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 La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]

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MessageSujet: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Dim 19 Jan 2014 - 18:22

Huit… Neuf… Et de dix, qui font soixante-neuf gallions, dix-neuf mornilles et… onze noises ? Douze ? Milles gorgones ! D’un geste rageur, je déchirai le morceau de parchemin que j’envoyais valser à l’autre bout de la pièce. Quelle heure était-il ? Tard, à en juger par l’obscurité qui enveloppait désormais l’allée commerçante. Les clients avaient depuis longtemps déserté la boutique, sans doute dans l’espoir de rentrer au bercail avant que les premiers flocons ne commencent à tomber. Je soupirai avant de m’emparer d’un nouveau morceau de parchemin sur lequel je griffonnais un mot à l’attention de Ted pour l’informer de mon retard probable. Puis, je chargeai une chouette hulotte de porter la missive jusqu’au Chaudron Baveur. Pendant quelques minutes, je restai là, accoudée à la fenêtre de la réserve, regardant l’oiseau se fondre peu à peu dans la nuit. Enfin, dans un nouveau soupir, je consentis à reprendre ces comptes pour la énième fois, tâchant de ne pas perdre le fil, cette fois-ci. Dans un silence religieux seulement troublé par le grattement de la plume contre le papier, je vins finalement à bout de cette longue colonne de chiffres. Il ne restait plus qu’à déposer tout cela à la banque et cette longue semaine toucherait à sa fin.

La boutique fermée, je remontai la longue rue pavée d’un pas énergique, serrant ma cape autour de mes épaules. Pendant la journée, des centaines de sorcières et de sorciers se pressaient dans l’allée commerçante. La nuit, en revanche, le Chemin de Traverse revêtait une toute autre apparence, beaucoup plus… inquiétante. Voilà pourquoi je ne tenais pas à m’attarder en ces lieux avec autant d’argent en ma possession. Dans ce climat incertain, la façade de Gringotts, pourtant toujours aussi imposante, me parut presque accueillante. Dans le hall du bâtiment, je ne trouvai pas trace de mon père, ni de ma sœur aînée, à mon grand soulagement. Sans doute ne se mêlaient-ils pas aux gobelins chargés d’accueillir la clientèle. Je m’empressai donc d’effectuer les démarches qui m’avaient amenée jusqu’ici afin de quitter cet endroit au plus vite. De retour dehors, je ne pus que constater que la rubrique météo de la Gazette du Sorcier disait vrai : la neige tombait à gros flocons.

Un petit coup d’œil à ma montre me permit de constater qu’il n’était pas si tard que cela. Ted se trouvait-il encore au Chaudron Baveur ? Après un court instant d’hésitation, je décidai de rejoindre le pub. Sans plus attendre, je dévalai les quelques marches de marbre pour m’élancer de nouveau dans l’allée. C’est alors que je remarquai la présence de cet homme arborant l’air désinvolte de l’individu désœuvré – ou du malfrat préparant un mauvais coup. Tiens, voilà qu’il se mettait à détaler, justement ! S’agissait-il d’un de ces marchands ambulants qui prenaient d’assaut le Chemin de Traverse à la recherche de quelques pigeons à arnaquer ? A vrai dire, je n’en avais que faire et cet étrange personnage aurait probablement déserté mes pensées aussi vite qu’il y était apparu s’il n’avait pas, dans sa fuite, oublié l’un ses paquets.

-Hey ! m’exclamai-je à l’attention du fuyard. Quelque chose me laissa penser qu’il m’avait entendu. Quoi ? Une vague intuition. Un mouvement d’épaules, presque imperceptible. Avait-il jeté un coup d’œil derrière lui ? Difficile à dire dans cette obscurité. Pourtant, loin de ralentir, il sembla accélérer le pas. Hé, vous, là-bas ! Attendez !

Sans trop savoir pourquoi, je m’emparai de l’objet abandonné par le fuyard pour m’élancer à sa poursuite. Après tout, sans doute en aurait-il besoin, tôt ou tard. Par la barbe de Merlin, pourquoi refusait-il de s’arrêter ? S’agissait-il d’un dangereux criminel recherché par la police magique ? En dépit de l’étrangeté de la situation, cette pensée m’arracha un sourire amusé. Mais bientôt, il m’apparut clairement qu’il me serait impossible de rattraper cet homme. A Poudlard, je ne m’étais jamais illustrée par mes compétences sportives. Chétive et maladroite, je n’avais jamais figuré parmi les vedettes de l’équipe de Quidditch de ma maison. Chacune des foulées du fuyard équivalait à au moins trois des miennes. Je n’avais pas la moindre chance. Aux grands maux, les grands remèdes ! Je pris une grande inspiration avant de pivoter sur moi-même… pour réapparaître quelques mètres plus loin et me retrouver nez-à-nez avec le jeune homme.

-Hé ! Vous avez…

Mais j’eus tout juste le temps de marmonner ces quelques mots avant de le heurter de plein fouet. Aïe. Pendant un court instant, je vacillai avant d'agripper fermement l'épaule de mon compagnon d'infortune pour ne pas m'effondrer sur le sol gelé. Personnellement, je trouvai cette situation assez cocasse. Pas sûr, cela dit, que ce sentiment soit partagé...

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Lun 20 Jan 2014 - 19:19

Avec un léger soupir, Rosario laissa tomber le sac sur le sol humide du Chemin de Traverse. Il n'aimait pas s'aventurer dans cette rue un peu trop passante du monde sorcier mais parfois, il n'avait pas vraiment le choix... Notamment lorsqu'il lui prenait l'idée de parier et de tout perdre. Le jeu avait mal tourné pour lui, lui faisant perdre toutes ses précieuses économies. Et voilà que le voleur devait de l'argent sous peine de mort ou quelque chose s'en approchant. Son adversaire avait été sympa, il lui avait deux jours pour lui donner un argent que Rosario n'avait pas encore et qu'il n'obtiendrait certainement pas en restant dans la légalité. Deux jours, c'était sacrément court pour rassembler la somme, même pour un Daugherty. C'était ainsi qu'il s'était retrouvé planté sur le Chemin de Traverse, les mains dans les poches et avec un sac à dos trop lourd à trimbaler. Il ne savait même pas quelle boutique il allait prendre pour cible, il n'était pas non plus sûr d'y trouver ce qu'il cherchait et surtout, les risques de se faire prendre étaient un peu trop élevés. « Pfft, ça t'apprendra à faire le con aussi... » Un battement d'aile tout près de sa tête le fit sursauter et il jeta un regard furieux à la chouette hulotte qui s'éloignait à tire-d'aile. Rosario n'avait plus vu cette rue marchande en plein jour depuis longtemps mais il se souvenait sans peine du côté chaleureux de la chose. Des dizaines et des dizaines de boutiques qui se succédaient, toutes visitées et animées. Des chats, des hiboux, des crapauds... Un monde à part, le Chemin de Traverse. Sauf que lui, il appartenait plus à la version nocturne de l'endroit, là où quelques bandits se pressaient dans l'ombre et où tout était clos. Rosario frissonna et resserra les pans de sa cape en jetant un coup d’œil au ciel : apparemment, il allait neiger. « Tant qu'à passer une mauvaise journée... » Entendre de nouveau le son sa voix lui fit du bien : il avait l'impression d'être un peu moins seul sous la neige qui tombait à gros flocons.

A l'instant où il se disait ça, une silhouette émergea de Gringotts, la banque des sorciers, et dévala les marches. La demoiselle - car à sa démarche, ça ne pouvait être qu'une femme - passa un bref instant dans un rayon de lumière ; Rosario manqua de s'étouffer en apercevant le visage de la miss. Il fit la première chose qui lui venait à l'esprit : il partit en courant, laissant son sac sur place dans sa hâte de disparaître. Peut-être qu'elle ne l'avait pas vu ? Qu'il pourrait partir de là l'air de rien ? Rosario entendit la femme l'appeler derrière et son coeur bondit dans sa poitrine, l'enjoignant d'accélérer encore l'allure. Ses foulées s'allongèrent ; bien que ça ne soit pas le moment, il se fit le commentaire qu'il n'avait pas couru aussi vite depuis un bon moment. Attendre, certainement pas. Sans trop savoir comment, le petit voleur sut q'il était pris en chasse par cette connaissance qu'il aurait voulu ne jamais revoir. « Ah ! » La réapparition brutale de la demoiselle pile devant lui lui arracha un cri de surprise mais il était un peu tard pour s'arrêter. Il l'entendit vaguement dire quelque chose avant de la percuter de plein fouet. Il manqua de glisser, se réceptionna maladroitement, la miss se retenant en plus à lui. Avec une légère grimace, il la fit lâcher prise et l'attrapa par le col, la plaquant contre le premier mur venu. Son coeur battait toujours la chamade mais la fin de la poursuite sous la neige à travers la rue marchande lui donnait l'impression de retrouver un peu le contrôle. « Tu comptais me courser encore longtemps ? Je t'ai bien reconnue, tu sais ? » D'un geste vif, il sortit sa baguette et tenta tant bien que mal de maîtriser les très légers tremblements de sa main. Nul doute que cette femme, Bellatrix, pouvait faire bien plus à sa magie en claquant des doigts que lui armé d'une boutique entière de baguettes...

En plissant les yeux, la baguette toujours pointée sur la demoiselle (on ne sait jamais), Rosario se décala légèrement et davantage de lumière tomba sur son visage. Il mit quelques instants avant de réaliser ce qu'il voyait, puis quelques uns supplémentaire pour songer à une possible méprise. Et encore davantage pour se sentir un peu idiot. « Euh... Tu n'es pas Bellatrix ? Lestrange ? » Comme s'il était utile de préciser.


Dernière édition par Rosario S. Daugherty le Mar 21 Jan 2014 - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Lun 20 Jan 2014 - 22:23

Sac à gargouilles ! Je laissai échapper un petit cri de douleur alors même que mon dos heurtait violemment le mur glacé. Sous l’effet de la surprise, je laissai tomber le sac abandonné par le fuyard quelques minutes plus tôt. Voilà donc ce que l’on gagnait à vouloir faire preuve d’un tant soit peu de civisme ! Si j’avais su… Si je parvenais encore à aborder la situation avec une certaine désinvolture, le regard que l’inconnu posa sur moi me fit bien vite passer l’envie de rire. Au moment même où il sortit sa baguette de sous sa cape, je sentis mon sourire glisser de mes lèvres comme une coulée d’empestine. Contrairement à sa main, la voix de l’homme ne tremblait pas. « Je t’ai bien reconnue, tu sais… ». Mais de quoi parlait-il ? Tout en me débattant, je plissai légèrement les yeux dans l’espoir de mieux discerner les traits de mon assaillant. Certes, je n’étais pas physionomiste. Toutefois, j’étais presque sûre de n’avoir jamais vu ce visage auparavant… Ou alors dans un passé très lointain. Quoiqu’il en soit, si j’avais quelque raison d’en vouloir à cet homme au point de le pourchasser dans les rues de Londres, je ne m’en souvenais pas. Car oui, quelque chose me disait que je lui inspirais une certaine crainte, pour une raison qui, pour l’instant du moins, demeurait obscure. Quoiqu’il en soit, je n’avais guère le temps de m’interroger sur la question. Quelque fut l’erreur dont j’étais présentement victime, je n’avais pas la moindre intention de laisser cet individu me mettre en pièces, ça non. Ignorant mon cœur qui cognait furieusement contre ma poitrine, je tentai de me dégager de l’emprise de l’inconnu pour mettre la main sur ma propre baguette. En vain.

Désespérée, j’étais sur le point de recourir à l’une de ces bonnes vieilles méthodes moldues dont Ted m’avait fait part un jour lorsque mon agresseur eut la présence d’esprit de prononcer un prénom, ce prénom, celui qui expliquait le moindre de mes malheurs : Bellatrix. Encore elle. Au risque de passer pour une hystérique fraîchement échappée de l’asile de Sainte-Mangouste, j’éclatai d’un rire léger, comme pour évacuer toute la tension accumulée au cours de ces dernières secondes. Bellatrix… Ne me laisserait-elle donc jamais en paix ? Elle qui m’avait tant de fois menacée de mort… ! Ce soir, elle semblait avoir failli parvenir à ses fins, sans même le savoir… Quelle ironie !

-A vrai dire… non, articulai d’une voix légèrement enrouée. Bellatrix est… ma sœur. Face à l’air médusé de mon agresseur, j’esquissai un sourire amusé. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le premier à vous méprendre. La ressemblance est… troublante, j’en conviens, concédai-je dans un petit rire étranglé. Et de rajouter, d’un ton sarcastique : On ne peut rien contre la génétique, n’est-ce pas ?

Ce genre de méprises était bien trop fréquent pour que je m’en formalise encore. Depuis mon plus jeune âge, je considérais ma ressemblance physique avec Bellatrix comme une malédiction. C’était comme si la nature m’avait prédestiné à marcher dans ces traces. Pendant toute notre enfance, nos parents n’avaient eu de cesse de nous comparer. Loin de s’estomper, cette similitude n’avait fait que se renforcer en grandissant. Aujourd’hui encore, il m’arrivait d’être prise à partie de la sorte – quoique rarement de manière aussi violente. A force, j’avais finis par me résigner. Chaque fois que des regards terrifiés se posaient sur moi, je me disais qu’ils ne m’étaient pas destinés. En règle générale, un simple sourire de ma part suffisait à dissiper les doutes. Car personne n’avait encore vu une telle « grimace » fendre le visage de Bellatrix. En tout cas, personne qui puisse encore en témoigner.

-J’ignore ce que vous avez fait pour vous attirer les foudres de ma sœur mais je ne peux que vous conseiller de courir plus vite à l’avenir. Croyez-en mon expérience ! J’ai passé le plus clair de mon temps à me cacher d’elle. Je sais exactement ce qu’on risque à la faire sortir de ses gonds, j’ai quasiment inventé le concept ! m’exclamai-je, un sourire mutin s’étirant sur mes lèvres.

Certes, il pouvait sembler étrange – voire inconscient – d’oser quelques traits d’humour en présence d’un homme qui, quelques instants plus tôt, semblait bien décidé à me réduire en charpie. En dépit de mon sourire et de mon air avenant, un vague sentiment de peur continuait de me tenailler l’estomac. La réputation de Bellatrix la précédait. Chacun savait qu’elle prenait un malin plaisir à tyranniser des innocents. Pour autant, cet individu ne semblait pas des plus recommandables. Je savais pertinemment qu’il me fallait faire preuve de la plus grande prudence. Néanmoins, je ne pouvais m’empêcher de me dire que je venais de trouver un allié. Après tout, les ennemis de Bellatrix figuraient en tête de la liste de mes amis. Et puis... Cet homme avait éveillé en moi une certaine curiosité... Qui était-il ? Que faisait-il ici à cette heure tardive ? Et surtout, qu'avait-il fait pour s'attirer les foudres de ma sœur ? Armée de quelques sourires enjôleurs - puisque ma baguette restait décidement hors d'atteinte - je comptais bien le découvrir.

-Je serais ravie de rester ici à discuter avec vous toute la soirée mais, voyez-vous, je commence à manquer d’air ! risquai-je, à la blague, en posant une main sur le bras de l’homme qui me plaquait toujours contre le mur. Alors si vous pouviez…
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mar 21 Jan 2014 - 22:49

Rosario avait été si sûr de ce qu'il avait vu, il avait tellement fait confiance à la frayeur qui l'avait envahi qu'il n'avait pas pris le temps de réfléchir. Jusqu'à il y a deux secondes, il avait agis par pur instinct de sauvegarde. S'il passait son temps à mettre sa vie en jeu, il n'en restait pas moins quelqu'un qui aurait fait n'importe quoi pour qu'elle reste sauve ; quitte à s'en prendre à une fille qui n'était pas Bellatrix. Toutefois, Rosario avait eu de bonnes raisons d'y croire : l'inconnue ressemblait à s'y méprendre avec cette femme qui avait un jour juré de le torturer de n'importe quelle façon. Et s'il y avait quelqu'un chose que Rosario ne supportait pas, c'était bien la douleur. Il s'étonnait même que ça ne soit pas son épouvantard... Mais la douleur n'avait pas de forme vraiment représentative. Enfin, il s'égarait. Même lorsqu'il fut certain qu'il ne s'agissait pas de la Lestrange, il n'abaissa pas sa baguette. Elle ne lui servait à rien, cette baguette, puisqu'il l'avait volé et qu'elle ne l'avait jamais reconnu comme maître et qu'il n'avait de toute façon jamais été foutu de jeter un sortilège basique. Mais sa présence le rassurait. Après tout, son interlocutrice n'avait aucun moyen de connaître son niveau quasiment nul en magie. Une expression de surprise de peint sur les traits du jeune homme quand elle éclata d'un rire clair. « Oui, la ressemblance est frappante... C'est vrai. » La voix de Rosario était étonnamment basse. « La soeur de Bellatrix, hein ? Deux exemplaires pour le prix d'une, merveilleux. » Rosario n'était pas du genre à juger pour un lien de sang ou un nom de famille mais la ressemblance entre les deux femmes l'avait perturbé plus qu'il ne l'aurait admis. « Je pense que ta frangine a mieux à faire que de me courir après... Sauf si elle se retrouvait désœuvrée, je ne risque pas grand chose. » Sauf que voilà, il suffisait que ladite soeur se retrouve à s'ennuyer... Et lui était parfaitement incapable de transplaner ou d'user de magie. Un comble. A sa manière, il était aussi dépourvu de magie qu'un simple moldu et c'était un peu rageant.

Rosario se dégagea brutalement lorsque Bellatrix junior - en supposant qu'elle soit plus jeune - posa la main sur son bras. Un recul purement instinctif face à une Lestrange. Le petit voleur n'abaissa toutefois pas sa baguette, préférant garder un certain avantage. Enfin avantage, c'était vite dit mais ça restait rassurant. « Discuter, discuter... Qu'est-ce que vous fabriquiez sur le Chemin de Traverse à une heure pareille ? » Rosario était toujours un peu vexé d'avoir pris peur aussi facilement alors qu'il ne courrait finalement aucun danger. Il lissa la vieille chemise qu'il portait pour se donner une contenance et se douta que sa propre présence sur le Chemin de Traverse pouvait paraître un peu louche. Qu'une fille issue d'une noble famille passe par ici le soir n'éveillerait aucun soupçons : les sangs-purs avaient quasiment tous les droits, non ? En revanche, qu'un gars à la dégaine de SDF reste planté devant une boutique luxueuse avant d'agresser à moitié une fille... Ouais, à coup sûr c'est lui qui aurait des ennuis. Non pas qu'il n'ait pas l'habitude de tout ça mais bon, quand même. « Enfin j'imagine qu'on ne pose pas de questions à une Lestrange, hein ? » Un peu de rancoeur filtra dans sa voix bien qu'il ait tenté de conserver le ton le plus neutre possible. C'était plus fort que lui quand il s'agissait des Lestrange : il flippait à mort. Rosario avait fait l'une des plus grandes erreurs de sa vie le jour où il avait séduit miss Bella pour la voler ensuite. « Ton nom, au fait ? » Mmh, ce soir Rosario se surpassait : malgré tous les défauts qu'il pouvait posséder et son côté un peu mauvais garçon, il restait poli avec les demoiselles. Ce soir... C'était pas gagné.
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 22 Jan 2014 - 23:38

J’eus tout juste le temps d’effleurer le bras de mon geôlier qui, déjà, relâchait son emprise. Je ne pus m’empêcher de hausser légèrement les sourcils. Se sentait-il à ce point menacé ? Par quoi, au juste ? Ma baguette était toujours quelque part, au fond de ma poche, et il semblait clair que mon physique de lilliputienne ne me serait d’aucun secours en cas de combat à mains nues. Sans le savoir, l’inconnu ne tarda pas à fournir une réponse à ma question. Pour une fois, ma réputation de fille indigne – ou… comment disaient-ils déjà ? Ah oui, « traître-à-son-sang » - ne me précédait pas. A en juger par son air affolé, le fugitif était persuadé d’être tombé sur Bellatrix, modèle réduit. Un sourire insolent s’étira sur mes lèvres. Je ne connaissais que trop bien ce regard qui m’avait poursuivi une bonne partie de mon adolescence, celui dans lequel on pouvait lire une forme de crainte, parfois mêlée à un profond respect. Cela faisait près de dix ans que je ne m’étais plus glissée dans la peau d’une Black. Je fus surprise de constater à quel point je m'y sentais à l'aise, combien cela pouvait être… agréable.

-Par la barbe de Merlin, quel gentleman vous faites ! m’exclamai-je d’un ton sarcastique. La galanterie personnifiée… !

Lentement, je glissai une main sous ma cape pour m’emparer de ma baguette magique. Plus le temps passait et moins je me sentais menacée par cet individu. Cet excès de confiance en moi finirait-il par me coûter très cher ? J’avais la sensation de m’être laissée embarquer dans un de ces jeux de cartes que les moldus affectionnaient tant – comment l’appelaient-ils, déjà ? Ah oui. Poker. A cet instant précis, mon adversaire surestimait mon jeu. Or, j’avais bien l’intention de bluffer encore un peu, pour le plaisir. Tout en pointant ma baguette sur l’inconnu, je tâchai de me familiariser de nouveau avec le code de bonne conduite de la noble et très ancienne maison des Black : l’air hostile, le regard sévère… sans oublier un soupçon de condescendance. Pas si simple d’aller à l’encontre de sa propre nature… !

-Tu as raison. Nous, les Black, n’avons pas pour habitude d’être interrogés ! m’exclamai-je alors, abandonnant définitivement le vouvoiement. Puis, tapotant son torse du bout de ma baguette, je rajoutai : D’ordinaire, nous nous chargeons de poser les questions, vois-tu… ?

Bien malgré moi, je sentis un sourire de sale gosse tressaillir au coin de mes lèvres. D’un coup sec, j’agitai ma baguette à l’extrémité de laquelle un petit faisceau de lumière apparu, éclairant le visage de l’inconnu. M’avait-il cru capable de m’attaquer à lui sans raison ? De nouveau, je plissai légèrement les yeux. Des boucles brunes, un regard sombre, une barbe de trois jours… J’avais beau fouiller dans les méandres de ma mémoire, ce visage ne me disait pas grand-chose. Si cet homme avait été employé dans l’un de ces commerces, je l’aurais reconnu, sans nul doute. Lentement, j’abaissai le faisceau lumineux pour contempler cette vieille chemise dont il avait tenté d’effacer les plis quelques instants plus tôt. Cet individu avait davantage la dégaine d’un vagabond que l’allure d’un homme d’affaire. Finalement, je relevai la tête pour soutenir de nouveau son regard.

-Je travaille ici, consentis-je enfin à répondre, tout en esquissant un vague signe de tête en direction des boutiques alentours, sans toutefois en désigner une en particulier. Et j’étais sur le point de rentrer tranquillement chez moi lorsque tu as laissé ceci derrière toi. Je donnai un léger coup de pied dans le sac qui se trouvait toujours à mes pieds. Qu’y a-t-il là-dedans, des œufs de Manticore ? J’esquissai un léger sourire avant de rajouter précipitamment : Oh, en fait, je ne suis pas sûre de vouloir le savoir… Dis-moi plutôt ce que tu fais ici… et, surtout, ce que tu as fait à ma sœur – j’ai besoin de rire !

A en juger par la réaction qu’il avait eu en m’apercevant, cet homme avait de bonnes raisons de craindre ma sœur aînée. Que lui avait-il fait au juste ? Je l’ignorais. En revanche, je ne pouvais que saluer cette performance. Rares étaient ceux qui pouvaient encore se vanter d’avoir joué un mauvais tour à Bellatrix pour la bonne et simple raison que la plupart de ceux qui s’y étaient risqué n’étaient plus là pour en témoigner. Cet homme était en quelque sorte mon héros. En ce sens, il méritait une récompense. Ou, à défaut, une réponse à sa question.

-Andromeda…, soufflai-je enfin dans un murmure à peine audible. Mon nom, rajoutai-je, considérant que cette petite précision pouvait s'avérer nécessaire. Après tout, ce n'était pas très commun - même en matière de prénoms, les Black ne pouvaient résister à l'envie de se démarquer. Et toi, tu es… ?
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 29 Jan 2014 - 21:41

C'était assez drôle en fait. Les trois quarts du temps, au moins six jours sur sept quoi, on pouvait effectivement qualifier Rosario de gentleman. Il n'était pas nécessaire de naître dans une famille au sang-pur pour recevoir une bonne éducation et ses grands-parents y avaient veillé. La fille Black - ou quel que soit son nom - sortit sa baguette, geste sans grande surprise, mais Rosario garda le silence. Il était bien mal tombé ce soir. En plus de commettre erreur sur erreur (fuir sans regarder et lâcher un individu potentiellement armée et dangereuse), il sentait que la situation lui échappait. La neige redoubla encore un peu, trempant sa malheureuse chemise aux couleurs fanées. Histoire d'avoir l'air un peu plus misérable, voilà qu'il crevait de froid maintenant. « Ah oui... Poser les questions avec quelques sortilèges doloris ? » Rosario ne put s'empêcher d'afficher un sourire narquois à la demoiselle. « Et lorsque quelqu'un ose vous questionner, tous autant que vous êtes, vous les achevez définitivement histoire qu'ils se la ferment ? Très charmant... D'autres gentlemen que voilà. » Bon là, le petit voleur jouait carrément avec le feu mais c'était plus fort que lui. Geler dans une rue glauque avec un rejeton Black et savoir qu'on a intérêt à trouver beaucoup d'argent pour dans peu de temps... Franchement, il n'y avait pas de quoi être d'excellente humeur. Mais Rosario avait beau sourire, sa baguette tremblant toujours légèrement mais se dressant encore entre eux deux, il ne put s'empêcher de sursauter, voire de reculer, lorsqu'elle agita sa propre baguette. Un faisceau de lumière l'aveugla et il plissa les yeux. Ce n'est qu'à cet instant qu'il se rendit compte qu'elle était petite. Beaucoup plus que lui. S'il le voulait, il pouvait tout à fait user de la force. Mais bon, il ne fallait pas oublier qu'elle tenait une baguette magique dans la main et qu'elle savait probablement s'en servir, elle. « Pardon ? Une Black qui travaille sur le Chemin de Traverse ? T'as été reniée ou tu viens réclamer les impôts ? » En prononçant ces mots, il se rendit compte que ça ne l'aurait même pas étonné. Des famille sorcières nobles qui faisaient du chantage à d'autres ou leur réclamaient de l'argent... Ça existait sans doute, non ? « Et t'arrives à bosser ici sans te faire lapider ? » Ouais non, remarque : question débile. Qui irait lapider une Black sur un lieu fréquenté et bourré de témoins ? Personne, à moins d'êtres suicidaire. Et cela valait pour tout sorcier ayant un tant soit peu de valeur. Enfin même si Rosario savait que toute cette histoire pouvait très mal finir pour lui, il ne pouvait pas résister à la tentation d'asticoter la demoiselle. Hé, c'était pas donné à tout le monde d'être coursé par une noble dame en pleine nuit, sous la neige.

Besoin de rire en entendant les mésaventures de sa soeur...? Rosario la regarda avec une expression clairement perplexe. Cette fille était décidément très bizarre. Elle ne ressemblait pas vraiment à ces gens hautains qu'il avait pu fréquenter au temps de Poudlard, à Serpentard, mais elle savait pourtant très bien adopter les expressions adéquates. C'était... sacrément bizarre. « Pas grand chose en fait. Elle était pleine aux as, j'avais pas grand chose alors j'en ai profité. Quoi que tu puisses en penser, il arrive que je parle correctement aux filles... Ou à celles qui le méritent. » Par mériter, il fallait comprendre celles qui pouvaient lui apporter quelque chose. « Je me suis barré avec beaucoup d'argent. » N'empêche, Rosario avait bien aimé cette brève relation, elle avait eu quelque chose de dangereux et d'intéressant que beaucoup n'avait pas. Et puis bien sur, il s'en était mis plein les poches, ce n'était pas négligeable. Mais comme il n'était pas au bout de ses surprises, elle lui donna son prénom. Andromeda... Un nom à coucher dehors ça, et sacrément long à écrire. Mais avec un nom de famille aussi court que Black, c'est vrai qui valait mieux donner quelques syllabes en plus. M'enfin peu importait. Quand à lui... Rosario ne pouvait décemment pas donner sa véritable identité. Pourquoi commencer, il ne le faisait jamais. Des sorciers portant le prénom de Rosario, il ne devait pas y en avoir des masses au Royaume-Uni et sa discrète réputation d'arnarqueur le suivait d'un peu trop près à son goût. « Isidore. Mais tu peux m'appeler Isi' si ça te fait plaisir. » Un prénom marrant, selon lui. Il lui adressa un léger clin d'oeil. Voilà qu'il se moquait de lui même en face d'une Black, on aurait tout vu. D'un autre côté, il faisait exprès de parler plus mal depuis tout à l'heure. « Vraiment, si tu tiens à bavarder, tu ne veux pas aller ailleurs, genre... Ailleurs que dans le vent froid et la neige ? » Si la demoiselle avait une cape, lui ne possédait qu'une vieille chemise plus adaptée à l'été et une cape tout aussi inutile. Et s'il restait une minute de plus planté en plein courant d'air, il ne serait pas franchement étonné de tomber en mille morceaux de glaçons. Sans franchement attendre sa permission, il rangea sa baguette - à quoi bon faire semblant ? si elle comptait lui faire quoi que ce soit, il ne pourrait rien y faire - et souffla sur ses doigts vraiment vraiment gelés. Tout en lui tournant le dos, il poursuivit ses questions. De toute façon, ils semblaient avoir entamé la conversation et vu qu'elle n'avait pas l'air très - trop - proche de Bellatrix... En fait, il voyait en elle une potentielle alliée. « Alors comme ça, tu te caches souvent de ta frangine ? Tu étais dans quelle maison à Poudlard au fait ? » La maison en disait souvent long sur la personne... quoi que dans son cas, il se soit demandé lus d'une fois ce qu'il était allé faire chez les Verts et Argent. Enfin il était ambitieux et rusé, à sa façon, mais ça s'arrêtait là.
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mar 4 Fév 2014 - 10:23

Aussi curieux que celui puisse paraître, je ne me sentais nullement offensée par le ton adopté par l’inconnu. Tandis qu’il rivalisait d’insolence, mon sourire ne faisait que s’élargir davantage. Il avait du répondant, c’était peu de le dire. Cela faisait près de dix ans que je n’avais plus subi ce genre d’attaques liées à mon nom et à ma famille. Me glisser de nouveau, même pour un court instant, dans la peau d’une Black et, par la même, jouir de l’impunité que conférait ce titre me plongeait dans une étrange félicité – après tout, chacun conservait sa part d’ombre… Tout en prêtant l’oreille à ses provocations, je resserrai légèrement ma cape autour de mes épaules pour me protéger de la neige qui redoublait d’intensité. Pendant une fraction de seconde, mon regard se posa sur la baguette de l’homme, juste assez longtemps pour percevoir le léger tremblement de sa main. Une apparente fébrilité qui contrastait avec la dureté de ses propos. L’espace d’un instant, mon sourire glissa de mes lèvres alors que l’inconnu laissait entendre que mon emploi n’était pas à la hauteur de la réputation de ma famille. C’était un sujet assez sensible que je détestais aborder. Cela dit, je parvins à me ressaisir assez rapidement, songeant au fait que ce grossier personnage ne se laissait aller qu’à de vagues suppositions. Je conservais l’avantage, pas question de me trahir tout de suite.

-Oh, je vois ! m’exclamai-je en laissant échapper un petit rire moqueur, après que l’homme m’eut exposé les raisons pour lesquelles Bellatrix voulait sa peau. Tu es, en quelque sorte, le Robin des Bois de notre monde ! Je me frappai le front de la main avant de rajouter : Ah non, c’est vrai ! Lui volait les riches pour donner aux pauvres... Toi, tu ne fais que remplir ta propre bourse, je me trompe ?

Entendons-nous bien, je n’avais pas la moindre compassion pour ma sœur. En revanche, je n’aimais pas trop le ton employé par ce petit brigand – car c’en était un, en fin de compte. Certes, j’étais née avec une cuillère en argent dans la bouche ce qui pouvait susciter chez lui une forme d’amertume – voire d’aversion. Ma situation avait beaucoup changé depuis. Pour autant, je n’avais jamais ressentis le besoin de dérober quoique ce soit au nom d’une quelconque justice – vengeance serait un terme plus approprié. Mais ça, ce petit voyou n’était pas censé le savoir… Quoique. Evoquer une histoire moldue n’était sans doute pas la meilleure façon de maintenir ma couverture. Isidore… Drôle de nom. Etait-ce vraiment le sien ? Je décidai de ne pas mettre en doute ses propos. De toute façon, son identité m’importait peu. Sans doute ne le reverrais-je plus jamais.

-Hum, il me reste encore quelques impôts à prélever et une famille de moldus à torturer mais puisque tu insistes, Isi’…, déclarai-je, un sourire en coin, insistant légèrement sur le diminutif, alors même qu’il me tournait le dos. Je veux bien consentir à t’offrir un peu de mon précieux temps.

Là-dessus, je rangeai ma baguette magique avant d’allonger le pas pour rejoindre le dénommé Isidore. En arrivant à sa hauteur, je jetai un léger coup d’œil à ma montre. Il était déjà tard. Accepter cette invitation n’était sans doute pas très raisonnable mais ma curiosité semblait bien décidée à l’emporter sur ma raison. Voilà pourquoi je décidai d’ouvrir la marche en direction du Chaudron Baveur qui n’était plus très loin désormais.

-Je me cache de ma frangine depuis que je suis en âge de marcher, lâchai-je enfin, en réponse à sa question. J’ai fait bien plus que lui dérober quelques gallions. A mon avis, mon nom apparaît bien avant le tien sur la longue liste de ses futures victimes. Je pourrais te conseiller, à l’occasion.

Ce fut à mon tour de lui adresser un léger clin d’œil. Je ne me cachais pas de Bellatrix, pas vraiment. Je l’évitais, tout au plus. Certes, elle avait menacé de me tuer à plusieurs reprises. Je doutais fort qu’elle en soit capable. La « valeur » de mon sang la pousserait sans doute à m’épargner. Mon compagnon d’infortune n’aurait probablement pas cette chance. Je connaissais presque chaque membre des plus anciennes familles de sorciers et je pensais pouvoir affirmer qu’il n’était pas des leurs – ou des nôtres, enfin bref. Je ne fus pas mécontente de quitter l’allée enneigée pour pénétrer dans le pub. Je balayai la salle du regard. Ted était probablement déjà parti. J’entraînai mon acolyte en direction d’une table, près de la cheminée.

-Le blason ne fait pas le sorcier…, poursuivis-je, toujours en réponse à son interrogatoire. Mais puisque tu tiens à le savoir, j’ai été répartie à Serdaigle, avouai-je tout en abaissant le capuchon de ma cape. Surprenant, n’est-ce pas ? J’esquissai un sourire amusé avant d’écarter une mèche de cheveux humide de mon visage. Par ce geste, je révélai, bien malgré moi, l’alliance qui scintillait à mon annulaire. Le masque commençait à s’effriter dangereusement. Enfin ! A quoi bon faire semblant, après tout ? Et je ne m’appelle plus Black depuis longtemps, avouai-je finalement. Oui, les apparences sont parfois trompeuses…

Certes, j’aurais tout aussi bien pu être mariée à un Lestrange ou à un Malefoy et conserver ainsi l’ascendant psychologique que je pensais avoir sur l’homme qui me faisait face. Mais mon ancienne maison et les différends qui m’opposaient à ma sœur ne plaidaient pas en faveur de ce scénario. Quoiqu’il en soit, je décidai de rebondir par une autre question.

-La sagesse ne semble pas faire partie de tes qualités premières, sinon pourquoi rôderais-tu devant Gringotts à cette heure-ci ? Quant à ta loyauté… Permets-moi de la mettre en doute. Je te reconnais tout de même une certaine forme de courage – à moins que ce ne soit que le reflet de ton inconscience ? Un ancien Gryffondor, peut-être ? Quoique... Tu es sans doute un peu trop roublard pour ça...
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Ven 28 Fév 2014 - 23:30

Le combat verbal allait apparemment se poursuivre encore un peu mais ça ne dérangeait pas vraiment Rosario. Il ne tombait pas souvent sur des personnes le remettant à sa place. En général, les gens lui balançaient deux-trois méchancetés comme si ça résolvait n'importe quoi et employaient ensuite la magie pour régler leurs comptes. Et puisque le petit voleur était un incapable quand il s'agissait de sortilèges... Il se retrouvait régulièrement au tapis. Une situation sacrément humiliante quand il y repensait car s'il s'était agit des poings, il aurait gagné plus souvent. Mais cette demoiselle, là, bien qu'elle soit la frangine de Bellatrix... Elle lui plaisait bien. Elle avait d la répartie au moins t ne l'avait pas encore torturé. C'était peut-être un signe, peut-être qu'elle n'avait pas hérité des mêmes gènes que Bella. L'allusion à Robin des Bois le laissa profondément perplexe. Il connaissait la légende, comme n'importe quel petit sorcier élevé par des moldus mais... Il ne s'était jamais considéré de la sorte. « N'importe quoi ! Où tu vas pêcher des idées pareilles ? Robin des Bois volent les riches, je vole n'importe qui. Et si c'est pas pour donner aux pauvres, quel rapport avec ce gars ? Je suis juste un voleur, un arnaqueur, un cambrioleur, tout ce que tu veux ! Et un détective privé pour quand je suis d'humeur curieuse. » Il lui adressa un clin d’œil coquin qui contrastait fortement avec son attitude d'il y a trois secondes. Comme il le disait intérieurement, il éprouvait un respect tout neuf pour cette nana et puisqu'il n'avait pas encore été découpé en rondelles... « Sérieusement, je serais ravi de poursuivre cette palpitante joute verbale mais... Tu ne voudrais pas aller quelque part où il ne neige pas ? » Pour tout dire, Rosario ne se sentait pas très bien. Un frisson lui remonta le long de la colonne vertébrale et il écouta d'une oreille distraite la suite. Il crut pleurer de joie lorsqu'elle accepta enfin d'entrer dans le pub le plus proche. C'est frissonnant, le coeur battant dangereusement vite, que le petit voleur se laissa tomber à une table. « T'as raison, les maisons ne servent pas à grand chose au fond mais... Une Black à Serdaigle ? C'est marrant. » Pour sa part, le Choixpeau avait bien failli l'envoyer dans cette maison mais marcher sur les traces de son oncle semblait apparemment plus important. ravalant une pointe de ressentiment, il se frotta les avant-bras avec force. Il capta alors le reflet de l'anneau qu'elle avait au doigt - les détails dans ce genre ne lui échappait pas longtemps. « Déjà mariée ? » Haussement de sourcils étonné. « T'as pas traîné. » Elle enchaîna alors sur des devinettes et Rosario lui adressa un sourire candide. « Courage, j'sais pas, je crois que tu fais fausse route. En fait j'étais à... » Rosario fut brutalement interrompu par un cri et un homme entra en trombe dans le pub presque désert. Il avisa les deux jeunes gens, une lueur méfiante brillant dangereusement dans son regard. Le petit voleur, puisqu'il était dans le métier, plissa les yeux en voyant le sac que portait le type. Un sac à dos qui ne payait pas de mine, certes, mais sans doute ensorcelé. D'ailleurs... « Argh ! » La réflexion de Rosario s'arrêta à l'instant où il se retrouva à moitié sur sa rencontre du soir. La table leur tomba dessus avec un bruit sourd et le petit voleur les poussa tous les deux avec une seconde de retard. « Putain, aïe. » Le plateau de la table lui heurta douloureusement la cheville et il sentit les larmes lui monter bêtement aux yeux. « Vous êtes du ministère, vous deux ? » Ton agressif, inquiet. « Euh, je crois qu'on devrait filer. Vite. VITE ! »

Rosario s'empressa de pousser l'ancienne Serdaigle vers la sortie, évitant de justesse un Stupéfix bien senti. Ce type n'allait apparemment pas leur compter fleurette en cuisinant des biscuits. Il semblait plutôt déterminé à les écrabouiller un bon coup. Au cas où. Rosario connaissait bien le au cas où pour l'employer lui-même souvent. Quand il travaillait - appelons ça comme ça - il ne laissait rien au hasard et il ne permettait certainement pas à une victime de s'enfuir. La seule différence, c'est qu'il s'appliquait à les ligoter ou les enfermer, pas à les réduire en miettes. C'était un peu trop barbare quand même. Il filait à quatre pattes à travers le pub quand le type les rattrapa. Un instant, Rosario était par terre, le suivant il s'assommait à moitié contre une table. Nul doute qu'il ne verrait plus jamais les bistrots de la même façon. Sonné, il tomba en avant. « Andromeda ? » Cette fille, c'était un peu son point de repère en cet instant mais il n'avait absolument aucune idée de l'endroit où elle se trouvait. Le choc, doublé par le froid qu'il avait enduré pendant bien deux heures, l'avaient un peu mis hors-service.
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Sam 5 Avr 2014 - 23:19

Spoiler:
 

Bien malgré moi, je sentis l’ombre d’un sourire triomphal tressaillir au coin de mes lèvres. Je me souvenais comme si c’était hier de ce soir de septembre où j’avais supplié le Choixpeau de me répartir dans n’importe quelle maison exceptée celle où j’étais attendue. Ce jour-là, j’étais définitivement entrée en rébellion contre ma famille. La nature avait fait de moi le parfait sosie de ma sœur, je m’étais mise en quête d’un moyen de me démarquer d’elle. Le reste n’avait été que la suite logique de cet acte de sédition. Suivant le regard du jeune homme, je jetai un rapide coup d’œil à mon alliance. Nouveau sourire, plus énigmatique cette fois-ci. Dix-huit ans… Un peu jeune pour descendre la grande allée, sans aucun doute. Pour autant, et aussi curieux que cela puisse paraître aux yeux d’autrui, ce mariage – pourtant synonyme d’engagement et de responsabilités – m’avait libérée. Libérée du carcan dans lequel j’avais grandis et qui avait, plus d’une fois, menacé de m’étouffer. Je secouai légèrement la tête et mes pensées se tournèrent de nouveau vers le dénommé Isidore. A l’en croire, la célèbre intuition féminine m’avait cruellement fait défaut dans ma tentative de deviner son ancienne maison.

Les sourcils légèrement froncés, j’étais sur le point de revoir mon raisonnement lorsqu’un cri se fit entendre, juste derrière nous. Inquiète, je jetai un rapide coup d’œil par-dessus mon épaule. C’est alors que mon regard croisa celui de l’homme qui venait de faire irruption dans le pub, un regard dans lequel brillait une lueur étrange qui ne me disait rien de bon. Sans doute aurais-je mieux fait de renoncer à le fixer avec tant d’assistance. Malheureusement pour moi, cette pensée – des plus sages – ne traversa mon esprit qu’une poignée de secondes plus tard, alors que je me trouvais projetée au sol, à moitié écrasée par mon compagnon d’infortune. « Qu’est-ce que… ? » bafouillai-je vaguement, un peu sonnée. Mais le reste de ma question resta coincée quelque part au fond de ma gorge tandis que la table s’abattait violemment sur la cheville du petit voyou. Dans d’autres circonstances, la situation aurait presque pu sembler comique. Presque. Car le ton de notre agresseur ne me disait rien qui vaille.

« Mais… ! » Filer ? Comment ça filer ? Après tout, il ne s’agissait que d’une vulgaire méprise. Une fois que l’homme se serait assuré du fait qu’aucun de nous ne travaillait pour le Ministère de la Magie, il passerait son chemin. Non ? Bon. Mon acolyte semblait avoir beaucoup plus d’expérience que moi en matière de sorciers peu recommandables ! Et de toute façon, il ne me laissa pas vraiment le choix. Sans opposer de résistance, je me laissai entraîner en direction de la petite cour donnant sur le Chemin de Traverse. Me faufilant à même le sol entre les tables, j’avais presque déjà presque atteint la sortie. Il y eut alors un bruit sourd. Je fis volte-face, juste à temps pour voir le jeune homme heurter une table de plein fouet. « Milles gorgones ! » Je n’eus pas le temps de venir lui porter secours que déjà, l’autre brute épaisse fonçait sur moi. D’un geste rapide, je tirai ma baguette magique de sous ma cape – pourquoi diable n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Ted avait décidemment une mauvaise influence sur moi. Bon. Il était grand temps de me remémorer mes heures de gloire au sein du club de duel de Poudlard. J’abaissai ma baguette d’un coup sec. Il y eut un drôle de craquement suivi d’un hurlement. Vite fait, bien fait. Ce fou furieux espérait nous mettre la main dessus ? Il pouvait toujours courir – ou plutôt, il ne pouvait plus, justement, avec un genou dans cet état, ce qui nous confèrerait une bonne longueur d’avance.

« Hey… ! Est-ce que ça va ? » m’exclamai-je tout en venant m’agenouiller près de mon acolyte. « Isidore ! Faut pas rester là, allez ! Vite ! » Armée de toute la bonne volonté du monde, je glissai le bras du jeune homme autour de mes épaules pour tenter de le hisser tant bien que mal sur ses pieds. Avec mon mètre soixante et ma force de scarabée, autant dire que nous n’étions pas encore sortis de l’auberge – c’est le cas de le dire ! Clopin-clopant, je parvins tout de même à atteindre la petite cour intérieure tout en soutenant mon camarade. En dépit des tremblements qui secouaient mon bras, je parvins à composer la bonne combinaison. Presque aussitôt, le mur de briques laissa sa place à la fameuse arche marquant l’entrée de l’allée commerçante. Vite. Tant bien que mal, je tentai d’accélérer le mouvement, résistant plus ou moins bien à la tentation de jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule pour m’assurer de la position de notre « ennemi ». Ce dernier ne tarda pas à manifester sa présence par un hurlement – de rage ou de douleur, difficile à dire. « Mais c’est qui ce type ? » m’exclamai-je, un brin essoufflée par ce court mais intense trajet. « Tu peux marcher ? » A vrai dire, il s’agissait moins d’une question qu’une affirmation. Lentement, je dégageai le bras d’Isidore de mes épaules tout en lui faisant signe de continuer d’avancer. Là, je fis volte-face dans l’espoir de ralentir encore l’avancée de notre assaillant. Un petit sortilège de confusion devrait faire l’affaire.

« Confund… Aaaargh ! » Le rayon de lumière rouge me heurta de plein fouet. Aussitôt, ma baguette m’échappa des mains. Elle n’avait pas encore touché le sol que déjà, je heurtai le mur le plus proche de plein fouet. Il y eut quelques secondes de noir. Puis, le son et l’image revinrent petit à petit. Des bruits de pas. A qui appartenaient-ils ? Désorientée, je sentis mon regard devenir étrangement humide, sans que je ne puisse déterminer s’il s’agissait là des larmes de douleur ou d’impuissance. A mesure que je recouvrais mes esprits, je prenais conscience de l’absurdité de la situation. A cette heure-ci, j’aurais dû me trouver chez moi. Au lieu de cela, j’avais préféré bavasser avec un type louche pour finalement tomber sur un individu encore moins recommandable que lui. Lorsqu’il avait appris que je m’étais engagée dans une mission pour le compte de l’étoile du centaure, quelques semaines seulement après avoir appris que j’étais enceinte, Ted était fou de rage. Trois mois plus tard, je me lançai entraîner dans une aventure abracadabrante pour avoir voulu m’amuser quelques minutes de ma ressemblance physique avec ma sœur ! Que dirait-il cette fois ? Peut-être ne le saurais-je jamais. Peut-être que ce petit voleur d’Isidore allait se faire la malle et m’abandonner là. Après tout, pouvait-on vraiment compter sur un malfrat dans son genre ?
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 9 Avr 2014 - 21:14

Spoiler:
 

C'était douloureux mais Rosario aurait bien été en pein de définir quel endroit exactement lui faisait mal. Il peinait pour reprendre son souffle et entendit à peine le hurlement de douleur de leur assaillant. En cet instant, il faisait pleinement confiance à Andromeda. C'était dingue, ça devait vraiment être sa présence qui attirait les pépins. Chaque fois qu'il entamait la conversation avec quelqu'un, il fallait toujours que ça se termine par des sorts volant à droite à gauche, un peu beaucoup de douleur pour lui (sinon ça ne serait pas drôle voyons) et forcément quelqu'un pour le détester. Il méditait ces pensées vaguement agacées quand la petite sorcière fit irruption près de lui. Sans réfléchir, il prit appui sur elle et la suivit à l'extérieur d'un pas traînant. Le petit voleur vit le grand mur de briques leur laisser le passage et ils abandonnèrent derrière eux le malfrat. « Ce... Ce.. » Rosario s'interrompit le temps de retrouver pour de bon ses esprits. Franchement, il n'avait pas l'air très glorieux, là, à marmonner des trucs sans queue ni tête. Et il devait bien reconnaître que sans Andromeda, il serait encore contre son bar, là, au Chaudron Baveur. Ce constat l'agaça de plus belle car il se sentait l'âme d'un incapable. Il hocha la tête quand elle lui demanda s'il pouvait marcher mais c'était plus par fierté que pour autre chose. Rosario passa devant la demoiselle qui avait sorti sa baguette mais ne fit que trois pas avant qu'un cri ne le fasse violemment sursauter. Sa compagne d'infortune lui passa juste sous le nez pour s'écraser contre un mur. Un cri – appelons ça un cri plutôt qu'un couinement, c'est quand même plus glorieux – échappa au voleur qui n'écouta que son courage pour... S'enfuir en courant. Rosario prit littéralement les jambes à son cou, puissant dans sa peur pour avancer. Trois secondes plutôt, il se sentait incapable de faire un pas et voilà qu'il cavalait le long de la rue comme si sa vie en dépendait. Un sortilège écarlate passa juste à côté de lui et il rasa les murs en priant.

A l'angle d'une ruelle, il fit un splendide dérapage parfaitement incontrôlé et se plaqua contre un mur. Avant de se sentir profondément coupable. Ca ne lui ressemblait pas, de se sentir mal comme ça. Apès tout, il avait fait ce qu'il fallait : il était vivant et à peu près en bonne santé. Généralement, ça lui suffisait pour s'en aller le cœur léger. Pas là, pas cette fois-ci. « Tu n'es qu'un lâche, Rosario Daugherty. » Cette constatation le laissa perplexe. Il n'avait jamais considéré les choses sous cet angle mais il était effectivement un lâche doublé d'un grand trouillard. Et un incapable puisqu'il ne savait pas lancer le moindre sortilège. Cette réflexion ne lui avait pas prit plus de deux secondes et le voilà reparti en sens inverse, courant comme si sa vie en dépendait de nouveau. Dans sa course, il dégaina sa baguette – sans la moindre idée de ce qu'il allait en faire. Pris d'une soudaine inspiration, il la leva et cria le premier sortilège qui lui passait par la tête. « Confringo ! » Rosario sursauta très fort quand un jet de lumière jaillit de sa baguette. C'était si improbable qu'il en oublia même sa peur et le sentiment d'urgence qui l'habitait. Le sortilège forma un magnifique arc de cercle dévié par le sursaut du voleur et s'écrasa contre une gargouille qui surplombait une devanture de magasin. L'engin grimaçant s'écroula dans un craquement sinistre et s'écrasa au sol. « Andromeda ? T'es où ? » Le nuage de poussière soulevé par la chute de la statue l'empêchait d'y voir quoi que ce soit. Le malfrat lui-même n'était nul part. Un sortilège de stupéfixion le frôla et Rosario se jeta au sol pour la millième fois dans la journée. Il allait franchement avoir besoin de vacances. Et dire qu'il s'était engagé auprès de l'Étoile du Centaure car il rêvait d'aventure... Autant venir causer avec des demoiselles dangereusement jolies sur le Chemin de Traverse, ça allait plus vite. La poussière retomba enfin au sol et Rosario cria. Enfin. Le visage presque collé au sien était affreusement laid et la colère qu'il lisait dans les petits yeux brillants était, eh bien flippante. « Vous ! Vous êtes coupable de complicité avec un voleur et de crime contre les gobelins de Gringotts. » Malgré sa petite taille, le gobelin sorti tout droit de la grande banque des sorciers força un Rosario complètement paumé à se relever. La scène était franchement bizarre. Le malfrat était cloué au sol par un gobelin encore plus laid et... « Oh mon dieu, mais vous êtes combien ! » Une douzaine d'autres débarquaient en force pour bloquer lentement mais sûrement la ruelle. « Je savais qu'j'aurais jamais dû revenir... » « Taisez-vous ! La demoiselle et vous-même êtes arrêtés pour tentative de meurtre envers des créatures magiques. » « Tenta... ? » Médusé, Rosario contempla le visage du gobelin sans trop comprendre avant d'aviser la gargouille. « Ah... Vous parlez de ça ? » Le petit voleur coula un regard mi-accusateur mi-désolé en direction d'Andromeda.


Dernière édition par Rosario S. Daugherty le Mer 9 Avr 2014 - 21:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 9 Avr 2014 - 21:14

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 23 Avr 2014 - 23:26

Spoiler:
 

« Sac à gargouille ! » m’exclamai-je, les dents serrées, en regardant cette petite crapule pleine de poux prendre ses jambes à son cou et disparaître à l’angle de la ruelle. Ah, il semblait avoir complètement retrouvé l’usage de ces membres, le bougre ! Comment avais-je pu me montrer aussi naïve ? Au prix d’un immense effort, je ravalai ma colère et mes larmes pour tenter de me relever – sans grand succès. Quelques secondes plus tard à peine, je glissai de nouveau contre le mur de briques, mes jambes flageolantes refusant de supporter mon poids. Encore désorientée par le choc, j’entrepris de chercher ma baguette à tâtons. A cet instant, chercher une aiguille dans une botte de foin aurait sans doute été une entreprise moins difficile ! En effet, la neige qui tombait toujours à gros flocons avait probablement déjà recouvert ma seule chance de me tirer de ce mauvais pas. Quelle solution me restait-il alors ? Transplaner ? Je ne m’en sentais pas la force. Résignée, j’étais prête à faire face à mon destin lorsqu’un éclair de lumière jaillit de l’autre bout de la rue pour venir s’écraser contre une gargouille qui se décrocha de la devanture du magasin dans un craquement sinistre. C’est alors que la voix du fuyard s’éleva de nouveau, au milieu du nuage de poussière provoqué par l’explosion de la sculpture. Partagée entre la rancœur suscitée par sa fuite et le soulagement de le savoir revenu, j’hésitai un instant avant de manifester ma présence. Quelques secondes de trop, sans aucun doute.

Il y eut un cri. Peu à peu, le nuage de poussière se dissipa, dévoilant à mes yeux une scène qui m’arracha un petit hoquet de surprise. « Vous ! Vous êtes coupable de complicité avec un voleur et de crime contre les gobelins de Gringotts ! » La situation me semblait tellement absurde que l’espace d’un instant, je songeai à demander à cette horrible créature de répéter le chef d’accusation qu’elle retenait contre mon compagnon d’infortune. Bizarrement, ses petits yeux noirs et féroces me poussèrent à garder le silence. Je n’avais eu que très rarement à faire aux gardiens de la banque des sorciers mais suffisamment pour savoir que toute tentative de discussion se révèlerait infructueuse. Seuls les faits pouvaient être invoqués face à ces négociateurs hors pair. Aussi, je tournai vivement la tête, à la recherche du véritable coupable, le malfrat qui nous avait coursés depuis le Chaudron Baveur. Mais le sorcier semblait s’être volatilisé. Pire encore, il avait été remplacé par pas moins d’une douzaine de gobelins furieux. Au loin, j’entendis les vagues protestations de mon acolyte. « Taisez-vous ! La demoiselle et vous-mêmes êtes arrêtés pour tentative de meurtre envers des créatures magiques. » Par la barbe de Merlin, moi qui pensais avoir encore une chance de passer entre les mailles du filet ! Tentative de meurtre ? Cette accusation était tout bonnement insensé ! A moins que… Furieuse, je me tournai vers le dénommé Isidore. Tandis que je le foudroyais littéralement du regard, mes lèvres formèrent silencieusement les mots : « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?! »

Au prix d’un immense effort, je parvins à réprimer un petit gémissement plaintif. En l’espace d’une soirée, j’étais passée du statut de mère de famille respectable à celui de délinquante en puissance. Comment allais-je pouvoir me tirer de ce mauvais pas ? C’est alors qu’une idée commença à germer doucement dans mon esprit. Une idée folle. Une idée qui, si elle venait à se révéler infructueuse, m’attirait sans doute de très regrettables ennuis. Après quelques secondes d’hésitation, l’évidence finit par me sauter au visage : il s’agissait là du meilleur – du seul ? – plan que nous ayons. Je fermai les yeux un court instant, comme pour mieux m’imprégner de ce rôle que je connaissais déjà par cœur mais que je n’avais plus joué depuis de très nombreuses années. « Imbéciles ! » m’exclamai-je finalement, avec une brusquerie qui me surprit moi-même. D’un mouvement souple, je parvins finalement à me relever, tirant sur mes vêtements pour en lisser les plis. « Voilà plusieurs heures que je traque cette crapule et en quelques secondes à peine, tous mes efforts sont réduits à néant ! » Je marquai une pause, le temps d’inspirer profondément et de prier Merlin pour que ce plan fonctionne. « Miss Black… ? » interrogea l’un des gobelins en me fixant d’un œil méfiant. Il n’y avait pas de trace de crainte dans sa voix ce qui, à mes yeux, était plutôt mauvais signe. Cela dit, je savais pertinemment que ces créatures magiques ne portaient pas les sorciers dans leur cœur, y compris ceux de sang-pur. « Evidemment ! De qui d’autre pourrait-il s’agir, sombre crétin ?! » Le gobelin esquissa une grimace qui ne présageait rien de bon. Il me fallut lutter de toutes mes forces contre ma nature profonde pour ne pas reculer d’un pas. « Veuillez nous excuser, Miss, si nous avions su nous… » bredouilla une autre de ces créatures, manifestement moins téméraire. Une fois encore, je ne pouvais que mesurer l’étendue de la crainte qu’inspirait ma sœur à la plupart des membres de la communauté magique. « Il suffit ! » le coupai-je brutalement avant de rejoindre Isidore en quelques grandes enjambées. Chemin faisant, j’en profitai pour récupérer ma baguette que je pointai sans ménagement dans le dos du petit voleur. « J’ai la situation bien en mains désormais, vous pouvez disposer. » Sans doute trop aimable pour être du Bellatrix dans le texte. Aussi rajoutai-je dans un petit ricanement moqueur : « Chacun son travail et les hypogriffes seront bien gardés ! »

A ma grande surprise, mon plan sembla fonctionner. « Incarcerem ! » m’exclamai-je comme pour donner plus de force à mon récit. Des cordes jaillirent de ma baguette pour s’enrouler autour de mon acolyte. Un à un, les gobelins finirent par tourner les talons et reprendre le chemin de la banque, située à quelques mètres de là. Lorsqu’ils furent tous parti, je m’emparai fermement du bras de mon compagnon d’infortune pour l’entraîner sans ménagement au fond de la ruelle la plus proche. La pression que j’exerçai sur son épaule était sans aucun doute bien au-delà du nécessaire mais je tenais à paraître crédible – à me venger un peu de lui, il fallait bien l’admettre. Lorsque je fus sûre d’être à bonne distance de nos ennemis, je laissai enfin éclater ma colère : « Non mais vous vous rendez compte ?! On aurait pu passer le reste de nos jours à en prison ! Vous aimez peut-être ça, vous ! Le risque, l’adrénaline et toutes ces… Toutes ces conneries ! » Pour que je me mette à jurer comme une moldue, il fallait qu’il m’ait mise sacrément hors de moi. « Mais moi, je n’ai pas l’intention d’élever mes enfants derrière les barreaux ! » J’étouffai un nouveau juron avant de m’exclamer : « Mais qu’est-ce que vous leur avez fait pour les mettre en rogne ? Et cessez de mentir ! » Ma colère passée, je repris enfin mon souffle. « Par la barbe de Merlin, j’espère qu’ils ont tout gobé sinon... ! »


Dernière édition par Andromeda Tonks le Jeu 24 Avr 2014 - 1:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 23 Avr 2014 - 23:26

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Jeu 24 Avr 2014 - 21:24

Cette nana était incroyable. Enfin c'est ce que Rosario se disait en la voyant se couler dans le rôle qu'elle avait utilisé un peu auparavant avec lui. Cette froideur qui rappelait sa soeur et qui suffisait à le faire flipper comme un dingue. Le petit voleur était assez doué pour improviser en cas de pépin - il faut dire qu'avec son niveau de magie, il avait intérêt à savoir baratiner, sans quoi il serait derrière les barreaux depuis belle lurette - mais la prestation d'Andromeda était géniale. Rosario n'aurait pas tout de suite dit que ressembler à Bellatrix était un avantage mais aujourd'hui, ça leur sauvait probablement la mise. Il masqua à grand peine un grand sourire devant les courbettes des gobelins ais sa gaieté s'envola vite quand la demoiselle pointa sa baguette droit sur lui. « Euh... Andromeda... » Probablement le moment de se taire car un gobelin lui décocha un regard méfiant. Sauf que voilà, il ne savait plus franchement où il en était. Il se doutait que tout cela faisait parti du plan - lequel lui paraissait un peu obscur quand même parce qu'il n'était pas exactement l'ennemi - mais quand une baguette se retrouvait pointé sur lui, ça signifiait généralement qu'il avait du soucis à se faire. « Oui, oui, la situation un peu trop en main même... » Toujours incapable de se taire. Pauvre fou qu'il était, il fallait qu'il continue à mettre son grain de sel dans la conversation. Andromeda le prit totalement au dépourvu quand elle poussa le rôle jusqu'à le ligoter. « Nan mais ça va, faudrait voir à pas aller trop loin aussi. » Agacé, il n'avait fait que murmurer ces paroles à l'adresse de la sorcière tandis que les gobelins faisaient lentement demi-tour, débarrassant les lieux de leur présence. Elle l'attrapa par le bras pour le traîner un peu plus loin et c'est à cet instant qu'il comprit ce qui le chiffonnait jusque là. Il s'apprêtait à en faire part à sa camarade quand il se retrouva nez-à-nez avec son regard furieux. Il n'aurait peut-être pas dû être surpris par sa colère mais il fut toutefois un peu vexé. S'il était revenu, c'était juste pour l'aider. Alors certes, il n'était pas le sorcier le plus doué qui soit - c'était même l'inverse - et il était prêt à le reconnaître mais il avait fourni un effort considérable. Rare étaient les gens à pouvoir voir un Rosario revenir en courant. Toutefois, il devait admettre qu'elle avait raison : il aimait l'adrénaline. Il en était même dépendant. Il suffisait de voir ses journées, ses occupations, ses meilleures souvenirs. Tous avaient en commun une folle aventure, une course-poursuite, un duel perdu d'avance... Rosario aimait la sensation de peur, il aimait le soulagement quand il s'en sortait de justesse. Ce n'était pas de sa faute, son oncle l'avait élevé ainsi, ça avait bercé son adolescence et même ses histoires d'enfance. « Ok ok, on se calme. » Il aurait bien levé les mains en signe d'apaisement mais attaché avec ces foutues cordes, ça risquait d'être difficile. « D'abord, détachez-moi. » Un ordre, et ils en étaient revenus au vouvoiement. C'était dingue comment les gens réagissaient différemment après une situation plutôt intense. Il y avait les gens qui, comme Andromeda l'avait si aimablement soulignés, aimaient ça, et ceux qui se défoulaient sur le premier truc venu. Et ce truc, c'était Roz'. « Ensuite, j'y peux pas grand chose si ce type est sorti de la banque. En parlant de lui, vous savez où il est ? Vous êtes géniale et tout - merci la réputation de la petite soeurette en passant - mais vous savez où il est, le gars ? Nan, ben voilà. » Rosario s'énervait. Il avait horreur de ne pas être en plein possession de ses moyens, et il détestait aussi quand les autres avaient raison. « J'sais pas si vous avez vu mais les gobelins, ils étaient seuls quand ils sont repartis dans leur banque. Pas de voleur dérangé avec qu'eux. Pouf ! » Rosario adressa un regard froid à la demoiselle. « Je ne crois pas qu'il nous porte dans son coeur, si vous voyez ce que je veux dire. » Il se dégagea brutalement de la poigne douloureuse d'Andromeda et fit quelques pas sur le côté, histoire de surveiller l'entrée de la ruelle. Il aurait plus manqué que l'autre se ramène maintenant, chose qui ne manquerait pas d'arriver. Ils avaient vu son visage et tout ce qui allait avec, ils étaient des témoins plutôt gênants. « Alors ouais, vous avez tout sous contrôle et tout, mais vous en oubliez la moitié, de ce tout. Et puis putain, vous risquez rien ! Rien ! Vous avez le sang pure comme personne, vous êtes une Black, vous avez tout pour vous, alors arrêtez de pleurer ! Ils vont pas vous jeter au trou, vous ! » Ah, c'était peut-être ça, la raison profonde de sa colère subite. Et puis ce qui devait arriver arriva. Le type n'avait pas retrouvé son butin puisque les gobelins l'avaient rapporté avec eux - Rosario les avait vu porter le sac en rentrant à la banque - mais il les avait trouvé eux. Il se planta au bout de la ruelle, baguette en main, et leur coula un regard menaçant. Incapable de se taire puisqu'il était toujours remonté comme un horloge, le petit voleur ne put s'empêcher de glisser à sa camarade : « Retournez-vous et admirez votre boulot. Et détachez-moi, bordel, comment voulez-vous que je serve à quelque chose comme ça ? » Il ne l'aurait avoué pour rien au monde mais la présence de ce dingue lui faisait un peu peur, là tout de suite. « Promis, je vous dirais tout et n'importe quoi, mais après. » Un ton un peu suppliant à présent. Le sorcier n'avait pas envie de rire lui, et eux n'étaient que deux témoins gênants qui en plus avaient renvoyé au placard les gobelins. Rosario commençait même à se dire qu'ils auraient pu leur être utiles.
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Jeu 24 Avr 2014 - 23:22

Spoiler:
 

En l’espace de quelques secondes – et avant même que je puisse m’en rendre compte – le vouvoiement était redevenu de rigueur. Du statut de rencontre divertissante, mon compagnon d’infortune était passé à celui d’ennemi public numéro un, et ce en un clin d’œil. Pourtant, je devais bien reconnaître qu’il n’était pas vraiment responsable de la tournure qu’avaient pris les événements. Qu’à cela ne tienne, le temps de me remettre de cette belle frayeur, il me fallait bien quelqu’un à blâmer et à bien des égards, ce très cher Isidore était le coupable idéal ! Bien loin de m’inciter à conserver mon calme, le petit voleur semblait au contraire redoubler d’efforts pour me faire sortir de mes gonds. Non content d’avoir considérablement aggravé la situation et si peu reconnaissant de m’avoir vue le tirer de ce mauvais pas, le voilà qui se plaçait désormais en donneur de leçon. Si j’avais remarqué que le malfrat s’était soudainement fait la malle ? Bien entendu ! Mais, au cas où il ne l’aurait pas remarqué, j’étais bien trop occupée à échafauder un plan destiné à nous sortir de là pour trouver encore le temps de me lancer à sa poursuite à travers tout le village. Les poings serrés, je fixais mon acolyte d’un œil mauvais lorsqu’il commit la regrettable erreur de se jouer de la limite à ne jamais franchir. Moi, une Black ? Me traiter de scroutt à pétard mal luné aurait sans doute été moins grossier de sa part. « Que j’arrête de pleurer ? » m’exclamai-je, la voix tremblante de rage. « Mais qu’est-ce que vous croyez au juste ?! Que vous n’êtes qu’un pauvre petit boursouflet que la vie n’a pas épargné ? Pendant que moi, bien à l’abri dans mon gigantesque manoir avec mon coffre plein de gallions et mon illustre nom, j’ai tout le Ministère à mes pieds ? C’est ça ? Non mais vous… »

Malheureusement pour moi, je n’eus guère le temps de mener ce sermon à son terme. En effet, suivant son conseil, je m’étais retournée, juste à temps pour voir la silhouette ô combien familière de notre poursuivant se dessiner à l’autre bout de la ruelle. Ce pauvre Isidore avait beau avoir considérablement chuté dans mon estime, j’étais forcée d’admettre que face à un ennemi de cette taille, deux baguettes valaient toujours mieux qu’une. Quoique… Une baguette et demie serait sans doute un terme plus approprié pour décrire la situation. « Comme si vous serviez à quelque chose de toute façon… » pestai-je dans un léger haussement d’épaules tout usant d’un sortilège de découpe pour le libérer de ses liens. Avec quelques secondes de retard, je pris conscience de la dureté de mes propos. Loin d’éprouver des remords, je dus me mordre doucement la lèvre pour réprimer un sourire goguenard. Ce genre de petites piques ne me ressemblaient pas. Il fallait croire que le petit voleur n’avait pas tort : je conservais malgré tout quelque chose des Black. Mais l’heure n’était pas à la psychanalyse. A en juger par son air féroce, notre ennemi n’était pas venu jusqu’ici pour bavarder gaiement.

« Furunculus ! » m’exclamai-je finalement en pointant ma baguette sur notre assaillant. Certes, il ne s’agissait sans doute pas du meilleur moyen de défense mais pour l’heure, c’était là tout ce qui m’était venu à l’esprit. Comble de malchance, mon adversaire choisit cet instant précis pour m’adresser un éclair de lumière rouge qui m’obligea à me jeter sur le côté, déviant par la même la trajectoire de mon maléfice qui vint heurter… ce pauvre Isidore. « Par la barbe de Merlin… » marmonai-je dans un petit gémissement compatissant tout en regardant les énormes furoncles percer sur le visage de mon acolyte. « Je suis dé-so-lée ! » Une fois encore, je me surpris à me mordre doucement la lèvre pour réprimer un petit sourire en coin. Pourtant, la situation n’avait rien de comique. A vrai dire, elle était plutôt désespérée. Mais suite à cette victoire inespérée contre une horde de gobelins et passée le choc qui en avait résulté, je me sentais pousser des ailes. Il n’avait pas tout-à-fait tort, le bougre ! L’adrénaline avait du bon. Cela faisait bien longtemps que je n’avais rien fait d’aussi… dingue. « Bon, je ne voudrais pas avoir l’air de dramatiser mais je me dois de te dire que ton capital séduction vient d'en prendre un coup... » Sans même m’en rendre compte, j’étais naturellement revenue au tutoiement. « Enfin, essaye de voir le côté positif : tes nombreux ennemis seront désormais incapables de te reconnaître ! »

L’espace de quelques secondes, j’en avais presque oublié la présence du malfrat qui ne tarda pas à se rappeler à nous par un rire sans pitié. « Euh… Bouge. Vite. VITE ! » m’exclamai-je en m’emparant du bras du petit voleur pour l’entraîner à ma suite, suppliant Merlin de nous donner ne serait-ce qu’une petite chance de sortir vivants de cette folle soirée. Malheureusement pour nous, le vieux barbu semblait avoir pris quelques vacances. « Mais c’est pas vrai ! » m’exclamai-je en constatant que la ruelle dans laquelle nous nous enfoncions était en réalité une impasse. Une solution. Vite. Elle me vint alors, comme une évidence, à tel point que je me demandai pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt. « J’espère pour toi que tu n’as pas trop mangé au déjeuner ! » m’exclamai-je avec une pointe d’humour. Là-dessus, je pivotai sur moi-même, pour nous faire disparaître, Isidore, moi et… « Nom d’une gargouille ! » articulai-je d’une voix étranglée en réapparaissant quelques rues plus loin et en constatant que le malfrat était toujours là, fermement agrippé à ma cheville.


Dernière édition par Andromeda Tonks le Jeu 24 Avr 2014 - 23:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Jeu 24 Avr 2014 - 23:22

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Dim 27 Avr 2014 - 21:33

lancé de dé :
 

Les liens tombèrent enfin et la pression redescendit d'un tout petit cran en Rosario. La liberté de mouvements était une chose sacrément important mais on ne s'en rendait compte que lorsqu'elle nous était ôtée. Il fronça les sourcils aux paroles de la demoiselle. Il pouvait servir à quelque chose ! Seulement, la magie n'était pas son fort, voilà. Ça arrivait à tout le monde d'avoir un point faible, le sien était là et il était monumental. Ce n'était pas faute de faire des efforts pourtant. Enfin, il avait d'autres choses à penser dans l'immédiat, comme ce type qui avait l'air bien décidé à leur faire la peau. Il fouillait dans ses poches à la recherche de sa baguette - qui avait apparemment disparu dans l'affaire - lorsque sa voisine se décida à agir... pour échouer. Un éclair lumineux apparut un bref instant avant qu'un intense douleur - très brève mais qu'est-ce que ça faisait mal ! - lui heurta les joues de plein fouet. « Argh ! » Il plaqua ses mains sur ses joues qu'il sentit de déformer lentement. « Putain mais t'es trop conne ! » Oui bon, il avait une bonne raison de pester cette fois-ci. Il adressa un regard assassin à la demoiselle et abandonna sa recherche de baguette magique. Elle était définitivement perdue dans ses poches ou quelque part dans la rue. Ses joues le lançaient horriblement - puis bon, la honte quoi - et l'autre se permettait des commentaires assez désobligeants. « Et après c'est moi qui sert à rien ? Pauvre cloche, va. » Il était vexé, le Rosario. C'était marrant car plus il s'énervait, plus il la vouvoyait, mais il était naturellement revenu à tutoiement quand... Eh bien, quand le style de colère changeait. Il se frottait toujours les yeux, conscient que ce n'était pas vraiment le moment mais c'était plus fort que lui, lorsque Andromeda l'attrapa par la manche pour le traîner à sa suite. Il manqua une nouvelle fois de s'étaler de tout son long car courir à l'aveuglette, ce n'était pas évident.

Ils tournèrent dans une ruelle, qui était en fait une impasse, et une plainte jaillit de Rosario. C'était un véritable enfer, cette soirée ! Tout ça parce qu'une nana l'avait coursé, qu'elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Bellatrix et qu'ils avaient bavardé... Et maintenant, ils courraient toujours en priant pour ne pas mourir. Et au fond de lui, le petit voleur adorait ça. L'adrénaline, c'était presque une drogue pour lui mais il ne l'aurait jamais reconnu. Non non, lui il vantait les mérites d'une vie bien tranquille et bien posée. Les ennuis ? On n'en veut pas ici ! Tu parles, oui, toujours à la recherche de la petite aventure géniale. Et puis le monde disparut et Rosario eut bien l'impression que sa dernière heure était arrivé. Peu habitué au transplanage puisqu'il n'avait pas son permis et qu'il n'avait personne autour de lui qui l'utilisa fréquemment, ses jambes se dérobèrent sous lui à leur arrivée et il tomba assis sur le malfrat. « Ah parce qu'il est venu aussi, lui ? » L'homme repoussa violemment le petit voleur qui tomba cette fois-ci en avant, s'égratignant les paumes des mains. S'il parvenait à rentrer entier chez lui, sous son pont, il était bon pour une semaine à panser ses diverses plaies. Rosario se retourna à temps pour se jeter à plat-ventre - un vrai rituel ! - quand un sortilège rouge tomate jaillit de la baguette du type. « Je vais vous faire la peau ! » C'était encourageant. « C'est pas vrai ! » Comme sa baguette semblait vraiment s'être fait la malle, Rosario opta pour une deuxième technique, à savoir un bon coup de pied dans la mâchoire du type. Il se releva d'un bon et attrapa vivement la baguette de sa partenaire. « J'ai perdu la mienne. Erigo ! » C'était le premier sortilège qui lui était passé par la tête, vestige de sa lecture du livre pratique du sorcier campeur tome un, et c'était loin d'être une bonne idée de l'utiliser puisqu'il servait techniquement à monter des tentes et des chapiteaux. Le sortilège, ne trouvant pas de matériaux pour accomplir sa mission, entreprit d'aller piocher les pièces... Dans les magasins du Chemin de Traverse. Des machins et des trucs jaillirent violemment des vitrines voisines, faisant éclater le verre. Rosario, qui s'était redressé pour attraper la baguette, poussa un cri de surprise et de peur quand un long piquet manqua de l'empaler. « Je vais tous nous tuer ! » C'était plus un gémissement qu'autre chose mais oui, Rosario allait finir par tous les tuer avec ses idées lumineuses et terriblement difficiles à mettre en pratique. Il se raccrocha à la main d'Andromeda, l'attirant à lui, et le chapiteau finit de se mettre en place. Il ne ressemblait à rien, mélange improbable de bric et de bloc, mais le malfrat était toujours dessous. Et brutalement, un jet vert parfaitement mortel fusa du tas de toile et de fer. Il frôla les deux aventuriers (qui méritaient leur titre après toutes ces péripéties qui n'étaient pas finies) pour disparaître dans le ciel. « Oh mon dieu... Mais il va vraiment nous faire la peau ! » Ce n'était pas vraiment un scoop mais Rosario avait un peu de mal à l'imaginer quand même. Tout ça pour trois sous qu'il n'avait pas remboursés...! « Viens ! » Il partit en courant sans vérifier si sa collègue d'ennuis le suivait et s'aperçut que des fenêtres s'ouvraient petit à petit. Les marchands en tout genre qui vivaient au-dessus de leur boutique commençaient à être attiré par le bruit, ce qui ne présageait rien de bon. Des types du ministère seraient probablement mis au courant, une brigade de tireurs d'élite viendraient régler le problème... Et les gobelins avaient sans doute déjà envoyé un hibou, fourbe comme ils étaient. Ces créatures détestaient cordialement les sorciers et même si l'identité de sa partenaire avait suffi à les tenir en respect sur le moment, ils avaient sans doute envie de leur jouer un mauvais tour.


Dernière édition par Rosario S. Daugherty le Dim 27 Avr 2014 - 21:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Dim 27 Avr 2014 - 21:33

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Lun 5 Mai 2014 - 12:52

Spoiler:
 

La situation était, certes, critique, mais pas totalement désespérée. Du moins tentai-je de m’en persuader tout en disparaissant au fond de la ruelle, engloutie par un tourbillon de formes et de couleurs, ma main fermement agrippée au bras de mon compagnon d’infortune. Mais lorsque mes paupières se rouvrirent sur le visage violacé de notre poursuivant, je fus bien forcée d’admettre que les choses étaient plutôt mal engagées. Paralysée par la peur, je ne parvins pas à me dégager de l’emprise du malfrat. Lorsqu’un rayon de lumière rouge s’échappa de la baguette de ce dernier, je crus bien que c’en était fini des aventures de la couturière et du petit voleur – un premier tome qui, pourtant, promettait une saga à succès. Fort heureusement pour moi, mon comparse semblait familier de ce genre de situations de crise et, par conséquent, plus à même de garder la tête froide pour réagir promptement – à moins que ce coup de pied ne soit rien d’autre qu’un vague réflexe dicté par un instinct de survie particulièrement développé ? Je n’avais guère le temps de disserter sur la question. Quoiqu’il en soit, j’étais forcée de reconnaître que cette méthode peu orthodoxe semblait porter ses fruits. Simple mais efficace. J’étais sur le point de lui faire part de ma gratitude lorsque le petit voleur m’arracha brusquement ma baguette des mains, sous prétexte d’avoir égaré la sienne. Si nous n’avions plus qu’une baguette pour deux, autant signer tout de suite notre arrêt de mort – surtout si celui de nous deux qui disposait de cette arme était tout-à-fait incapable de s’en servir. Je voulus partager cette observation avec mon acolyte mais ce dernier ne m’en laissa guère le temps.

« Par la barbe de Merlin, mais qu’est-ce que… ? » m’exclamai-je, bouche-bée, tout en contemplant le véritable chaos engendré par le sortilège d’Isidore. En effet, en l’espace de quelques secondes à peine, le Chemin de Traverse semblait s’être transformé en une véritable décharge à ciel ouvert tandis qu’un amas de ferraille fonçait droit sur nous. Face à ce spectacle consternant, l’observation de mon compagnon d’infortune me sembla fort à propos. Il allait tous nous faire tuer, cela ne faisait pas le moindre doute ! Comme pétrifiée par l’absurdité de cette scène, je dus compter sur sa main secourable pour éviter de me faire embrocher par quelques barres de fer volant autour de nous. Bientôt, une sorte de chapiteau difforme vint recouvrir notre agresseur qui se trouva prisonnier – pour combien de temps ? Un éclair de lumière verte ne tarda pas à apporter une réponse à cette question ô combien naïve. Aussitôt, je sentis mon cœur faire un bon furieux dans ma poitrine tandis que j’emboîtais le pas du petit voleur, sans me faire prier davantage. Tandis que nous remontions le long de la rue commerçante, les portes des commerces s’ouvraient sur notre passage. Avec tout ce grabuge, nul doute que des membres du Ministère ne tarderaient pas à débarquer. Mais peut-être s’agissait-il de notre meilleure chance ? A choisir, je préférais encore finir dans une cellule qu’à la morgue… !

« Donne-moi ça ! » m’exclamai-je précipitamment tout en arrachant ma baguette des mains de ce bon à rien d’Isidore. « Bombarda Maxima ! » m’exclamai-je en pointant ma baguette sur la devanture du magasin de chaudrons, alors même qu’un nouvel éclair de lumière verte manquait de peu de nous frapper. Le résultat ne se fit guère attendre. Presque aussitôt, la façade du magasin vola en éclats, entraînant un jet de pierres venu barrer l’allée commerçante. Malheureusement pour nous, le malfrat fut plus rapide que je l’avais escompté et parvint à éviter les débris. Furieuse, je retins un juron tout en poursuivant ma course le long de la rue pavée. Il fallait tout de même voir le côté positif : avec ce boucan infernal, le Ministère ne tarderait pas à avoir vent de cette histoire et une brigade de tireurs d’élite serait bientôt là pour nous tirer de ce mauvais pas. A condition, bien sûr, qu’ils ne nous prennent pas pour les agresseurs… A condition, aussi, que les gobelins ne leur aient pas parlée de nous… Cela faisait tout de même beaucoup de « si ».

Alors que nous passions en trompe devant chez Fleury et Bott, je me retins tant bien que mal de frapper mon front de ma main. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? « Par ici ! » m’exclamai-je à l’attention d’Isidore tout en bifurquant sur la droite, en direction de la petite boutique de Madame Guipure. Un petit coup de baguette plus tard, la porte verrouillée par mes soins quelques heures plus tôt s’ouvrit à la volée. Sans plus de cérémonie, je poussai le petit voleur à l’intérieur avant de lui emboîter le pas. « Vite ! Planque-toi dans l’arrière-boutique, au fond à droite, dépêche ! » Ici, au moins, notre poursuivant ne pourrait pas transplaner comme bon lui semblait ! Il ne restait plus qu’à verrouiller la porte et nous serions enfin débarrassés de cet énergumène. Rien de plus simple, en fin de compte ! « Collaport…Aaaargh ! » Je n’eus pas le temps de terminer de prononcer l’incantation que déjà, le panneau de bois me revint en pleine tête. Un peu sonnée, je portai une main à mon nez sanguinolent tout en sentant ma vue se brouiller légèrement. En dépit des larmes qui me montaient aux yeux, je parvins à distinguer la silhouette d’un homme vêtu d’un uniforme du Ministère de la Magie.

« Où sont-ils ? » s’exclama-t-il d’une voix autoritaire. De qui parlait-il au juste ? Avait-il la moindre idée de l’identité de ceux qu’il poursuivait, ou même de leur nombre ? Avait-il eu le temps de parler avec les quelques gobelins que nous avions croisé quelques instants plus tôt ? J’espérais que non. De toute façon, il n’était pas temps de se trahir ! J’avais su jouer la comédie une première fois, il était temps de changer de costume. « Je ne sais pas… Je ne suis pas sûre d’avoir bien vu… » bafouillai-je maladroitement. L’avantage était que je n’avais nul besoin de feindre la panique. « Je travaille ici en tant que couturière. Je terminais une robe lorsque j’ai entendu du bruit dans la ruelle. Je suis sortie et j’ai vu cet homme, près du magasin de chaudrons. » Rapidement, je lui brossais le portrait de notre poursuivant tout en lui indiquant la direction qu’il avait prise. Le tireur d’élite avait l’air soupçonneux. Il ne cessait de balayer la boutique du regard. Tant bien que mal, je luttai contre l’envie de me retourner et priai pour qu’Isidore ait eu la présence d’esprit de suivre mon conseil et de filer se planquer. Finalement, le sorcier tourna les talons, à mon grand soulagement. Enfin, je pus verrouiller la porte derrière lui. Nous étions désormais coincés ici, Merlin seul savait pour combien de temps. « Isidore ? Est-ce que ça va ? » chuchotai-je tout en me dirigeant vers le fond de la boutique, le cherchant du regard. « Par la barbe de Merlin, j’ai bien cru que ce taré allait nous faire la peau ! Tu le connais, ce type ? »


Dernière édition par Andromeda Tonks le Lun 5 Mai 2014 - 13:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Lun 5 Mai 2014 - 12:52

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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Jeu 8 Mai 2014 - 17:55

Si Rosario semait le bordel partout où il mettait les pieds du moment qu'il tenait une baguette magique, Andromeda n'était pas mal non plus dans le genre. Tout en continuant à courir, le petit sorcier vit la façade d'un magasin de chaudron voler en éclat et s'écrouler sur la voie marchande. « Eh bah, tu déménages quand tu t'y mets ! » Malheureusement pour eux, leur poursuivant esquiva le plus gros de l'éboulement et piqua un ultime sprint. Rosario se demanda un instant si c'était le moment où il devait se mettre à prier ou non. Il n'avait jamais vraiment songé à sa mort mais nul doute qu'il ne l'envisageait pas comme cela. Il ne protesta pas quand la demoiselle l'enjoignit de la suivre, et il ne protesta pas plus quand elle lui ordonna de se planquer dans l'arrière-boutique. Pourtant ce n'était pas franchement genre de Rosario d'obéir sans poser de questions mais là... Bah il était question de sauver sa peau. Tout de suite, on voyait les choses sous un autre angle. Bientôt il s’aplatit entre deux portants de robes de sorcier, sursauta en entendant un cri venant d'Andromeda, et se glissa derrière un vestige de cabine d'essayage. Des bribes de conversation lui parvenait du magasin mais il se força à ne pas aller jeter un coup d’œil. Dans un éclair de lucidité, il se rendit bien compte qu'il avait occasionné assez de dégâts pour la soirée. Et quelle soirée ! Tout ça à cause de Bellatrix, en définitive. Le petit voleur soupira et sursauta de nouveau ne percevant un mouvement en face de lui. Un miroir. Un juron lui échappa lorsque ses yeux finirent par s'habituer à l'obscurité et qu'il constata les dégâts occasionnés par le sortilège de la jeune femme. Il plaqua vivement la main sur sa bouche : quel idiot il faisait... Hurler alors qu'un type pas forcément très sympa discuter avec sa partenaire du soir... Le cœur battant, Rosario tendit l'oreille et entendit la porte se refermer.

Il quitta prestement la cabine d'essayage et son reflet démoralisant pour rejoindre Andromeda. Pourtant au dernier moment, il hésita. Et si c'était un homme du ministère ? Bien qu'il ne soit responsable de rien ce soir-là, Rosario pouvait être échangé contre un bonne récompense vu le grabuge qu'il foutait dans le monde magique avec son oncle. Le ministère serait ravi d'avoir quelques soucis de moins sur les bras, surtout en ce moment. Andromeda pouvait très bien l'avoir dénoncé, et... T'es parano, mon vieux. Pas faux. De toute façon, elle ne connaissait même pas son nom. « Oui, ça va. Si ce n'est que t'as intérêt à réparer tout ça, très chère ! » lui lança-t-il en indiquant ses joues. Il évita une dernière robe de sorcier particulièrement hideuse, aux motifs de roses, et découvrit la petite sorcière. « J'aime bien quand tu démontes les boutiques de chaudron, c'est carrément la classe. Euh ouais sinon, non, je connais pas de fou-furieux comme ça. Je suis pas assez dingue pour ça, oh. Mais bon, tu sais jamais sur qui tu peux tomber ici. » Rosario n'avait vraiment jamais vu ce type de sa vie. Il était conscient que sa réaction – vouloir les tuer à tout prix – était un peu disproportionnée mais il y avait des dingues partout. Y compris chez les voleurs. Surtout chez les voleurs. Faut être un peu dingue pour aimer ça. Stupide conscience. « Ah, je m'appelle pas Isidore, je m'appelle Rosario. » Rosario estimait qu'après une soirée pareille, Andromeda méritait au moins de connaître son vrai prénom. Certes, ça ne l'avancerait à rien mais quand même. Tout en se présentant, il décrocha la première robe de sorcier noire qui passait -tant qu(il y était, hein, fallait pas se gêner – et s'éclipsa un instant pour l'enfiler. « Hop. Y fait un peu froid en cette saison quand même. Et puis vu la tronche de ma chemise, elle ne me manquera pas trop. » Un léger clin d’œil et il quitta l'arrière-boutique pour jeter un discret clin d’œil par les fenêtres du magasin. « Il y a du remue-ménage dehors. Je crois que le ministère vient de démarquer. Et... Ouh là, y a du peuple aux fenêtres aussi ! Et des tireurs d'élite. Je sais pas qui c'était, ce gars, mais ils ont l'air d'avoir envie de l'attraper. J'espère que les gobelins ne parleront pas de nous, t'aurais pas mal d'ennuis je pense. » Oh ça, probablement. « Je suis sûr que tu t'es bien amusée ce soir, n'empêche. »
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Lun 12 Mai 2014 - 15:44

En réponse à mon appel, une voix s’éleva du fond de la boutique. L’instant d’après, la silhouette du petit voleur se découpait dans l’ombre, se frayant un chemin parmi les nombreuses robes de sorcier entreposées dans la pièce. Lorsque le visage de mon acolyte se trouva de nouveau en pleine lumière, je ne pus que constater l’étendue des dégâts causés par mon maléfice. Lentement, je levai une main dans l’espoir de cacher à sa vue le sourire un brin moqueur que je sentais tressaillir au coin de mes lèvres. Finalement, j’éclatai d’un petit rire léger en réponse à ce que je prenais comme un véritable compliment venant de lui. « Merci ! Je te retourne le compliment. » Référence au chapiteau de bric de broc qui se dressait désormais en plein cœur du Chemin de Traverse. A nous deux, nous avions réussi à ravager la quasi-totalité de l’allée commerçante ! Trêve de bavardages, nous aurions bien le temps de nous auto-congratuler plus tard. Pour l’heure, je prêtai une oreille distraite aux explications de mon compagnon d’infortune tout en pointant ma baguette magique sur son visage couvert de pustules. « Finite incantatem ! » prononçai-je distinctement. Une poignée de secondes plus tard, la peau de ma pauvre victime avait retrouvé sa constitution d’origine. « Rosario ? » répétai-je en haussant légèrement les sourcils. Ainsi donc, le petit voleur s’était bel et bien joué de moi. Tout-à-coup, je me sentis un peu naïve de lui avoir ainsi accordé ma confiance. Que me cachait-il d’autre encore ? Quelques heures plus tôt, je serais probablement montée sur mes grands hypogriffes ! Mais pour l’heure, j’étais bien trop contente d’avoir échappé à un sort funeste pour me formaliser de ce petit mensonge. Je m’autorisai même un trait d’humour en m’exclamant, dans un léger haussement d’épaules accompagné d’une petite moue boudeuse : « Dommage, j’aimais bien Isi’ ! »

Non sans surprise, je le vis s’emparer de l’une des robes de sorcier et disparaître dans une cabine d’essayage. Que comptait-il faire, au juste ? Chaparder tout ce qu’il pourrait, au nez et à la barbe de l’une des employées du magasin ? C’est alors que je me souvins du fait que je n’étais restée que très évasive quant à la boutique dans laquelle je travaillais. Sans doute n’avait-il pas fait le rapprochement. Ou peut-être était-il simplement dénué de toute morale. A vrai dire, cela ne m’aurait guère étonnée. Lorsqu’il refit son apparition, je m’abstins de tout commentaire – pour l’instant du moins. Je me contentai de la suivre des yeux tandis qu’il s’approchait de la fenêtre. « Oh, j’aurais des ennuis, cela ne fait aucun doute ! » m’exclamai-je dans un petit rire amer avant de préciser ma pensée. « Ma sœur travaille à Gringotts. Mon père aussi. Je ne leur donne pas jusqu’au petit matin pour se rendre compte de la supercherie. » Et de rajouter, dans un nouveau haussement d’épaules : « Mais ça ne fait rien. Depuis vingt-sept ans, le but de leur vie est de pourrir la mienne et ce soir, tu m’as donné une occasion de leur rendre la pareille, je te remercie pour ça ! »

Là-dessus, je lui adressai un léger clin d’œil avant de lui tourner le dos pour me mettre en quête de quelque boisson à offrir à mon ‘invité’. Ce faisant, je consentis à admettre qu’il n’avait pas tout-à-fait tort. « Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas autant amusée, je l’admets ! » m’exclamai-je dans un sourire. Pas depuis Poudlard, en fait, et les nombreux stratagèmes que je mettais en œuvre pour faire enrager mes sœurs. « Mais je ne serais pas sûre d’aimer ça au quotidien. » rajoutai-je finalement dans une légère grimace avant de me tourner de nouveau vers lui. « Franchement, Rosario – ou quelque soit ton nom… Tu n’en as pas marre, parfois ? Vivre constamment dans la crainte ? Et dépouiller les autres, comme ça… ça ne te pose aucun cas de conscience ? » La naïveté de ma propre question heurta violemment mes oreilles, m’arrachant un petit sourire. Qu’il devait me trouver ridicule ! Ridicule et terriblement ennuyeuse avec mes certitudes, mon air sérieux et ma petite vie bien rangée. A dix-huit ans à peine, j’avais fait le choix de plonger la tête la première dans ce monde d’obligations et de responsabilités qu’était celui des adultes. A le voir ainsi, instable, certes, mais libre comme l’air, je ne pus m’empêcher de ressentir une pointe de… De jalousie ? Je baissai les yeux et balayai cette pensée d’un léger mouvement de la tête. Quelques coups de baguette plus tard, le thé était prêt. Consciente du fait que mon acolyte n’était pas soumis au même régime que moi concernant les boissons alcoolisées, je me mis en quête d’un breuvage un peu plus fort à lui proposer. Je finis par mettre la main sur une vieille bouteille d’hydromel, cadeau d’une cliente satisfaite. « Au fait ! » ajoutai-je soudain en désignant d’un signe de tête la robe qu’il avait sur le dos. « Tu te sers, tu payes, c’est la politique de la maison ! Ne m’oblige pas à rappeler ce type du ministère pour lui dire de t’embarquer ! Quelque chose me dit que Bellatrix n’est pas la seule à vouloir ta tête, je me trompe ? »
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Mer 14 Mai 2014 - 21:18

« Tu peux garder Isidore, si ça te fait plaisir. Il est marrant, ce prénom. » Et c'était bien pour cette raison que Rosario l'utilisait souvent, lorsqu'il jugeait utile de ne pas décliner sa véritable identité. Et puis il avait aussi trouvé qu'Isidore, ça se fondait plutôt bien dans le décor au milieu de tous les noms étranges des sorciers. Non, pas étranges. Un peu décalés dans le temps surtout. « Attends, ta frangine travaille à Gringotts ? » Rosario se fit une note mentale l'enjoignant à ne plus jamais entrer dans Gringotts. Pénétrer dans la banque des sorciers, ce serait un aller droit pour la prison, il le savait bien. Mais avec damoiselle Bellatrix... Disons qu'il préférait ne pas croiser sa route. « Boh, de toute façon j'ai rien à Gringotts, peu de chance que je croise sa route alors. Ravi de t'avoir été utile en tout cas. On pourra remettre ça si tu veux. » Un brin de malice éclaira son regard un bref instant. « T'as aimé démolir la moitié du Chemin de Traverse. » Le sorcier jeta un nouveau coup d’œil par la vitrine de la boutique. Il y avait moins d'agitation là-dehors, les membres du ministère s'étant tous précipités un peu plus bas, mais les fenêtres accueillaient encore beaucoup de curieux. Et les curieux aimaient bien jouer les indispensables en criant dés qu'ils apercevaient une chose suspecte. Quelqu'un qui sort discrètement d'une boutique et qui part en courant... Rosario se doutait que ça entrait dans la catégorie « suspect ». Il soupira doucement et se tourna vers la demoiselle. « Marre ? Bien sûr que j'en ai marre et que j'aimerais dormir au chaud ou dans un vrai lit parfois. Ou ne pas chouré le premier truc venu. Sauf que ce n'est pas une question de volonté, j'ai juste pas trop le choix très chère. » C'était bien le problème d'ailleurs : ne pas avoir le choix. Il ne pouvait pas subitement tout arrêter, faire pouce aux ennemis en disant « Eh mec, c'est bon ! J'arrête de voler, t'arrêtes de me courir après. D'accord ? » Devenir honnête n'était pas une option, et Rosario le déplorait parfois. Et puis après sept ans de vie pareille, il n'était même pas sûr de savoir faire comme tout le monde, travailler tranquillement, rentrer chez lui, dormir, repartir travailler... Il restait un drogué à l'aventure, au danger, à la peur, bien qu'il se refuse de l'admettre. La vie de monsieur tout-le-monde, ce n'était pas pour lui. Pas pour l'instant. « Tu imagines quelqu'un me donner un boulot ? » Rosario désigna la vitrine et, au passage, la rue fracassée d'un geste de la main. « Tu as certainement dû noter que je ne savais pas faire grand chose. » Il aurait fait un bon démolisseur. La tractopelle humaine, si c'était pas un titre glorieux ça... « Et Rosario est bien mon prénom, promis. » Sa parole n'avait pas beaucoup de valeur, effectivement. « Rosario Daugherty, mademoiselle. » Un nouveau sourire, teinté de fatigue celui-ci. « La conscience, on la range bien au chaud dans une boîte, on jette la clef à la mer et terminé. » Ce n'était pas aussi simple, hélas, mais Rosario n'avait plus trop de cas de conscience aujourd'hui. L'instinct de survie était trop fort chez lui pour qu'il doute de ce qu'il devait faire. « Tu sais quoi ? Les cas de conscience, c'est uniquement pour les gentils méchants dans les livres. Dans la vraie vie, c'est pas tout à fait pareil. Et puis se faire voler n'est pas exactement la pire chose qu'il puisse arriver à quelqu'un aujourd'hui. Certains ne s'aperçoivent même pas qu'un peu de leurs affaires ont disparu. » Le ton du voleur s'est fait un peu plus amer sur cette dernière phrase. Il avait connu cette vie là lui aussi, celle où si un biscuit disparaissait dans un paquet ou si un dollar s'envolait, il ne le voyait pas. Aujourd'hui, il l'aurait vu car un biscuit pouvait changer beaucoup de chose. Mais ces souvenirs plein de poussière étaient désagréables. Ils dégageaient des remugles insupportables, aussi arrêta-t-il toute plongée dans le passé. « Enfin voler ne fait pas des voleurs des êtres méprisables, hein ? Ils peuvent même être super cools. » Un ton léger et un sourire charmant. « Quand on a pas des espèces de boutons semblables à des champignons qui nous poussent sur la tronche, bien sûr. » C'est ça, Rosario, un ton léger et tout est oublié.

L'odeur du thé, en revanche, était délicieuse. La dernière fois qu'il avait pu en boire... Ça remontait à une rencontre avec une damoiselle étrange, grecque, et passionnée par la luminescence et les êtres oniriques. La pire rencontre de sa vie, il avait bien eu l'impression qu'elle avait duré une éternité. Et puis la grecque avait préparé un gigot entier pour deux personnes à peine et Rosario avait laissé tombé. Tant de gaspillage, de gourmandise ou de il ne savait quoi... Il s'était barré, après une bonne tasse de thé. Andromeda revint avec une vieille flasque d'Hidromel et le petit voleur se sentit rougir. « Ça t'ennuie si je t'imite en prenant simplement du thé ? » Et puis il crut carrément mourir de honte à la remarque suivante. Et il se sentait un peu vexé aussi. Cette fille, entrer comme ça dans le premier magasin venu et y préparer du thé ? Certes lui l'aurait fait, mais il n'était qu'un voleur sans cas de conscience après tout. Elle apparemment... Mais il n'y avait plus pensé. Elle avait accompli la prouesse de lui faire baisser toute vigilance et il s'était eu lui-même. Il y avait la technique « je pars en courant maintenant » mais la rue était toujours un peu agitée et puis... Il n'en avait pas envie. Piètre malfaiteur que voilà. « Hum, on peut finir le thé avant ? » Il n'avait pas un rond. Peut-être une pièce suédoise quelque part au fond de sa poche. Peut-être aussi un ancien franc troué en collier. Point final. Pas le moindre argent sorcier. Un nouveau sourire pour cacher tout embarras ou toute trace de réflexion sur ses traits. Il ne voulait pas donner l'impression qu'il cherchait à s'en sortir. Et puis il y avait aussi l'option « je dis directement la vérité pour une fois ». Il y pensa un bref instant mais il n'en avait pas assez l'habitude. Involontairement, il se rongea consciencieusement les ongles. « Chouette soirée, n'empêche hein ? » Prestation proche de la nullité absolue. Rosario était un baratineur dans l'âme, un de ses seuls talents en fait, mais là il n'y arrivait pas. « D'accord, je suis lamentable. Mais je vais probablement dormir sous un pont de Londres cette nuit et il fait pas très chaud alors... » En fait, il faisait vraiment super froid. « Enfin, j'ai juste ce que j'avais sur le dos y a dix minutes et les glaçons et moi, on ne s'entend pas très bien alors transformer mon sang en morceau de glace, ça me tente moyen. En plus il paraît que si l'eau gèle dans les veines, elle peut les transpercer comme des aiguilles. »
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Sam 17 Mai 2014 - 20:40

Sentant peser sur moi le regard malicieux du petit voleur, je détournai vivement la tête tout en me mordillant doucement la lèvre dans l’espoir de réprimer ce sourire de gamine qui menaçait d’éclore à tout moment. Pas question de lui donner ouvertement raison – et ce même si ce silence pouvait tenir lieu de consentement, en quelque sorte. Le changement de registre de mon acolyte eut au moins le mérite de m’aider à recouvrer mon sérieux. Jusqu’ici, il ne m’avait pas habituée à une mine aussi grave ni à un ton si solennel. Cette confession était-elle sincère ou n’était-ce là qu’un moyen de m’amadouer ? « On a toujours le choix… » commentai-je à mi-voix sans toutefois oser l’interrompre réellement. Sans doute était-il un peu tard pour que le petit brigand obtienne la rédemption à laquelle il semblait aspirer. Toujours est-il qu’il y avait bel et bien un choix à l’origine de cette vie de hors-la-loi… ! Non… ? Quoiqu’il en soit, son observation était des plus justes, à tel point qu’elle m’arracha un petit sourire amusé. En effet, mon compagnon d’infortune ne se verrait probablement jamais remettre la médaille du mérite magique. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il ne trouverait jamais sa place dans le monde des sorciers. Certains métiers ne nécessitaient pas d’être un sorcier hors pair. Le visage de Ted s’imposa alors dans mon esprit et bien que cette pensée ne soit que le reflet de la stricte réalité, je ne pus m’empêcher de me sentir un peu coupable.

« Eh bien… Enchantée Mr Daugherty ! » m’exclamai-je d’un ton léger tout en m’affairant à préparer le thé. En jetant un rapide coup d’œil par-dessus mon épaule, je remarquai le sourire fatigué qu’arborait mon acolyte. Le raisonnement qu’il tint par la suite m’arracha une petite moue. Certes, il n’avait pas tout-à-fait tort. Certaines familles de sorciers étaient suffisamment fortunées pour ne pas remarquer la disparition de quelques gallions et autres bijoux. J’étais bien placée pour le savoir pour avoir moi-même fait partie, pendant de longues années, de cette poignée de privilégiés. Mais je doutais fort du fait qu’il s’agisse là de la majorité. Or depuis que j’étais passée de l’autre côté de la barrière, dans le camp de ceux travaillant d’arrache-pied sans toutefois parvenir à boucler leurs fins de mois, j’étais beaucoup moins disposée à adhérer à ce genre de discours. D’un petit sourire, je saluai néanmoins la pirouette avec laquelle il parvint à fuir le sérieux de cette conversation sans toutefois saisir la perche qu’il me tendait. « Le fait même que tu éprouves le besoin de justifier tes actes montre que tu n’es pas tout-à-fait en paix avec toi-même, tu ne crois pas ? » me risquai-je à commenter, sans toutefois vouloir le blesser. « Tu as raison, certains sorciers n’ont pas la moindre idée de l’étendue de leur propre fortune. Un gallion de plus ou de moins n’y change pas grand-chose. Mais je ne crois pas qu’il s’agisse là de la majorité. Il y a aussi tous ceux qui se saignent aux quatre veines et qui peinent encore à s’en sortir ! » Là-dessus, je me laissai aller à un léger haussement d’épaules tout en versant le thé dans deux tasses. Je ne souhaitais pas en faire une croisade personnelle, seulement lui faire part de mon opinion sur la question. « Ceux-là exercent des professions honnêtes qui leur permettent tout juste de gagner leur vie. J’espère sincèrement qu’aucun d’entre eux ne figure parmi tes victimes. »

Là-dessus, j’esquissai un sourire un peu forcé tout en faisant glisser vers lui l’une des deux tasses de thé. La maladresse avec laquelle le petit voleur tenta de me faire oublier la robe qu’il portait sur le dos eut cependant tôt fait de me dérider. A mesure qu’il parlait, l’hilarité céda progressivement la place à une forme de compassion. Certes, il en faisait sans doute un peu trop pour être honnête ! Mais il avait raison sur un point, ce n’était vraiment pas un temps à mettre un sorcier dehors. Tout en portant ma propre tasse à mes lèvres, je jetai un rapide coup d’œil par la fenêtre. « Ça va, ça va, épargne donc ta salive ! » m’exclamai-je finalement tout en arborant un air faussement excédé. « T’es un sacré beau parleur, tu le sais ça ? » Bien malgré moi, je sentis un nouveau sourire s’étirer lentement sur mes lèvres. « Oui, bien sûr que tu le sais, c’est ton fonds de commerce ! Je comprends mieux comment tu t’y es pris pour escroquer Bellatrix. Tu as un certain talent pour la manipulation, je te le concède ! Et venant d’une Black, c’est un beau compliment. » Et de rajouter, après un court instant d’hésitation : « Tu peux la garder, c’est bon ! En échange, tâche d’ôter mon nom de la liste de tes potentielles futures victimes, tu veux bien ? » Comment allais-je pouvoir justifier cela auprès de ma supérieure ? Mystère. Mais après avoir affronté un repris de justice, une horde de gobelins et quelques tireurs d’élite, cela me semblait pas si grave en fin de compte.

« Sac à gargouilles ! » m’exclamai-je après avoir jeté un rapide coup d’œil à ma montre. Se la jouer Bonnie and Clyde le temps d’une soirée s’était révélé très divertissant ! Mais la réalité était sur le point de me rattraper. Dans des gestes fébriles, je m’emparai d’une plume ainsi que d’un morceau de parchemin abandonné là, le temps de griffonner quelques mots à l’attention de Ted. L’instant d’après, une chouette s’envolait par la fenêtre de l’arrière-boutique donnant sur une ruelle parallèle à l’allée commerçante. « Il y a beaucoup moins de passage par ici, je pense que tu pourras sortir sans être vu ! » m’exclamai-je à l’attention de mon acolyte avant de le rejoindre pour finir mon thé. « Loin de moi l’idée de te mettre à la porte mais je vais bientôt devoir délaisser mon costume de hors-la-loi pour endosser de nouveau celui de maman ! » Là-dessus, j’éclatai d’un rire léger avant de rajouter : « Et crois-moi, même la vie de criminel est plus reposante… ! » Je recouvrai enfin mon sérieux tout en tendant une main vers lui. « Ravie de t’avoir rencontré, Isi’. Prends soin de toi et tâche de ne pas te faire prendre ! Et surtout pas par ma sœur, par pitié. »
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MessageSujet: Re: La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]   Jeu 26 Juin 2014 - 12:11

Rosario n’était pas exactement en paix avec lui-même, notamment ces derniers temps où il s’obstinait à jouer les héros – bien que ses capacités ne lui permettent pas tout à fait d’être le sauveur escompté. Il rêvait souvent de se retrouver du côté honnête de la barrière, là où il ne fallait pas se cacher en permanence, où il n’y avait pas besoin de regarder par-dessus son épaule. Là où on pouvait rentrer chez soi le soir en sachant déjà quelle journée nous attendrait le lendemain. Et puis la fièvre de l’aventure le reprenait et ces rêveries étaient terminées. Le petit voleur esquissa un sourire satisfait qui se mua en reconnaissance quand Andromeda lui abandonna la robe. Il tombait vraiment bas en mendiant ainsi des fringues mais pour l’occasion, c’était vraiment important. « T’inquiète, il ne me viendrait pas à l’idée de cambrioler une boutique de robes de sorciers. » C’était bien plus simple d’en avoir une, de la dupliquer par magie et de la vendre pour rien du tout en faisant du porte-à-porte. Enfin c’était plus Erwan qui était tourné vers le porte-à-porte, Rosario ne faisait généralement que l’accompagner et lancer des sourires joyeux en mode « c’est une excellente affaire que vous faites là ». Affaire qui ne tardait pas à tomber en miettes ou à simplement disparaître.

Rosario regarda la chouette s’envoler par la fenêtre et lança un regard curieux à la demoiselle. « Tu es attendue ? » Eh là, on disait merci Rosario pour cette soirée géniale qui empêchait les autres de rentrer tranquillement chez eux. Il termina la tasse de thé et se leva. « T’auras des histoires à raconter à ton môme comme ça. » Andromeda s’était transformée en aventurière hors-la-loi le temps d’une soirée. Des histoires dans ce genre là, ça plaisait forcément aux gamins – enfin Rosario savait qu’il aurait adoré que son oncle lui raconte une telle aventure quand il était petit. « Pas de problème, tout ira bien. Je risque plus trop de mourir de froid déjà. » Il lui indiqua la robe avec un sourire et gagna la porte qu’elle lui montrait. Il hésita un instant sur le pas et lui adressa un dernier regard. « Ravie de t’avoir rencontré, madame la vendeuse d’habits. Tu es plus aimable que Bella en fin de compte. » Étonnant comment ils se quittaient en de si bons termes après une telle soirée. Leur rencontre n’avait pas été de tout repos – il n’y avait jamais rien de reposant avec lui, en même temps – et ils s’étaient beaucoup disputés en l’espace d’une heure ou deux mais finalement, Rosario sentait qu’il l’appréciait. Il quitta pour de bon la chaleur du petit magasin et s’enfonça dans les ruelles perpendiculaires au Chemin de Traverse, priant pour ne pas tomber sur des types du ministère. Il avait eu sa dose de course-poursuites pour la semaine, là.

- fin du rp -
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La nuit tous les chats sont gris ! [Rosario]

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