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 On ne dérange pas un serpent • Alistair

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MessageSujet: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Ven 25 Jan 2013 - 23:28

On ne dérange pas un serpent
Alistair Riddell & Zoé Peverell


Aux alentours de quatorze heures, ce jour.


« Zoé ? Il faut que tu ailles à Londres. On a un sorcier qui fait n’importe quoi dans une boutique moldue. » J’étais en train de m’occuper de ma paperasse. Autant dire qu’il y avait du travail. Voilà deux jours que je n’avais rien écrit et je détestais ça. J’étais peut-être une ex-Serdaigle, je n’en avais pas moins perdu l’habitude de rédiger tout ce que je faisais en quatre paragraphes en n’oubliant pas l’introduction, l’ordre de mission et la conclusion. Autant dire que ça me barbait plus qu’autre chose. Alors cette intervention de mon chef me réjouit autant qu’elle me stressait. Je serais encore plus en retard dans mes dossiers avec ce foutu sorcier incapable de passer discrètement du monde magique au monde moldu. Je levais donc la tête et le regardais. « Mais je ne suis pas oubliator chef. Je ne pourrais rien faire, ou du moins pas aussi bien qu’eux, s’il venait à faire usage de la magie. » Il me fit un petit sourire. « Ne t’en fais pas, il n’a plus de baguette. Mais il passe pour un véritable illuminé à raconter n’importe quoi. Les vigiles n’arrivent pas le sortir. » Je me levais et prenais ma baguette posée sur le bureau. Je me suis aussi munie des traditionnelles armes moldu dont j’étais bien incapable de me servir vu qu’elles étaient fausses. Il me donna l’adresse. « Heu…je vais seule ? Macnair ne m’accompagne pas ? » Il secoua la tête. J’ai donc haussé les épaules. Tant mieux, je ne pouvais pas l’encadrer.

J’ai donc transplané au chemin de traverse, puis j’ai pris le passage du chaudron baveur pour me retrouver à Londres. J’avais l’adresse sur un morceau de papier. Je connaissais un peu les noms des rues pour pouvoir passer inaperçu en tant que policier londonien. Ce magasin se situait non loin de là, il ne me fallut donc pas longtemps pour y arriver. Mais j’haletais. Mon cœur battait vite. Je n’avais pourtant pas fait d’effort excessif, mais j’arrivais au bout de la dose de mon traitement et les douleurs se faisaient plus violentes et soudaines. Non, pas maintenant, pas maintenant ! Je me suis arrêtée avant d’entrer dans la boutique. Il fallait que je respire ou alors j’allais m’écrouler. Je me suis appuyée contre un mur et j’ai fermé les yeux me concentrant comme j’avais l’habitude de le faire lorsque j’avais mal. « Vous allez bien ? » Une voix, une main sur mon bras. J’ouvre les yeux. Quoi ? je regarde la personne. Un homme. Chapeau gris et long manteau. Il me regarde, légèrement inquiet. « Oui merci, une légère douleur ça va passer. » Il me fait un petit sourire et s’en va. La douleur faiblissait mais ne disparaissait pas vraiment. Je me suis donc décidée à entrer.

« Ah ! Vous tomber bien ! L’homme que vous voyez là-bas n’arrête pas de parler de choses incompréhensible et fait fuir mes clients. En plus il est habillé bizarrement, on dirait un clochard. Sortez-le s’il vous plaît ! » Une femme. À peu près l’âge de ma mère. Très bien habillée et d’un air sévère. Elle ne m’a pas saluée et n’a dû jeter qu’un rapide coup d’œil sur moi. Si je comprenais parfaitement qu’elle le trouve étrange, j’ai cependant été blessée de l’entendre dire qu’il ressemblait à un clochard. Sa robe n’était pas vraiment miteuse, juste légèrement usée. « Je vais m’en occuper. » Je me dirige donc vers le sorcier. « Mais vous ne comprenez pas ! Je le sais, je les ai entendus autour d’un whisky pur feu qu’ils étaient ! Ils parlaient de magie noire ! Il faut vous protéger ! » « Allons, allons, du feu dans le whisky… Vous ne voulez pas non plus mettre du beurre dans la bière ? » Mon but était de lui faire comprendre que j’étais une sorcière sans le lui dire. « Oui ! » Il s’est tourné vers moi. « De la bierreaubeurre. Vous connaissez ? » Il agitait ses bras dans tous les sens. Heureusement qu’il n’avait pas de baguette. « Ne voulez-vous pas que nous discutions boisson dehors ? Afin de ne pas déranger ces charmantes personnes ? » Maintenant l’attirer dehors vu que j’avais son attention. « Non ! » Il s’est de nouveau tourné vers eux. « Vous ne devez plus ignorer la vérité ! C’est réel, ça existe ! » S’en était trop. « Ça suffit ! » J’avais élevé la voix, le faisant sursauter. « Maintenant suivez-moi monsieur, autrement je serais obligée de vous jeter un sortilège pour vous empêcher de parler ! » Autant faire croire aux autres que je rentrais dans son jeu pour clamer le tout…si ça pouvait fonctionner. Il me regardait maintenant. J’ai pointé la sortie du doigt. Il est sorti. Je l’ai suivi. Nous nous sommes un peu éloignés. « Vous êtes complètement fou ma parole ! » Il me regardait sans comprendre. « Parler de la magie à des moldus ! Vous devez être sérieusement atteint ! Vous ne saviez pas que le ministère vous trouverait et suivant comment vous enfermerait à Sainte Mangouste pour ça ? » Il me regarda et baissa les yeux. J’ai finalement compris. « C’est vous ! » Oui ça ne pouvait être que lui. « C’est vous qui vous êtes échappé de sainte mangouste la semaine dernière ! C’est pour ça que vous n’avez pas de baguette sur vous, n’est-ce pas. » « Vous n’imaginez même pas ce qu’ils nous font là-bas. » « Allons, quand même, j’y vais régulièrement et je suis toujours vivante. » « Non, pas aux patients de passages…aux autres… » Je secouais la tête je ne comprenais décidément pas. « Venez. » Il refusait de bouger. Plus j’insistais et plus il se débattait. Il s’est même mis à hurler à un moment donné. Je me suis énervée. Je ne pouvais sortir ma baguette, trop de personnes nous regardaient. Et tout d’un coup j’ai senti un coup de poignard en pleine poitrine. Non, pas maintenant… Et tout ce que je sais, c’est que je me suis effondrée.


À peu près dix-sept heures, ce jour.


Du bruit. J’ouvre les yeux. Trop de lumière je referme les yeux. J’entends une voix familière. « Ma zoé… » Presque un ton de pitié, j’ouvre les yeux et tente de les habituer à la lumière. Je tourne la tête. Il était là. C’était lui. Je souris malgré moi. « Marcus… » Petite voix. Je me détestais. Je détestais avoir des crises. Je détestais perdre connaissance. Je détestais mon cœur. Je détestais Sainte-Mangouste. Mais je ne détestais pas mon meilleur ami. « Combien de fois je t’ai dit de garder ton calme ? » Il était venu s’assoir sur le bord de mon lit. J’étais à Sainte-Mangouste. Comment c’est possible ? J’étais tombée dans les rues de Londres… Il posa sa main sur la mienne. Je tentais de me redresser, mais la tête me tournait. Peine perdue. « Heureusement que ce vieux fou était là. Il t’a ramené ici. Alors qu’il avait fui…Il faut croire qu’il préférait être interné plutôt qu’avoir une mort sur la conscience. » Le mot me fit tiqué. Interné. Je ne comprenais pas. « Comment peut-on être interne à Sainte-Mangouste ? » Il détourna la tête et dit sur un ton sec. « Tu ne connais pas tout de l’hôpital et c’est mieux comme ça. » Il se leva. « Maintenant repose-toi. Dans deux heures tu pourras sortir. Mais je te connais. Pas de soirée au chaudron ! » Je hochais la tête. Et fermais les yeux.


Aux environs de dix-neuf heures, vingt heures, ce jour.


Mes yeux se sont ouverts. Il faisait nuit. Je me suis levée, la lumière s’est allumée et j’ai pu m’habiller. Je ne sentais plus trop mes douleurs. Ils avaient dû me donner mon traitement. J’ai récupéré toutes mes affaires et je suis sorti pour payer et quitter ce lieu. En deux heures j’avais eu le temps de réfléchir à ce qui m’était venu en tête entre ce qu’avait dit Marcus et la discussion animée avec cet homme me perturbait. En sortant j’ai pris le trajet habituel du chaudron baveur. J’avais besoin d’oublier les conclusions auxquelles j’étais arrivée. J’avais besoin d’oublier que cet homme ne reverrait peut-être plus la lumière du soleil. Besoin d’oublier que mon meilleur ami me cachait des choses.

Accoudée au bar, j’en étais à mon quatrième ou cinquième verre. Et je n’étais toujours pas faite. Le barman, qui commençait à me connaître, savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, mais je me murais dans le silence. Il finit par comprendre que je ne dirais rien et n’insista pas, se permettant juste parfois quelques remarques sur le fait que je buvais peut-être un peu trop. Je ne faisais que l’ignorer et demander un nouveau verre.

J’ai envie de pleurer… Je ne le connais pas mais il m’a sauvé la vie… Je le remercie en le laissant enfermé…je suis pitoyable. C’est lorsque je compris ça que je me suis rendu compte que le whisky n’était pas assez fort. J’ai reposé mon verre bruyamment sur le bar. « Tom ! Sert moi ce que t’as de plus fort s’il te plaît ! » Sans le vouloir j’avais parlé un peu fort. Mais je m’en fichais éperdument. « Zoé…ce n’est peut-être pas une bonne idée… » S’il parlait de mon cœur, je m’en fichais comme de ma première chaussette. « Je m’en fiche. » Il murmura quelque chose dans sa barbe qui ressemblait vaguement à un « tant que tu payes… » J’ai donc commencé à boire et puis une personne vint s’installer à côté de moi, alors que les autres s’en allaient. Je n’ai pas tourné la tête. Je ne voulais voir personne. Je ne voulais entendre personne. Je voulais être seule. Mais j’ai entendu mon prénom et je n’ai pu résister à la tentation de tourner la tête.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 31 Jan 2013 - 19:35






Zoé & Alistair
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Les cours étaient enfin terminés. Alistair était content de pouvoir enfin rentrer, surtout parce qu’il aimerait pouvoir réviser en toute tranquillité. Il n’arrivait pas à grand-chose quand il était en classe, et donc en compagnie de son professeur. Après que les premiers mois étaient passés, il trouvait que son comportement maladroit était tout à fait inapproprié. Devait-il peut être demandé de changer de classe ? Ce serait une possibilité mais avait-il de vrais raisons à apporter ? Il ne pouvait pas dire à l’administration de l’université que son professeur le perturbait. Alors finalement le jeune homme se retrouvait toujours au même point. Sans issus.

Rentrant au Chaudron Baveur, il salua le propriétaire avant de monter dans sa chambre et y déposer son sac. Se mettant à l’aise sur son bureau, il révisa à nouveau tout ce qu’ils avaient fait en classe aujourd’hui. Chose qui lui prit environ une heure et demie, pour tout revoir et remettre ses notes à jour. Ayant encore pas mal de temps devant lui, Alistair quitta sa chambre pour aller faire un tour au Chemin de Traverse où il resta finalement pour boire une boisson chaude et aller revoir les dernières nouveautés chez Fleury et Bott. Il y trouva même un bouquin très intéressant, Ghraewaj et les Harpies, qui raconte le périple de Ghraewai contre un clan de harpies qui employent leur beauté comme arme pour conduire les hommes à la violence entre eux.

Le bouquin en main, Alistair revint sur ses pas pour retourner au Chaudron Baveur. La nuit était également tombée entre temps et il allait certainement pas tarder à prendre son dîner. A l’intérieure pas mal de monde était déjà présent et le jeune sorcier ne manqua pas de voir les autres étudiants au fond de la salle qui étaient déjà en train de prendre leur repas. Il était sur le point de les rejoindre quand il vit Zoé au bar. En allant la salué, il ne s’attendait pas à la voir aussi mal. C’était clairement visible que quelque chose n’allait pas. « Zoé ? » Il s’approcha d’elle, posant sa main sur son épaule tout en s’asseyant. Il la connaissait depuis un bon moment maintenant, mais ne la voyaient pas non plus souvent. C’était toujours au hasard qu’il était en bas quand elle venait, mais c’est ainsi qu’ils ont finit par papoter un peu ensemble.

Il ne servait à rien de poser la bête question du, comment ça va ? Il connaissait déjà la réponse, donc il ne pouvait qu'être attentif à ses besoins, si jamais elle voulait parler. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » En tout cas, il pourrait peut être, être une meilleure aide que les boissons qu'elle était en train de boire. Et c'était bien souvent qu'il la voyait, verre à la main... et non pour boire du petit lait.

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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Mar 5 Fév 2013 - 22:43


En tournant la tête, je vis une personne que je connaissais bien. Il avait posé sa main sur mon épaule. Et s'installait à côté de moi. Ma vision n'était pas très très nette. Entre les larmes qui menaçaient de couler et le début des effets de l'alcool, c'était logique. Alistair était une des personnes que j'avais connues en fréquentant le chaudron baveur. A force de se croiser, on en était venu à discuter et il se trouvait qu’on n’avait pas trop envie de se taper dessus pendant une discussion. Ce qui n'était pas un mauvais signe. J'avais peut-être l'image d'une alcoolique pour lui, que ce soit, ce soir, ou en général, mais je m'en fichais. Je savais que ce n'était pas le cas, que je pouvais arrêter de boire quand je le voulais. Je savais aussi pertinemment que l'alcool avec mon traitement n'était pas une bonne idée, mais ça aussi je m'en fichais. Il fallait bien mourir de quelque chose après tout. Être tous les soirs accoudés au bar et boire ce qui me tombait sous la main, tenter de faire passer une journée difficile, ou même tenter d'oublier des choses plus dures, des fiançailles, un meilleur ami, un sauveur. Parfois la vie était bien cruelle. Bref, le voyant, j'avais envie de m'enfuir. Mais c'était terriblement lâche et ça, ce n'était pas vraiment moi. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Je le reconnaissais bien là. Droit au but, sans s'encombrer de tous les chichis. Je regardais mon verre. Il n'était pas fini. Je l'ai porté doucement à mes lèvres. « Des soucis. » Vague, peu explicite, je ne voulais pas m'étendre sur mes soucis. Je ne voyais pas non plus comment expliquer ce qui me travaillait. Peut-être en parlant tout simplement, mais j'avais peur que les autres ne puissent pas comprendre. Ou alors que ça me fasse tout simplement craquer et ça je ne le voulais vraiment pas. Mais Alistair...peut être qu'il comprendrait. « J'ai fait un malaise aujourd'hui... » Peut-être qu'il se contenterait de ça, peut-être pas. J’espèrais que le premier peut-être l’emporterait. Mais il y avait peu de chances malheureusement. « Hum…sinon toi ça a l’air d’aller » Changement de sujet, avec le temps et mon boulot, j’avais commencé à savoir le faire. Mais bon, parfois ça ne fonctionnait pas. Mais la technique n’était pas infaillible.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Dim 10 Fév 2013 - 20:42






Zoé & Alistair
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Alistair voyait bien que Zoé n’était pas au mieux de sa forme. Il est même possible qu’il ne l’avait jamais vu dans un tel état. Il est vrai que quand il la voyait, un verre ornait toujours la main de la jeune femme, mais aujourd’hui ce même verre semblait causer plus de mal que les autres soirs. « Des soucis. » Certes, cela même un idiot pourrait le voir. Mais si elle ne voulait pas en dire plus, Alistait ne pouvait pas non plus l’y forcer. Il ne pouvait qu’être d’une oreille attentive si jamais elle en avait besoin. « J'ai fait un malaise aujourd'hui... » Alistair fronça légèrement des sourcils en entendant la suite. Un malaise ? Qu’avait elle bien pu faire pour être victime d’un malaise ? Il savait que le travail de Zoé ne pouvait pas être de tout repos, mais il faudrait qu’elle y fasse attention. « Hum…sinon toi ça a l’air d’aller » Il haussa doucement des épaules, sans la quitter du regard pendant un quelque moment. Pourtant il observa le verre vide de Zoé, qu’il soupçonnait se remplir d’ici peu.

« La routine… » Il était toujours aussi mal à l’aise en face de son professeur, mais ceci était une autre histoire. Tant qu’il pouvait travailler en toute tranquillité une fois dans sa chambre. « Donc on va dire que ça va oui » Après tout à part ‘ce problème’ qui était sien, tout le reste se passait plutôt bien. « Mais sinon… c’est la première fois que tu fais un malaise ? T’es trop surmenée ces derniers temps ? » En tout cas, ce qui était certain, c’était que le fait qu’elle boive autant ne l’aiderait pas. En fait il faudrait surtout qu’elle prenne des forces et se repose. C’est pourquoi il voulait plutôt tenté l’éloigner de cette buverie. « Tu as déjà dîné ? Je t’invite si tu as faim » Après tout il était venu pour dîner, donc s’il pouvait manger tout en restant en sa compagnie, et qu’elle accepterait son invitation, les choses se passeraient certainement bien.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Mer 13 Fév 2013 - 11:52

J’avais préférer rester vague, et changer de sujet. Enfin plutôt porter l’intérêt sur lui. Lorsque je lui avais dis que lui allait bien apparemment, il avait répondu par l’affirmative. Y en a qui ont de la chance… Mais manque de bol, il revint me questionner. En même temps, boire dans un bar ou on connait des gens, il y avait forcément un risque qu’une personne vienne nous parler et nous questionner, notamment sur la raison du "pourquoi tu bois autant". Mais bon. « Mais sinon… c’est la première fois que tu fais un malaise ? T’es trop surmenée ces derniers temps ? » Quittant le verre – vide – des yeux, je l’ai regardé, un peu perdue d’abord et ensuite plus nettement. Il ne savait pas, c’était logique je ne lui en avais jamais parlé. Je ne parlais pas à beaucoup de monde de ça, seulement aux personnes les plus proches et à celles avec qui je discutais le plus. Comment expliquer les choses sans que ça paraisse dramatique ? Compliqué pour mon petit esprit embrumé. Je réfléchissais à comment lui expliquer la chose, lorsqu’il reprit la parole. « Tu as déjà dîné ? Je t’invite si tu as faim » Et là, mes pensées filèrent vers mon estomac qui faisait des vagues depuis un petit moment déjà. C’est donc sans hésiter que je lui ai répondu. « Allons manger un morceau, ça me fera du bien je pense. » Me levant de mon tabouret, je me suis d’abord sentie très faible. La tête me tournait. J’ai donc posé la main sur le comptoir et j’ai inspiré longuement. Finalement j’ai tenté un premier pas vers une table. Tout semblait se passer plutôt bien. Puis un second et j’étais prête pour traverser la salle. Jetant un regard à Alistair, je lui dis un sourire. Et finalement, sentant la tête me tourner encore un peu, je me suis assise – ou plutôt écroulée – à une table. « Celle-ci te conviendrait-elle ? Je ne crois pas me souvenir qu’ils servent à manger au comptoir. »

Attendant qu’il s’asseye en face de moi, je me suis mise à réfléchir à sa question de tout à l’heure. « Hum…pour te répondre... » Je cherchais encore mes mots. « Ce n’est pas la première fois que je fais des malaises. » Regardant cet homme qui me faisait face, je me disais que le moyen le plus simple serait de ne pas prendre de chemins détournés. « J’ai des soucis de santé, alors parfois, si je cours trop longtemps ou si je fais quelque chose de trop intense, mon petit cœur à de la peine à distribuer assez de sang à tout mon corps. » Bon je n’étais pas mourante non plus. Simplement quelque chose de trop intense, si je perdais connaissance, mon médicomage m’avait dit qu’il me fallait un traitement rapidement pour aider le cœur et oxygéné mes organes. J’étais entièrement dépendante de ces traitements. Mais ce soir, ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Je me voyais mal lui raconter que l’homme qui m’avait sauvé finirait sa vie dans un sous sol…

Je choisis de faire un changement de sujet, encore un. « Donc tes cours, pas de soucis, c’est ça ? Avec tes profs aussi ? » Je me souvenais qu’à Poudlard, j’adorais les sortilèges, mais une année j’avais eu un prof qui m’en faisait tellement baver que je ne prenais plus de plaisir à cette matière. Heureusement qu’il n’était pas resté longtemps et que tout était revenu à la normal l’année suivante. Comme quoi, les profs font vraiment tout dans une école. Un serveur vint prendre notre commande. Nous avons passé commande tous les deux et c’est à ce moment seulement que je me suis rendue compte que je tenais toujours mon verre vide dans la main. La lâchant, j’ai demandé au serveur s’il voulait bien m’apporter une bierreaubeurre. Je m’étais dis que partir sur quelque chose de moins fort me ferait peut être du bien aussi.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 21 Fév 2013 - 19:31






Zoé & Alistair
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Alistair espérait que Zoé accepte son invitation. D’un parce que lui-même avait faim et de deux parce que ça aurait été impoli de le laisser là justement pour satisfaire son appétit. « Allons manger un morceau, ça me fera du bien je pense. » Ce fut avec joie qu’Alistair accueillit cette nouvelle. Il acquiesça de la tête et s’apprêta à se diriger plus loin quand il s’arrêta subitement pour observer Zoé. Cette dernière semblait avoir du mal à tenir debout. Sans pour autant la toucher, Al’ se tenait prêt à la rattraper si jamais les jambes de la jeune femme devaient défaillir sous elle. Il répondit également au sourire de Zoé, qui semblait vouloir montrer que tout allait bien. Ne voulant pas la gêner, il resta seulement un pas en arrière pour être certain qu’elle arrive à bonne destination. « Celle-ci te conviendrait-elle ? Je ne crois pas me souvenir qu’ils servent à manger au comptoir. » « Tout à fait » Il ne servaient qu’à boire et quelques trucs à grignoter au comptoir, donc ils étaient bien ici. Il aurait certes aimé être un peu plus à l’écart, mais il n’allait pas forcer Zoé à se déplacer davantage si elle ne se sentait pas bien.

« Hum…pour te répondre... Ce n’est pas la première fois que je fais des malaises. » S’asseyant sur une des chaises, il posa tout de suite son attention sur la jeune femme quand elle reprit la parole. Ainsi donc ce n’était pas la première fois ? Il ne savait pas ce qui déclenchait exactement ces malaises, mais il semblait quand même que cela soit dangereux par rapport au travail qu’elle faisait. « J’ai des soucis de santé, alors parfois, si je cours trop longtemps ou si je fais quelque chose de trop intense, mon petit cœur à de la peine à distribuer assez de sang à tout mon corps. » « Oh… » Elle avait donc un problème cardiaque. Alors oui, ça le surprenait quand même encore plus qu’elle n’ait pas prit un travail plus ‘tranquille’. Mais avant qu’il puisse continuer à la questionner, Zoé changea à nouveau de conversation. Elle ne semblait pas vraiment aimer parler de ce sujet et il pouvait comprendre. Sauf que malgré tout c’était inquiétant. .

« Donc tes cours, pas de soucis, c’est ça ? Avec tes profs aussi ? » Alistair hocha légèrement des épaules. Il n’y avait pas de soucis avec eux a proprement parlé, étant donné que le seul problème c’était lui. « Oui pour le moment j’ai eu que de bons professeur et leurs cours sont très bien aussi. C’est juste parfois un peu difficile de rester attentif » Il allait en rester là certainement pour ce sujet. De plus le serveur arriva et tous deux prirent commande. Quittant le serveur des yeux, il reposa son attention sur Zoé. « Pourquoi… » Il ne voulait pas la mettre mal à l’aise, mais c’était vraiment une question qui ne le quittait pas. « Pourquoi tu as pris ce travail si tu sais que ça pourrait devenir difficile ? Tu n’as pas de partenaire, c’est ça ? » Il ne lui semblait que non, mais il pouvait se tromper et sur le coup il l’espérait vraiment, car faire un malaise en étant seule, pouvait être très dangereux.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Sam 23 Fév 2013 - 22:52

Nous nous étions confortablement installés à une des tables et nous discutions calmement. Je lui avais expliqué, un peu à contre cœur mes soucis de santé, et donc mes pertes de connaissance. Je n’aimais pas trop en parler. Je n’aimais pas ces états de faiblesse et je ne voulais pas de la pitié des autres. J’espérais simplement qu’il ne me jugerait pas ainsi maintenant. J’avais essayé de changer de sujet en prenant de ses nouvelles par rapport à ses cours. Mais le sujet n’avait pas l’air de l’inspirer plus que ça. Ça se passait bien, parfois un peu déconcentré, sans plus. Mais vraisemblablement il était plus préoccupé par ma santé, il continua de m’interroger. Au moins, ça faisait la discussion. « Pourquoi tu as pris ce travail si tu sais que ça pourrait devenir difficile ? Tu n’as pas de partenaire, c’est ça ? » Ah très très bonne question sincèrement. Il mettait dans le mille.

« En fait…je n’aime pas rester à rien faire. Je suis peut-être une Serdaigle et j’adore lire et apprendre, mais les cours à Poudlard m’ont montré que l’action et la pratique étaient aussi terriblement intéressantes. J’ai cherché quoi faire et c’est ce qui me plaisait le plus. Enfin d’autres boulots me plaisaient beaucoup aussi. Mais l’injustice dont a fait preuve mon frère à Poudlard m’a dirigé droit sur le centre de Police. Et sincèrement, j’ose espérer monter en grade et finir un jour tireur d’élite ou auror. Mais c’est beau d’espérer. » J’ai ri un peu. Je savais que c’était des espoirs stupides, mais ça me permettait de me lever le matin. « Après, c’est sûr que je n’ai absolument pas pensé à mon cœur en postulant, mais j’ai un très bon médicomage attitré alors ça devrait aller…en général. » Il avait aussi demandé si j’avais un partenaire. Ça me laissa songeuse. « J’ai un partenaire. C’est une Macnair…ouai comme le ministre…se trouve même que c’est sa fille… » Je faisais une pause et je regardais mon verre désespérément vide. « Le problème c’est qu’on ne s’est jamais aimé, à poudlard et même maintenant. Je ne lui fais pas confiance pour me couvrir. Le chef ne peut pas nous mettre dans d’autres équipes, mais il essaie parfois de ne pas nous envoyer ensemble sur certaines affaires, les plus simples généralement. Et aujourd’hui…j’étais seule… » Repenser à ma journée me filait le cafard. Je pensais inévitablement à cet homme et c’est ce qui m’attristait le plus. « Je suis désolée, parler de tout ça ne doit pas être super-intéressant pour toi… »




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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Mar 26 Fév 2013 - 20:10






Zoé & Alistair
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Alistair ne pensait pas rester bien longtemps sur ce sujet. Après tout on avait tous une part en nous dont on n’aimait pas parler. Lui-même en avait une d’ailleurs. Et si les situations étaient inversé, il aurait certainement était muet tel une mandragore dans son pot. Mais pour le coup, en ce qui concernait Zoé, il s’inquiétait tout de même de la savoir seule lors de ses missions. Certaines peuvent être plus éprouvantes et d’ailleurs la preuve était qu’aujourd’hui elle s’était surmenée.

En attendant que leur commande arrive, il écouta la réponse de Zoé à sa question. Et elle avait raison, Poudlard leur avait montré bien des aspects de la magie. Avant la magie avait plutôt était amusante, quand il voyait son père faire des tours devant Cailan et lui. A l’école, l’utilisation de la magie avait pris une toute autre ampleur. Et aujourd’hui à l’université la pratique et la théorie était encore mieux géré.

Alistair ne put s’empêcher de sourire en apprenant que Zoé souhaitait devenir Auror ou Tireur d’élite. « On sait jamais, tu es jeune encore » Et puis les choses pouvaient changer. Mais il se doutait bien qu’il fallait être en bonne santé et condition physique pour arriver à entrer dans une de ces deux factions.

Il fut par contre un peu surpris d’apprendre que la partenaire de Zoé était la fille du ministre. Il la connaissait certes de vu à Poudlard, mais ne l’avait jamais côtoyé naturellement. En tout cas c’était embêtant de voir que malgré tout Zoé était bel et bien seule sur le terrain. « J’espère que ça changera quand même et que plus tard vous pouvez changer de partenaire. » Ne pas avoir confiance en son coéquipier devait être un fardeau. Un peu comme ne pas avoir confiance en son propre frère… Alistair soupira et releva les yeux de la bougie sur la table pour regarder Zoé. « Je suis désolée, parler de tout ça ne doit pas être super-intéressant pour toi… »Il finit par hocher de la tête négativement. « Ne t’en fais pas, après tout c’est moi qui t’es questionné » Il lui sourit et poursuivit. « Et puis c’est quand même intéressant, on a jamais vraiment parlé de ce que tu faisais au boulot » Il jeta rapidement un coup d’œil pour voir si le repas allait venir. « T’avais pas eu envie de poursuivre tes études ? J’avoue que malgré que j’avais travaillé il y a environ deux ans, j’ai vite eu envie d’apprendre davantage » Et puis il est vrai qu’il n’avait pas eu le choix, c’était soit continuer ses études et devenir un médicomage, soit faire un apprentissage et devenir plutôt assistant. Sauf qu’étant donné qu’il se spécialisait pour les animaux, plus tard, il aimerait être à son propre compte et pour un apprentissage ne lui aurait pas ouvert grande porte.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Sam 6 Avr 2013 - 11:15

Les choses se passaient étrangement avec Alistair, je parlais, encore et toujours, je m’ouvrais complètement et je lui racontais tout. Ce n’était pas forcément super intéressant d’entendre une personne se lamenter sur son sort. Et ça, j’ai fini par le comprendre à un moment donné, j’avais donc tenté de m’excuser. Je pensais qu’il se serait moqué de moi, qui avais de grands espoirs concernant mon avenir professionnel, après tout, je venais de lui dire que j’avais des problèmes de santé et donc que c’était incompatible, mais non, il avait juste souris, il était rudement gentil avec moi. Il espérait même que je puisse trouver un partenaire plus fiable. C’était mignon, mais moi, je ne me faisais pas de réelle illusion. Je l’ai vu soupirer, avant qu’il ne m’assure que ça ne le dérangeait pas que je lui déballe ma vie, là, à une table du chaudron baveur, avec beaucoup d’alcool dans le sang, ce qui m’aidait énormément à parler…maudit alcool !

Il me dit que l’on avait jamais parlé de mon boulot, ce n’était pas vraiment faux, je me suis contentée de haussé les épaules et de hocher la tête, véritable exploit étant donné que la tête me tournais et que généralement après plusieurs verres je n’étais bonne qu’à faire une action à la fois. Je le vis jeter quelques coups d’œil, je crois qu’il avait faim, et mon propre ventre me faisait des misères. Aussi je me surpris à guetter l’arrivée du serveur. Il était décidément bien long. Ce fut Alistair qui me ramena à la conversation. « T’avais pas eu envie de poursuivre tes études ? J’avoue que malgré que j’avais travaillé il y a environ deux ans, j’ai vite eu envie d’apprendre davantage » Cette question me laissa un peu sur le cul, bon ce n’était pas particulièrement compliqué de répondre, loin de là, mais elle me faisait réfléchir. Aussi je me suis surprise à le regardé, sans rien dire…un peu comme une idiote. Finalement il y eut un mouvement derrière lui et j’ai repris l’ensemble de mes esprits. « Eh bien, je ne sais pas. C’est tentant, j’aurais plus de chance d’avoir un meilleur boulot. » Totalement véridique et l’université elle-même se vantait que ses étudiants en sortaient nettement mieux payés et avec plus de responsabilités. « Mais j’aime être sur le terrain, ne pas savoir ce qui guidera ma journée, ça me donne des frissons, de l’adrénaline et je me sers de ma baguette pour tout et n’importe quoi, immobilisé des personnes, en protéger d’autres, j’adore ça. » Dit comme ça, je savais que je passais pour une folle des sortilèges. Mais je m’en fichais, c’était vrai, j’adorais ça et me retirer ce boulot…ça aurait été un peu comme me briser ma baguette. « Donc en fait, je préfère apprendre sur le tas. » C’était bien résumé, mais peut être un peu en dehors de sa questions…mon esprit avait un peu de mal ce soir. En même temps, je ne l’avais pas aidé.

Il y eut du bruit aux cuisines, ce qui me fit tourner vivement la tête, mauvaise idée, tout se mit à tanguer dangereusement. Quand le monde se stabilisa, je vis le serveur arriver vers nous avec un plateau à la main, j’en eu l’eau à la bouche. On aurait dit un chien affamé à qui on faisait sentir un fumet de saucisse bien cuite. Navrant. Il posa tout ça devant nous et je l’ai chaleureusement remercié. J’avais terriblement faim. « Bon appétit ! » Je souris à mon ami et finalement me suis attaquée à mon repas, tout en gardant un peu de civilité et de bien séance. Si je mourais d’envie de me jeter dessus, je me suis toute fois contentée de manger tranquillement en savourant chaque bouchée. Au moment de m’attaquer à ma viande, je me suis rendue compte que je n’arrivais pas couper mon morceau. J’ai froncé les sourcils. « Pourquoi… » Je parlais toute seule, je m’acharnais sur ce pauvre morceau qui ne m’avais rien fais. Je m’énervais toute seule. Je vis Alistair me regarder un peu étrangement. J’ai suivis son regard et…je me suis rendue compte que je tenais mon couteau à l’envers. J’ai eu un petit instant de bug devant mon erreur, j’ai levé les yeux vers mon ami et tout d’un coup, je me suis mise à rire, un fichu rire nerveux. Au bout d’un petit moment je me suis excusée. « Pardon, je suis terriblement stupide ! » Le rire passait un peu, mais je le sentais, il était tout près de repartir. « S’énerver alors que je le tenais à l’envers… » Je ris de nouveau. Décidément, l’alcool ne m’aimait vraiment pas. Une question survint tout d’un coup, elle me brûlait les lèvres. Et finalement elle les a franchit. « Tu veux faire quoi après tes études ? » Je tenais toujours ma fourchette dans la main et mon couteau était posé dans mon assiette. Je mourrais de faim, mais ma main était en suspend. Lorsque je m’en rendis compte, je me suis remise à manger. Décidément, je n’étais pas très fraiche ce soir.


Pardon pour le temps que j'ai mis à répondre :emu: Je serais plus rapide, promis ♥



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Mer 10 Avr 2013 - 16:40






Zoé & Alistair
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Alistair appréciait beaucoup le temps qu’il pouvait passer avec Zoé. Bien sûr il avait des amis à l’université et il papotait bien souvent avec eux, mais dès qu’il était en compagnie de Zoé, les choses étaient différentes. C’était un autre aspect… Et même si comme aujourd’hui ce dont ils parlaient n’était pas vraiment joyeux, il n’échangerait ces moments pour rien d’autre.
Voulant tout de même quitter un peu l’ambiance triste qui s’était installé, avec les révélations de Zoé, Alistair était plutôt intéressé à savoir pourquoi elle n’avait pas continué ses études. Au moins, selon lui, elle serait encore ‘tranquille’, malgré qu’à l’université ils avaient également un bon temps pour la pratique. Alistair garda son regard sur Zoé, la voyant certainement réfléchir à la question qu’il venait de poser. Peut-être jugeait-elle le pour et le contre aujourd’hui ? En tout cas il n’était jamais trop tard de continuer les études. « Eh bien, je ne sais pas. C’est tentant, j’aurais plus de chance d’avoir un meilleur boulot. » Hum… c’est vrai, ça aussi. On avait certes plus de facilité de débuter avec un meilleur rang. C’était aussi pour cela qu’il avait voulu continuer les études. Car il aimerait plus tard ouvrir son propre cabinet et ne pas rester que simple assistant. « Mais j’aime être sur le terrain, ne pas savoir ce qui guidera ma journée, ça me donne des frissons, de l’adrénaline et je me sers de ma baguette pour tout et n’importe quoi, immobilisé des personnes, en protéger d’autres, j’adore ça. » En l’écoutant, Alistair finit par sourire. « Je comprends, on sort de la routine des études » Il est vrai qu’il avait hâte de pouvoir également débuter la vie professionnelle. Et il savait très bien qu’en devenant vétérinomage ses journées pouvaient être tout aussi calmes qu’épuisantes. . « Donc en fait, je préfère apprendre sur le tas. » Il acquiesça de la tête. « Oui on doit en apprendre tout les jours un peu » En fait il supposait que c’était un peu partout ainsi. Son père revenait de ses voyages toujours avec de nouvelles choses, mais c’était un peu normal d’en apprendre beaucoup d’autres pays et cultures.

Finalement tant que Zoé était heureuse avec ce qu’elle faisait, c’était le plus important. Il espérait simplement qu’elle n’ait pas à nouveau à se sentir aussi mal à cause de sa santé. Mais il savait bien que c’était peu probable, car on ne savait jamais ce qu’on pouvait demander comme mission à faire à Zoé.
Alistair tourna la tête vers le serveur qui s’approcha d’eux avec leur plat. Enfin. Il mourrait de faim. Remerciant l’employé, Ali ne tarda pas à se saisir de ses couverts pour commencer. Il souhaita également un bon appétit à Zoé et entama avec un bon morceau de viande qu’il fourra en bouche. Malgré le fait qu’il était un gros mangeur, il avait toujours eu la chance de garder un physique semblable, même sans faire de réel effort.

Alistair releva les yeux de sa purée quand Zoé se mit à parler. Mais finalement ce n’était pas pour lui. Il l’observa un moment faire, voyant où était le souci et sourit, amusé de la voir se battre contre la viande. Même si la viande n’était pas trop dure, Zoé n’arriverait probablement jamais à couper cette viande ainsi. Avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, Zoé réalisa toute seule sa petite maladresse. « Pardon, je suis terriblement stupide ! » Il hocha négativement de la tête. « Ne t’en fais pas pour ça » Il ne savait même pas dans quel état il pourrait être si jamais il commençait à boire, alors… il n’allait vraiment pas tenir ça contre elle. « S’énerver alors que je le tenais à l’envers… » « Maintenant il nous reste plus qu’à inventer des couteaux coupant des deux côtés », s’amusa Alistair. « Peut être qu’on ferait fortune » Il ne put s’empêcher de rire davantage. Se calmant tout de même, il continua à manger. Non pour bien longtemps, car Zoé prit à nouveau la parole. « Tu veux faire quoi après tes études ? » Alistair termina d’avaler le morceau de viande qu’il avait en bouche. « Vétérinomage » Il but une gorgée du jus de cassis/kiwi qu’il avait demandé pour s’éclaircir la gorge et reprit. « J’ai toujours aimé les animaux et à Poudlard dès que j’ai commencé les cours de soins aux créatures magiques, ça m’est venu comme une évidence. Et puis en plus quand mon père m’a offert Himing, mon épervier, alors j’étais encore plus certain de moi » Il baissa les yeux sur son assiette, sa joie s’étouffant un peu avec la tristesse de n’avoir pas eu de nouvelles de ses parents et de son frère depuis un bon bout de temps. Il se reprit tout de même rapidement, affichant un sourire aux lèvres et regardant Zoé. « Je fais pour le moment des études généraux, mais j’aimerais me spécialiser pour les créatures dangereuses en dernière année. » Il coupa à nouveau un morceau de viande. « Il y a une réserve au nord de l’Ecosse. Ils gardent justement des créatures dangereuses mais qui sont aussi menacé. J’aimerais bien y travailler plus tard, mais je sais qu’ils sont très sélectif » Ce qui était normal au fond, car on ne pouvait jamais savoir à quoi s’attendre avec la plupart de ces créatures.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 11 Avr 2013 - 21:20

La soirée se passait vraiment bien. Bon le début était peut-être un peu lamentable et du coup mon état actuel n’était pas vraiment mieux, mais ça ne me dérangeait pas. Je savais que je parlais pas mal quand j’avais trop bu ou que je rigolais pour un rien. Je n’étais pas du genre à cogner tout ce qui bouge. J’avais donc entamé le repas avec une franche rigolade suite à mon couteau tenu…à l’envers. J’étais un peu mal à l’aise, mais pendant une fraction de seconde, en effet je venais de faire une bêtise que seul un petit enfant faisait généralement. Mais Alistair le pris avec humour. « Maintenant il nous reste plus qu’à inventer des couteaux coupant des deux côtés. Peut être qu’on ferait fortune » On riait ensemble, s’attirant quelques regards curieux des autres tables. Il avait raison, se serait une drôle d’invention tout de même et très pratique et originale.

Finalement je lui avais demandé ce qu’il voulait faire dans la vie. Après tout, on avait beaucoup parlé de moi, mais très peu de lui. Il avait choisi un métier auprès des animaux. Je ne connaissais pas vraiment. Certes je les aimais bien, mais personnellement je n’aurais jamais pu en faire mon métier. Déjà quand je voyais mon père à l’animalerie…ça me laissait étrangement perplexe. Je mangeais tranquillement mon assiette et je l’écoutais parler. « J’ai toujours aimé les animaux et à Poudlard dès que j’ai commencé les cours de soins aux créatures magiques, ça m’est venu comme une évidence. Et puis en plus quand mon père m’a offert Himing, mon épervier, alors j’étais encore plus certain de moi » Faire deux choses en même temps…était très compliqué pour mon cerveau. Plus il parlait et plus j’assemblais les informations, un peu comme un puzzle. J’étais tellement concentrée, que je n’avais pas vu que son visage avait changé pendant quelques secondes. « Je fais pour le moment des études généraux, mais j’aimerais me spécialiser pour les créatures dangereuses en dernière année. » Dangereuses, ce mot me sauta aux oreilles. « Dangereuses comment ? » Oui, j’étais curieuse. Il est vrai que j’avais hésité entre le département qui chassait les loups garous et celui de policier juste après mes études. Je considérais les loups comme une créature dangereuse et c’est le risque de me faire mordre ou griffer par l’un deux qui fit pencher la balance vers la police. « Il y a une réserve au nord de l’Ecosse. Ils gardent justement des créatures dangereuses mais qui sont aussi menacé. J’aimerais bien y travailler plus tard, mais je sais qu’ils sont très sélectif » Là, j’étais épatée, je venais d’apprendre qu’il y avait une réserve pour commencer et aussi qu’il espérait entrer dans quelque chose de super sélectif. Non pas que je l’en croyais incapable, mais tout simplement que je ne l’imaginais pas comme ça. « Si tu me permets d’être honnête, je t’aurais peut-être plus vu médicomage ou alors dans une librairie. » Je fis une pause, c’était un peu stupide comme commentaire, je ne savais même pas pourquoi il était sortit. « Elle se visite cette réserve ? » Je passais du coq à l’âne en une fraction de seconde, les avantages d’avoir une petite mémoire sous alcool sans doute. « En tout cas j’espère que tu réussiras ce que tu veux faire, sincèrement. » Oui, j’étais sincère, c’était beau d’avoir des projets, tout aussi beau de les mettre en application. Alors les réussir était le summum.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 18 Avr 2013 - 20:06






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Alistair s’était toujours senti plus à l’aise en compagnie d’animaux. Peut-être parce qu’eux ne jugeaient pas. Depuis l’incident chez lui, qui lui avait fait perdre sa famille, il avait toujours peur que son anomalie se sache et que les amis qu’il s’était fait à l’université s’éloignent également de lui. Le seul qui ne l’avait pas abandonné était Himing. Certes, certains pourraient dire qu’Himing restait à cause de la nourriture parce qu’il ne savait pas chasser… sauf que ce n’était pas le cas. Combien de fois Himing lui rapportait des souris en cadeau. Et déjà à Poudlard s’il ne voulait parler à ses amis de certains soucis, Ali avait toujours trouvé une oreille attentive auprès des animaux. Et le fait qu’ils ne savent parler, lui importait peu.

Le fait était, qu’il avait tout simplement fait naître un grand amour pour toutes ces diverses créatures. Et c’est certainement à cause des abandons et jugements qu’il avait connu, qu’Alistair voulait aider ceux qui sont dans le même pas. Bien des créatures sont craint et mal jugés par les sorciers, parce qu’ils ne les connaissent tout simplement pas. Alistair ne nie pas qu’il y en avait des dangereux, mais eux aussi avaient droit à de l’attention si le besoin était. « Dangereuses comment ? » Ali sourit et haussa des épaules. « Toutes sortes. J’aurais pu rester dans le simple, à m’occuper d’animaux de compagnie ou de créatures telles qu’on a pu côtoyer à Poudlard, mais ce n’est certainement pas ce genre de vétérinomage qui doit manquer. » Alistair en était même certain, vu qu’il s’était tout de même renseigné. Et il manquait tout simplement de sorciers qui voulaient bien s’occuper des ‘autres’ créatures.

Ali parla donc de la réserve en Ecosse, chez laquelle il aimerait bien travailler plus tard. Il savait qu’au jour d’aujourd’hui et même à la fin de ses études ce serait impossible qu’ils l’acceptent. Il allait devoir débuter doucement et montrer qu’il savait faire ses preuves. « Si tu me permets d’être honnête, je t’aurais peut-être plus vu médicomage ou alors dans une librairie. » Alistair rit face aux paroles de Zoé. « J’avoue que j’ai hésité au début avec la médicomagie » Il baissa les yeux sur son assiette, le sourire toujours aux lèvres, même s’il était moins joyeux. Son père l’y avait même bien encouragé, lui assurant plus de renomé. « Mais c’est pas ce que j’ai préféré » . « Elle se visite cette réserve ? » La réserve ? Ali fut un peu surpris par la question. « Euhm… et bien normalement non, mais je sais qu’ils organisent des fois des visites pendant l’année. Vu que c’est quand même dangereux, il faut que ce soit bien sécurisé. Je pense qu’ils veulent aussi mobiliser les gens concernant ces créatures. Après tout c’est pas parce qu’ils sont dangereux, ou se défendent contre des intrus qu’il faut les pourchasser et laisser la race s’éteindre » Alistair parla tout à fait sérieusement, mais il savait bien que tous n’étaient pas forcément du même avis.

« En tout cas j’espère que tu réussiras ce que tu veux faire, sincèrement. » Ali sourit et acquiesça de la tête. « Merci, c’est gentil. J’espère aussi. Ça prendra du temps, mais j’espère vraiment pouvoir y aller. » Sinon bien sûr il changerait ses plans, mais pour le moment le besoin n’y était pas.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Sam 20 Avr 2013 - 13:27

Ma soirée se passait vraiment bien, contrairement à ma journée. Mon assiette était bien bonne et la conversation était légère et ça me faisait un bien fou. Je l’avais questionné sur son idée de métier futur et Alistair c’était lâché à tout bien m’expliqué, ça me faisait terriblement plaisir. J’aimais qu’on me parle ouvertement. J’aimais ne pas avoir à torturer les gens pour extraire ce que je voulais. J’aimais aussi à ne pas forcer les sorciers éméchés à crier partout que l’on existait. C’était mon quotidien malheureusement. Forcer les gens à parler, ou les forcer à se taire. Alors quand on parlait librement, ça me faisait toujours terriblement plaisir.

Le fait est, qu’il voulait travailler avec des créatures drôlement dangereuses, j’imaginais déjà les dragons, les sphinx, les hippogriffes et peut-être même des créatures totalement insolites dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Qu’il manque de personnel pour s’en occuper ne me surprenait nullement, les gens préféraient la tranquillité et les petits animaux bien dociles. Mon père s’occupait d’ailleurs de créatures toutes gentilles et mignonnes et parfois elles se montraient redoutables. J’avais de la peine à imaginer Alistair debout face à un dragon en lui demandant tout gentiment d’ouvrir la bouche pour lui soigner une dent. Cette pensée me fit rire. C’était comique, mais tellement réaliste, même si j’imaginais que la bête devrait être endormie, il y avait de très fortes chances.

Je lui avais parlé librement en lui disant que je l’aurais imaginé ailleurs, il me confirma qu’il y avait pensé, ces propos rendirent son sourire un peu crispé, j’avais apparemment mis le doigt sur quelque chose de pas forcément chouette pour lui…c’était bien ma veine j’étais terriblement douée pour ça. « Mais c’est pas ce que j’ai préféré » J’ai murmuré quelque chose. « Toujours faire ce qui nous plait. » Je ne savais pas s’il avait entendu, mais j’espérais que j’arriverais le refaire sourire sincèrement.

Et puis j’ai posé une question. Simple pour moi mais qui semblait piège pour lui. Savoir si la réserve pouvait être visitée. Il était clair que je mourrais d’envie de la voir, de voir ces créatures. J’avais toujours aimé les animaux, mais j’avais choisi une autre voie, je n’étais pas assez douée avec eux. « Euhm… et bien normalement non, mais je sais qu’ils organisent des fois des visites pendant l’année. Vu que c’est quand même dangereux, il faut que ce soit bien sécurisé. Je pense qu’ils veulent aussi mobiliser les gens concernant ces créatures. Après tout c’est pas parce qu’ils sont dangereux, ou se défendent contre des intrus qu’il faut les pourchasser et laisser la race s’éteindre » J’hochais la tête à ses propos. « Je suis d’accord, un animal ne fait que se défendre, je suis totalement contre ces exterminations, les tuer pour le plaisir et tout ce qui leur fait du mal, après tout, ils ont aussi le droit que nous d’être sur cette petite planète. Enfin je pense… » Non pas que je n’étais pas certaine de ce que je venais d’avancer, mais je me disais que bien peu de monde pensais comme moi, malheureusement. Trop d’espèces étaient actuellement éteinte de la faute des moldu, mais aussi des sorciers et c’était bien dommage. Bon nombre d’entre elles auraient pu nous apprendre beaucoup de choses sur notre passé ou même la façon donc ils vivaient en communauté et comment ils se toléraient entre les différentes races, choses que nous ne savions absolument pas faire, nous autres humains.

Tout à notre discussion, notre assiette se vidait, mais je n’arrivais pas finir la mienne, impossible de manger une bouchée de plus. Ma bouche était complètement pâteuse, demain j’allais avoir un mal de crâne phénoménal. Je pris un peu d’eau. « Je crois que je ne serais pas très fraîche pour bosser demain. » J’avais vraiment abusé sur l’alcool ce soir et en pleine semaine en plus. Complètement irresponsable. Levant les yeux et souriant à mon ami je voulais ajouter quelque chose. « En tout cas…je te remercie de m’avoir tiré de mes pensées sombres et des verres qui m’auraient mis à terre ce soir. » C’était sincère. Ma fois bien trop réelle. Il faudrait que je fasse attention. Je ne buvais pas autant généralement. En pensant au pourquoi j’avais bu, j’ai revu cet homme. Mon sourire se dissipa petit à petit et je jouais avec ma fourchette, avec ce qui restait dans mon assiette, incapable de relever les yeux et d’oublier le visage de cet homme à qui je devais la vie.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 25 Avr 2013 - 20:15






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Alistair était d’accord sur le fait de faire ce qui nous plaisait. Cela était maintenant autant pour Zoé que pour lui. Malgré sa condition elle avait préféré faire ce qu’elle aimait et pour lui malgré les recommandations de son père avait fait de même. D’un côté, depuis qu’il n’habitait plus à la maison, il allait de soit qu’il pourrait simplement faire ce qui lui plaisait. En tout cas il préférait ne plus penser à son père. De toute façon vu les études que faisait son frère, leur père devait être bien fière de lui. Pour la prochaine question de Zoé, Alistair fut moins certain. Il savait, certes, que les visites à la réserve n’étaient autorisé, mais maintenant à savoir quand ils faisaient leur exception. Ce n’était rien de régulier. Il supposait que tout dépendait des animaux qu’ils avaient à ce moment-là. Il doutait fortement que si par exemple ils avaient un dragon sur place, que des visites étaient organisé. Même une petite foule pourrait faire déchainer une de ces créatures. « Je suis d’accord, un animal ne fait que se défendre, je suis totalement contre ces exterminations, les tuer pour le plaisir et tout ce qui leur fait du mal, après tout, ils ont aussi le droit que nous d’être sur cette petite planète. Enfin je pense… » Alistair ne put s’empêcher de sourire. Au moins ils partageaient la même idée et il ne pouvait donc qu’être tout à fait d’accord avec elle. Que cela soit moldu ou sorcier, ils naissaient tous sur une même planète. Toute espèce avait ses ennemis, mais l’Homme n’avait aucun droit de décider si oui ou l’une d’entre elle pouvait exister ou pas. M’enfin, ce n’était pas lui qui allait faire changer les choses. Certaines mentalités étaient encore bien ancrées dans la société. Il ne fallait qu’espérer que dans le futur les choses changent.

« Je crois que je ne serais pas très fraîche pour bosser demain. » « Tu n’as rien à prendre pour t’aider demain matin ? » Pourtant ce n’était pas ce qui le préoccupait le plus. Naturellement elle pourrait user de la poudre de cheminette pour rentrer, car le transplanage serait vraiment déconseiller, mais la laisser seule… « Tu veux que je t’accompagne pour rentrer ? » Etant donné qu’il n’avait pas de retard sur ses études, il pouvait bien encore sortir maintenant. « En tout cas…je te remercie de m’avoir tiré de mes pensées sombres et des verres qui m’auraient mis à terre ce soir. » Il lui sourit, heureux d’avoir pu l’aider, même si elle semblait à nouveau ailleurs. Il se demandait si c’était que son malaise qui l’a mettait dans un tel état. « Tu sais bien que je suis toujours ici en cas de besoin. Et si tu me trouve pas en bas alors, je suis dans la chambre 48 » ça ne le dérangeait absolument pas qu’elle vienne le voir, après tout si jamais c’était le cas, alors c’est parce que c’est important.

Alistair reposa les couverts sur l’assiette et s’essuya les mains. Il supposait bien que tout le monde avait besoin de quelqu’un à qui parler, sans jugement. Même si c’était juste pour le dire à haute voix une fois. Il est vrai que lui-même n’avait personne de ce genre, mais vu que ses inquiétudes n’étaient ni communes ou normaux, c’était certainement mieux ainsi. « Et si ce n’est pas avec moi, le plus important c’est que t’aies quelqu’un à qui pouvoir parler », lui sourit-il.


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Dim 5 Mai 2013 - 19:43

La discussion que nous avions, je lui avais fais prendre un autre tour, celui de « je te remercie ». Après tout sans son intervention ce soir, j’aurais très certainement fini au fond d’une ruelle sombre incapable de rentrer chez moi. J’avais donc fais une simple constatation, comme quoi demain sera très difficile. « Tu n’as rien à prendre pour t’aider demain matin ? » Sa question me laissa un instant interdite. « Je ne comprends pas, tu dis pour transplaner ? » La faute à mon cerveau embrumé. « Tu veux que je t’accompagne pour rentrer ? » Là, je n’eu pas à réfléchir trois ans. « Noooon ! Ne te dérange pas pour moi, je vais me débrouillé, tu m’as déjà…bien aidé. » Et puis mes pensées avaient déviées. J’avais envie de pleurer. « Tu sais bien que je suis toujours ici en cas de besoin. Et si tu me trouve pas en bas alors, je suis dans la chambre 48 » Il me ramena sur terre. « C’est une invitation ? » je lui ai répondu avec le sourire et un clin d’œil. Je savais bien que non, mais c’était toujours tentant de le taquiner. Ça faisait un petit moment que je le connaissais maintenant et je ne l’avais encore jamais vu avec une femme…ni un homme…peut-être aimait-il les peluches… « C’est quoi ces pensée ! Spèce de dégueulasse » Je secouais la tête avec mon monologue intérieur. Il y avait vraiment parfois des pensées étranges qu’il valait mieux taire au risque de se faire prendre pour un demeuré. Quoi qu’il en soit, je le remerciais de sa proposition, mais je savais que je n’irais surement jamais frapper à sa porte…sauf peut-être si j’étais en danger de morts…et encore.

J’étais incapable d’avaler une bouchée de plus, aussi j’ai posé ma fourchette, avec laquelle je jouais depuis un moment et repoussais mon assiette. « Et si ce n’est pas avec moi, le plus important c’est que t’aies quelqu’un à qui pouvoir parler » J’hochais doucement de la tête. « J’aime bien discuter avec toi, même si c’est souvent lorsque je suis dans des états peu fameux. » Il me fallut quelques petites secondes et puis je réalisais. « Tu sais, j’ai l’impression qu’on parle beaucoup de moi, mais tu peux aussi me parler, je ne pense pas que je juge, je ne sais pas si je peux forcément aider, mais si ça va pas… » Je laissais ma phrase en suspend. Il était vrai que je voulais être disponible pour lui comme il l’était pour moi. « Je suis entrain de commencer à déménager, une fois que se sera fais, si tu as envie je te donnerais mon adresse, je ne pense pas que tu voudras venir vivre avec moi…quoi que…mais tu seras le bienvenue en tout cas. » Le serveur arriva et commença à débarrasser nos affaires. Il fallait que je commence à fouillé dans mes poches pour trouver de quoi payer mon repas lors de son prochain passage…et tous les verres aussi.



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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Jeu 23 Mai 2013 - 21:07






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On ne dérange pas un serpent



Il y a quelques années seulement, Alistair se faisait charrier par les Serpentards et cela en grande partie à cause de son frère. C’était aussi ce dernier le responsable étant donné qu’il n’eut jamais réellement eu des tords à cause des autres élèves de cette maison. Pourtant ça l’avait tenu éloigné de la maison voisine à la sienne. Déjà que les jaunes et noirs n’étaient pas les plus apprécié par les verts et argents, alors le jeune homme ne s’était pas imaginé se retrouver un jour en si bonne compagnie. En grandissant et quittant Poudlard, certains perdaient ces préjugés et il ne regrettait pas d’avoir rencontré Zoé. Il ne savait pas s’ils auraient pu être amis il y a quelques années, mais en tout cas aujourd’hui cela semble bien parti.

C’est aussi une raison pour quoi le jeune homme s’inquiétait de l’état de Zoé. Le fait qu’elle ait mangé un peu était déjà rassurant, mais cela n’empêchait pas qu’elle pourrait tout de même encore avoir du mal pour rentrer chez elle ou simplement être en forme demain. « Je ne comprends pas, tu dis pour transplaner ? » Ali hocha négativement de la tête. « Non, je veux dire si t’as pas une potion à prendre pour être plus en forme demain. Ce ne serait pas prudent d’aller sur le terrain si tu ne te sens pas bien » En tout cas, Alistair se proposa également pour l’accompagner. Il est certain qu’elle aurait d’autres personnes à contacter si jamais elle aurait réellement besoin d’aide, mais cela ne le dérangeait pas d’aider encore un peu. . « Noooon ! Ne te dérange pas pour moi, je vais me débrouillé, tu m’as déjà…bien aidé. » « Si tu le dis » Pourtant il n’en avait pas vraiment l’impression. Bien sûr il savait qu’être à l’écoute pouvait déjà être d’une grande aide. C’est pourquoi il lui dit qu’elle pouvait toujours venir le voir dans sa chambre si jamais il n’était pas en bas quand elle venait. « C’est une invitation ? » Sans arrière-pensée, Alistair aurait pu dire oui, mais s’arrêta à temps en voyant le regard de la jeune femme. « Euh… ben, c’est juste… pour que tu sache, au cas où… », répondit-il gêné. Il n’avait jamais invité qui que ce soit en plus. Généralement quand il se retrouvait avec ses camarades de classes pour des devoirs ou révisions, c’étaient chez l’un d’eux ou à l’extérieur s’il faisait bon.

En tout cas le plus important était qu’elle était à l’aise et qu’elle avait quelqu’un à qui parler. C’est également ce qu’Alistair lui dit. De toute façon, ils ne cesseraient pas de se croiser ici, selon lui et parleront toujours entre eux. Et Zoé lui parlerait de ce qu’elle voulait naturellement. « J’aime bien discuter avec toi, même si c’est souvent lorsque je suis dans des états peu fameux. » Alistair sourit et acquiesça de la tête. « Je peux comprendre que ce n’est pas toujours simple au boulot. Mais c’est pour ça, tu peux venir me voir quand tu veux, au lieu de rester ici au bar » Si ça pouvait l’aider à ralentir un peu avec la boisson également, ça ne pouvait qu’être bon. . « Tu sais, j’ai l’impression qu’on parle beaucoup de moi, mais tu peux aussi me parler, je ne pense pas que je juge, je ne sais pas si je peux forcément aider, mais si ça va pas… » Alistair fut un peu surprit, mais finit rapidement par lui sourire. « Merci Zoé », répondit-il en buvant ensuite une gorgée de son verre. « C’est pas que je ne veuille pas te parler, c’est juste que… il se passe pas grand-chose de bien intéressant. Mes journées se résument aux cours et à des révisions et le weekend je vais visiter ma grand-mère. » Il haussa légèrement des épaules « Donc tu vois, les journées se ressemblent assez et je t’ennuierais sûrement d’en parler » Alistair n’allait pas spécialement lui raconter qu’il était distrait en cours parce qu’il était perturbé par son professeur. C’est pourquoi il passait son temps libre à réviser encore. Donc ce n’était pas comme s’il avait d’autres activités en dehors de ses cours.

« Je suis entrain de commencer à déménager, une fois que se sera fais, si tu as envie je te donnerais mon adresse, je ne pense pas que tu voudras venir vivre avec moi…quoi que…mais tu seras le bienvenue en tout cas. » Oh… Venir habiter avec elle ? C’était tout aussi gênant et soudain comme proposition. Il ne s’était pas imaginé cohabiter avec quelqu’un. D’un côté il y a deux ans, il ne s’était pas non plus imaginé vivre seul dans une chambre loué au Chaudron Baveur… et pourtant. On ne savait jamais ce qui pouvait arriver. « Merci pour cette proposition. Je vais y réfléchir, mais… soit aussi certaine que c’est ce que tu veux » Elle n’avait pas toutes ses idées clairs, donc ceci pouvait être une proposition non réfléchit. Et surtout, elle devait avoir des amis plus proches que lui pour cohabiter. Cela n’enlevait rien au fait que ça le touchait qu’elle lui fasse confiance pour une telle chose. « Tu seras propriétaire ? » Lui-même aurait bien pu acheter un appartement s’il en aurait eu envie, mais il vivait grâce à l’argent de sa grand-mère et comme il le lui avait dit, il n’utiliserait que le nécessaire pour vivre normalement. Il préférerait acheter plus tard une habitation avec l’argent qu’il aura gagné. Sans elle, il aurait pu faire une croix sur ses études et ne savait pas du tout dans quelle situation il aurait pu être.

Alistair remercia le serveur d’un signe de tête quand ce dernier vint les débarrasser. Il reposa son regard sur Zoé en souriant. « Tu habitais chez tes parents ? Ça va te faire un grand changement d’avoir ton propre chez toi. »


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MessageSujet: Re: On ne dérange pas un serpent • Alistair   Sam 20 Juil 2013 - 14:00

Je me sentais un peu mieux depuis ma beuverie. Ce n’était pourtant pas gagner pour rentrer, mais je lui avais assuré que ça irais et que je rentrerais indemne. Il m’avait même demandé si j’avais quelque chose pour la gueule de bois de demain. Je lui ai simplement répondu que je n’avais rien mais que j’assumerais des verres de trop. Après tout, quand on sait faire la fête, on sait se lever. Et qu’il n’avait pas à s’en faire, ce n’était malheureusement pas la première fois que ça m’arriverait.

Je l’avais charrié sur le fait qu’il me proposait de venir le voir dans sa chambre et sa réaction un peu perplexe me fit rire. Je n’avais aucun arrière pensé. Pour moi s’était simplement un ami, je ne m’aventurerais certainement pas à coucher avec des amis…se serait très mal vu pour une sang pur.

Je lui avais aussi dit qu’on pouvait un peu parler de lui, au lieu de toujours moi, ça changerait un peu. Et surtout, j’aurais moins l’impression d’être toujours au centre des discussions, c’est un peu gênant à force. Il me remercia, mais m’assura qu’il n’y avait rien à dire parce qu’il ne se passait rien d’intéressant. Alors je me suis contentée d’hausser les épaules avec un petit sourire. Je ne pouvais forcer les gens à parler s’ils ne le désiraient pas.

Et je lui avais annoncé que je déménageais. Et que bien entendu, il était cordialement invité à passer parfois chez moi. Ou à venir habiter. Mais là aussi, c’était un peu une plaisanterie. Je savais bien qu’il n’accepterait au grand jamais. Il me demanda si je serais propriétaire. « Non, je loue. Mais seule, ce n’est pas drôle. Faut de la vie, de la compagnie. »

On vint débarrasser nos assiettes. Il allait être l’heure de partir, il fallait que je dorme un peu quand même, autrement je ressemblerais à un cadavre demain au boulot. Mais Alistair me posa encore des questions. « Oui, chez mes parents, mais ma sœur et mon frères sont partit. C’est à mon tour maintenant. Et pour le changement…je ne sais pas, je me débrouillais un peu seule déjà avant. La seule différence sera que je devrais payer tout pour meubler et me nourrir. Mais heureusement que j’ai un salaire pour ça. »

Je me suis levée, doucement, gentiment. « Il faut que j’y aille, la route va être longue. Merci beaucoup pour ce repas et cette compagnie, vraiment, ça m’a fait plaisir. Et puis peut-être à bientôt. » Il acquiesça, s’étant lui aussi levé. Et je pris la direction de la porte pour rentrer chez moi. Je le vis rejoindre les escaliers pour monter.



Ils sont barges...mais je les aimes.
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