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 And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram

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MessageSujet: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Sam 8 Mar 2014 - 21:13

And we're running...



Au début de mars 1980
Shepherd's Bush • dans l'ouest de Londres


« Je vous souhaite bonne chance et tâchez d'être efficace. »

La (re)lecture de son ordre de mission arracha à Abraham un sourire un peu amer. Être efficace, il ne demandait que ça... Se sentir utile, servir à quelque chose...
Il ruminait ces pensées peu amènes en se rendant au lieu de rendez-vous. A Londres, bien évidemment. Côté moldu. Où passer plus inaperçu qu'au milieu de la masse grouillante qui se pressait dans les rues de la capitale anglaise ?
Il devait retrouver son compagnon d'infortune dans le Shepherd's Bush, un quartier de l'ouest de Londres, situé dans le district de Hammersmith et Fulham. Secteur très résidentiel, dont le point névralgique était 'Shepherd's Bush Green', un espace vert triangulaire d'environ trois hectares entouré de commerces, le Shepherd's Bush était desservi par cinq gares de métro. Autant dire qu'il s'y était rendu à pied. La suite de cette mission (qu'il avait la ferme intention de ne pas foirer) allait se révéler assez... pittoresque ? Alambiquée ? Impossible ? Bref, pas la peine de se compliquer la vie avec les tickets, les rames, les passagers, les contrôleurs et tout ce que les moldus avaient bien pu inventer pour faire d'un court trajet dans les transports en commun un véritable calvaire pour tout sorcier qui se respectait.

L’Écossais avait passé la nuit dans une auberge miteuse - tout ce que sa bourse famélique lui permettait de s'offrir -, histoire d'être sur place au matin et de n'avoir plus qu'à rallier le Shepherd's Bush. Une bonne trentaine de minutes et deux ampoules au pied plus tard, il déboulait sur Uxbridge Road. Avec un bon quart d'heure d'avance.


C'était une vraie bouffée de fraîcheur que de voir un peu de verdure à l'horizon.
Enfin, de « verdure »... je me montrait un peu optimiste, là. C'était à peine si l'herbe commençait à sortir de sa transe hivernale. Les arbres pointaient un demi-bout de bourgeon. Mais c'était toujours mieux que les nuages de fumée grise que les Moldus semblaient affectionner à un point tel qu'ils avaient même inventé des machines à roues pour en émettre un peu plus. Comme si leurs usines ne suffisaient pas...
J'avais probablement choppé trois œdèmes à chaque poumon à respirer ainsi l'air pollué de la capitale. Les Highlands écossais me manquaient. Mon petit coin de campagne française me manquait. Est-ce qu'on pouvait se permettre une petite annotation sur les risques pulmonaires encourus dans son rapport de mission ?

* Y a-t-il seulement un rapport de mission à faire ? *

Boaf. Je m'en inquiéterais quand je reviendrais. Si je revenais un jour.
Fataliste ? Moi ? Si peu.
Crachant mes bronches à tous les deux pas, je fouillais le parc du regard, essayant de faire coïncider mes instructions avec le panorama qui s'offrait à mes yeux. Aux abords de la fontaine. Aux abords de la fontaine ? Si leur eau avait la couleur (et l'odeur) de la Tamise, je n'étais pas très sûr d'avoir envie de faire le pied de grue à ses côtés.
Ce n'était probablement pas le moment de faire le difficile. Mais à râler ainsi, je me détendais l'esprit... m'attachant à critiquer des petits détails qui me faisaient oublier l’imminence de la Grande Aventure, ainsi que je l'avais rebaptisée en mon fort intérieur. Oublier, les risques, les dangers, les responsabilités qui pesaient désormais sur mes épaules... Engagez-vous, qu'ils disaient. Comme tout le monde, j'avais des idéaux, mais je préférais m'en occuper au fin fond de mon canapé que l'épée au poing, à me battre pour ma vie.

Oui.
D'accord.
J'exagère.
Mais l'action et moi, ça a toujours fait deux. Voire même quatre ou cinq.
C'était bien beau d'avoir d'avoir des utopies... quand venait le moment de donner un peu de sa personne pour elles, c'était quand même moins rigolo.

Ah ! Ma fontaine. L'eau y était claire et le banc à ses côtés me tendait grand les bras. N'étais-je pas trop nerveux pour supporter de m'asseoir et d'attendre ? Si, probablement. Mais mieux valait m'économiser tant que je le pouvais encore. (je sais, je sais. Je suis le roi de l’exagération. Je lis probablement trop. Jusqu'à présent, on n'a jamais foutu personne à Azkaban pour ça...).

M'asseoir et attendre.

* Faites qu'il soit à l'heure... *

J'ai vraiment horreur d'attendre.
Comment le reconnaîtrai-je ? En voilà une question qu'elle était bonne.
Il aura une canne blanche à la main.... Mon seul indice. Quel était donc ce bourgeois loufoque qui se baladait avec une canne en bois clair ?











Dernière édition par Abraham McCamlhan le Dim 9 Mar 2014 - 12:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Sam 8 Mar 2014 - 23:32



Quand je reçu une lettre m’informant d’une mission, je jetai immédiatement un sort dessus afin de pouvoir découvrir de quoi elle pouvait bien parler. Lentement, les mots défilèrent dans ma tête, sous un rythme soutenu et bien articulé comme je l’avais voulu. Ce sort était décidément réellement utile et bien conçu. Je compris donc qu’il allait falloir faire équipe avec quelqu’un, mais cela ne me dérangeait pas, j’appréciais la compagnie des gens. Il fallait juste espérer que cet autre membre sera sympathique aussi, et ne me jettera pas. Au pire, nous sommes obligés de faire cette mission ensemble, donc je doute qu’il me renie jusqu’au bout.
Ce matin là, je me réveillais en pleine forme, et après un court petit déjeuner en compagnie de ma mère, je me levai et me dirigeai en direction du lieu de rendez vous.
La fontaine. Très bien. J’avais pris avec moi ma canne, puisque sais-on jamais, cela pouvait toujours servir, et il valait mieux posséder une arme blanche en plus de la magie, bien que je ne sois pas sûr de savoir me battre avec une canne comme le ferait des génies des arts martiaux.
J’entendais les sons paisibles des voix autour de moi, me débrouillant comme toujours pour prendre le métro sans encombre, et parvenant enfin à destination sans même m’être trompé de chemin – bien que je doive l’avouer, j’ai dû demander une ou deux fois si je ne me trompais pas, à des passants -.
Quand j’arrivai enfin à la fontaine, je ne su pas s’il y avait déjà la personne avec laquelle je devais faire équipe, aussi en entendant le son de l’eau suffisamment proche pour être sur que j’étais bien arrivé, je sentis qu’il y avait quelqu’un non loin, et pria pour que ce soit la bonne personne, avant de prendre la parole :

- Bonjour, j’espère que je m’adresse bien à la bonne personne. C’est bien avec vous que je dois coopérez ?

Je gardais une certaine politesse, et je n’allais pas droit au but, du fait que je risquais éventuellement de me tromper. Je n’entendis pas la personne dire que je m’étais trompé, aussi continuais-je :

- Je suis Ethan Callahan, enchanté. Vous avez une idée de par où commencer ?

Je restais posé et tranquille, alors que notre mission semblait périlleuse, vu qu’il s’agissait d’espionnage. Je me souvins à cet instant, de la remarque qu’Elric avait fait sur un certain James Bond dont il avait commencé à me vanter les films qu’il avait pu regarder sur notre télévision.
Je n’étais pas ce James Bond dont il ne cessait de me faire éloges, mais j’étais bien mieux, j’étais un sorcier. Et en plus, j’étais accompagné.
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Dim 9 Mar 2014 - 12:13






Dans ma poche, une petite clef rouillée qui devait dater du siècle dernier. Pour tromper mon attente, je la tournais et retournais dans tous les sens. C'était ma porte de sortie, ma poudre d'escampette. Le portoloin qui, une fois mon acolyte trouvé, nous emmènerait... là où nous devions aller.

J'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne remarquais pas tout de suite la présence du nouvel arrivant. Pour ma défense, il faut dire que j'attendais un crétin hautain et prétentieux, qui me ferait sentir sa supériorité d'un seul regard. Pas un ...

* Un aveugle ? *

D'où la canne blanche.
Même au premier coup d'œil on ne pouvait s'y tromper.
Sa voix m'avait interpellé et depuis, je ne parvenais pas à détacher mon regard de lui. Il émanait de lui une sorte de force tranquille qui mettait bien à mal mon assurance de façade.
Et puis, soudain, mes nerfs lâchèrent. La pression se dissipa. Et j'éclatai de rire. Un rire franc, irrépressible.
Entre deux hoquets, je balbutiai :

« Désolé... désolé mais... »

Mais un aveugle plus un nul en baguette = une belle paire de bras cassés.
C'était tout ce que nos deux camps avaient trouvé pour une mission de cette envergure ?

Cette idée ne m'aidait certes pas à calmer ce rire que j'essayais pourtant de neutraliser. Ce pauvre Ethan Callahan qui...

* Minute ... *

Ma furieuse crise de rire s'éteignit d'elle-même tandis que je demeurai bouche bée. Tout d'un coup, je le voyais. Je le voyais vraiment.

« Ethan ? »

Comme bien d'autre, son visage avait sombré dans les oubliettes de ma mémoire sitôt franchies les portes de Poudlard après mes ASPICs.

« Ethan de Poufsouffle ? »

Le monde était désespéramment minuscule, certains jours !
Il me semblait impossible de faire trois pas sans tomber sur un ancien camarade de Poudlard. Pas que ce soit désagréable. Du temps du collège, j'appréciais assez Ethan. On n'était pas exactement BFF mais il nous était arrivé d'échanger quelques mots. J'avais même un peu craqué pour lui, en sixième année (j'avais parfois l'impression de m'être amouraché de la moitié de Poudlard, en l'espace de sept ans... sans commentaire).
Je jetai un coup d'œil négligent à ma montre. 09 : 47. Il nous restait quelques minutes avant le grand départ. Autant les mettre à profit...

« C'est donc TOI, mon contact ? »

Je ne m'étais pas présenté. Tout à ma surprise, j'avais tout simplement oublié mes bonnes manières.






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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Dim 9 Mar 2014 - 21:41



Un rire survint soudain, de la bouche de mon futur acolyte. Un instant, je cru m’être trompé, que ce n’était pas la bonne personne, qu’il ne comprenait pas de quoi je voulais parler et que non sans avoir la honte de ma vie, je venais de me ridiculiser. Une voix étrangement familière, mais vraiment lointaine dans mes souvenirs vint à s’excuser, ce qui était déjà pas mal. Je me sentais moi-même amusé, et supposais soit que c’était naturel – la situation était cocasse tout de même – soit que c’était mon don qui me jouait des tours. Après tout c’était cela l’empathie, ressentir et souvent éprouver ce qu’avait l’autre comme sentiment.

Soudain, il prononça mon prénom avec un air interrogateur. Il le répéta, citant cette fois ma maison à Poudlard, et je supposais avec justesse que nous nous connaissions. J’essayais de me concentrer sur sa voix. Bien évidemment, je m’étais déjà rendu compte qu’elle me disais quelque chose, mais d’ici à ce que je mette la main dessus…Après tout, les années à Poudlard avaient été nombreuses, et j’ai connu pas mal de monde. Et son odeur ne m’aidait en soi pas non plus, je n’étais pas non plus un chien pour reconnaître n’importe quel odeur, et la sienne n’était pas si originale pour me titiller la mémoire. Donc la voix restait le meilleur indice.
En plus, au lieu de préciser son origine, son nom, mon compagnon de mission se contenta de souligner et accentuer le fait que ce serait moi qui l’accompagnerait. A mon tour je ne pu m’empêcher d’émettre un léger rire, ressentant alors par une étrange nuance bleuâtre, qui pouvait signifier pleins de chose, mais étant donné qu’elle était électrique, je penchais pour une surprise, cela fut néanmoins court, je ne pu le confirmer.
J’étais moi-même surpris, et ce fut à cet instant que je mis vaguement un nom sur cette voix. Comment s’appelait-il déjà ? Il était à Gryffondor, il me semblait…. ….. Son nom finissait de la même façon que le mien, il me semble. Je me souviens d’une amie qui m’avait même fait remarqué, après qu’on l’ait croisé et que je lui en ai parlé, que nos deux noms de famille se prononçaient presque pareil.

- McCamlhan……. Abraham, je crois.

Un vague sourire s’ancrait sur mes lèvres avec douceur. Je pensais ne pas me tromper, mais sais on jamais. Pourtant plus j’y réfléchissais plus la voix correspondais.

- Comme on se retrouve, dis donc !

Cela faisais quelques années que nous nous étions pas revus tout de même.

- Je suis ravi que ce soit quelqu’un que je connais qui m’accompagnera. Notre mise en confiance sera d’autant plus simple, d’ailleurs.

J’espérais qu’il ne me considérerais pas comme un boulet non plus.

[Hrp : Essaie de dire très vite Abraham McCamlhan Ethan Callahan. J'y arrive pas.]
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Lun 10 Mar 2014 - 20:40

Dés:
 






J'eux un grand sourire qu'il ne pourrait jamais voir. Au-delà de cette note un peu douce-amère, il faut croire que mon ego était sacrement reboosté, juste parce qu'il m'avait reconnu. Ça fait du bien au moral de se rendre qu'on est pas si facilement oubliable.
Et puisqu'il ne pouvait pas me voir, eh bien Ethan allait me sentir. Je me permis une petite tape amicale sur son épaule, agrémentée des félicitations d’usage :

« Tout juste, Callahn, tout juste ! »

C'était fou comme la vue d'un visage connu enlevait soudain un peu du poids que l'anxiété avait fait peser sur mes épaules. Pour un peu, je l'aurais serré dans mes bras. Mais tout le monde n'est pas aussi tactile que moi et certains craignent qu'on les touche pour tout et n'importe quoi. Surtout quand ils ne l'ont pas vu venir. Au premier sens du terme.

« Et réciproquement ! Je m'inquiétais vaguement de tomber sur un petit crétin ambitieux... »

... à qui j'aurais dû expliquer mes petits problèmes de baguette.

* Minute... *

Déjà, à Poudlard, je ne vantais pas vraiment d'être un troll en sortilèges. Ethan avait-il conscience de la galère dans laquelle il s'était embarqué ? Peut-être une mise au point était-elle de rigueur avant le grand départ ? Il serait ma baguette et je serais ses yeux.
Mais ma montre en décida autrement. Elle émit une succession de flashes lumineux d'un bel écarlate (eh quoi ! Nos montres à nous sorciers ne couinent pas l'heure comme de banales montres moldues). IL ne nous restait plus deux deux petites minutes avant le commencement officiel de la mission par départ express en portoloin.

Je sortais la clef de ma poche et expliquai :

« J'ai notre billet aller. C'est un portoloin. », précisai-je. « Pour le retour, j'imagine qu'on devra se débrouiller tout seuls. »

J'espérai sincèrement qu'Ethan savait transplaner mieux que moi.
Mais pouvait-on transplaner quand on était aveugle, sans pouvoir visualiser le lieu d'arrivée ?

« Il devrait nous emmener à proximité du domicile d'un membre supposé de l'Ordre du Phénix... »

J'imaginais que pour débarquer aux abords de leur Q.G., il faudrait se lever plus tôt que ça...

« Et après... »

Place à l'impro.
D'un geste délicat, je plaçai le vieille clef dans la main de Callahan et posai à mon tour un doigt sur l'objet, qui commençait à émettre une lueur bleuâtre.








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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mer 12 Mar 2014 - 16:52



Au moins je ne m’étais pas trompé de nom, et j’avais réussi à me souvenir de la voix. Je n’étais pas peu fier de cela, et j’en était même rassuré, je me serais trompé que mon coéquipier en aurait été sûrement vexé. Je ne pus m’empêcher de sourire quand Abraham parla de tomber sur un crétin arrogant, je ne comprenais pas trop pourquoi il s’était imaginé cela, mais il était que je ne l’étais pas.
J’entendis soudain un cliquetis de clé et me demanda ce qu’il se passait, restant silencieux. Il m’annonça qu’apparemment ce que j’avais entendu était un portoloin, et que donc c’était ainsi que nous allions nous déplacé. Je fus rassuré de savoir que c’est lui qui possédait la clé, puisque j’avais un don pour perdre les miennes. Pour le retour, je me débrouillerais. Je savais transplaner, quand on m’avait décris suffisamment l’endroit et que je pouvais approximativement l’imaginer, mais je l’utilisais rarement, excepté pour aller de chez moi à l’université quand j’avais des problèmes de portoloin. Malheureusement, les fois où j’imaginais un lieu que je n’avais jamais « vu » ou plutôt visité, mon transplanage ne fonctionnait jamais.
Le portoloin nous emmènerais donc non loin de quelqu’un de l’Ordre du Phénix alors ? Très bien. Arrivé là bas, peut-être allions nous devoir l’interroger discrètement, ou tenter de braquer sa maison même si je ne trouvais pas cela très recommandable. J’entendis mon compagnon commencer une phrase sans la finir, et sentit le contact froid de la clé qui allais nous mener là où notre mission se déroulerait. Je préférais attendre d’être au bon endroit avant de prendre de nouveau la parole, et sentit cette sensation que je ressentais sans cesse quand je prenais un portoloin. Je ne saurais la décrire, mais c’était tout à fait particulier. Quand je supposa que nous étions arrivé, je pu dire ce qui gigotait dans ma tête :

- Et après, je pense qu’on devrait observer ce que fait l’habitant des lieux.

Je ne savais pas si le portoloin avait réussi et si nous étions arrivés à bon port, mais je l’espérais franchement, et serra fort ma canne qui restait avec moi.

- Si tu pouvais me guider jusqu’au bon endroit, on pourrait élaborer alors un éventuel plan, ou improviser.

Je n’étais pas du genre a y aller d’un coup sans réfléchir, étant aveugle, j’avais l’habitude de d’abord tâtonner et réfléchir pour ensuite agir, afin de ne pas me tromper et de finir dans un mur bêtement, mais pour le moment, je me basais également sur les désirs de mon acolyte.


Dernière édition par Ethan Callahan le Mer 12 Mar 2014 - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mer 12 Mar 2014 - 16:52

Le membre 'Ethan Callahan' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

'Dé du destin' :
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mer 12 Mar 2014 - 21:15

Spoiler:
 






Pourquoi fallait-il que ce soit moi qui finisse les quatre fers en l'air ? Ou plutôt les fesses sur les pavés ?

* Ouch quoi ! *

Ce serait probablement la seule et unique fois au cours de notre mission, mais je me réjouis brièvement qu'Ethan fut aveugle. Mais il n'était malheureusement pas sourd et la gracieuseté de ma chute devait avoir été accompagnée d'un charmant bruit mat et assez peu distingué qui fit qu'il ne perdit probablement rien de ma mésaventure.
Je me relevai prestement, l'air de rien et contemplai les alentours, les décrivant en même temps à Callahan :

« Je dirais que nous sommes dans un quartier résidentiel... Sorcier ! La fumée qui sort de la cheminée devant nous est rose... Les alentours sont assez calmes, c'est l'heure qui veut ça, probablement. Il y a un jardin, à deux blocs de là où un nifleur semble occupé à remplir le terrain de trous. », expliquai-je à voix basse.

Et caetera, et caetera.
Bien. Euh, avant même de répondre à la question de mon acolyte, j'essayai de poser mon cerveau deux minutes, histoire de réfléchir un chouïa. Le portoloin nous avait-il transporté au pied de la maison-cible (à savoir le lieu de vie de notre homme mystère) ou seulement à proximité et à nous de dénicher le bon endroit sans attirer l'attention ?

* ... *

Okaaaaaaaaaaaaaaaaay.
A moi donc de déterminer le bon endroit ? Bien. D'accord. Sans un mot (ni une pensée de plus), je tournai sur moi-même, les yeux fermés. Un deux trois...neuf tours, à en perdre le nord. Avant de les rouvrir. Il ne nous resterait plus qu'à aller dans la direction qui nous ferait face. Eh quoi ? Cette méthode en valait bien une autre.
Mes yeux s'ouvrirent sur une petite ruelle adjacente qui conduisait tout droit à une seule et unique maisonnette.

* Pourquoi pas là ...? *

Une nouvelle fois, j'expliquai les choses à mon comparse (et non, je ne vous retranscrirai pas l'intégralité de mon blabla. Il y a plus intéressant, croyez-moi...) et concluai par :

« Quand je suis dans l'action, j'ai plus tendance à foncer et à réfléchir après... »

Ma technique ne devait pas être si pire puisque j'étais pas encore mort...

« M'enfin, j'imagine que dans le cas présent, et vu qu'on est deux, on devrait peut-être songer à un plan d'action... Et à un prétexte si on se fait chopper... »

Si (et seulement si) nous étions au bon endroit, il allait d'abord falloir entrer (j'ai toujours rêvé de tenter une effraction, un jour...), nous repérer et localiser ce qui pourrait bien nous être utile... Mouaif. Plus facile à dire qu'à faire !








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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Jeu 13 Mar 2014 - 19:15



Bien que j’entendis Abraham s’étaler à terre, je n’osai pas rire, après tout, cela m’étais déjà arrivé. Les portoloins n’étaient jamais un moyen de transport sûr. Je l’entendis avec un certain soucis du détail, me décrire les lieux, et cela m’arrangeait, je pouvais ainsi me les imaginer, bien que je n’étais pas sûr qu’ils furent tout à fait comme je les percevais moi.
Je restais silencieux, peu sûr de ce que je pourrais faire, attendant les directives. C’était là mon principal handicap : Ne voyant rien, je n’étais pas sûr de savoir, et ce malgré les odeurs et les sons qui planait à mes oreilles. Bien sûr, je pouvais tout de même réfléchir à ce que nous pouvions faire, et c’est ce que je faisais. Comment approcher la maison une fois qu’on saura où elle. Comment pénétrer à l’intérieur sans se faire repérer. Comment user de sorts suffisamment habilement pour permettre à la maison de ne pas nous repérer si elle est piégée (sais-t-on jamais). Toutes ses questions filaient dans ma tête en même temps que je cherchais une réponse.

Mais je voyais qu’Abraham déjà avait repéré un endroit, et il en vint à conclure…. Qu’il fonçait plus qu’il ne réfléchissait. En clair, nous allions improviser, ou tout du moins, il y avait de grandes chances. Très bien, j’essaierais de me plier à cette façon de faire. Je doutais que cela me conviendrait, mais je savais faire des efforts. Seulement, McCamlhan s’accorda à dire qu’un plan serait pas si mal. En effet, nous nous faisions peut-être plus confiance que si nous avions été deux étrangers, mais il n’étais pas sûr que nous soyons suffisamment synchronisés pour parfaire l’idée de ce que l’autre comptait faire.

- Nous sommes des sorciers….Bon celui qui vit aussi doit l’être également, mais… Si nous sommes suffisamment discrets et prudents, cela devrait aller. Un petit alohomora, et peut-être que tout sera réglé. Tu es doué en quoi, en discrétion ou en diversion ?

Comme ça, l’un fera office de diversion en occupant l’habitant, et l’autre sera discret et s’occupera de récupérer les informations. Dans les deux cas j’avais certains handicaps, mais ce n’était pas grave, je savais les compenser.

- Celui qui sera le discret, ouvrira la porte et ira chercher des informations, celui bon en diversion occupera l’habitant. On fait comme ça ?

Je tournais mon regard dans la direction où je pensais que se trouvais Abraham, mais il devait rester bien vague, ne sachant pas exactement où il était. Je n'avais pas de champ de vision après tout.
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Jeu 13 Mar 2014 - 20:21






Bon. Vous allez me dire que je suis troll mais pas un instant je n'avais envisagé qu'il put y avoir quelqu'un à l'intérieur.
Finalement, peut-être qu'un peu de réflexion avant de l'action n'était pas un mal.
Je restai deux secondes bouche bée avant d’acquiescer.

Ah. Certes. Callahan ne pouvait pas voir mon hochement de tête. Ok. Je complétai :

« Adjugé vendu ! »

D'emblée, j'aurais voté pour être moi-même la diversion. J'étais probablement plus doué pour faire le clown que l'agent secret. Mais soyons honnête... sans deux yeux pour voir, ça allait probablement être galère pour Callahan de fureter sans bruit dans un appartement inconnu. Peut-être me faisais-je des idées, peut-être sa fameuse canne blanche était-elle plus magique qu'elle en avait l'air (il y avait bien un ou deux fous de la baguette qui avaient dû se pencher sur la question, non ?, peut-être qu'un sortilège sur-puissant envoyait des images dans son cerveau et depuis tout à l'heure, je passais pour un troll condescendant... Peut-être.
Mon instinct me disait le contraire et je n'allais pas faillir à mes bonnes vieilles habitudes de croire mon intuition plutôt que mes neurones.

« Je peux m'occuper de la fouille, si tu veux... », conclus-je, en m'abstenant d'ajouter qu'un aveugle était plus crédible en... en je-ne-sais-quoi. Disons que je supposais qu'on se méfiait moins d'un aveugle que d'un grand roux, famélique et maladroit.

Restait que l'idée de ne jeter ne serait-ce qu'un Alohomora me mettait mal à l'aise. Je m’abstenais de mentionner ce détail. J'allais probablement me reporter sur la solution de secours : la bonne vieille épingle à cheveux. Alan, un ami moldu m'avait appris quelques techniques.
En prenant Callahan par le bras, afin de le guider au travers de la ruelle sans trop de dommage, je dévisageai les alentours... Si seulement je savais faire les sorts de désillusion. Je n'osai demander ce service à mon compagnon d'infortune. J'avais déjà une autre mission en tête pour lui.

« Tu pourrais jeter un maléfice préventif, genre neutralisation d'alarme ou sort anti-intrusif, pendant que je m'occupe de déverrouiller l'entrée ? »

Bien sûr que non, je savais pas faire ça non plus...








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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Ven 14 Mar 2014 - 20:16



Ce que je proposais semblait lui convenir. Cela me faisais plaisir. En un sens, je n’étais pas rassuré de devoir pénétrer chez quelqu’un. Pas parce que cela me faisais à priori peur, cela avait presque un côté amusant….Plus parce que tout de même, je désirais devenir plus tard un juge, donc un maître de la loi auquel on devait son impartialité, et sa connaissance du droit. Or, pénétrer chez des gens de force pour leur dérober des objets ou les espionner, c’était certainement pas autorisé par la loi. Ni celle sorcière, ni celle moldu. Nous risquions gros.

Il fini par décider de la répartition des rôles. D’après ce qu’il me dit, ce serait lui qui ferait la discrétion tandis que je serais la diversion. Instantanément, et par réflexe, je me mis à réfléchir au prétexte que je pourrais trouver, aux choses qui pourraient rendre « aveugle » la personne qui me verrait. Pour ne pas qu’il se rende compte que nous avions pénétré chez lui de force pour lui voler des informations.

Je le sentis soudain m’agripper, et me concentrais sur ses pas, pour ne pas aller sur le mauvais chemin et nous faire nous étaler par terre. Cela aurait été ridicule et stupide, bien qu’amusant, mais l’heure n’était pas au rire. L’heure était à la mission, et malgré que mon sourire restait constant, mon côté sérieux savait à cet instant se mettre en action.
Je portais ma canne sans qu’elle ne touche le sol, évitant alors de la perdre des mains puisque j’avançais vite et sans avoir à réfléchir à si ce que je touchais était dangereux, où si je devais soulever ma jambe. J’entendis Abraham me demander une faveur. Je fus surpris qu’il ne connaisse pas de sort dans ce genre là mais me mis à réfléchir rapidement…

- Je crois que j’en connais un.

Quand je compris que nous étions arrivé, je tâtais pour sentir une quelconque porte, une poignée. Je sortis ma baguette, et me concentrai. Je savais que ce sort ce n’était pas n’importe quoi, et que j’allais devoir être très attentif à ce que je faisais.

Je fermais mes yeux, même si cela était bête vu que je ne voyais de toute façon rien du tout, et me décidai pour un sort. Je le jetais avec prudence, et au vu de ce que je ressentis dans ma main, je doutais de l’efficacité de mon sort. Mais quelque chose me déconcentrais. Quelque chose comme un doute. Je ne savais pas exactement d’où cela venait, mais c’était perturbant. Peut-être encore une émotion fuyante qui ne m’appartenait pas. Quelqu’un qui non loin de là doutais, ou quelque chose du même genre.
Je fis de mon mieux pour vider mon esprit et me remis à jeter mon sort. Au bout du troisième essai, alors que j’entendais d’étranges bruits du côté de la serrure, je parvins à le réussir. Je me demandais ce que faisait Abraham juste à côté de moi. J’espérais que mon sort avait marché et que lorsque nous allions rentré, rien de mal n’arriverait…

Dé:
 
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Ven 14 Mar 2014 - 20:16

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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Sam 15 Mar 2014 - 20:52






Finalement, on était pas si nul que ça, comme équipe !
Pendant que je farfouillai dans la serrure avec une épingle que j'avais chippé, un jour de désœuvrement, à ma jeune sœur Maé, Callahan agitai sa baguette d'un geste de pro. Oui, je sais, j'aurais mieux fait de me concentrer sur ma tâche mais j'ai toujours eu une sorte de fascination perverse pour qui jetait des sorts comme d'autres font leurs lacets (certains jettent même des sorts pour faire les leurs lacets, y croyez-vous ?!!?). Comme si, juste en les observant, je pouvais voir, savoir ce qui les rendait si différents de moi, comprendre la nuance qui me rendait si nul en magie quand chez eux, le pouvoir coulait de source.

* Concentre-toi, McCamlhan ! *

Certes.
Je m'en retournai donc à ma serrure et en quelques manipulations supplémentaires, celle-ci finit par céder. C'était, à mes yeux, un signe de plus de l'orgueil des sorciers. Ils multipliaient les maléfices de protection (que, croisons les doigts, Callahan avait neutralisés) mais négligeaient les petites astuces de trois francs six sous qui étaient pourtant diablement efficaces. La preuve avec la porte d'entrée qui s'ouvrit sans un grincement.
Je me faufilai à l'intérieur, adoptant automatiquement la fonction d'éclaireur. A pas de loups, j'arpentai les premiers mètres de l'appartement, à la recherche d'une présence humaine (quand bien même j'étais persuadé que monsieur le propriétaire de la maison vaquait consciencieusement à ses occupations, dans un département haut gradé du Ministère). Rien à l'horizon.
Je retournai tout aussi furtivement vers mon comparse, en lui détaillant dans un murmure le compte-rendu de mon exploration.

« ... le bureau, à gauche de l'entrée me paraît le plus...intéressant. », conclus-je en me détournant presque aussitôt, non sans avoir refermé la porte d'entrée sur nous. Inutile d'alarmer les voisins.

Il me fallait faire vite, rentabiliser au maximum le temps que nous avions (monsieur du Ministère, ou d'ailleurs, pouvait fort bien avoir oublié son déjeuner, son mouchoir préféré ou encore sa bague porte-bonheur). Nous n'étions pas à l'abri d'un débarquement impromptu.

Dans le bureau, je survolai rapidement du regard la configuration des lieux. Monsieur était un maniaque du rangement. Pas un grain de poussière, pas un papier pour dépareiller. Même si les feuilles volantes qui auraient pu traîner sur le bureau se seraient probablement révélées sans intérêt.

* Bien... Ou monsieur pourrait-il ranger des documents top secrets ? *

Perso, je garderais jamais rien de ce genre chez moi. Juste pour éviter à des intrus de farfouiller dans mes affaires.
J'avisai un petit coffret en bois, à moitié dissimulé sur une étagère et décidai de commencer par là. Après tout, pourquoi pas ?

Les minutes s'égrainèrent sans découverte palpitante (hormis un relevé de compte de Gringotts qui me parut exorbitant). J'allais m'attaquer au grand secrétaire du coin quand un craquement, du côté de chez mon acolyte , attira mon attention. J'aurais juré y reconnaître le crac emblématique du transplanage. Comme pour me donner raison, la voix aiguë d'un elfe de maison s'éleva juste après, alpaguant Callahan.






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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Dim 16 Mar 2014 - 23:18



J’entendis la porte s’ouvrir, et supposa que nous pouvions entrer. Rien ne se passa, ce qui laissais donc aussi supposer que mon sort avait marché, sauf si la personne qui habitait là ne mettait aucun système de sécurité. J’avançait délicatement, faisant attention de juste frôler avec ma canne les lieux. Mais je fus heureux de constater qu’Abraham m’aidait sur ce coup, me guidant avec ses mots, le plus discrètement possible. Ainsi j’avançais en essayant de ne pas me taper les meubles.
Il sembla choisir le lieu qui pouvait être le plus apte à nous aider dans notre mission, et pour le coup je le laissais faire. Mais quand j’entra dans la pièce, je compris son choix. Contrairement aux autres pièces où l’on avait pu pénétrer – donc à supposé juste un couloir -, l’odeur était inexistante, ou semblait plus être celle de la propreté. De l’endroit que l’on nettoie tellement, que cela fini par se sentir.

J’entendais les pas d’Abraham, je le sentais se diriger dans la pièce, et j’attendais patiemment, imaginant par la même occasion tout plan possible pour faire diversion. La porte était verrouillée, comment prétendre que j’étais entré ici par mégarde ? La question était là.
Je restais silencieux, ne pouvant pas aider en grand-chose, malgré le fait que j’aurais pu avoir avoir la possibilité de lancer un sort de lecture….Mais à quoi bon prendre tous les types de supports de lecture, jeter un sort dessus et tenter de trouver une réponse aux informations voulues ? Cela aurait été stupide et j’aurais perdu du temps. A la place, je consacrais l’activité de mon cerveau à réfléchir aux diversions.

Soudain, un bruit reconnaissable se fit entendre, et je me tournais en sa direction. Ayant repéré les lieux avec ma canne et ma main libre, je savait à peu près de quelle taille était les ouvertures, je pu heureusement me placer bien en face de façon à barrer toute possibilité de voir l’endroit. Mais ce qui ressemblait à un elfe de maison, déjà, se mit à réagir avec réflexe, et j’eus une idée.
A croire que la pression permettait de trouver les meilleures idées :

- Oh ! Excusez moi ! Je crois que je me suis trompé… Je suis aveugle, voyez vous…

Ca se voyait bien, je devais regarder nulle part.

- Et du coup, je suis obligé d’essayer d’imaginer le lieu, où je veux me diriger quand je fais du transplanage…. On dirait que je me suis trompé malheureusement. Vraiment désolé ! Et je suis où ici déjà ?

Gagner du temps pour laisser le temps à mon acolyte de se cacher, ou faire quelque chose de similaire. Là était le plan.
J’entendis l’elfe bredouiller quelque chose, et au vu de l’émotion que je ressentis soudainement, j’étais pris d’un soudain mépris. Bon, l’homme face à moi ne devait pas beaucoup m’aimer. Cette couleur mauve fade que j’avais perçu ne serait ce qu’une demi seconde l’exprimait tout aussi bien. Je détestais cette sensation de mépriser quelqu'un. C'était désagréable. En plus de cela, un faible mal de crâne commençait à faire son apparition...Ce n'était vraiment pas le moment !
Mais par chance, il osa me donner une réponse. Au vu de celle-ci, il semblait vraiment être quelqu’un d’important. Je pris un air aussi embarrassé que possible. J’ignorais si mes compétences de jeu d’acteur étaient plausibles…

- Ooh ! Je vois ! Vraiment désolé hein…. Vous pouvez m’aider à me diriger vers la porte ?

J’attrapais vite l’épaule de l’homme et tentait de le forcer à m’accompagner. Je ne savais pas ce que faisais son elfe, mais j’espérais vraiment qu’Abraham ne se ferait pas attraper.
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Lun 17 Mar 2014 - 21:00






Plaqué sur le sol (j'avais fait le mort dès qu'il s'était avéré que l'elfe, non content d'être accompagné, s'était pointé du mauvais côté de la maison, à savoir, à deux pas de nous), j'écoutais Callahan improviser. Ce mec était très fort. J'aurais été incapable d'un tel aplomb.
Je me serais bien perdu en quelques minutes admiratives mais mon instinct de survie me souffla une idée qui me fit froid dans le dos... Quand bien même Callahan réussirait à convaincre nos hôtes improvisés de son innocence totale et définitive, quand bien même il se ferait reconduire galamment à la porte... qui est-ce qui resterait en arrière, prisonnier dans une maison inconnue ? Moi, évidemment. Et comment justifier ma présence ? Non seulement je n'étais pas aveugle mais j'avais deux liasses de parchemin froissé dans chaque main. M'est avis que l'innocence ne ressemblait pas à ça .

* Bon. Et maintenant ? *

Dans ma tête, ça donnait quelque chose comme ça :



Me lever d'un bond, hurler très fort et courir en agitant les bras pour m'enfuir le plus vite possible de là. Note à moi-même: penser à récupérer Callahan au passage. Mouais. Difficilement applicable dans le cas présent. Pas très envie de me prendre un sort dans le dos.
Autre chose ? Un plan B. Il fallait toujours un plan B.
C'était probablement là que mes années d'entraînement à Poudlard entraient en scène. Bon. Non content d'être cancre, je n'aimais pas non plus trop le règlement. Pareil à la maison. D'où l'absolue nécessité de contourner les couvres-feux et autres interdictions. Les chemins de traverse, la poudre d'escampette comme la clef des champs n'avaient plus de secret pour moi. Il ne restait plus qu'à trouver la forme que mon issue de secours prendrait cette fois.

* La fenêtre à ta droite..*, me souffla mon subconscient.

C'était presque trop facile.
Non, non, je ne me plaignais pas.

Bon. Plan d'évasion en trois, voire quatre étapes.
1. atteindre la fenêtre sans attirer l'attention de l'elfe et de son maître, tout en embarquant le maximum de parchemins possibles (j'avais comme dans l'idée qu'il serait compliqué de revenir ici...);
2. me glisser par cette fenêtre (miraculeusement entrouverte... je vous ai pas dit que c'était trop facile ?);
3. faire le tour du pâté de maison;
4. revenir par ici en criant le nom de « Cal ! Ca-aaaaaaal ! » et frapper à la porte en demandant : « Bonjour. J'avais rendez-vous avec mon ami Caleb mais je crains que... oh ! Cal ! Tu es là ! Miracle ! Pardon de vous avoir importuner, monsieur. Viens Cal ! Je t'ai apporté le... » et continuer à blablater en extrayant ce pauvre Callahan de cette situation rocambolesque.

Bref. Y avait plus qu'à.
Etape numéro 1, atteindre la fenêtre...






Spoiler:
 
Ethan:
 


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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Lun 17 Mar 2014 - 21:00

Le membre 'Abraham McCamlhan' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mar 18 Mar 2014 - 15:38



J’étais entrain de m’inquiéter. Je le sentais dans toutes mes entrailles, cette appréhension m’envahir…Entre ça et le mépris que je sentais dans l’homme que je forçais à m’emmener vers la sortie, je ne me sentais pas très bien. J’étais limite malade. J’espérais vraiment qu’Abraham s’en était sorti et que j’allais pouvoir le retrouver, sain et sauf. Soudain, alors que je sentais que nous arrivions vers la porte, et que je sentais l’air hautain du propriétaire de cette maison augmenté….On frappa à la porte. L’elfe alla immédiatement ouvrir. Je reconnu de suite la voix qui retentit dans la maison. Je me retins, mais failli pousser un soupir de soulagement. A la place, je continuais d’avoir un sourire gêné, et ne cessait de jouer la comédie, histoire d'embrumer totalement l'esprit de l'habitant de cette maison. :

- Je suis désolé, j’ai mal fait mon transplanage…

Mais il ne semblait pas vouloir cesser son bavardage, et en un sens j’en fut rassuré et quittait la maison avec un petit sourire. Nous avions réussi à nous en sortir sans mal. De fait, nous pouvions l’avouer, nous avions de la chance. Il y eut à de nombreux endroits des fois où l’on aurait pu se faire découvrir, mais pour le moment tout c’était passé comme des roulettes. J’avançais, et quand je sentis que nous étions suffisamment loin, je pu dire ce que j’en pensais :

- Bien joué. Alors, tu as eut des trucs ?

J’espérais que le propriétaire de la maison ne suspecte rien et ne nous fasse pas suivre. Pour le moment, je ne sentais aucune présence hostile…Donc ça devait être bon. Si ce n’était pas le cas, je pouvais dire adieu à mes études. Et peut-être même devrais je entamer une vie de criminel.... Tout ça pour des papiers que je ne pouvais même pas lire. Espérons qu'Abraham ait vraiment pu récupérer quelque chose de potable. Sinon, cela signifiera qu'on aura fait tout ça pour rien.

- On a vraiment eut chaud…. Merci de m’avoir récupéré !

Je lui offris un sourire, espérant pencher ma tête dans la bonne direction.
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mar 18 Mar 2014 - 20:54






J'en étais sur le ***. Euh, sur les fesses !
J'étais presque content que Carol m'ait plaqué (bon après un record international de deux jours et quelques heures, certes, mais quand même) parce que j'aurais certainement été cocu.
N'empêche, je n'avais pas trop envie de tenter ma chance. Ma bonne étoile m'avait tiré d'un bon pas mais si je la cherchais trop, elle n'allait pas tarder à me réclamer les week-ends et les congés payés.. Donc, en tenant toujours Callahan par le bras, je nous éloignais au plus vite de la maison que nous avions ni plus ni moins cambriolée. Enfin, surtout moi. Et si si ! Même pour quelques parchemins seulement, c'était un cambriolage.
Je me doutais que l'expérience devait être tout sauf sympathique pour ce pauvre Callahan. Etre ainsi transbahuté de toute part sans rien y voir et à peine une explication.

« Désolé, désolé, mate.... » , lui lançai-je plusieurs fois, d'une voix essoufflée, entre deux coups d'œil en arrière, histoire de vérifier que nous n'étions pas suivis.

J'accusai le contre-coup de l'émotion, de la montée d'adrénaline, et savais que j'allais bientôt flancher. Encore une rue ou deux. Please. Bon. Juste une rue alors.
A peine l'intersection franchie, je lâchais Callahan et m'affalai contre la façade d'un immeuble. Épuisé. Flippé. Et pourtant, sans prévenir, je partis dans un éclat de rire de fou furieux.

Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ?
Tout. Rien.
Je n'en revenais pas d’avoir mené ma mission et d'en être revenu entier. Mieux valait en rire qu'en pleurer. Pendant deux bonnes minutes, mes nerfs lâchèrent ainsi, sans que je puisse leur imprimer le moindre contrôle. Envie de rire, de pleurer, de chanter, de dormir, de taper dans un mur, d'aller boire une bière. J'en restai à rire.
Bon, certes, dans la paperasse que j'avais ramenée, il n'y avait sûrement pas grand chose d'intéressant. Peut-être même rien du tout. Et j'avais carrément flingué nos chances de retourner y faire un tour ! Mais bouse ! On s'en était sorti.
Mon rire s'éteignit de lui-même quand je m'aperçus que je répétais ça comme un mantra :

« On s'en est sorti, on s'en est sorti, on s'en est sorti... »

Ma main était toujours crispée sur les parchemins, désormais tout froissés et à moitié humide de la sueur de ma peur. Sans un mot, je les tendis à Callahan, les glissai dans sa poigne. Oubliant qu'il ne pouvait pas les lire.






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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Jeu 20 Mar 2014 - 14:31



Quand nous nous sommes enfin arrêté, j’entendis le souffle exténué de mon coéquipier. Ainsi que le bruit d’un tuyau fuyant non loin de là. J’essayais de m’imaginer le lieu, mais beaucoup de données étaient manquantes. Il m’était impossible de savoir où nous étions. J’entendis le bruit des vêtements de mon acolyte se mettre à se froisser contre le mur. Je compris qu’il venait de s’affaler mollement contre le sol et le compris. Moi-même je me sentais fatigué, et espérais que cette aventure était finie. Même si je devais avouer, que tout de même c’était plutôt amusant. Peut-être un effet de l’adrénaline qui redescend.
Je sentais autour de moi un mal être constant, dû à une explosion d’émotion trop violente pour être supportable. Mon mal de crâne qui n’était que bénigne, augmenta d’une façon considérable, et je me mis à respirer un peu plus fort pour tenter de le calmer. Milles et unes couleurs implosaient inconsciemment face à moi. Abraham semblait étrange, pour ressentir tout cela d’un seul coup. Mais en un sens, je le comprenais. Je savais ce qu’il devait penser. Il avait eut sûrement la peur de sa vie et avait raison d’être comme ça. C’était juste terrible de ressentir tout cela sans qu’on ne le veuille, juste parce que j’étais empathique.
J’entendais vaguement son rire. Je tentais surtout de me calmer. De relaxer mon pauvre cœur qui décidément en prenait un coup. Et aussi, j’essayais de comprendre où nous avions pu atterrir. Je connaissais suffisamment Londres pour savoir parfois m’y retrouver, par ses odeurs et ses sons, mais là je n’étais pas sûr de pouvoir savoir où je me trouvais précisément. Mais sûrement que cela n’avait aucune importance, tant que je savais où je devais rentrer.

J’entendais Abraham répéter inlassablement la même chose. Un petit sourire vint à transparaître sur mes lèvres, une goutte de sueur coulant un peu de mon visage. Oui c’est vrai. Nous nous en sommes sortis, et sans se faire attraper ni même arrêter. Nous étions vivants. Certes, peut-être que cet homme allait prévenir les autorités…Mais nous avions une excuse. Sauf s’ils trouvaient les papiers que nous avions en notre possession. Ces papiers que je sentis atterir dans mes mains. Ce pourquoi je savais que nous les avions.
Je supposais qu’il fallait que je les lise. Je sortis ma baguette, essayant de ne pas la lâcher sous l’émotion. La mienne et celle d’Abraham. Et me concentrait – ou tout du moins essayait – pour jeter mon sort de lecture. Les mots furent courts et brefs, et doucement je sentis une chaleur émettre du papier. Cela marchait. Je pouvais les lire.

- Je vais les lire, d’accord ? Essaie de te calmer pendant ce temps.

Histoire que mon rythme cardiaque s’apaise. Que je me sente moins mal. Que je ne me sente plus aussi étrange, aussi.
Une voix, qui semblait être sensiblement celle de d’habitude, s’émis dans ma tête. J’entendis de vagues informations, mais une fut de tout intérêt :

- Je crois que le type qui a failli nous attraper n’était pas de l’Ordre du Phénix…Par contre d’après ce que j’entends… Je crois qu’il connaissait d’éventuelles personnes en faisant partie.

Je lui remis les papiers, espérant qu’il puisse m’éclairer un peu plus. Mon sort avait été légèrement perturbé par mon empathie trop violente, et si j’avais pu entendre des bribes d’informations, des tas de pensées étaient venues parasité, aussi n’étais-je pas sûr de mes propos.
Néanmoins, je me préparais déjà à reprendre la route. Si ce type s’avérait exactement ne pas faire partie de l’Ordre, il allait falloir reprendre presque de zéro pour continuer de trouver des informations.

[Je fais comme on a dit p’tit Brahm. Désolé de pas avoir répondu hier, j'ai eut un coup de mou. Au fait, je ne suis pas là ce week-end, salon du livre oblige. De fait je répondrais qu'à partir de lundi normalement]
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Ven 21 Mar 2014 - 14:42






* Comment ... ? *

J'ouvrai des grands yeux ronds.
Attends...! Ce type était aveugle (si mes souvenirs étaient exacts, en plus, il y avait la canne blanche pour appuyer mon souvenir, et toutes les attitudes un peu décalées de Callahan) et comme de rien il me balance qu'il va les lire !
J'en oubliai même de l'écouter vraiment, tout occupé que j'étais à gober les mouches et exposer le blanc de mes yeux.

« Hein ?! »

Bon. Peut-être que j'avais un peu entendu en fait. Il paraît que le cerveau est un super outils capable de faire plein de choses en même temps. Genre, commander aux poumons de respirer, au cœur de battre et à la bouche de parler. J'étais une surhomme comme tout le monde : je pouvais faire les trois de concert.
Bref. J'imagine que je n'étais pas le seul à faire ça : balancer du « hein » interrogatif quand en fait, j'avais plus ou moins entendu ce que mon interlocuteur me disait. Comme si je m'offrais un petit laps de temps pour analyser les mots reçus. Pour que ma cervelle traite l'information. Au vu des événements récents, elle était probablement plutôt traumatisée et un petit laps de tmeps supplémentaire n'était pas du luxe.

« D'éventuelles personnes qui en faisaient partie ? »

Oui. Parmi mes nombreux talents, je faisais vachement bien le perroquet.

« C'est vrai ? »

Autre tic de langage partagé avec à peu près tout le monde... Je me doutais bien qu'il disait vrai (pourquoi aurait-il menti alors que je pouvais vérifier en deux minutes chrono?).
Avant de faire encore plus un troll de moi-même, je m'emparai des documents qu'il me tendait pour les parcourir, en long, en large et en travers. Mes yeux peinaient à comprendre ce qu'ils lisaient (la faute à mon palpitant qui battait encore la chamade de ma frayeur de tout à l'heure. Ça faisait un sacré boucan sous mon crâne...).

D'après ce que je déchiffrai sur les parchemins...

« il espionnait ? Ou enquêtait sur un dénommé John Doe*... un présumé membre de l'ordre ? »

C'était presque trop beau pour être vrai.
Les pages de notes que je tenais entre les doigts faisaient état d'informations diverses et variées, la plupart sans intérêt, sur les allées et venues de ce monsieur Doe. Nous n'étions vraisemblablement pas les seuls à espérer en savoir plus sur l'Ordre du Phénix... Mais, là, dans un coin, griffonnée à la va-vite, j'étais certain de reconnaître une adresse, à deux pas de la maison que nous avions « visitée » en toute illégalité. De ce que j'en lisais, notre homme filait John Doe depuis quelques temps déjà, cherchant à en savoir plus sur le personnage, sans pourtant être allé jusqu'à entrer en contact avec lui. Il n'avait pas non plus franchi l'étape de lui rendre visite en son absence.
Je partageai mes lectures à mi-voix avec Callahan, curieux de savoir si le fil de ma pensée évoluait en parallèle de la sienne.

« On fait quoi ? On y retourne ? »

L'enthousiasme de notre découverte se mélangeait à ma très faible envie de remettre ça. Pas étonnant que notre première intrusion ait été si facile. Notre monsieur n'avait été qu'un anonyme peu avide de protéger ses secrets. M'était avis que l'excursion à venir serait une autre paire de manche.
Mais d'un autre côté, quelle meilleure opportunité que maintenant ? Alors que nous étions tout près ...?






* Nom censuré par votre serviteur afin de préserver l'anonymat de ce monsieur

Ethan:
 


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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Lun 24 Mar 2014 - 11:17



HRP:
 


On pouvait dire que j’étais insouciant, mais c’était surtout par routine. Je ne me rendais plus compte qu’étrangement les gens pouvaient se sentir surpris de me voir lire, moi qui ne pouvait voir. J’entendis donc l’étonnement d’Abraham comme je la sentis passé. Par chance, je fis en sorte que cela ne me déconcentre pas, bien que durant quelques instants je le fus. Je savais déjà que ce soir là j’aurais un bon gros mal de crâne. Elric allait devoir me faire gober des médicaments contre. Entre l’empathie et la lecture, ça ne faisait vraiment pas bon ménage. Mon cerveau se devait de faire trop de choses en même temps, je crois. Il ne manquerait plus à ce que je doive jeter un sort, et j’étais sûr d’être prêt pour faire une syncope durant les instants qui suivent. Je l’entendis répéter après moi, mais gardais mon sérieux. Il me demanda confirmation, et j’hochai la tête. Je sentis mes cheveux, bien que court, mais caresser légèrement la nuque, la frôlant. C’était Elric, qui m’avait dit que les gens faisaient cela pour dire oui ou non. Même si non c’était de droite à gauche. Je ne pouvais guère voir ce genre de mouvement même avec mes autres sens. Mais j’avais fini par prendre l’habitude de le faire. Comme si à mon tour je pouvais voir.

Je sentis les documents m’échapper des mains, mais ne m’en offusqua pas, après tout je les lui avais tendu afin qu’il vérifie. J’entendis Abraham émettre des hypothèses quant aux découvertes que recelait ce document. En effet. Notre homme semblait être un espion. Ou quelque chose du même genre. Heureusement que nous avions su sortir de chez lui au plus vite. Qui sait ce qui aurait pu nous arriver sinon ? De ce que j’avais lu et de ce que mon acolyte lisait également, nous n’avions donc pas trouvé quelqu’un de l’Ordre…Mais quelqu’un qui espionnait un membre à son insu. Sans jamais s’être présenté. Lui avoir parlé. Ou quoique ce soit. Je me demandais à cet instant s’il avait déjà été repéré. Si John Doe était aveugle comme moi, on pouvait se dire qu’il n’aurait rien senti, mais même ça c’était peu probable. John Doe n’était sûrement pas aveugle et restait un sorcier. Il devait avoir senti une présence qui le suivait. Si on voulait à notre tour se mettre en route pour chercher des informations sur celui-ci, nous allions devoir être vigilants.

A la question de McCamlhan je répondis assez rapidement :

- Nous n’avons pas vraiment le choix. Nous nous sommes en quelque sorte trompée de personne après tout. Nous devrions y retourner en effet. Voir qui est ce Monsieur Doe. M’est avis qu’il nous faudra être prudent, s’il se sait suivi.

J’aurais aimé posséder quelque chose ayant la capacité de nous rendre invisible. Histoire de nous permettre de régler cette affaire plus facilement et rapidement. Mais même si je connaissait des sorts s’en rapprochant, je savais qu’ils restaient des sorts, donc des choses magiques et décelables par n’importe quels systèmes de sécurité. Dans la logique.

- Si tu veux cette fois on change de tactique. Tu fais la diversion. Je m’occupe de chercher.

Et si nous échangions les rôles, je m’efforcerais d’être le plus prudent possible. Après tout, je me savais capable de devenir un fardeau du fait de mon handicap. Mais pour le moment nous faisions une chouette équipe. Il était juste dommage que ses sentiments puissants l’envahissent aussi bien. Et que je le ressente à mon tour. Me faisant douter. Et me troublant. Heureusement que j’avais l’habitude de cela et que souvent je parvenais à rester maître de moi-même.

- Tu me guides ?

Je connaissait l’adresse, mais ne pouvait la décrypter dans les rues. Ne sachant pas om se trouvait l’endroit précisément, il me fallait bien demander de l’aide.
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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Lun 24 Mar 2014 - 20:14






Eh m**** ! J'étais tombé sur un héros en puissance. Callahan était prêt à remettre le couvert quand, au fond, j'aurais juste aimé qu'il me réponde qu'on laissait tomber, que des gars plus doués que nous feraient le sale boulot, et que, pourquoi pas, si on allait boire un chocolat chaud pour se remettre de nos émotions.
Bon, eh bien, c'était reparti pour un tour. J'étais pas franchement enthousiaste mais fis de mon mieux pour le cacher.

« Ouais. Youpi. Allons-y. », concluai-je de mon meilleur ton "ta grand-mère est morte, toutes mes condoléances".

Eh quoi. Je ne pouvais pas être moins courageux que lui.
Sans rien ajouter, je lui pris le bras, l'entraînant tranquillement avec moi, dans le dédale des ruelles, pour revenir à notre point de départ. Espérons. J'avais le sens de l'orientation d'une boîte de conserve moldue.
Tandis que nous avancions, doucement, j'essayai de mettre mes idées au clair, sans me rendre compte que je parlais à voix haute.

« Peut-être devrions-nous revoir notre plan d'attaque... Et si John Doe est déjà sur place... il va falloir le baratiner... il doit se méfier... enfin, je me méfierai si j'étais lui... et est-ce que Callahan...? »

Je m'interrompis juste à temps. Avant de faire la boulette.
Que j'ai des doutes quant à son potentiel de fouineur ne regardait que moi. S'il se sentait d'attaque pour enquêter, je le laisserai faire, au risque de compromettre la mission. J'aurais dû atterrir à Poufsouffle au lieu de Gryffondor... Pour moi, le relationnel avait plus d'importance que les grandes victoires. Je préférai nourrir ma relation avec Callahan de positif que réussir à tout prix à subtiliser des bribes d'infos à un hypothétique membre de l'Ordre du Phénix. Ce que je n'allais bien sûr pas mentionner dans mon rapport.
J'essayai de me reprendre, comme si de rien n'était :

« Tu préfères qu'on mette au point un plan d'action, ou... on improvise ? »

J'étais pas très doué pour suivre des directives. Mais j'étais pas non plus très doué pour improviser. Moi, mon truc, c'était l'élevage de citrouilles, faudrait pas oublier.

« On y est. Enfin, presque... »

Il devait l'avoir deviner. J'avais pilé net en reconnaissant le lotissement. Tout à mes pensées, j'avais laissé libre cours à mon instinct, et mon sens de l'orientation avait oublié de cafouiller...

« Peut-être qu'on devrait commencer par prendre quelques précautions......»

On était jamais trop prudent.

« Tu saurais jeter un sortilège de désillusion ? »

Peut-être était-il temps d'être honnête...

« Moi pas. »

La dernière fois que j'avais essayé, ma peau avait viré bleu schtroumph. Les schtroumphs ? Un truc de moldu.







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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mar 25 Mar 2014 - 9:27



Je ne prétendais pas être un héros et encore moins quelqu’un de puissant. Je désirais juste mener cette mission à bien. Par respect à celui ou celle qui me l’avait confié. Et éventuellement aussi par fierté. Mais cela ne semblait pas enjoué plus que cela mon acolyte. En un sens je le comprenais. De voir venir à bout de cette histoire, après avoir manqué de se faire attraper, n’était certes pas la meilleure chose au monde. Mais je désirais tout de même en finir. Mais pour cela, il devait m’accompagner…Bien sûr, je savais que je n’aurais pas pu le forcer. S’il s’était résigné pour de bon, je n’aurais sûrement pas eut le courage de le persuader de rester. Je laissais souvent aller. Quitte à me retrouver tout seul pour terminer quelque chose que l’on aurait dû faire à deux.

J’entendis Abraham parler de réviser notre plan d’attaque. Peut-être n’était il pas sûr que c’était une bonne idée que cette fois c’est moi qui fouille. Sûrement avait-il raison. Qu’est ce qui pouvait lui prouver qu’avec ma cécité j’étais bon fouineur ? Mis à part le fait que mon odeur et mon ouïe étaient meilleurs que d’autres personnes, il n’y avait rien qui le confirmait. Je me taisais, et quand il demanda si nous devions improviser ou réviser un plan, je ne savais pas. Après tout, nous avions eut un semblant de plan, et celui-ci avait failli échouer. Peut-être serions nous plus doué si nous osions ne serait-ce qu’un peu, jouer du hasard et de l’instantané. En attendant que je réfléchisse à tout cela, je sentais mes jambes suivre McCamlhan sans difficulté. Mais nous étions déjà presque arrivés.

Malgré le fait que nous allions certainement improviser, mon compagnon me demanda pour un sort de désillusion. Ce n’était pas réellement ma tasse de thé. Je me souvenais en avoir déjà jeté quelques uns, et d’après ce que l’on m’avait dit vu que j’étais incapable de m’en rendre compte, ils étaient tout juste passable. Mais Abraham ne semblait même pas savoir en jeter un. Je me rappelai un instant de la porte qu’il avait ouvert avec autre chose qu’une baguette. Eprouvait-il des difficultés à jeter des sortilèges ? Cela devait être difficile pour lui dans la vie. C’était un handicap particulier. Différent du mien, mais dur à vivre aussi. Surtout lorsque l’on était un sorcier.

- Je sais à peu près. Mais ils ne sont pas excellents.

Déjà il fallait toujours que je vise suffisamment bien. Ne voyant rien c’était déjà difficile. Mais tant pis, Abraham me servirait de cobaye. Je sortis ma baguette, et la pointa sur mon coéquipier. Comme il était près de moi ce ne fut pas difficile de le trouver, aussi me concentrais-je immédiatement. Quelle était la formule déjà ? Ah oui. Je la récitais avec une attention toute particulière et attendit. J’ignorais si cela avait fonctionné, mais je le jetais à mon tour sur moi-même.
Si le sort ne fonctionnait pas, nous allions devoir ruser. Peut-être prétendre des faits. Mentir. Je n’aimais pas vraiment cela. Mais de toute façon, quelque soit la tactique que nous allions utiliser, ce n’était pas une bonne chose non plus. Néanmoins, je finirais tout de même cette mission.

Dé:
 

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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Mar 25 Mar 2014 - 9:27

Le membre 'Ethan Callahan' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

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MessageSujet: Re: And we're running with blood on our knees • mission Ethan & Bram   Sam 29 Mar 2014 - 21:10






A peu près, c'était toujours bien mieux que moi.
Un peu curieux, j'attendis patiemment. La baguette de Callahan pointée sur moi, je me fis tout à coup la réflexion qu'il fallait que j'ai sacrément confiance en lui pour me laisser faire ainsi. Une réflexion en entraînant une autre, je constatai que oui, malgré le peu de temps que nous avions passé ensemble (et je ne parlais pas de l'époque Poudlard), j'avais foi en lui. Peut-être les événements tout récents avaient forgé d'eux-mêmes un lien particulier entre nous. Ou peut-être mes amis avaient-ils raison, et j'étais juste fou. Sur l'instant, cela n'avait vraiment strictement aucune importance.
J'attendis donc patiemment, me demandant ce que je ressentirai. Quel effet nous fait la magie lorsqu'elle nous traverse ? Tout le monde sait qu'un « Rictusempra » nous rend euphorique ou qu'un « Endoloris » doit faire un mal de chien. Mais quand le sort qu'on nous lançait n'était pas physique, que ressentait-on ? J'ignorai alors qu'un sortilège de désillusion donnait l'impression qu'un liquide froid glissait sur tout le corps. Non, moi, j'avais juste le sentiment d'avoir soudain les idées fraîches. Et pour cause. Quand je passais machinalement une main dans mes cheveux, geste symptomatique, chez moi, d'un état de stress imminent... eh bien, la main en question passa sur mon crâne. Disparu les cheveux. J'étais chauve comme un botruc. Et la main que je levai face à mes yeux, étonné, était tout à fait tangible. La peau à peine plus pâle, peut-être, mais pas encore assez transparente pour oser espérer faire tapisserie.

Je restai coi. Je ne savais que dire à Callahan. Je savais la marque qu'un sort raté pouvait infliger à l'ego et j'étais de toute façon mal placé pour donner des leçons en magie.
Je pouvais pourtant difficilement lui faire croire que son maléfice avait réussi.
J'optai pour la version la plus neutre et la plus courte possible...:

« Tant pis ! »

Et puisque je culpabilisai un peu, j'ajoutai :

« C'était pas une si bonne idée, de toute façon. »

Restait à trouver un autre plan. Une autre idée avait germé dans ma tête (visiblement, mieux ventilée, mon esprit fonctionnait à plein régime).
Sans dire un mot, je sortis de mon sac en bandoulière un couteau. Sans hésiter, je passai son tranchant sur la chair de mon bras. Je ressentis à peine un picotement. Je ne joue pas aux héros. Je n'ai juste jamais été super sensible à la douleur. Vous pensez que c'est cool ? Baladez-vous avec une jambe dotée d'une belle fracture ouverte toute une journée, l'air de rien... parce qu'à se traîner partout, la blessure s'infecte et là, ça fait vraiment mal !
Bref, je ruisselai de sang et étais concentré sur mon petit topo pour Callahan plutôt que sur ma belle entaille.

« Ne t'affole pas mais je pisse le sang... »

Et sans faire plus de manière, je lui expliquai mon plan. Avant de le mettre en action, en prenant Callahan par le coude (avec le bras indemne qui me restait) et m'approchai de la maison de John Doe. Je frappai. Et attendis.

Si John Doe était à domicile, je lui expliquerai ma petite histoire. Je m'étais blessé, mon bras à baguette était inutilisable et mon ami, ici présent, étant aveugle, il lui était difficile de me jeter un bon vrai sort curatif. Auriez-vous l'obligeance de vous en charger ...?
Avec un peu de chance, Doe nous entraînerait à l'intérieur, comme tout gentleman soucieux de l'hospitalité. Et là, je lui ferais un petit numéro catastrophe qui attirerait toute son attention, Callahan trouverait un prétexte pour s'éloigner (ou s'éclipserait tout simplement sans demander l'avis de personne) et aller farfouiller la maison.
Ne me restait plus qu'à me montrer inventif et faire durer la scène aussi long que possible.

Je toquai une seconde fois, un peu plus fébrilement.
Y avait-il seulement quelqu'un ?






Dé:
 


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