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 Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus

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MessageSujet: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Lun 21 Avr 2014 - 14:58






Que lui manque-t-elle ? Quel est son désir le plus profond ? Que recherche-t-elle ? Si on lui posait toutes ces questions elle répondrait agacée qu'elle n'a aucun intérêt à y répondre. Pour ne pas y répondre justement. Elle n'en connaît pas les réponses. Si elle pouvait faire face au légendaire miroirs de rised peut-être pourrait-elle alors faire face à ses désirs, savoir de quels ordres ils sont. Elle n'est pas malheureuse, elle n'est pas si heureuse que cela non plus. Étrange être perdu entre deux eaux. D'autres ont plus besoin de cette fontaine qu'elle. Ombre furtive, elle se glisse dans la nature. Les étoiles et la lune la défient de continuer. Elles ne voient que des ombres aux formes menaçantes qu'elle rejette au domaine de la superstition et de l'imaginaire. Elle n'est plus une enfant. Croire à tout cela est inutile. Ils ne font que les éloigner du vrai danger. De ces êtres féeriques qui rôdent. Ces êtres invisibles oubliés de tous. Vivre dans le mensonge et l'illusion est bien plus apaisant que d'accepter de voir la vérité. Tout le monde sait cela. Pauvres idiots naïfs. Elle est plus lucide que jamais, elle a conscience de sa cape qui s'en est allée, de ses chaussures qu'elle a dû abandonnées pour ne pas se faire emporter par les sables mouvants, de ses bras et jambes nus couverts d’égratignures, de ce poison probable qui court dans ses veines. Probablement. 10 % de chance que les ronces qui l'ont griffée soit empoisonné. L'effet du poison ? Aucune idée. Elle ne s'en soucis pas.

Rien ne peut l'arrêter, son air hagard donne le sentiment que son esprit est loin, perdu dans le terrier du Lapin Blanc. Ils ne savent pas. Comment pourraient-ils savoir ? Son esprit est plus lucide que jamais. Elle découvre de nouvelles sensations, elle se rapproche de la nature plus que jamais. Dénuée de tout, une simple robe pour couvrir sa nudité et sa baguette. Elle voit enfin ce qu'on ne pouvait voir. Elle découvre enfin ce monde obscure fermé aux hommes. Le silence n'est pas silencieux. Il est remplit de bruit et de musiques. Le vent, les insectes, la vie, le cœur de la terre, tout cela elle le voit, tout cela elle l'entend. Tous échoueraient, tous ne peuvent qu'échouer. Eux ne sont pas elle. Eux n'ont pas accès à ce monde mystique. Ils sont aveugles. Ils ne peuvent qu'échouer. Elle non. Elle ne peut pas échouer.

Il y a quelqu'un. Elle le sent, tout ces poiles se hérissent sur sa peau. Elle jette des regards de bêtes traquées. Le mal rode, le mal est présent. Elle le sait, elle le sent. Tout son corps est en alerte et la prévient qu'un danger ancien est de retour. Elle s'humecte les lèvres, personne, plus le bruit, le danger semble s'éloigner. Elle reprend sa route, mais reste en alerte. Prête à tout moment de brandir le petite poignard tombant sur sa hanche. Elle pourrait aussi lancer un sortilège, mais son instinct lui dit qu'il ne serait pas bon de faire usage de la magie. Le mal est pourtant là. Il approche. De plus en plus. Elle serre les dents. Que lui reste-il si ce n'est prier ces êtres féériques qui l'ont abandonnée il y a fort longtemps ?


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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 23 Avr 2014 - 20:48

Un son dans son dos poussa Rodolphus, déjà sur le qui-vive, à se retourner vivement, la baguette pointée droit devant lui. Mais comme la fois précédente, il ne distingua rien, pas une âme qui vive entre les arbres plongés dans l’obscurité. Pourtant Rodolphus se sentait observé, il avait la désagréable impression d’être épié, suivis et pourtant à chaque fois qu’il pensait déterminer l’origine de ces gênantes impressions, il ne trouvait rien d’autres que le néant. C’était dérangeant, agaçant, inquiétant… Il ne pouvait s’empêcher de se sentir oppressé par l’ambiance des lieux. L’obscurité de la nuit, l’isolement de l’île, la faune et la flore peu accueillante n’était pas des choses qui d’ordinaire devraient l’effrayer. Au contraire, l’obscurité il adorait ça, l’isolement un peu moins certes, mais ce n’était généralement pas un problème dès lors qu’il savait que c’était nécessaire. Quant aux dangers méconnus des plantes ou autres êtres vivants, ses côtés agressifs, impulsifs et inconscients avaient tendance à lui faire adorer ça. Après tout c’est bien à cause de ces mêmes traits de caractères que Rodolphus se trouvait ici au beau milieu de la nuit allant ainsi à l’encontre de toutes les recommandations qui lui avait été faites. Non c’était l’endroit…Oui Rodolphus était sûr au fond de lui que n’importe où ailleurs, dans des conditions similaires, il se serait sentit à l’aise. Mais ici, il y avait quelque chose, quelque chose d’indescriptible qui rendait irrespirable l’air.

Faisant une courte pause, il observa sa main droite et les quelques éraflures qui la zébrait. C’était si bénin et anodins. Pourtant il ne pouvait s’empêcher de se dire que plus que l’animal non identifié qui l’avait griffé un peu plus tôt, c’était l’air lui-même, ou pourquoi pas de fines particules dans le brouillard si épais qu’il avait dû traverser auparavant, qui le faisait se sentir si méfiant. Les sens en alerte, prêt à tuer au moindre bruit suspect, Rodolphus se rendait bien compte que quelque chose n’allait pas. Il avait la sensation de transpirer sans avoir chaud, mais il serait bien incapable de savoir ce qui serait vrai ou non. Ses éraflures le brulaient elle ? Ses muscles étaient-ils endoloris d’avoir marché durant des heures ? Ou ne sentait-il rien du tout ? Il serait bien incapable de le dire. Pourtant il se sentait en pleine forme. Malgré la brume qui flottait dans son esprit, il se sentait en parfaite forme, plus prêt au combat que jamais. C’est pourquoi malgré ses sensations incertaines, il continua sa route vers la fontaine.

Pourquoi se rendre à la fontaine de la bonne fortune ? Dans ce moment précis Rodolphus trouverait bien risible une telle question. Parce qu’un peu de chance ne fait de mal à personne. Pour le danger ou l’adrénaline. Ou peut-être juste pour le plaisir de réussir à défier les on-dit. Aucunes importances. Ou du moins si cela en avait eu une, ce n’était plus le cas maintenant…Encore une fois les pensées de Rodolphus se figèrent lorsque sur sa droite il crut apercevoir une forme imprécise passer entre deux arbres. Dans son esprit, il s’imaginait des êtres, des femmes mi fées, mi elfes, faites de vents tournoyant au-dessus de l’herbe. Rodolphus n’était ni croyant, ni très imaginatif, mais plus il s’approchait de sa destination, plus il avait la sensation de ne plus avoir tout à fait le contrôle de ses idées. Poison ou sortilège ? Peut-être les deux. Peut-être aucuns. Un mystère de plus, une défense de la fontaine peut-être aussi… Quoi qu’il en soit, Rodolphus comptait bien atteindre la fontaine.

Plus déterminé que jamais, il secoua la tête dans l’espoir de s’éclaircir les idées et accéléra le pas. Il déboucha rapidement, ailleurs… Si les lieux ne lui semblaient pas différent des précédents, il sût immédiatement que quelque chose avait changé. Une autre présence bien plus distincte que ce qu’il avait ressenti auparavant. Et pour cause. Quelques mètres devant lui, lui tournant encore le dos, se trouvait une femme. Elle avait quelque chose d’irréelle dans l’éclairage pale de la lune, les cheveux blonds et paraissant fragile dans sa simple robe. Mais Rodolphus n’eut pas le temps de la contempler ou de se questionner d’avantage, elle sait qu’il est là. Ce n’est qu’une question de secondes avant qu’elle ne le repère, si ce n’est déjà fait. Il songe à frapper. A dégainer un bon sort impardonnable histoire d’en finir rapidement avec cette distraction tombée sur sa route. Un piège de la fontaine ? Ou un simple hasard. Il ne pointe pas sa baguette sur la jeune femme, mais la tient prête tout de même. Rodolphus sait qu’il est repéré, alors il parle :

« Vous me semblez bien égarée. Puis-je vous conseiller de faire demi-tour. » Sa voix indiscutablement humaine dénote dans l’ambiance mystique de cet endroit. Quant à ses paroles, d’une grande banalité et à priori aimable, n’ont d’autre but que de créer la confrontation, car il est évident que Rodolphus ne peut pas être perçu comme un ami. Pas ici, pas dans ces conditions.

Il hésite. Doit-il continuer sa route comme si de rien était ? Où se débarrasser d’elle maintenant ? Il n’envisage aucune autre option, quel autre choix pourrait bien s’offrir à lui ? Après tout ce n’est pas comme s’il la connaissait…
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Ven 9 Mai 2014 - 22:50


Le monstre prend enfin à la parole. Son visage froid ne quitte pas son masque lorsqu'elle tourne les talons pour enfin les faire face. Il était plus prêt qu'elle ne le pensait. Du bout des doigts, elle lui attrape le menton et lui fait bouger le visage dans tous les sens. Prudemment elle le relâche quand elle le reconnaît enfin. Ce monstre a un prénom bien connu. Un passé commun même avec elle. « Et bien, je vois que le temps ne t'a pas gâté. » Souffle-t-elle, un étrange sourire sur les lèvres. Combien est-ce que cela fait de temps qu'elle ne l'a pas vu ? Qu'elle ne s'est pas retrouvé face à face avec son bourreau ? A Poudlard il s'amusait à se moquait d'elle, à la torturait. Ils fermaient tous les yeux, elle n'était que cette fille étrange, il était tout, il était un sang pur serpentard digne et avec bien des défauts qu'on s'était résigné à ne plus chasser. Du bout des doigts elle repousse quelques mèches de cheveux. Elle était déçue de le reconnaître, son orgueil aurait le voir plus vieux, plus laids, plus décrépis, un pied dans la tombe l'aurait satisfaite au plus haut point. Cependant il était là. Face à elle. L'instant parfait pour réclamer vengeance, lui faire payer toutes ces années. Un monstre qu'elle connaissait très bien.

Dans sa tête les souvenirs se bousculent, elle pensait les avoir fait disparaître, mais elle aurait dû agir par l'usage de l'oubliette. Cela aurait été bien plus rapide. Son côté humain l'avait rendue bien trop orgueilleuse. Il y a des choses qu'on n'oublie pas. Comme la peur, comme cette angoisse qui lui nouait le ventre. Elle n'avait rien à perdre par le passé, mais déjà elle avait peur. Personne n'aime souffrir, même pas elle. Certains s'amusaient à dire que c'était la seule émotion qu'elle pouvait ressentir. Elle recule de nouveau d'un pas prudent. «  Je crains savoir où te mènes ta route, mais je ne compte pas me détourner de la mienne pour ton bon plaisir. » Elle agissait sottement, elle en avait parfaitement conscience. Sa présence en ces lieux était la promesse de revivre un cauchemar si elle n'était pas apte à lui faire face.  Entre ses doigts elle fait tourner sa baguette et reprend. «  Ne pense pas que je ne sois pas capable de te défaire si tu as l'audace de penser que je suis encore cette fillette que tu terrifiais. » Nouvelle erreur. Elle le savait parfaitement, pourtant elle n'en regrettait pas le moindre mot. Chacune de ses paroles étaient pesées avec un soins méticuleux.

Le monstre était là. Le monstre de son passé. Quoi de mieux que la nuit présente pour le réveiller ? Il était le même, en pire. Elle aussi. Souillée par la réalité, elle était prête à riposter et lui faire face de toute sa hauteur. Elle pourrait tourner les talons, prier le dieu des moldus et s'en aller. Écouter ses sages propos. Elle avait grandit, elle n'était plus une enfant et il était temps pour elle d'agir ainsi. «  Je tenais à te prévenir. » Rajoute-t-elle avec un petit sourire supérieur. Quelques secondes à peine. Un laps de temps bien court pour une conversation qui lui a semblé longue. Des propos qu'elle a jeté les uns après les autres.

L'ignorant royalement, elle se retourne et reprend sa route coupant court à la conversation. Il n'était pas le genre d'homme à faire la causette, à vous menacez tout à fait, mais évitez de l'inviter pour le thé. Prudemment elle jetât un coup d'oeil par dessus son épaule afin de prévenir les mauvais coups du sort. Tel qu'un sortilège qui pourrait s'échapper de la baguette du très charmant monstre et la frapper en plein dos. Quant on maris et enfant, on se retrouve à faire attention à sa vie.
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Ven 30 Mai 2014 - 17:38

Il s’était approché d’elle, de ce fait lorsqu’elle se retourna, ils étaient vraiment proches. Etrangement lorsqu’il vit son visage, une sensation de déjà vu l’envahit. Une seconde de flottement le prit, elle en profita pour lui saisir le visage. Un geste qu’il n’apprécia pas et il le fit savoir d’un claquement de langue. Pour qui elle se prenait cette fille, pour oser le toucher ainsi, sans montrer la moindre crainte ? Il allait chasser sa main lui-même quand elle le lâcha d’elle-même. Ils étaient vraiment proches. Rodolphus n’aimait pas cette proximité, mais jamais rien n’aurait pu lui faire faire un pas en arrière. Il ne reculerait jamais devant personne. D’autant plus que pour le moment, il ne craignait pas vraiment cette femme qui lui semblait familière. Où l’avait-il déjà vu ? Au ministère peut-être…

Ses soupçons se confirment quand elle lui parle. Il se fiche bien de ce qu’elle lui dit. Une telle pique lui fait ni chaud ni froid. On lui a déjà dit bien pire. Et une telle remarque, jetée ainsi, lui donne surtout l’impression qu’il est en position de force. Après tout à défaut d’avoir l’avantage physique, on cherche à blesser oralement. Les mots peuvent parfois faire si mal… Mais là, ils glissent sur lui comme le vent sur un arbre. Sans la moindre conséquence. Il la regarde reculer d’un pas et Rodolphus ne cache pas son sourire satisfait. Qui qu’elle soit réellement, elle le craint. Au moins un peu. Sans doute une personne à qu’il s’en est pris par le passé. Pas récemment, sinon il s’en souviendrait. Pas en tant que mangemort, elle ne l’aurait pas reconnu. Non c’était sans doute plus vieux. Bien plus vieux. Poudlard probablement. Une ancienne victime de ses petits jeux. Mais laquelle ? Il avait eu un certain nombre de souffre-douleur à Poudlard, puis il y avait eu ceux qu’il martyrisait occasionnellement. Très sincèrement, les souvenirs d’eux étaient flous. Bien sûrs Rodlphus se souvenait de ce qu’il avait fait, avec qui et pourquoi. Mais généralement l’identité de ces victimes se résumait à un signe identifiable : sang-de-bourbe ou griffondor par exemple. Les noms réels et les visages se mélangeaient. Aux yeux de Rodolphus, ils n’avaient aucune importance en tant que personne, alors après Poudlard, le reste de sa vie avait pris le dessus sur ces souvenirs futiles.

Rodolphus ne disait toujours rien. Dardant ses yeux rieurs sur la blonde qu’il laissait parler. Pour la première fois depuis qu’il était entré dans cette forêt, il avait l’impression de pouvoir contrôler quelque chose. Mais sans doute serait-il en meilleur position s’il pouvait se rappeler de quelle victime il s’agissait. Savoir ce qui avait marché à l’époque. Pour pouvoir rouvrir les anciennes blessures… Elle lui dit qu’elle ne comptait pas se détourner de sa route pour lui faire plaisir. En temps normal, il aurait répondu à ce moment précis. Pour lui signaler que personne ne lui tenait tête et qu’en général on se pliait à sa volonté. Du moins c’est ce qu’il aurait dit à un inconnu. Mais elle n’était pas une inconnue. Et plus elle parlait, plus Rodolphus supprimait de sa liste certains de ceux qu’il avait pu traumatiser à Poudlard. Il la vit faire bouger sa baguette dans ses mains. Il bougea alors son bras droit, montrant de façon très explicite sa propre baguette. Il ne la pointait pas sur la jeune femme, il signifiait juste que lui aussi en avait une et que si elle voulait se battre, il répondrait sans difficultés et sans hésitation. Il ne dit encore rien, se contentant d’afficher un sourire confiant et des yeux rieurs et la laissa continuer. Les mots pouvaient dire tellement de chose. Une fillette…un peu plus jeune que lui probablement, il l’avait terrifié, en personne visiblement. Terrifié…Il avait dû insister. S’il ne s’était pas lassé rapidement c’était qu’elle avait dû avoir du répondant. Il se connaissait, les fragiles qui fonde en larmes dès lors qu’il se montrait, l’ennuyait bien vite. Généralement il confiait à d’autres de continuer à les rabaisser. Une blonde, à Poudlard, qu’il avait martyrisé un moment… Puis soudainement cela lui revînt. Sixième année peut-être et septième évidemment. Cela devenait plus clair maintenant.

Elle voulait le prévenir. Tout simplement. Avec un petit sourire en prime. Rodolphus ne le prenait pas mal. Pas encore du moins. Pour le moment il se rappelait juste de leurs échanges à Poudlard. Rien d’étonnant à ce qu’elle se méfie de lui. Mais sincèrement, lui exultait. Il était ravi. Pourquoi ? Allez savoir. Cette forêt lui avait embrouillé les sens au point que même ses objectifs n’étaient plus très clairs. Cela faisait surement des heures qu’il errait entre les arbres et finalement il tomber sur elle. Sa rencontre avec Gaïa lui remettait les idées en place à grande vitesse. Il se sentait en terrain connu maintenant. Il ne craignait plus l’ambiance néfaste des lieux et serait même ravi d’en bénéficier. Il était prêt à répéter le passé si nécessaire.

Elle lui avait tourné le dos, mais elle restait sur ses gardes.

« Es-tu sûr de pouvoir me faire face ? Je n’ai pas l’impression que tu ais tellement changée. Tu parles plus que tu ne le devrais et tu traînes dans des endroits étranges en agissant de façon tout aussi bizarre. Cela pourrait être nostalgique… »

Il fit quelques pas derrière elle pour la suivre. Il ne cherchait pas à la rattraper. Il laissait quelques mètres entre eux cette fois-ci. Histoire de pouvoir anticiper une éventuelle attaque. Il ne la craignait pas en l’état actuel des choses. Il se rappelait de la gamine de l’époque. Mais des années avaient passées et étant lui-même un fervent pratiquant de l’art subtil ou non de la vengeance, il savait qu’il pouvait et devait s’attendre à une attaque.

« Dire que tu viens ici pour quérir de la chance. Et c’est sur moi que tu tombes. C’est à se demander si cette fontaine recèle réellement de la magie. »

Dans cette forêt, il n’était pas dur de deviner ce que les deux sorciers étaient venus faire. Il était donc évident aussi qu’ils allaient au même endroit. Mais là Rodolphus venait de tomber sur une distraction et il avait hâte de voir comment les choses allaient se passer. Le ton moqueur de sa voix était parfaitement audible. Lui voulait savoir ce qu’elle allait rétorquer. Déjà à l’époque elle avait eu répondu. C’était ce qui avait fait qu’il avait réattaqué. Il serait si simple pour elle de répondre que c’était la chance justement qui les mettaient sur la même route, afin qu’elle obtienne sa vengeance. Si facile, qu’il l’attendait.

Il l’observa avec son sourire narquois. Maintenant, il se demandait comment il avait pu ne pas la reconnaître avant. Des gens il en avait maltraité, mais Gaïa ça restait sa souffre-douleur.
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 11 Juin 2014 - 22:36

Elle se retourne pour lui jeter un furtif coup d’œil. Il marque un point. Cela faisait des années qu'elle ne l'avait pas revue. Plus de dix longues années sans avoir à supporter son sourire narquois, sa soit disant supériorité et l'humiliation. Elle l'avait presque oublié. Cela était plus simple après tout, oublier qu'elle aussi avait été un jour une victime. Un souffle-douleur parmi tant d'autres, mais à la différence de ces tant d'autres elle n'avait sur personne sur qui se reposait. Elle n'osait même pas m'être les pieds à l'infirmerie au nom d'une fierté bien trop grande. Elle soignait ses blessures elle-même et maudissait son stupide orgueil qui l'empêchait de demander de l'aide. Elle se renfermait un peu plus sur elle et tout ce qu'on trouvait à dire c'était qu'elle semblait de plus en plus étranges. Douze longues et bénies années sans qu'elle n'ait à le voir. Sans qu'elle n'ait à craindre les monstres. Et dire que lui ne se souviens probablement plus d'elle. Qu'elle n'était qu'une victime parmi tant d'autres et rien d'autres, même pas unique.

Elle entend les pas de son ennemie crispaient dans son dos. La brume donne des allures étranges au monde qui l'entoure, mais elle ne tente pas d'y prêter attention. Des éclats de rires résonnent, elle garde son masque de froideur, mais elle sait maintenant qu'il y a d'autres monstres que celui qui marche derrière elle. Elle avance plus lentement avec plus d'hésitation. Elle serre doucement sa baguette, son cœur bat. De nouveaux rires éclatent. On pourrait presque croire des rires d'enfants, mais il ne faut pas croire que ce sont des rires d'enfants. Elle se fige et jette un coup d’œil inquiet à Lestrange. Elle pose un doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. «  Il y a une créature. Dangereuse, très dangereuse.  » Elle murmure à mi-mots. Les rires d'enfants se font plus fort. Ils deviennent grinçants, discordants, lui brisant les oreilles.

Le fragile masque de Gaïa se défait pour laisser place à une surprise horrifiée. C'est étrange, c'est une créature de légende, mythique, qui a sa place dans les récits. Elle avait lu dans un vieux grimoire qu'elle pouvait résider en ces lieux, mais elle n'y avait pas cru. N'est-ce pas le bout d'une aile de chauve-souris ? Une aile géante ? Elle recule d'un pas. Les rires sont de plus en plus forts. Les enfants se mettent à chanter. Ce ne sont pas vraiment des enfants, les voix sont trop aiguës. Des voix de fées pour être exacte, mais ce ne sont pas elles. Elles ne sont pas par ici. Des sueurs froides la prennent. Elle jette un coup d’œil à Lestrange, cela serait l'instant parfait pour le faire payer toutes ces années. La vengeance ne l’intéresse pas, elle est bien au-dessus de tout cela. Lui sauver la vie par contre pourrait lui apporter un intérêt. D'autres dangers vont apparaître, des dangers auxquels faire face ne sera pas aisé. Elle finit par avouer. «  Il y a un chadrine. Seul on meurt. Ensemble on a peut-être une chance de survivre. » Elle refuse de s'abaisser à lui demander d'agir ensemble.
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 25 Juin 2014 - 10:54

Rodolphus la suivait à distance raisonnable attendant de sa part une réponse, un mouvement, quelque chose qui lui ferait part des pensées de la jeune femme pour que la conversation continue. Enfin conversation…Ce n’est pas tellement le fait qu’il est envie de parler, mais plutôt parce que cette rencontre imprévu est à ses yeux pour le moment une bonne surprise. Il se rappelle de l’époque où il avait de l’emprise sur sa vie à elle et au fond dans un endroit aussi hostile, étrange et déconcertant que cette île, la simple idée de se retrouver dans une situation qu’il pouvait contrôler le mettait en joie. Oui en fait c’était juste une histoire de contrôle. Bien sûr dans cette optique il écartait totalement la possibilité que la femme en face de lui ne soit plus l’enfant qu’il avait connu, bien qu’elle le lui ait dit auparavant. Mais bon Rodolphus n’est pas vraiment du genre à écouter les conseils des autres, sauf ceux de ses parents peut-être, mais c’est là un cas différent.

Perdu dans ses pensées et l’observation de la jeune femme, le premier son qu’il entendit lui parut certes un peu étrange mais il pensa d’abord à un animal, des oiseaux peut-être. Après tout allez savoir quelles étranges espèces, cette faune recèle-elle ? Il voit Gaïa ralentir, puis il entend de nouveaux le son, de façon bien plus audible. Des éclats de rires ? Des enfants ? Cela paraît bien peu probable. Une créature dangereuse, très dangereuse. Voilà ce que lui dit la jeune femme. Elle lui fait signe de ne pas parler. Et très sincèrement Rodolphus n’en n’aurait pas tenu compte, lui demandant des explications voire même si elle ne se moquait pas de lui, si le son n’avait pas changé. Prenant des allures menaçantes et terrifiantes. Au-delà du bruit qui lui vrillait des tympans, il y avait la brume qui cachait l’ennemi. Puis les rires se changent en chant. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Son cœur se met à battre plus fort dans sa poitrine. Il n’aime pas être pris par surprise, surtout pas sans alliés dans le coin. Un chadrine. Un instant Rodolphus cesse de respirer. Il regarde Gaïa, elle a l’air sérieuse. Le chadrine, créature de légendes, il se rappelle vaguement les descriptions de cette créature dans les sombres livres de son père. Poison et illusion, fonctionnant à la peur de ses ennemis. Une créature magnifique de par sa puissance mais seulement tant qu’on ne l’a pas en face de soi.

« C’est une plaisanterie ? » Rodolphus n’attend pas de réponses. Il parle pour éviter de penser et de remarquer la peur qui commence à monter. Ne pas avoir peur…C’est impossible.

Il jette un nouveau coup d’œil à Gaïa. Seul il n’a aucune chance, à moins de partir en courant en espérant que la bestiole s’occupera de la jeune femme. Mais sa fierté ne le lui permet pas. Pourtant combatte avec Gaïa lui parait bien difficile. Il n’a aucune confiance en elle.

« Je n’ai pas l’intention de mourir. » Cette fois-ci il s’adresse bel et bien à Gaïa. Sa façon à lui de dire, qu’en effet il semblerait qu’à deux, ils aient plus de chances de s’en sortir. Il ne sait pas s’il pourra se battre avec elle, mais en même temps qu’elle cela devrait être possible.

Il s’éloigne d’elle lentement, les sens aux aguets et les nerfs à vifs. Le chadrine n’est pas encore sortis de l’ombre mais parfois par moment, un bruit plus fort qu’un autre ou un mouvement dans les buissons laisse supposer où se trouve la bête. Il fait signe à Gaïa d’aller de l’autre côté. Va-t-elle l’écouter, il n’en sait rien. Très franchement, lui ne serait pas sûr de suivre ses directives si elle lui en donnait, avec leur passif ce n’est sans doute pas très surprenant… Cependant dans l’esprit de Rodolphus, une attaque croisée serait ce qu’il y a de plus sûr. Autant éviter de fournir au chadrine ses deux cibles ensembles. A bonne distance de la jeune femme, il guette l’obscurité pour voir si enfin la bête va se montrer.

Dés:
 

Finalement Rodolphus n’aura pas à attendre longtemps. De l’ombre surgit l’animal et la seule lueur de la lune n’est en soi pas d’une clarté rassurante. Le Chadrine est en face de lui. La baguette dans la main, Rodolphus réfléchit, en essayant de ne pas écouter l’angoisse qui monte en lui. Le chadrine est un adversaire redoutable. Rodolphus recule de deux trois pas, lentement, sans geste brusques. Il guette les pattes de l’animal pour prévenir un bond qui pourrait lui être fatal. Rester loin des griffes et du souffle pour éviter le poison. C’est un combat qui doit se faire à distance. Mais il y a une chose dont la distance ne protège pas. Ce sont les illusions. Si les rires d’enfants entendus auparavant ne le concernaient pas, le tic tac lancinant d’une montre qui s’élève de plus en plus fort, il sait que c’est pour lui.

« Crois moi c’est loin d’être fini ! » C’est à l’animal qu’il s’adresse, c’est tout à fait inutile. Mais bon au moins maintenant il a l’attention de l’animal. Rodolphus ne voulait pas attaquer le premier, ne voulant pas faire ruer la bête vers lui. Il attend donc tant que l’animal ne semble pas énerver de voir ce que Gaïa va faire, en espérant aussi qu’elle va agir vite.


Dernière édition par Rodolphus Lestrange le Mer 25 Juin 2014 - 11:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 25 Juin 2014 - 10:54

Le membre 'Rodolphus Lestrange' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

'Dé du destin' :
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Lun 14 Juil 2014 - 17:58

Dés:
 


Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle cherche en venant sur cette île. Sans aucun doute, ce n'est pas lui, ce n'est pas cherchait à revoir ce bourreau. Ni même rencontrer cette créature de légende dont elle ne sait rien, si ce n'est qu'elle est un danger mortel. Qu'elle veut la tuer. Elle ne sait pas si elle va mourir, mais elle regrette d'être venue ici. Elle se dit que si elle perd la vie à cet instant, elle va perdre Raina, Eoghan aussi... Les deux personnes qui importent dans sa vie. Les deux seules personnes qui arrivent à la rendre vraiment heureuses et pour une raison futile qu'elle-même ne saisit pas, elle va les perdre. Et ils vont la perdre. Elle cherche à se souvenir d'eux, de leur visage, de leur sourire, leur rire, leur odeur, de toutes ces petites choses qui font leurs personnes. Il y a les rires, les rires qui veulent faire taire cela, les rires de cette foule sans visage. Il était son bourreau, mais ils en étaient le public. Ils regardaient tous sans rien faire, allant parfois de leur petit commentaire. Jamais ils ne l'aidaient.

Elle jette un coup d'œil surpris quand elle comprend que Rodolphus accepte de combattre avec elle. Ce n'est pas l'attitude d'un serpentard, stupide et lâche, voilà ce qu'ils sont. A moins qu'il voit tout comme son avantage et concède qu'il vaut mieux qu'ils se battent ensemble qu'être tour à tour la proie de la créature. Le cœur battant, elle surveille, elle cherche à savoir où est la créature, mais elle ne voit que des mouvements vifs, brefs. Elle n'arrive à savoir où est la créature. Elle est troublée par les rires qui se font de plus en plus fort. Des rires cruels et mesquins. Un frisson la parcourt. Elle aimerait les faire taire, mais elle en est incapable. Les voix ne viennent pas de l'extérieur. Elles viennent de l'intérieur. Elles viennent d'elle-même, d'en elle.

La créature apparaît enfin, attaquant Rodolphus. Figée, elle fixe remplit de terreur la créature. Elle n'est pas une gryffondor du genre à foncer tête baissée, mais une serdaigle. Elle est celle qui fait les plans, pas qui les pratique. Elle ferme les yeux, la magie marche toujours par dualité. Bien/mal, ombre... lumière. « Incendio !  » Elle l'a lancé sans trop de convictions, mais le sort frappe de pleins fouets la créature qui se met à brûler vif. Les rires se taisent, mais pour être remplacé par un cri affreux, inhumain. Surprise, elle tombe à la renverse, se couvrant les oreilles de ses mains pour atténuer le bruit. Cependant, il est toujours présent, toujours aussi fort. Et puis cette odeur de souffre qui monte de la créature, qui empoisonne l'air. Elle tousse, cela lui arrache la gorge, des larmes de douleurs lui piquent les yeux. La créature hurle. De ses dents, elle tente de se mordre, de ses griffes, elle tente de déchirer les chaires. Gaïa recule, terrifiée. Elle a réussi à blesser la créature, mais elle est présente, refusant de s'en aller. Elle veut se venger.


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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Lun 14 Juil 2014 - 17:58

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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mar 2 Sep 2014 - 22:24

Dés:
 


Qui sème le vent récolte la tempête. Foutu proverbe moldu. Où avait-il entendu ça déjà ? Ah, oui, ce devait être les paroles prononcé par cet imbécile dont le nom (et le visage d’ailleurs) lui échappaient. Une mission récente, un sang-mêlé aux idées avant-gardistes en matière de Moldus. Le maître lui avait ordonné à lui et un autre mangemort de se charger de son cas rapidement. Ca n’avait pas été compliqué. A deux contre un, il n’y avait même pas de fierté à retirer de cette mission, ce n’avait été qu’un travail parmi tant d’autres. Alors pourquoi y repenser maintenant ? Ah, oui à cause de ses derniers mots. Il faut dire que cela arrivait souvent à ses victimes de trouver une phrase sortie de nulle part pour tenter vainement d’avoir le dernier mot. Ridicule puisqu’au final seule la mort les attendaient. Et pourtant maintenant c’était bien à ces paroles stupides que Rodolphus repensait. « L’arrogance se paie toujours et très chère. » Rodolphus avait fait preuve d’arrogance face à la créature, refusant de réaliser la crainte qu’elle déchaînait en lui de peur de la voir le submerger. De plus, Rodolphus avait depuis toujours été bercé dans la magie noire et les créatures sombres. Pas besoin donc de l’initier aux secrets du Chadrine. Même si jusqu’à présent ça n’avait été qu’une légende pour lui, il savait très bien que la peur rendait la créature plus forte encore. Mais quelques minutes auparavant, il n’avait plus pu renier la peur qu’il ressentait. L’immense félin face à lui, avec ses ailes de chauve-souris l’avait scruté. Rodolphus était sur le qui-vive, il n’avait pas voulu attaquer le premier pour ne pas forcer la confrontation avec la bête, mais visiblement la rencontre faciale n’inquiétait pas la créature. Car, elle, elle le chargea sans hésiter. Un soupçon d’instinct de survie et des années de duels ayant permis d’aiguiser ses réflexes lui permirent de plonger au dernier moment sur sa gauche. Mais cela ne suffit pas totalement et s’il évita les griffes acérées, il ne put s’épargner la collision avec la stature de l’animal. Il chuta sur le sol et en eut le souffle coupé. Un trou noir de quelques secondes lorsque sur le coup ses yeux s’étaient fermés. Il avait senti le sol dur sous lui et le silence glaçant environnant. Perdu et sonné, ces quelques secondes lui parurent des minutes. Et maintenant il repensait à ce type et ses mots insignifiants. L’arrogance se paie. Il avait nargué la créature, prit un coup la minute suivante et maintenant il n’y avait peu de chance que sa plus grande peur ne se réalise pas, à savoir mourir. A ce moment précis, il aurait pu vendre père et mère (et frère aussi) pour être simplement chez lui, un whisky à la main, le regard tourné vers le jardin à travers la fenêtre et échanger un simple moment avec Bella, complicité ou dispute, peu lui importait tant que le Chadrine disparaissait.

Quand enfin il revînt à lui, il vit le monstre si près de lui, que sans dramatiser, il crut se dernière heure arrivée. Il avait la sensation de voir luire les yeux de la bête. Aussi peu humaine soit-elle, il était certaine qu’elle riait de la peur qu’elle insufflait. Hors personne n’avait le droit de le mettre en si mauvaise posture. Déjà quand il n’était qu’un garnement il se l’était juré. Rodolphus Lestrange ne s’inclinait devant rien ni personne. Pourtant il n’arrivait pas à bouger. Il était tétanisé. Il devait se reprendre. Et tandis que son esprit et son corps se livrait à une bataille silencieuse, la créature avança d’un pas lourd, écrasant à l’occasion une hellébore qui avait poussé là. Tout devait donc être toxique dans les environs ?

Mais finalement un élément perturbateur se manifesta et accessoirement sauva sans doute la vie de Rodolphus. L’incendio de Gaïa alluma la créature et détourna son attention. La volonté de Rodolphus se ralluma, il était hors de question qu’il meurt ici, au milieu de nulle part sans même que personne ne le sache, sans aucuns coup d’éclat. Il devait se montrer digne du Lord, être meilleur que tous ses autres adorateurs. Rodolphus profite alors du moment de répit, pendant lequel la créature semble hurler de douleur pour se relever. La baguette en main, prêt à en découdre. Plus question de se faire avoir. Il n'a rien de cassé, mais il est mâché. Et dire que la bête n’a fait que l’effleurer. C’est qu’elle a de la puissance mine de rien. Il faut rester loin d’elle… Il se déplace et se positionne derrière elle. Ce n’est pas très difficile puisqu’aussitôt que ses cris cessent, la bête semble prête à foncer sur Gaïa. Ce serait peut-être ça leur force. L’animal est incroyablement dangereux, mais ils sont deux. Rodolphus ne veut pas avoir à devoir quoi que ce soit à qui que ce soit, et surtout pas à la blonde, qui bien qu’il ne sache pas pourquoi ne lui revient pas. Mais il se refuse à perdre. Il songe bien à s’enfuir en laissant la fille ici. Mais il y a un risque pour que la bête le poursuive et pire une chance même infime que Gaïa puisse s’en sortir et nuire par la suite à sa réputation.

Alors que la bête lui tourne le dos, il lève sa baguette vers elle. Il réfléchit, quel sort utiliser ? Incendio, si celui-ci semble faire mal à la bête, cela ne l’arrête visiblement pas. Rodolphus doit agir vite, avant que la créature ne se détourne de Gaïa. Puis une idée lui vînt. Si ce sort marche peut-être pourrait-il réussir à diminuer la bête. Il s’écrie alors sans fioritures verbales :

« Os Frangendum »

Un sort souvent qualifié de barbare de par ses effets. Mais Rodolphus s’en moque. Puis il aime les sorts noir et violent. Malheureusement le sort n’heurte pas la bête. Est-ce son mal de crâne lancinant qui persiste depuis sa chute ou encore l’odeur du poison dispersée par le vent ? Peu importe au fond. La bête est intacte, seul un bouquet de colchique est parti en lambeaux. Les choses semblent compliquées. Rodolphus ne voit plus que deux solutions : La première, faire diversion et s’enfuir en courant, transplaner même si possible, malgré les risques à faire cela dans de telles circonstances. La seconde assommer la créature de sorts jusqu’à ce qu’elle s’effondre ou s’enfuit. Mais quoi qu’il en soit il va falloir agir vite. Si tous deux sont empoisonnés, sans doute n’auront-ils pas beaucoup de temps pour agir. Dans l’obscurité il tente de voir Gaïa. Il voudrait parler, ne serait-ce que pour exposer l’ébauche d’un plan, mais il ne le fait pas. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas confiance en elle. Parce qu’une part de lui, lui souffle de s’en aller en la laissant là. Ou enfin, parce que la bête qui s’interpose entre eux fait office d’obstacle insurmontable. Un peu des trois sans doute.


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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mar 2 Sep 2014 - 22:24

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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 10 Sep 2014 - 11:10

Dés:
 


Qui est le monstre, le chadrine ou Rodolphus ? Elle ne sait vraiment, l'un veut les dévorer, l'autre lance un sortilège de magie noir sans sourcilier. Ce n'est qu'un acte de défense, mais elle ne peut s'empêcher de frissonner quand elle voit avec quel flegme il envoie le sort. Il n'est qu'un monstre, une créature impie qui devrait mourir. Elle pourrait s'enfuir et le laisser aux griffes du chadrine, mais c'est trop dangereux. Elle le sait, même si cette idée lui a traversé bien des fois l'esprit. La créature blessée, vexée sans aucun doute ne veut qu'une chose : les tuer, les détruire. Elle ne le laissera pas faire et même si cela suppose de devoir sauver la vie de cet imbécile. Terrifiée, elle recule un peu plus. Gaïa n'est pas le genre de femme à se laisser dominer par ses sentiments, elle les abhore et les juge stupide. Pourtant la terreur est bel et bien là, faisant fi de la rationalité. Le cœur battant, elle ferme les yeux et cherche à retrouver une paix intérieur nécessaire pour lancer son sort, le souffle chaud de la créature glisse le long de sa nuque. Son sort échoue, elle glisse sur le sol et échappe aux crocs de la créature qui tente de déchirer sa chaire. La paix ne vient pas, elle ressaie une seconde fois. Une flamme s'échappe, mais sans être douée de la vive propre qu'elle veut lui donner. La créature terrifiée s'en va. Mourir, c'est quelque chose qui ne la tente pas vraiment. Elle tient à la vie, elle tient à voir cette petite fille qui l'a nomme maman grandir et devenir une adulte. « Feydemon ! » Le sort fuse. Une chouette enflammée s'échappe de sa baguette pour s'attaquer sans la moindre hésitation au chadrine qui pousse un cri déchirant qui brise les tympans. Elle se roule sur le sol plaquant ses mains sur les oreilles pour étouffer les cris stridents, mais ils vont jusqu'à résonner dans sa tête.

La chouette de toute beautés, bien que dangereuse met feu à tout ce qu'elle touche et rapidement un incendie se propage dévorant les plantes humides. La sorcière ne pense plus qu'à une chose, s'échapper et sauver sa vie. Sans le moindre regard pour son bourreau d'une autre époque elle se lève difficilement. Le chadrine s'en est allé en hurlant, poursuivit par cette chouette faite de flammes de l'enfer. Difficilement, elle se relève. Elle s'impose de faire un pas après l'autre, ses muscles sont endoloris, mais elle doit s'y échapper. Laisser la nature ainsi aux flammes la répugne, elle qui était par le passé une fervente protectrice... Elle se dégoûte elle-même, les humains l'ont pervertie, ils l'ont fait devenir comme eux. Elle marche, lentement, elle doit courir, mais elle n'y arrive. Elle doit faire vite, elle sent la chaleur des flammes caresser sa peau. S'enfuir, s'échapper. Elle avait eut le mince espoir que l'île magique aurait pu se protéger, mais non... Les flammes dévorent tout, mais elle les ignore, elle ne démord pas de sa quête. Elle est déterminée à retrouver cette fontaine.


Dernière édition par Gaïa K. Cheshire le Ven 12 Sep 2014 - 10:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mer 10 Sep 2014 - 11:10

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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Sam 4 Oct 2014 - 15:54

Lancé de dès :
 

Aussi loin que remonte ses souvenirs, Rodolphus a toujours détesté devoir quoi que ce soit à qui que ce soit. De par son statut de sang pur, il a toujours été au-dessus des autres ; de par son éducation il se devait d’être le meilleur. S’il devait raconter sa situation actuelle dans le futur, ce serait en narrant ses exploits, mais certainement pas en précisant qu’il avait eu besoin d’aide. La bête, attaquée de front par une chouette enflammée tout droit sortie de la baguette de Gaïa finit par s’enfuir. Gaïa, sans doute l’une des personnes que Rodolphus estimait le moins au monde. Pendant deux ans ou presque, elle n’avait été rien pour lui si ce n’est un moyen de passer le temps à Poudlard, puis plus rien. Jusqu’à aujourd’hui où elle se montrait nécessaire à sa survie. Ce jour, où elle réussissait à faire fuir l’une des pires créatures qui existaient au monde. Cette simple idée, ce simple fait le mettait hors de lui.

La forêt était en flamme. La lune n’était même plus visible tant les fumées obscurcissaient le ciel. Et pourtant, la seule chose à laquelle Rodolphus arrivaient à penser, c’était que cette femme devait disparaître. Pour qui se prenait-elle ? Il la voyait maintenant, prête à s’en aller et poursuivre sa route comme si de rien était. Il était furieux sans même savoir pourquoi, sans doute une histoire d’orgueil, car dans les faits en faisant fuir le Chadrine, Gaïa leur avait sauvé la vie à tous les deux. Et ça il ne le supportait pas. Lui devoir quelque chose, à elle, jamais.

La distance, auparavant occupé par la créature légendaire, était trop grande pour que Rodolphus la comble avant que Gaïa ne disparaisse totalement. Il se contenta de l’interpellé ainsi : « où vas-tu ? Tu crois nos retrouvailles terminées ? Espères-tu vraiment trouver de la chance dans cette forêt ? Entre le Chadrine et moi tu devrais déjà avoir compris qu’aucunes déités sur cette terre ne semblent décidées à te venir en aide de quelque façon que ce soit. »

Sur l’île Artoris, la seule raison qui pouvait pousser les gens à s’y rendre, c’était la légendaire fontaine de la bonne fortune. Existait-elle vraiment ou n’était-elle qu’une légende ? Sans doute devait-elle exister mais quelle importance au fond. Rodolphus se moquait bien de savoir où était cette fontaine, il se fichait royalement de la raison qui l’avait mené ici en pleine nuit. Non, en ce moment précis, la seule chose qui comptait pour lui c’était Gaïa et la colère démesurée qu’il ressentait à son égard.

Tout en parlant, il s’évertuer à combler la distance qui le séparait de la jeune femme. Il ne savait pas encore ce qu’il ferait s’il la rejoignait…Pour le moment, les flammes, la cendre et le fumée, l’empêchait d’utiliser la magie comme il le voudrait. Il voulait voir son adversaire. Le regarder en face tandis qu’il lui faisait face. Voir la peur qu’il pouvait insuffler dans son regard le réjoussait. Mais la forêt partait en fumée. Etonnant d’ailleurs pour un endroit magique. Rodolphus aurait pensé que les lieux étaient capable de se protéger seuls. Leurs réservaient-ils encore une mauvaise surprise ? Etaient-ils incapable de se défendre ? Ou pensaient-ils que le feu suffirait à les faire déguerpir ? Rodolphus n’était plus à ça prêt. Sincèrement qu’est-ce le feu comparé au Chadrine ? L’adrénaline coulait encore dans ses veines, lui donnant une assurance qu’il n’avait pas quelques minutes auparavant. La bête partie, il ne craignait plus la mort. C’était probablement inconscient.

Il n’était plus très loin d’elle. Une dizaine de mètre à tout casser. Mais un obstacle imprévu, bien que peu étonnant se mit en travers de la route de Rodolphus. Un arbre, rongé par les flammes avait abandonné à la lutte et s’était effondré en plein sur sa route. En chutant, il avait entraîné avec lui, feu et cendre. Rodolphus recula de quelque pas, toussant à cause de la cendre. Il trouva tout de même la ressource de crier à la Gaïa.

« Ne crois-pas que cela te permettra de t’échapper ! »


Dernière édition par Rodolphus Lestrange le Sam 4 Oct 2014 - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Sam 4 Oct 2014 - 15:54

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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Mar 14 Oct 2014 - 17:30

Les femmes devront bien s'arrêter à un moment. Ou bien... Elle se mord la lèvre inférieur, elle s'en voudrait de détruire cet écosystème, toutes ces créatures. Elle se fige fixant inquiète la destruction qu'elle a provoqué. La sorcière finit par se résigner à lever sa baguette pour éteindre les flammes, mais le vent lui apporta des mots qui arrêta son geste. « Ne crois-pas que cela te permettra de t’échapper ! » Il était coincé dans les flammes. On lui a toujours dit qu'elle était une étrange jeune femme et puis une étrange femme tout court, mais jamais on ne lui a dit qu'elle était mauvaise ou même un monstre. Pourtant quand elle comprit qu'il était entouré par les flammes manquant de brûler, elle était sincèrement heureuse. « Puisse Merlin s'assure que tu meurs dans d'atroces souffrances.  » Mort, elle n'aurait alors plus à le craindre. Elle avait le regret que cette belle nature soit détruite, mais si cela pouvait se conclure sur la mort de ce monstre alors ce n'est qu'un faible prix à payer. Elle reprit sa course, d'un pas vif, elle devait trouver rapidement la source pour... Elle ne sait pas pourquoi, mais elle doit la trouver.

Était-elle bien réelle ? Pendant quelques secondes elle aurait juré que oui. A travers une épaisse brume qui s'était levée elle avait cru apercevoir la silhouette de ce qui semblait être sans aucun doute une fontaine. Doute confirmée quand elle sentit la magie à l'action, plus elle s'en approcher, plus l'objet de son désir s'en éloignait jusqu'à finir par disparaître complètement. Déterminée, elle continue sa route dans cette direction avec l'intime conviction que celui va l'amener là où elle doit être. Mais des flammes réapparurent. Au début elle mit sur le compte du vent qui avait emporté le feu. Puis elle croit reconnaître le chemin. Ce qui est tout à fait ridicule. Jusqu'à ce qu'elle le voit. Non plus derrière elle, mais devant elle. Son sang reflux de son visage pour lui donner l'allure d'un cadavre ambulant entouré par les flammes. Aussi discrète qu'elle le peut elle marche à reculons, les regard fixé sur cet homme. Elle marmonne injure à son encontre et surtout contre la magie de ce lieux qui l'a menée tout droit vert son bourreau d'autrefois. Il est hors de question pour elle de retomber dans ses griffes. Il doit mourir. Il doit disparaître. Elle sert sa baguette. Tout à l'heure le chadrine aurait pu être cette chance, mais elle ne l'a pas saisit et maintenant...

Elle sait très bien qu'elle ne peut pas lui faire face, engager le combat est signé son arrêt de mort. Elle n'a jamais été particulièrement douée en duel. Son truc à elle ce sont les plans, attaquer de derrière, ruser, pas faire face à son adversaire. Pour ça y a Eoghan. Que fera-t-il sans elle ? C'est déjà un miracle qu'il est réussit à vivre hors de Poudlard sans elle pendant tant d'années... Si elle disparaît il va se retrouver seul à élever une fille qui n'est pas la sienne. Il ne pourra pas jouer le rôle du père et de la mère. Discrètement elle s'en va. Abandonner son désir de fontaine ? Le pourquoi pas devient de plus en plus net dans son esprit. Un craquement se fait entendre. Elle se mord la langue pour s'empêcher de jurer. Merlin, faites qu'il pense que ce soit le feu et qu'il ne cherche pas à revenir sur ses pas...
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MessageSujet: Re: Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus    Jeu 20 Nov 2014 - 21:18

La blonde avait disparu dans les flammes. Rodolphus avait juré. Pourquoi était-il si en colère contre elle ? Pourquoi voulait-il à ce point l’affronter ? Non pas l’affronter, la détruire. De la même façon que le feu rongeait la nature environnante. Implacablement et sans la moindre pitié. Il parait qu’il existe des gens comme ça, qu’on ne peut pas supporter. Gaia était une de ces personnes pour Rodolphus. Et cela ne datait pas d’hier. Rodolphus était rancunier, il l’avait prise en grippe à Poudlard dès lors qu’elle avait osé même de façon infime lui tenir tête. Et peu lui importait maintenant que sa réaction soit disproportionnée. Car elle l’était. Sinon comment pourrait-on aussi rapidement décider de la fin d’une personne alors que durant des années on l’avait oubliée ? Mais Rodolphus était loin de s’interroger sur sa logique, quand bien même il lui en viendrait l’idée, il n’en n’aurait pas envie. Il n’aimait pas être contredit, que ses actes soient remis en doute, pas même par sa propre personne. Encore moins par sa propre personne en fait.

Rodolphus chercha bien à poursuivre Gaïa. Mais l’arbre qui avait chuté lui avait coupé la route. Il s’en sortait bien, un mètre de plus sur la droite et il finissait écrasé sous le tronc d’un vieux chêne. Il serait mort ici, sans que personne ne sache où il était et pourquoi. Il serait porté disparu et nul ne songerait à le rechercher ici. Une mort aussi inutile que stupide. Non il ne pouvait pas se le permettre. Il avait encore temps de choses à faire, à prouver.

Le mangemort réalisa à ce moment-là, que courir après Gaïa dans une forêt aussi magique que dangereuse serait inutile. Ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait. C’était d’ailleurs sa première idée. Il avait bien fini par réussir à contourner ce maudit arbre qui se consumait à une vitesse folle. Il n’y avait pas que l’arbre d’ailleurs, toute la nature environnante partait en brasier. Les arbres craquaient et tombés, les cendres volaient et finissaient de boucher la vue. On aurait pu croire que la forêt hurlait. Le feu ne semblait pas se calmer. Etrange pour un endroit pareil. Rodolphus se serait attendu à une défense de la part de la forêt ou au moins à des représailles. Mais peut-être était-ce cela au fond ? L’intensité du feu. La forêt souhaitait-elle emprisonner ceux qui l’avait dérangé dans le feu qu’ils avaient créés ? Un petit sacrifice pour le bien de la majorité…

Quand Rodolphus vit non loin tomber un autre arbre, il estima qu’il fallait s’en aller. Il ne voyait pas à plus de deux mètres et il peinait à respirer. Il ne retrouverait pas Gaïa dans cet incendie. Si seulement il savait qu’elle n’était que quelques mètres derrière lui. Mais il n’avait pas entendu le craquement ou si c’était le cas, il n’avait pas envisagé que ce soit dû à autre chose qu’au feu.

Il se résigna alors et se dirigea là où le feu lui semblait moins intense. Comme si la forêt voulait qu’il s’en aille, il n’eut aucun mal à retrouver son point d’origine où sa barque l’attendait bien sagement. Arrivé là, il inspira une grande bouffée d’air frais. Il monta dans la barque et repartit en direction du continent. Très rapidement l’île disparut dans son éternel halo de brouillard. Vue ainsi, elle ne semblait pas être en train de bruler. Le silence régnait en maître et seuls les vaguelettes se heurtant à l’embarcation venait le troubler.

Revenu à terre, Rodolphus eut un dernier regard vers l’île avant de transplaner. Au fond il avait envie que Gaïa ne quitte jamais cette île en vie. Mais en vérité, il était à peu près sûr qu’elle en ressortirait. Oui. Et leurs chemins se recroiseraient. Et cette fois ci, il n’y aurait ni chadrine, ni incendie entre eux. Il pourrait enfin l’anéantir, elle et toute sa vie.
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Quand les démons du passé rattrapent le présent •• Rodolphus

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