relation, et ça ne signifiait rien de plus. Ils n’avaient pas l’occasion de se voir assez souvent pour autre chose de toute façon. Mais une pointe de déception choisit quand même cet étrange moment pour serrer sournoisement son cœur. Juste de l’amitié, mais c’était bien assez ainsi, n’est-ce pas ? C’était de la pluie qui tombait du ciel, sans doute, mais elle disparut bien vite pour laisser place à autre chose. Un crachin léger, plus agréable. L’atterrissage, lui, fut brutal, faisant tomber le petit sorcier à genoux. Il leva le nez vers le ciel, une main pressée sur sa blessure. « On… On est sortis. Pour de vrai. » « Laissez place, laissez plaace ! » Le caillou les avait accompagné dans cette folle course-poursuite et il se glissa vivement entre les deux camarades. « Pardon, mademoiselle, ton copain est presque mort, là. Mais j’peux le sauver, oui oui oui ! » Bizarrement, et maintenant qu’il était sorti de cette église, le caillou semblait vraiment savoir ce qu’il faisait. « Z’inquiètez pas, damoiselle et damoiseau, z’allez pas mourir. J’sais ce qu’il faut faire pour les vilaines blessures. Croyez pas être les premiers que j’ai aidé dans cette église, hein ! … … Bon, par contre, vous êtes les premiers à m’en faire sortir. »

Nul doute que tout irait bien, dans ce cas-là. Le caillou avait vraiment un talent en médecine – enfin, pour un caillou, du moins – et il eut tôt fait de rafistoler Rosario. Juste assez pour voyager et se rendre un peu plus tard à Ste-Mangouste sous un faux nom. L’objet ensorcelé élu définitivement domicile dans la poche du petit voleur et, plus tard, quand il débuta une colocation avec une certaine Shoshana, dans sa chambre.
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On est pas purs, mais on est un peu cons. • [Réservé : Rosario]

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