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 Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.

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MessageSujet: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 21:22


Benedict A. Weasley


dossier n°XY-31OC54-SP


identité
Je suis né sang pur et je me nomme Benedict Arya Weasley. Je suis âgé de 26 ans et je suis né le 31 octobre 1954, à Coldstream, en Écosse. Je vis actuellement à Draíochta Íon et je suis célibataire et hétérosexuel. À Poudlard, j'ai étudié parmi les Gryffondors. Et en regardant mes bulletins scolaires, j'étais fort en sortilèges et faible en arithmancie et en potion. Actuellement, je travaille officiellement comme chasseur de créatures magiques à mon propre compte mais officieusement comme poète sous le pseudo de Tristan Osborn. Lorsque j'ai été chercher ma baguette pour la toute première fois chez Ollivander, elle était faite de bois de cerisier renfermant un ventricule de coeur de dragon, et elle mesurait vingt-neuf centimètres sept. Mon épouvantard est en fait moi-même, parce que je suis mon pire ennemi.







mes anecdotes
L'aventurier • Benedict part régulièrement en expédition de chasse et de découverte. Il traque les créatures magiques les plus improbables dans des endroits tout aussi farfelus, rédigeant des commentaires sur leur mode de vie, leur alimentation,et tout ce qui s'y rattache. Il publie ensuite ses carnets de route sous le pseudonyme de Tristan Osborn. A force de publication et d'expéditions dans les marécages ou les montagnes, Benedict a acquis une certaine réputation d'explorateur qui lui vaut d'être plutôt connu. Pourtant, il fuit la majorité des conférences et autres machins publics. Être un aventurier, ce n'était pas exactement son but lorsqu'il est parti à la chasse au farfadet. Il souhaitait simplement se gagner un petit revenu en parallèle de son statut de mangemort. Et puis il faut dire que sa curiosité envers le monde magique ne connait pas de bornes.

Le domestique • Benedict était considéré comme un enfant des fées, un enfant apporté par le Petit peuple en échange d'un véritable bébé, par son village. Inquiet de la réputation de la famille, les parents s'empressèrent de le donner comme domestique à une riche famille de sorciers au sang mêlé, à Stonehaven. Au service de l'héritier de cette famille, le statut du petit Weasley équivalait à peu près à celui d'un elfe de maison – avec des vêtements corrects.

Le bricoleur sans compassion • Aussi inattendu que cela puisse être venant de Benedict, il aime le bricolage magique. Il y prend même un malin plaisir et il adore balancer ses créations lors de batailles inter-groupes politiques. Il faut bien se faire plaisir dans la vie après tout. Sa dernière création du genre était une petite figurine en forme de dragon qui volait et tout. Il l'a malencontreusement perdu sur le Chemin de Traverse et elle y mit un désordre monstre. La petite chose a d'ailleurs mis le feu à une boutique de prêt-à-porter mais Benedict assure qu'il ne s'agissait pas de celle de ses parents. Et d'ailleurs, c'était un simple accident. En revanche, Benedict est terriblement mauvais acteur et imite très mal les diverses émotions. Les siennes sont soit vraies, soit inexistantes. Aucune chance de voir se peindre de la compassion sur son visage donc, puisqu'il n'en ressent pas.
mon opinion
Vous savez, je ne m'intéresse que très peu à la politique, encore moins à l'actuelle. Toutes ces choses passent loin, très loin, de moi et je ne cherche pas à en savoir plus. Ce que je sais, c'est ce qui a été rapporté à mon employeur. Il aimait me tenir au courant des derniers meurtres, des affaires sordides qui sont à la mode dans le monde magique ces dernières années. Ainsi, je n'ai jamais su précisément ce qu'il s'est passé avec ces braves femmes. Je ne suis pas spécialement désolé pour leur mort, leur sang étaient contre elles, voilà tout. Et puis il y a bien assez de moldus à travers le monde pour pleurer sur une ou deux disparitions de spécimens. Mon employeur était satisfait, il pensait que c'était une bonne chose pour nous autres les sorciers. J'avoue avoir quelques doutes. Certes, le sang magique retrouverait de sa pureté perdue mais je ne suis pas sûr que ce soit cette prétendue pureté qui influe sur le talent. Et puis s'il ne reste que des sangs-purs, sur qui pourront-ils régner ? Car j'imagine qu'ils se battront ensuite pour obtenir le pouvoir. Mon employeur semblait aussi oublier l'importante quantité de sang moldu qui coule dans ses veines. Bref, ils pleurent pour la disparition de ces demoiselles mais si j'étais eux, je me lamenterais pour la disparition de la magie qui ne tardera pas à venir un jour ou l'autre.

Privelina Macnair ? C'est celle qui a failli être tuée, non ? La directrice de l'université ? Ah oui, c'est bien ça, celle qui a bien faillit être abattue par ce tueur en vadrouille. Cette tentative a fait beaucoup de bruit uniquement parce qu'elle occupe un poste important mais sa vie n'avait pas beaucoup plus de valeur que celles des autres victimes, je pense. Le seul avantage dans l'histoire, disait mon employeur, c'est que le coupable a enfin été arrêté. Pour ma part, je me suis beaucoup plus intéressé à ses révélations. J'ai trouvé la présence de torture dans un hôpital assez contradictoire... Poétique. Un poème là-dessus aurait peut-être beaucoup de succès mais il faudrait cacher la source d'inspiration. A méditer, à méditer. C'est comme ces attentats par les Mangemorts lors de la journée portes-ouvertes de l'université, j'y ai puisé assez d'inspiration pour terminer un recueil. Comme quoi, ils avaient choisi le bon moment pour passer à l'action, mes fans ont vu paraître plusieurs nouvelles inspirées de ces événements. Ah, les victimes... C'est elles qui rendent mes œuvres intéressantes. S'il n'y en avait pas eu, les nouvelles auraient perdu tout intérêt, ne se seraient jamais aussi bien vendu. Les gens disent pleurer devant le nombre de morts, avoir de la peine pour les familles... Je ne saisis pas très bien. Ce n'est même pas comme s'ils les connaissaient, ces défunts, après tout.

Ah oui, et c'est comme le ministre et son Étoile du Centaure... De braves héros, pour l'occasion hein ? Mais le monde sans méchants, c'est un monde ennuyeux, c'est un monde dénué de tout intérêt et dans lequel on ne peut plus puiser d'inspiration. Mais je m'égare, Tom Jedusor a été arrêté juste un peu avant que mon employeur ne m'enjoigne à rejoindre les Mangemorts. Une tragédie apparemment, selon lui. Je ne crois pas, on pourrait travailler tous seuls et les Mangemorts ne sont qu'un moyen d’œuvrer en commun parce que nous avons les mêmes objectifs. Rien de plus.




mon groupe
Je n'ai rien de particulier à reprocher aux sangs-de-bourbe ou aux sangs-mêlés. Après tout, il faut bien des sujets si nous désirons régner. Pourtant, j'ai choisi de rejoindre les Mangemorts. Nous avons des objectifs communs, mon employeur a fait l'erreur de se joindre à eux... Je ne peux que leurs être loyal, tant que nous empruntons les mêmes sentiers. Je n'avais pas pensé à me joindre à eux, je l'avoue. Je comptais plutôt travailler seul, dans mon coin, puis mon employeur a choisi de les rejoindre, plus par ambition et rêve de grandeur qu'autre chose je pense. Il n'avait jamais été très lucide face aux événements, mais là c'était clairement l'erreur à ne pas faire. Bien sûr que j'allais en profiter, bien évidemment qu'il allait en faire les frais. Un sang-mêlé avec autant de sang moldu en lui ne pouvait que mal finir en tentant d'intégrer un groupe aux idées pareilles. Moi, je me suis contenté de le suivre car j'y voyais une sacrée opportunité : celle de contrarier profondément mes parents. Cela fait sans doute de moi un grand gamin mais après tout, beaucoup disent que je suis irresponsable, que je n'agis que pour mon propre plaisir, sans réfléchir aux conséquences. Cette fois-ci, ce n'était pas le cas. S'ils s'étaient débarrassés de moi, je restais un Weasley et selon mon père, un Weasley se devait d'entrer dans l'Ordre du Phénix. Par désir de faire l'inverse, c'est tout naturellement que j'ai suivi mon employeur et que je suis entré chez les Mangemorts.

Le nom de Weasley continue à me poursuivre, parfois je le hais, mais il offre quelques avantages non-négligeables alors je fais avec. Et j'ai fait mes preuves au sein des Mangemorts. Ils souhaitent voir les sangs-de-bourbe disparaître, moi je n'en ai rien à faire. L'Ordre du Phénix leur fait barrage, je me ferais une joie de les envoyer dire bonjour à madame la mort. Il faut croire qu'ils n'avaient pas tort, mes parents, je suis un véritable fléau pour eux, je finirais bien par la mettre à genou devant moi.




méfaits accomplis.
J'emprunte Raphaël Personnaz pour jouer mon personnage. Je me fais appeler .ipar haizea (tao) sur le net et ailleurs. Il se trouve que j'ai dix-sept ans, bientôt dix-huit et que je serais disponible régulièrement. J'ai trouvé le forum par un top-site si mes souvenirs sont bons. Parce que j'aime beaucoup parler, j'ai envie de rajouter quelque chose : Chabada..

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MARAUDERS CALLING


Dernière édition par Benedict A. Weasley le Dim 5 Oct 2014 - 18:59, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 21:22


l'histoire.


premier chapitre
A Coldstream, toutes les naissances faisaient du bruit. Celle-ci en avait fait deux fois plus. Monsieur et madame Weasley étaient des gens très corrects, habitant le quartier sud de la ville. Ils avaient déjà une fille de deux ans, aussi rousse que son père. Chaque matin, monsieur et madame Weasley empruntaient le réseau de cheminées pour se rendre à leur travail, sur le Chemin de Traverse ; ils y tenaient une petite boutique de prêt-à-porter sorcier qui ne ferait sans doute jamais fortune, mais jamais faillite non plus. Ils n'étaient pas malheureux, ces trois-là, dans leur petite maison. Il ne leur manquait plus qu'un héritier pour perpétuer le nom de Weasley et leur vie serait véritablement parfaite. Ah, mais il serait peut-être temps que je me présente. Je me nomme madame Osborn et je suis une sorcière de Coldstream. Je suis passée par Gryffondor, comme tous les Osborn de cette ville avant moi. Les Weasley eux, étaient des sangs-purs, les seuls du village. Ils avaient fait leurs études à Serdaigle, ils étaient charmants, gentils et tranquilles. Un modèle pour Coldstream comme pour l'ensemble des sorciers au sang pur de Grande-Bretagne. Il m'arrivait parfois d'aller boire le thé chez eux, de rencontrer la petite fille aux cheveux de feu, de savoir ce qu'il adviendrait d'eux. A cette époque, madame Weasley attendait un enfant. Fille ou garçon, c'était encore un secret, mais on pouvait lire le bonheur sur ses traits. Elle avait ce côté maternelle très mignon, très doux, qui laissait voir son potentiel de mère. « Il s’appellera Benedict. » m'avait-elle dit un jour, et j'avais acquiescé. C'était un prénom très correct et pas trop répandu qui sonnait bien pour l'héritier Weasley de la branche écossaise – ou branche secondaire mais monsieur Weasley n'aimait pas vraiment ce terme.

Quand le bébé était né, ça avait été un soulagement pour les Weasley. Le petit Benedict était un garçon, un enfant qui plus tard transmettrait son nom à ses descendants. Monsieur Weasley avait des rêves plein la tête le concernant. Bon, monsieur Weasley avait toujours des rêves pleins les yeux pour n'importe qui, y compris sa fille aînée : il la voyait déjà reprendre la boutique de prêt-à-porter et monter un business international. Il voyait son fils à Serdaigle comme lui, puis occupant un haut poste au ministère. Madame Weasley était déjà plus mesurée. Elle souhaitait simplement que ses deux enfants soient heureux et lui donnent un jour de splendides petits enfants. Bien sûr, elle voulait aussi qu'ils soient doués à l'école, qu'ils marchent sur les traces de leurs ancêtres et tout ce qui allait avec. Mais les élever était sa première préoccupation. Après la naissance de l'enfant donc, je leur rendais régulièrement visite pour tenir compagnie à la jeune mère, lui raconter les derniers potins, veiller sur le petit Benedict et garder sa sœur quand les parents étaient au travail. La demoiselle était vive pour son âge, toujours à sourire, toujours à regarder son frère, lui prendre la main, lui caresser les cheveux et les joues en s'émerveillant. Le petit était souriant, mignon tout plein avec ses joues rondes et ses cheveux noirs. Il gazouillait régulièrement dans son berceau, observait sa sœur, moi... Bref, un petit sorcier bien curieux.

Je me souviendrai toujours du remue-ménage quand le pire était arrivé. Je vivais dans la ferme voisine de celle des Weasley à cette époque. En pleine nuit, j'avais été réveillée par un toc toc discret et une jeune mère éplorée. J'avais mis du temps à comprendre ce dont elle me parlait, la petite voisine. J'avais fini par saisir que le petit Benedict de deux mois avait disparu. Volatilisé, comme par magie. Les parents l'avaient couché comme tous les autres soirs puis avaient eux-même gagné leur lit. Au milieu de la nuit, la jeune mère s'était levée, étonnée que son fils ne la réclame pas, et avait trouvé le berceau vide. Comme ça, sans raison ni message. Je l'avais consolée de mon mieux bien sûr, et la moitié de Coldstream s'était lancée dans une battue, fouillant buissons et maisons, greniers et sentiers. Rien, le bébé s'était vraiment volatilisé. Pour le village, la vie avait lentement repris son cours et les Weasley éplorés s'en étaient plus ou moins remis. Du moins en apparence, car je doute qu'on puisse se remettre entièrement de la perte de son enfant. Mais les rumeurs avaient bientôt circulé en ville. Je les entendais quand j'allais au marché, quand je sortais mon chat ou que j'allais me promener. « Le môme Weasley, il avait pas été baptisé vous savez ? » Au départ, j'avais eu du mal à comprendre l'intérêt de cette discussion. Comme quatre-vingt-dix neuf pour cent de la ville, les Weasley étaient tous baptisés. Effectivement, Benedict ne l'était pas encore car ses parents jugeaient opportun d'attendre un peu. « Je te parie qu'il s'agit du Petit peuple. » Vous savez, je ne suis pas très au fait question légendes mais je m'étais aussitôt renseignée. Il y a beaucoup de rumeurs qui courent sur les enfants disparus. Certains prétendent que le Petit peuple, ou le peuple des fées, enlèvent ceux qui n'ont pas été baptisés. En ville, le bruit avait enflé et si au début, les conversations cessaient quand madame et monsieur Weasley venaient, ils avaient bientôt eu droit aux questions les plus malvenues et la curiosité des pires rustres des lieux. Un soir, la jeune mère était discrètement venue toquer à ma porte. Nous avions eu une longue discussion et elle avait fini par en conclure que son fils avait été enlevé par les fées, que peut-être un jour ces créatures le lui rendraient. Si elle était gentille, si elle leur offrait quelque chose en échange. Je n'avais pas quoi su lui répondre. Sans doute qu'il n'y avait rien à dire, le chagrin faisait simplement son travail.

Benedict avait finalement été oublié. Pendant un mois, l'affaire avait été au cœur des conversations. Certains étaient partis en quête de ces fameuses fées, les femmes s'étaient empressées de baptiser leurs propres bébés, d'autres s'étaient mutuellement accusés de l'enlèvement... Et puis l'affaire était partie aux oubliettes. Il y avait encore des tapes amicales sur l'épaule de monsieur Weasley, des sourires un peu forcés à l'adresse de madame, mais rien de plus. Un autre mois était passé, puis un autre et encore un autre. Et alors que j'étais en train de garder la petite Weasley, j'étais entrée dans la chambre du disparu. Mon cœur n'avait plus su quoi croire quand je m'étais penchée sur le berceau. Nos regards s'étaient rencontrés et j'avais hésité entre la joie la plus merveilleuse et l'horreur la plus totale. Je me souviens que j'avais pris le bébé dans mes bras et il n'avait pas protesté. Alors j'étais descendu dans le jardin. Le froid nous avait piqué tous les deux mais il n'avait rien dit et je m'étais assise sur les marches. Le portail avait grincé finalement, et madame Weasley s'était arrêtée en plein milieu de l'allée. Je ne saurais pas trop décrire sa réaction. Elle avait finalement avancé tout droit, contemplé son enfant. Dans ses yeux, j'avais lu ce qu'elle pensait. Et j'avais eu un peu peur. L'enfant avait tendu une main vers sa mère mais elle avait continué son chemin. Je ne suis qu'une vieille femme désormais, mais j'ai eu de la peine pour les Weasley.

Ainsi, Benedict était réapparu. Pour certains, c'était un mauvais présage et les fées exigeraient quelque chose en contre-partie. Pour d'autre, ce n'était pas le véritable bébé mais un enfant du Petit peuple offert en échange. Pour ma part, je n'ai jamais trop su quoi en penser. L'enfant était la réplique parfaite du petit Benedict, jusqu'à la petite tache de naissance sur le coude, mais il ne pleurait presque jamais. Je crois que madame Weasley essaya d'aimer ce petit remplaçant, vraiment, mais elle n'en fut jamais capable. Ce ne sont que des suppositions de ma part, bien entendu, je n'ai jamais été mère moi-même. Quand à monsieur Weasley, il avait simplement décrété que les villageois avaient raison, que les fées avaient bien volé son petit et cette copie parfaite – qui n'était qu'une imposture – ne méritait pas l'amour qu'il aurait normalement porté au petit Ben. J'imagine que vous connaissez les croyances, que vous savez ce qu'elles font et comment elles agissent ? Pour Coldstream, Benedict était devenu l'enfant des fées, cette créature étrange donné en échange d'un vrai bébé humain. Certains n'osaient pas laisser leurs enfants avec lui, de peur que le Petit peuple ne vienne s'en prendre à leurs rejetons. D'autres au contraire se montraient beaucoup trop curieux. Et puis finalement, tous s'étaient habitués à sa présence, à ses vagabondages dans les fermes et à son temps passé auprès des chevaux et autres animaux. Si sa mère n'avait pas pour lui cet amour inconditionnel qu'elle aurait accordé à son enfant, elle s'évertua tout de même à l'éduquer et veilla à ce qu'il ne manque de rien. Elle tricotait des écharpes à motif l'hiver pour ce drôle de petit garçon, lui ébouriffait les cheveux de temps en temps... mais ne ressentait pas grand chose à son égard. Étrangement, je crois que c'est monsieur Weasley qui avait le plus été éprouvé par la disparition de son fils et jamais il ne put devenir réellement un père pour Benedict. Il avait toujours beaucoup écouté les ragots et les commentaires. Ainsi, il eut rapidement vent des rumeurs. Elles courraient depuis le retour du petit, comme quoi il aurait été une punition envoyée par Dieu car monsieur et madame s'étaient détournés de la voie du Seigneur pour d'autres choses bien plus inavouables. Vous admettrez que cela n'était pas impossible, les sorciers au sang pur ont parfois de vilaines habitudes, mais je n'y croyais pas. Je ne savais plus quoi croire de toute façon. Quoi qu'il en soit, monsieur Weasley prit la décision très simple de se séparer de l'enfant – ne jugeons pas, il n'avait pas la moindre affection pour lui.

Quand Benedict atteignit ses sept années, monsieur Weasley se débrouilla pour lui trouver un rôle de domestique dans une riche famille de sorciers. Une dernière écharpe de tricotée par madame Weasley et il emménagea aussitôt dans l'immense maison des Winterhill, à Stonehaven. Cela ne dérangea pas vraiment Benedict, du moins au départ. Enfant aventureux mais timide et doux, il voyait simplement là l'occasion de découvrir une autre ville, d'autres gens. Il entra au service du fils aîné des Winterhill, Isaac, pour l'assister dans ses diverses tâches, lui tenir compagnie et sans doute calmer ses ardeurs. Je dois dire que je ne connais pas vraiment la suite.

Je la connais, madame ! Je vous souhaite bien le bonjour, je suis Ely, elfe de maison au service des Winterhill. Lors que monsieur Benedict arriva chez nous, il avait à peu près le même statut qu'un elfe de maison, soit les maîtres avaient tous les droits. Je crois qu'ils choisirent de l'employer lui pour son côté timide. Monsieur Benedict n'osait jamais contester un ordre, aussi cruel ou injuste soit-il. Si le jeune Winterhill l'exigeait, Benedict pouvait accomplir n'importe quelle corvée à sa place. S'il souhaitait se défouler, monsieur Benedict était là pour ça. Ces deux enfants étaient aussi différents que le Soleil l'est de la Lune. Mais si monsieur se laissait faire, il était très bavard avec moi. Il m'a raconté bien des choses sur lui. Monsieur Benedict n'aimait pas ses parents. Il avait pour eux une rancoeur que je pouvais lire, une rancoeur dont je n'étais même pas sûre qu'il en connaisse la force. Il détestait son jeune maître aussi mais je crois que c'est normal. Je n'avais pas non plus d'affection pour les Winterhill à l'époque où j'étais encore à leur service. Je ne sais pas qui Benedict haïssait le plus entre ses parents et le maître. Il était si discret sur ses pensées profondes... Mais il était gentil avec moi, c'est la seule chose qui comptait alors. Mais je m'égare... ! Les années passèrent lentement pour cet enfant de nul-part. Il ne garde probablement pas beaucoup de bons souvenirs d'ici mais c'est ce qui contribua à le rendre comme il est aujourd'hui. Je me souviens qu'un jour, le jeune maître l'obligea à me battre car j'avais « volontairement désobéi à un ordre direct ». Lui comme moi savions que c'était faux mais lorsque Benedict avait refusé, c'était lui qui avait reçu la punition à ma place. Plus tard, il ne contredit plus jamais le jeune Winterhill. Il est dangereux de refuser quoi que ce soit aux plus puissants et aux plus riches, vous savez. Benedict et moi l'avons bien compris. Quand monsieur Benedict devait se plier à un ordre qui lui déplaisait, il écrivait un poème le soir puis me le faisait lire. Je lui donnais généralement mon avis et l'incitai bientôt à envoyer l'un de ses textes – sous un pseudonyme, monsieur Isaac n'aurait jamais supporté une telle prise de liberté. Mais monsieur Benedict était doué pour les cachotteries, très doué, et maître Isaac ne sut jamais rien de tout cela.

Monsieur Benedict découvrit ses pouvoirs pour mon anniversaire. Je sais bien que les elfes de maison au service d'une famille ne devraient pas penser à une chose aussi futile qu'une date mais il était tellement gentil, avec son petit papillon en papier. Je ne crois pas qu'il ait fait exprès de le faire voler, pourtant l'animal de papier s'envola bientôt dans le ciel. C'était poétique, comme monsieur Benedict. Et puis Poudlard arriva. Moi, pauvre Ely, je restai seule au manoir pour servir monsieur et madame Winterhill tandis qu'il partait au loin. J'aurais aimé travailler pour les cuisines du château et veiller sur ce bout d'homme bizarre venu de nul part. Bien sûr, c'était impossible. Mais comme vous le savez, monsieur Benedict était un homme charmant avec moi, aussi m'envoya-t-il bien vite une courte lettre. Il avait été réparti à Gryffondor tandis que le jeune maître allait à Serpentard. Je n'étais pas trop surprise pour monsieur Winterhill junior mais Gryffondor m'étonnait pour Benedict. Les sept années qu'il passa au château furent parmi les plus longues de ma vie, mais je ne suis pas la mieux placée pour relater tout cela.

Moi, j'en suis capable puisque j'étais à Gryffondor en même année que lui. Je m'appelle Anna Echols et j'ai pas mal fréquenté Benedict puisqu'il fut mon binôme en potion et en défense contre les forces du mal pendant sept ans. Nous n'étions pas amis, je ne crois pas que ce mot puisse s'appliquer au Ben de Poudlard, mais nous nous apprécions. Disons que notre relation était un peu plus que cordiale et qu'il nous arrivait de traînailler ensemble après les cours. Beaucoup le trouvaient trop lunatique et fantasque pour le considérer comme quelqu'un d'intéressant. Moi, je trouvais simplement qu'il venait d'ailleurs. Alors certes, je devais faire avec ses sautes d'humeur mais elles se sont calmées avec le temps – ou alors il fait des efforts. Au sein de sa propre maison, Benedict était respecté. Pas spécialement apprécié, mais respecté. Personne n'aurait eu l'idée d'aller lui chercher des noises : c'était plutôt risqué. Je crois que ce qui le marqua le plus, c'est la relation qu'il avait avec son jeune employeur, en même année que nous mais chez les verts. Benedict ne l'aimait pas ; avec Poudlard, il apprit à le haïr pour de bon. Ça ne se voyait pas comme ça, c'était insidieux, sinistre, et j'avoue avoir eu peur de lui quand il avait cette flamme dans le regard. Parois, il m'arrivait même d'avoir peur pour Winterhill, c'est pour dire. Je ne sais pas de quoi Ben serait capable puisqu'il n'a pas la moindre compassion pour les gens. Peu importe ce qu'il pourrait vous arriver, il ne faut pas rêver, il n'aura jamais de peine pour vous. Mais à côté de tout cela, Benedict était un bon élève. Il rêvait beaucoup en cours mais il lisait tellement que ça devait rattraper le coup. Aux BUSES, il en obtint huit, aux ASPICS, sept furent validées. Il était brillant, ce type, vraiment... Mais il n'a jamais rien fait de son talent. La seule chose pour laquelle il l'employait, c'était quand cette flamme revenait, là, au fond de ses yeux bleus. Et Poudlard s'acheva. Je pourrais vous dire que nous sommes restés en contact après sept ans d'amitié – ou ce qui s'en rapprochait -, que nous nous étions souvent revus, mais ce serait mentir. Il m'envoya bien un poème, un poème de remerciement, et je tentai de le joindre. Pas de réponse.

Monsieur Benedict avait de sales manières avec les demoiselles, vous faites bien de me le dire, miss. Oui, c'est de nouveau Ely l'elfe de maison. Je connais la suite de l'histoire alors bon, je vais prendre le relais. Après leurs études à Poudlard, le jeune maître et son valet rentrèrent au manoir. Monsieur Winterhill était mort durant le dernier hiver, laissant une épouse fatiguée qui avait bien besoin d'un jeune elfe de maison fringuant. Aussi, moi et mon grand âge partirent avec le drôle duo que formaient Benedict et Isaac. Je serais bien en peine de vous expliquer ce qui se passa en suite... Je ferais mieux de vous montrer. Voici un souvenir extrait de la mémoire d'Isaac Winterhill.

La scène prenait place dans une chambre d'hôtel sordide et indubitablement moldue. Isaac Winterhill était vautré en travers du lit simple, un livre entre les mains. Benedict se tenait appuyé contre le mur et une expression réservée était peinte sur ses traits. « Ce serait une excellente opportunité. Excellente, oui ! Tu sais, Benedict, je pense qu'on devrait la saisir. C'est une occasion pour moi de donner un peu plus de prestige aux Winterhill. Quand à toi... » Isaac lança un regard de côté à son valet. « J'imagine qu'un type donné en remplacement à un bébé volé ne peut pas cracher sur les opportunités uniques. » Le silence s'installa dans la petite pièce, seulement interrompu par le passage express d'une Ely beaucoup plus jeune chargé d'une tasse de thé. « Votre thé, monsieur. » « Laisse-nous. » L'elfe de maison s'inclina jusqu'au sol puis quitta prestement la pièce. Benedict attendit que la porte claque avant de répondre. « Tu t'apprêtes à commettre une grosse bêtise et tu le sais. » « Bien sûr que non, Weasley. Ils ont besoin de membre, je suis doué... Le calcul est vite fait. » Benedict haussa les épaules. Son maître n'entendrait pas raison, quoi qu'il dise. Quand il commençait à l'appeler Weasley, ce n'était même plus la peine de discuter. « Bien, monsieur. » Marrant comme Isaac n'entendait pas toute la rancoeur dans ce titre, comment le triomphe et le pouvoir illuminaient ses yeux sombres. Comme s'il était réellement le maître de Benedict, comme s'il l'avait été un jour.

Je crois que cela illustrait assez bien la relation q'entretenaient monsieur Benedict et le jeune maître à cette époque. Monsieur Winterhill était le plus aveugle des hommes, je crois, alors mon bon garçon en profitait. Ce n'est pas moi qui serait allée me plaindre bien sûr – nous le haïssions autant l'un que l'autre – mais je ne sais pas qui me faisait le plus peur entre les deux. Le maître et son ambition ? Ou monsieur Benedict et sa patience. Les deux garçons finirent par rejoindre les mangemorts bien qu'ils n'aient absolument pas le même objectif. Ils travaillèrent de concert quelques temps puis... Il n'y a pas de manière pour dire cela. Monsieur Benedict ôta la vie à Isaac Winterhill. Je ne connais pas exactement le motif, si ce n'est des années d'esclavage, mais c'est bien ce qui arriva. Je ne sais pas si c'était un ordre venu des mangemorts – monsieur Winterhill avait effectivement beaucoup de sang moldu en lui – ou un acte délibéré, mais le résultat était là : nous étions libres. Libres de faire ce qu'il nous plaisait, de partir à l'aventure ou d'élever des poules. Nous étions bizarres, tous les deux, et nous étions infiniment plus libres que n'importe qui. L'enfant des fées et l'elfe de maison avaient la vie devant eux (la mienne étant certes presque finie). Je me souviens avoir demandé à monsieur Benedict s'il était heureux à présent, je n'aurais pas dû. Nous marchions tranquillement dans un cimetière – selon Benedict, cela stimulait l'inspiration car les morts n'avaient pas cette fâcheuse manie à trop parler – quand il m'avait tranquillement dit qu'il rêvait encore de voir l'Ordre du Phénix à genou devant lui, ses parents dans le tas. Je n'aurais pas été étonnée d'entendre ces paroles dans la bouche du jeune maître mais venant de monsieur Benedict... Il n'énonçait jamais ses objectifs et tac, il me balançait celui-là comme s'il s'était agit de la météo du lendemain. L'instant d'après, il me disait de rentrer comme s'il n'avait rien dit. Nous n'en avons pas reparlé depuis et je dois dire qu'il vit sa vie de son côté désormais. Je me charge simplement de garder son appartement en ordre quand il part pour le travail et lui faire la conversation s'il se sent seule. Vu mon âge, je ne suis de toute façon plus capable de grand chose d'autre. Je pense que si monsieur Benedict se trouvait un ou deux colocataires, ses idées noires s'en iraient petit à petit. Il a besoin d'être avec les gens, monsieur Benedict, même s'il dit le contraire.








Dernière édition par Benedict A. Weasley le Dim 5 Oct 2014 - 18:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 21:36

Haaaaaaaaaa, n'as-tu pas honte de chasser ces pauvres créatures ?! Shame on you, Weasley ! è.é

... Du coup, je ne te dis pas re-Bienvenue, ni même bon courage pour remplir ta fiche ! Tout comme, je ne voudrais pas de liens avec toi   
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 21:46

Du coup j'vais essayer de ne pas tomber sur toi sous ma forme animale ¬¬
Bienvenue sur le forum et bonne chance pour la suite!
Ton personnage semble intéressant  Excité 
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 22:02

Re-bienvenue !!!!!!!!!!!!

Je veux trois super liens !!! 1 avec mon cousin, 1 avec mon voisin et 1 avec un compagnon de poudlard !! ♥



Ils sont barges...mais je les aimes.
Mes résultats au plumes d'or 1980:
 
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 22:16

Rebienvenue parmi nous ** L'est trop chouette ton perso !! On va pouvoir jouer des liens de fifous héhé.
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Dim 4 Mai 2014 - 22:48

Pseudo + famille de fou + vava original =  Excité 

bienvenue parmi nous  Excited 
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Lun 5 Mai 2014 - 19:38

Merci ! 
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Lun 5 Mai 2014 - 19:40

Un Weasley !  Excité Super choix de famille !  :waw: 
Bienvenue & bon courage pour ta fiche.   
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Lun 5 Mai 2014 - 20:39

Mais que fait la SPA XD ?
Yeaaaaaah ! La (re?) bienvenue à toi !
Excellent choix d'avatar, si je peux me permettre !


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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Lun 5 Mai 2014 - 22:49

Re-bienvenu parmi nous et surtout bon choix de vava et de non de famille.
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Mer 7 Mai 2014 - 22:39

Merci ! ♥
Ma fiche est terminée. (a)
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Ven 9 Mai 2014 - 11:14

Comme promis je m'occupe de ta fiche


Félicitation ! Tu es validé
Pour bien commencer ton aventure



Je suis tombée amoureuse de ton personnage !  Bave Il est juste superbe, parfait et touuuuuut ** Va nous falloir des tas de liens et pis des rp's ! **

Nous sommes attentifs à tout mais qu'il nous arrive d'oublier des choses, il faudrait que tu passe dans ce sujet s'il te plait : Pour tes études. Je te recommande de faire ta fiche de lien, ton journal intime et ta boîte aux lettres avant de commencer à RP. On sait qu'il est parfois difficile de trouver des partenaires, pour cela, il y a un sujet de recherches de partenaires. Si tu as envie de participer aux diverses animations du forum (défis, concours, etc.) la section animation est l'endroit parfait. Et puis je te propose le flood pour bien faire connaissance avec tout le monde. J'espère sincèrement que tu te plaira sur le forum et si tu as des questions ou des suggestions, n'hésite pas à envoyer un MP à un membre du staff ou à poster dans le bureau des idées. Enfin, sur le forum nous avons un système de points qui est très important, pour en connaître l'enjeu n'hésite pas à jeter un coup d’œil ici.

N'oublie pas de remplir ton profil complètement ;) Sinon je t'évite le reste du blabla tu le connais très bien


Marauders' Calling
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   Sam 10 Mai 2014 - 0:21

J'adore totalement ton perso !!! Nous faudra des liens ♥



Ils sont barges...mais je les aimes.
Mes résultats au plumes d'or 1980:
 
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MessageSujet: Re: Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.   

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Benedict † Il s'agissait bien d'un enfant, un enfant imaginaire.

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