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 Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)

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MessageSujet: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Lun 23 Mar 2015 - 21:48

Ce jour-là était un jour comme un autre. Ou presque. Aujourd’hui Rodolphus ne travaillait pas. Il n’allait pas passer sa journée à devoir obéir à un patron qu’il n’aimait pas dans le seul but d’effacer de la mémoire de moldus insignifiants totalement inapte à comprendre l’importance de la magie. Cela signifiait qu’il ne pourrait pas effacer à volonté les souvenirs de ces mêmes êtres inférieurs. Son boulot avait des avantages comme des inconvénients. Comme tous les boulots sans doute. Mais ce que les autres vivaient, Rodolphus en général s’en moquait royalement. A quelques exceptions près.

Et aujourd’hui, il rendait justement visite à l’une de ces exceptions. Katherina. Sa cousine par alliance, mais surtout sa meilleure amie. Ils se connaissaient depuis qu’ils étaient enfants, depuis que les parents de Kat, l’avait envoyé en Angleterre pour parfaire son éducation. Elle avait habité chez lui quelques temps. Ils avaient fait les 400 coups ensembles et se voyaient encore très régulièrement aujourd’hui. Ils travaillaient tous deux au ministère, alors ils se croisaient souvent bien qu’ils soient à des services et des échelons différents.

Si Rodolphus rendait visite à Katherina aujourd’hui, ce n’était pas simplement pour prendre des nouvelles. Non, ce jour était celui où Kat recevait son cousin, le fils de la sœur jumelle de la mère de Kat, si Rodolphus avait bien suivit. Pour Rodolphus la famille s’était souvent arrêté à ceux qui portaient le nom de Lestrange, c’était là une question d’hérédité. De plus n’importe qui ne portait pas le nom Lestrange. Kat était dès leurs évidemment. Mais lorsqu’elle parlait de son cousin, Rodolphus sentait déjà une très légère pointe d’agacement montait en lui. Ce cousin n’était pas un Lestrange. Mais c’était le cousin de Kat qui elle était de la famille. Cela faisait-il de lui un membre de la famille ? Par alliance certainement. Mais si on résonnait ainsi toutes les familles de sang-pur étaient liées. Et même si Rodolphus plaçait la pureté du sang au-dessus de tout, il savait que les traîtres à leur sang existaient.

Pourquoi en venir à penser à ça ? C’est ce que Rodolphus se demanda furtivement alors qu’il patientait tranquillement assis dans un des confortables fauteuils du salon de son cousin Lawrence, le mari de Kat. Cette dernière justement faisait les sangs pas non loin de lui. Elle ne s’occupait guère de ce que Rodolphus pouvait penser tant elle semblait râler à l’encontre de son époux retenu au ministère. Elle qui avait prévu que son cousin passe un peu de temps avec sa nouvelle famille, c’était mal parti. Autant Rodolphus était ravi d’être invité à cette petite réunion de famille privée et décontractée, autant plus il voyait Kat s’agitait, plus il sentait venir un imprévu.

Quelques minutes après c’était officiel, Lawrence serait en retard dans le meilleur des cas, totalement absent dans le pire. Ce qui n’enchantait guère la jeune femme. « Il est directeur de service. » avait répondit Rodolphus, dans le faux espoir de calmer la jeune femme. « Et alors ? Moi aussi et je suis là pourtant. » Avait-elle simplement répondu, sur un ton se supportant que peu de contradiction. Cette remarque se devait d’être prémonitoire, car aussitôt, un message urgent du ministère arriva pour elle. Rodolphus retint un sourire amusé, sachant que cela ne ferait que lui attirer la mauvaise humeur de la jeune femme. Mais le fait était là, elle allait devoir s’absenter elle aussi. « Et dire que Vlad doit déjà être en route. » Et oui ce n’était pas de chance. Rodolphus s’était levé prêt à transplaner en même temps que sa cousine pour rentrer chez lui. Après tout sans Kat, il n’avait plus de raisons de rester là. « Tu peux attendre ici, je ne devrais pas en avoir pour longtemps ? Si Vlad arrive occupes le. » Et elle disparut. Sans qu’il ne puisse rétorquer quoi que ce soit.

C’est le genre de blagues que Rodolphus aimerait bien faire. Laisser dans la panade des gens qu’il appréciait très moyennement. Sauf qu’il savait que Kat ne pensait pas à mal, tous deux s’entendaient trop bien pour cela. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il allait savoir quoi faire. Puis Kat était optimiste. Depuis le temps, Rodolphus savait que les affaires de droits magiques ne se réglaient pas simplement et encore moins rapidement. Alors si on faisait venir la directrice l’un de ces jours de repos, ce n’était certainement pas pour régler un problème que n’importe qui pouvait gérer.

Plus vite qu’il ne l’aurait cru, la sornette d’entrée retentit. Les elfes de maison firent leur travail et firent entrer un homme que Rodolphus n’avait encore jamais rencontré. Rodolphus s’avança :

« Vous devez être Vladimir c’est ça ? Rodolphus Lestrange, le cousin de Katherina. » Il marqua volontairement un temps d’arrêt avant d’ajouter dans un grand sourire. « Par alliance bien sûr. Enchanté. » Pas sûr que cela soit vrai. « Kat, vient d’être appelé au ministère, elle ne devrai pas en avoir pour longtemps….Normalement. »
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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Lun 23 Mar 2015 - 23:07

Il y avait déja quatre jours que Katherina m'avait fait parvenir l'invitation à venir les visiter, son mari et elle, pour l'heure du thé. Elle s'était bien mieux adaptée que moi au climat anglais, les gens sont ici mous et s'enferment dans un carcan d'innombrables règles pour lesquelles sont créées spécialement des circulaires elles-même soumises à un nombre incalculable d'amendements de toute sorte. Et ils buvaient du thé trop sec à une heure où il devient indigeste d'ingérer quelque liquide que ce soit. Mais enfin, pour ma cousine, je pouvais bien faire le sacrifice de ma fierté russe, ranger de côté toute animosité à l'égard des anglais, et tâcher de faire bonne figure devant la famille Lestrange, quoi que je la honnisse dans sa grande majorité pour ne se résumer qu'à une tripotée de sangs-purs imbus de leur état et ayant oublié la base des lois de Mendel et leur état original correspondant à deux cellules contenant chacune vingt-trois chromosomes, et, pour la première expulsée à quarante kilomètres heures du même organe qui servit à leurs pères à évacuer le trop plein de toxines uréïques, et pour la seconde, ayant végété plusieurs jours au fond de la paroi d'une muqueuse hypersensible dans le corps de leur mère. Qui est d'ailleurs régulièrement leur tante par alliance également.

Vous l'aurez deviné, j'avais contre les Lestrange un véritable ratelier de requin (dire que je n'avais contre eux qu'une dent reviendrait à dire qu'Albus Dumbledore n'aurait qu'un poil de barbe, ce qui serait parfaitement ridicule), à l'exception de ma cousine, bien entendu. Au même titre qu'aucun Lestrange ne devait me considérer comme réellement de la famille, je ne considérais aucun de ces êtres vicieux et vipérins comme appartenant à ma propre famille. A l'exception, une fois de plus, de Katherina. Nous avons vécu deux enfances séparées, mais nous sommes toujours vus, hautement estimés, et bien entendus, en tout temps et en tout lieu. Nous avions à Durmstrang le même souffre-douleur, c'est dire à quel point nous étions fusionnels! La relation entre nos mères nous rapprochait d'autant plus, et je révérais autant ma tante Svetlana -Dieu l'aie en sa sainte garde pour le restant de sa vie terrestre- que ma bien-aîmée mère -puisse-t-elle vivre heureuse pour encore des décennies et des décennies-, tout comme j'avais toujours éprouvé pour Katherina une attirance certaine. J'entends par là qu'elle me paraissait bien plus interessante en tant qu'alliée et camarade de discussion ou complice que ne pouvait l'être pour moi mon cousin Gorka, qui, quoi qu'il soit très sympathique, cultivé, fier de ses origines et un génie de la récupération et de la collection, m'avait toujours paru avoir la nature d'un être fade, à l'inverse de Katherina, avec qui nous nous entendions le mieux du monde pour autant que nos relations étaient tendues. Il faut bien reconnaître que jamais ni elle ni moi n'avions pour l'autre de marque particulière d'affection. Nous nous saluions souvent par notre lien de parenté, nous appelant mutuellement cousin et cousine, ou, lorsque les choses étaient importantes ou urgentes, par nos prénoms. Une fois, me semble-t-il, nous avions eu à en venir à la rudesse d'emploi de nos surnoms (ou seconds prénoms, si vous préférez) alors que nous avions un petit différend, qui se régla bien vite en se défoulant sur le « plus beau garçon de l'institut ». C'était la seule fois, me semble-t-il, où je l'appelai Katherina Anastasia, et où elle m'appela Vladimir Nikolaïevitch. Lorsque le ton de la conversation tournait à l'amical, il nous arrivait de nous appeler « Kath » et « Vlad' », mais c'était là chose trop rare pour que l'on puisse en faire une généralité. A vrai dire, je crois que notre lien direct ne se résume qu'à un profond respect mutuel du à notre lien de parenté fort, et à nos études quasi-simultanées.


J'arrivai dans la rue où le manoir Lestrange se dressait, imposante bâtisse ayant du coûter peut être le quintuple du prix de mon manoir pourtant déjà luxueux, et m'approchai donc du bâtiment, à la fois nullement impressionné par l'endroit et même dédaigneux. C'était assez paradoxal : je pouvais me résoudre à appeler ma cousine « mademoiselle Lestrange » sans que cela me gène, pourtant, tout autre Lestrange, quel qu'il soit, m'inspirait un potentiel dégoût profond, ce qui valait aussi pour les plus modérés et probablement les moins calculateurs d'entre eux, car cela faisait également partie des traits de la famille. Lorsque je frappais à la porte, cape coupée et conçue sur le modèle de Durmstrang à l'épaule, une petite équipée d'elfes de maison m'accueillirent en m'indiquant de les suivre. Je refusais de leur laisser mon vêtement et ils m'introduirent dans une salle en compagnie d'un parfait inconnu dont je me méfiais par avance. Quelques instants en sa compagnie m'apprirent qu'il s'agissait (comment ai-je pu en douter un seul instant?) d'un énième Lestrange, et pas des moindres. Je ne dis pas ça pour classer les Lestrange par ordre d'influence ou quoi que ce soit, non, j'entends par là qu'il faisait très probablement partie de ceux qui avaient une dent contre moi. Un sang-pur seulement fiancé à trente-deux ans, et qui a eu désingué du mangemort à tour de bras, pardonnez-moi de ne pas m'étonner si je me dis par avance que ce n'est pas le profil le plus apprécié qui aie été dans cette partie de la ville. L'inconnu s'avança et ne prit même pas la peine de me tendre la main. Il venait déjà de marquer un mauvais point. Toujours serrer la main pour un premier contact avec un homme, embrasser le dos de la main avec une demoiselle ou une dame, quel que soit son âge.

- Vous devez être Vladimir c'est ça? Rodolphus Lestrange, le cousin de Katherina...par alliance, bien sûr, enchanté. Kat' vient d'être appelée au ministère, elle ne devrait pas en avoir pour longtemps...Normalement.

Le ton était donné. Rodolphus paraissait petit face à moi -il faut dire qu'avec un mètre quatre-vingt huit, je trouvais tout le monde petit-, mais sa pause avant le "par alliance" voulait tout dire : un sang pur arrogant qui se ferait un plaisir de me foutre des bâtons dans les roues. Après-tout, c'était un Lestrange, et il était de notoriété publique que les Lestrange et les mangemorts avaient des liens généralement étroits. Le grand sourire de mon interlocuteur sonnait aussi faux que son "Enchanté". Le fait que Kath' ne soit pas là me désolait au plus haut point, il y a longtemps que je n'avais pas vu ma cousine, et il fallait en prime que je me coltine cet énergumène cynique, à qui, avec la même fausse sympathie, je répondis plus que calmement, m'autorisant la même pause après avoir indiqué mon lien de parenté avec notre connaissance commune.

- Vladimir Nikolaïevitch Karkaroff. Le cousin de Katherina...Par le sang, mais vous le savez déjà. Enchanté, Rodolphus. Il est regrettable que ma cousine soit retenue, mais le travail passe bien évidemment avant les loisirs...Il me faudra donc l'attendre, en votre compagnie, me semble-t-il. Elle me fait déjà l'honneur de m'inviter, je ne lui ferais pas l'injure de partir sans l'avoir saluée de vive voix et pris des nouvelles, le sens de la famille, vous comprenez...

Le visage ceint d'un petit sourire en coin, je m'autorisais une petite révérence de salut face à Rodolphus, tout en appuyant bien sur le "sang" et le "ma cousine", dégraffant ma cape pour la porter sur l'avant-bras, et rangeant ma baguette, habituellement retenue dans un harnais de cuir à ma ceinture, dans ma petite collection à l'intérieur de mon manteau, laissant bien en vue mes trophées de chasse, à la verticale, et ma baguette personnelle, à l'horizontale. La volée d'elfes de maison se retira une fois que mon hôte -quel plaisir- se fut présenté, et c'est toujours debout que je détaillais l'atrium. Nous nous étions toujours, Kath et moi, retrouvés dans des endroits bondés de monde, comme le Chaudron baveur, ou tout autre club ou bar/pub du genre, mais jamais chez elle et son mari, apparemment tous deux absents.

- Mais puisque nous voila en tête-à-tête, les deux solutions qui s'offrent à nous sont de nous ignorer ou de faire connaissance. Je vous avoue sans complexe que la seconde solution me paraît la plus adaptée à la situation. Vous avez fait vos études à Poudlard, Rodolphus?

L'endroit était meublé avec goût, c'était une chose que je ne pouvais certainement pas nier, et il faut bien reconnaître que si mon goût personnel en matière d'ameublement et de décoration était une véritable catastrophe, je savais reconnaître un endroit bien décoré d'un mal décoré, et ce lieu faisait partie de la première catégorie, ce à quoi ne pouvait certainement pas prétendre le hall de chez moi. La floppée d'elfes de maison était plus un étalage de fortune et de pouvoir qu'une manifestation particulièrement utile, et ce fut une des raisons qui me fit de nouveau, quoi qu'indirectement et sans que ne paraisse aucun signe extérieur de ma pensée, dédaigner ces sangs-purs quasi-exrémistes. Je me contentais de rester silencieux, les bras croisés, la main droite toujours discrètement posée sur le pommeau de ma baguette, m'appuyant sur ma canne à tête ronde, tenant toujours ma cape sur le bras, et ne quittant pas Rodolphus du regard. Il avait engagé les hostilités, il allait devoir continuer sur ce terrain, où, je n'en doutais pas, nous excellions tous deux. Le challenge n'en serait que plus grand, voila ce qui promettait d'être intéressant. Mais j'avais tout de même hâte que Katherina me débarrasse de ce zozo en costume. Je préférais amplement la vue de ma cousine à la sienne, au moins, c'était une personne avec qui je savais que nous aurions une discussion constructive. Une personne que je pouvais sans ironie aucune dire que j'appréciais. Malheureusement, j'étais bien parti pour devoir me coltiner ce drôle d'oiseau si moqueur, à qui je me serais sur le champ fait un plaisir de rabattre le caquet si il n'était pas aussi lié à Katherina. La soirée ne faisait que commencer...
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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Dim 29 Mar 2015 - 1:21

Vladimir en imposait. Aisément une dizaine de centimètre en plus par rapport à Rodolphus. Mais bon si Rodolphus s’en était arrêté à ce genre de détail, alors forcément depuis le temps, il n’existerait plus. Rodolphus se moquait bien en général de se faire des ennemis. Après tout il estimait assez peu nombreux le nombre de personnes dignes de le côtoyer. Oui Rodolphus avait une assez haute opinion de lui-même et des membres de sa famille. Mais malgré tout, ce qui attirait son attention, c’était le courage, ou l’idiotie. Tout dépend du point de vue de la situation. Face au Chadrine, faire preuve de force de caractère au détriment de la raison serait du suicide. Pour avoir vu en vrai un Chadrine, Rodolphus savait ce dont il était question. Mais dans la situation actuelle, on ne pouvait parler ni de courage, ni d’idiotie, la situation ne s’y prêtait guère.

Rodolphus ne saurait dire s’il était heureux ou contrarié de la répartie de son collègue. La conversation aux sous-entendus évidents pourrait tellement ressembler à ses jeux de mots avec Amber, qu’il pourrait trouver cela naturel et absolument pas contrariant, mais juste amusant. D’un autre côté, Vladimir Karkaroff au contraire d’Amber était un parfait inconnu et par conséquent, le simple fait qu’il ne se contente pas de se taire était contrariant. Mais c’était aussi le cousin de Katherina. Cela aurait été manqué de respect à Kat’ que cet homme ne soit pas capable de répondre à d’aussi simple répliques que celles qu’avait sorties Rodolphus jusqu’à présent. Mais justement parce qu’il estimait Kat, Rodolphus devrait peut-être s’abstenir de chercher des noises à son adversaires…de mots…pour le moment du moins. Rodolphus aimait beaucoup Kat, c’était un fait. Il aimait que ce soit devenu une Lestrange et qu’elle soit sa meilleure amie.

La première rencontre entre Vladimir et Rodolphus promettait en tout cas d’être intéressante. Même si Rodolphus n’aimait pas qu’on lui tienne tête, il devait admettre qu’il préférait rencontrer un soupçon de résistance. Une personne sans volonté, se laissant manipuler, bon vente mal gré, l’ennuyer. Un peu de confrontation, amenait du challenge. Bien sûr Rodolphus aimait gagner. Donc si la confrontation durait trop longtemps, il s’agaçait, voire s’emportait. Mais pour le moment ils n’en n’étaient pas là.

Rodolphus était habitué aux faux semblants. Les rencontres de principe où il fallait sourire et sembler aimable sans en penser un mot. C’était une nécessité dans le monde des sangs-purs en Angleterre. C’était une chose que Rodolphus avait appris à faire depuis longtemps et ce quel que soit son interlocuteur. Mais Vladimir ne semblait pas dupe. Peut-être les choses étaient-elles différentes en Russie ? Ou peut-être était-il simplement suffisamment malin pour anticiper le mensonge. Après tout Rodolphus ne faisait que rarement d’effort pour cacher son animosité envers une personne, à moins qu’il ne soit crucial qu’il le cache. Là il démontrait un vrai talent de menteur.

Bien sûr avec Vladimir, il n’y avait pas de raison, à priori, de se montrer désagréable. C’était le cousin de Kat et celle-ci tenait assez à lui pour l’inviter chez elle et l’inviter à sa belle-famille. Cela aurait du en soi être une preuve suffisante. Comme l’avait dit Rodolphus, le sens de la famille. Mais même si Rodolphus connaissait l’importance de son nom de famille, la relation que ses parents entretenaient entre eux et celle qu’il avait avec son frère, n’avaient sûrement rien à voir avec celle à laquelle Vladimir pensait quand il invoquait le sens de sa famille. Après tout Rodolphus ferait beaucoup de choses pour protéger le nom de sa famille, mais en ce qui concernait la protection des membres de sa famille, c’était différent.

Quoiqu’il en soit, Vladimir ne s’était pas laissé impressionner par les mots de Rodolphus. Et heureusement sinon, il aurait pu être classé dans la catégorie des insignifiants. Il avait répondu de façon de calme, de la même façon que Rodolphus. Cela avait attiré un sourire au jeune homme, qui l’avait alors invité à s’asseoir dans un des fauteuils de la pièce,

« Oui je comprends. » commença Rodolphus après que Vladimir est évoqué ce fameux sens de la famille. « Dites-moi, comment vous entendez vous avec mon cousin ? et ses parents ? Sont-ils dignes de notre cousine ? »

Nouvelle pique. Oui Rodolphus n’arrêterait pas de chercher le nouveau venu. Parce qu’il ne le connaissait pas. Que ce dernier sortait de nulle part et avait de bonnes, voire très bonnes relations, avec l’une des personnes qui comptait le plus dans la vie de Rodolphus. Le Lestrange avait sûrement un caractère de gamin, mais c’était ainsi. Que l’on modifie ne serait-ce qu’un peu son environnement lui déplaisait. Pourtant il savait s’adapter, il n’aimait juste pas ça.

Vladimir choisit pourtant l’option de l’amicalité. Enfin. Tout est relatif. Tout dépendait de comment ces dernières paroles étaient interprétées.

« L’ignorance serait tellement ennuyante. » marmonna Rodolphus alors que son homologue parlait.

« Je vous proposerai bien un verre, mais j’ai peur qu’il soit encore un peu tôt. » Après tout il n’était que l’heure du thé. Rodophus préférait bien volontiers le bon whisky mais la bienséance et l’éducation lui avait appris à s’adapter à ses invités. « Vous avez raison. Faisons connaissance. Après tout, Kat’ m’a demandé de vous tenir compagnie. » Assis dans un fauteuil en face du russe, Rodolphus se contenta de son éternel sourire satisfait avant de continuer. « Oui Poudlard, et Serpentard même. Mais je suppose que vous vous en doutiez déjà. »...« Quand à vous, c’est Drumstrang n’est-ce pas ? »

Drumstrang était une très bonne école. Poudlard aussi évidemment. Mais selon le point de vue selon lequelle on sa plaçait les points de vues pouvaient diverger. Pour la plupart en Angleterre, Poudlard était la meilleure. Mais soyons franc, Drumstrang, abordait certaines choses d’une façon telle que cette école avait plus d’intérêts pour certains que Poudlard. Même Rodolphus ne pouvait pas le nier. Il ne l’admettrait pas non plus évidemment. Mais enfin, défense contre les forces du mal. C’était une matière très mal gérée.

« Et si nous parlions plutôt de choses que nous ignorons. Comment trouvez-vous l’Angleterre ? Et que faites-vous dans la vie maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Dim 29 Mar 2015 - 14:02

Sans qu'il ne m'y invite, je m'étais assis, posant ma canne en équilibre parfait sur le côté du fauteuil, face à celui dans lequel Rodolphus s'était lui-même assis. Nous nous observions, nous testions du regard et des mots, et je crains que cette joute eut pu dégénérer si l'un de nous deux avait outrepassé la limite de décence que nous frôlions à chaque phrase. En Russie, les faux-semblants, on les jetait par dessus l'épaule droite en même temps que les petits verres de vodka. Quand deux sang-purs ne s'appréciaient pas, ça se réglait en duel, et ça parlait froidement. Pas de faux-sourires, pas de bondieuseries mielleuses, pas de délicates et ironiques attentions. Les problèmes se réglaient entre les belligérants. Je ne savais pas encore à l'époque si je retournerais bientôt en Russie ou non, mais l'endroit et les coutumes me manquaient. L'angleterre...C'était surfait.

- Oui, je comprends. Dites-moi, comment vous entendez-vous avec mon cousin ? Et ses parents ? Sont-ils dignes de notre cousine? L'ignorance serait tellement ennuyante...
- Elle serait réellement ennuyeuse si elle existait, mais je crains de ne vous point offrir ce plaisir : la correspondance que j'entretiens avec Katherina m'a appris que votre oncle et votre tante étaient des personnes tout à fait dignes de confiance. Quand à votre cousin, si ma cousine ne l'a pas encore abattu, c'est bien qu'il doit être digne d'elle. Katherina est loin d'être n'importe qui.

Amusant. Je prenais le dessus sur une faute de langage. La nuance « ennuyeux » - « ennuyant » était très faible, certes, mais Rodolphus devait avoir reçu une éducation linguistique probablement bien plus poussée que la mienne, les sang-purs anglais mettaient un point d'honneur à rechercher une excellence qu'il était possible de montrer, en offrant à leurs enfants les meilleurs percepteurs, les dernières parutions en matière de matériel, magique ou non, et tous se targuaient d'avoir des enfant à Serpentard ou à Gryffondor. Quelques uns, peut-être les moins signifiants mais pas forcément les plus bas-de-gamme, allaient à Serdaigle ou à Poufsouffle. On les retrouvait bien loin de leur milieu d'origine, mais après-tout, je ne vivais pas non-plus une vie de sang-pur, alors que je pouvais parfaitement y prétendre et m'en offrir le luxe.

- Je vous proposerais bien un verre, mais j'ai peur qu'il soit encore un peu tôt.
- J'oubliais que la vie anglaise était réglée comme du papier à musique. Tea time, isn't it? J'esquissais un sourire amusé. Inutile d'être legilimens pour voir dans vos yeux que l'alcool vous plait plus que le thé. Je ne vous le reprocherais pas, la différence entre du daarjeling et un bon bourbon reste tout de même à l'avantage du second! Mais puisque nous voila en tête-à-tête, les deux solutions qui s'offrent à nous sont de nous ignorer ou de faire connaissance. Je vous avoue sans complexe que la seconde solution me paraît la plus adaptée à la situation. Vous avez fait vos études à Poudlard, Rodolphus? .


Autant le thé, je ne trouvais pas ça immonde, autant une fois par jour, à heure fixe, j'aurais trouvé ça complètement aberrant. En Russie, la noblesse et les sang-purs ne font qu'un, et les codes sont vites vus : pas de contact oculaires direct entre hommes debout, poignées de mains brèves, baisemains pour ces demoiselles, et interdiction de rompre le contact de regard avec une femme avant qu'elle même ne l'aie décidé. Mais à toute heure, célébrer une bonne nouvelle ou en digérer une mauvaise à l'aide d'un petit verre n'était pas considéré comme anormal. Certes, juste avant le petit-déjeuner, c'était parfois un peu rude, mais les gens étaient libres de faire ce qu'ils voulaient ! Mes parents ont toujours gardé leur résidence à Moskova, un bâtiment caché magiquement juste au dos du Kremlin. Les deux faisaient la même taille. Les elfes de maison y travaillaient encore quand je suis allé visiter les Lestrange ce jour-là, mais je crois qu'ils les ont tous libérés à part quelques uns souhaitant rester à leur service alors que ma mère commençait à se découvrir une passion pour la pâtisserie. Comme quoi, la reconversion d'un auror reste possible ! Rodolphus reprit la parole après un temps.

- Vous avez raison. Faisons connaissance. Après tout, Kat’ m’a demandé de vous tenir compagnie. Oui Poudlard, et Serpentard même. Mais je suppose que vous vous en doutiez déjà... Quand à vous, c’est Drumstrang n’est-ce pas ?
- Il aurait difficilement pu en être autrement, me semble-t-il. Durmstrang, ordre des Veilleurs. J'ai eu une offre pour y enseigner la magie de combat, et ce que l'on appelle les Arts Offensifs et Défensifs, A.O.D. si vous préférez. Katherina et moi excellions dans ces deux domaines. Nous avons fait nos études ensemble, à une année près, et croyez-moi, mieux valait ne pas nous ennuyer, ni elle ni moi !

Mes lèvres s'étirèrent en un petit sourire amusé au souvenir de nos années d'études. Ilya Kovalenko en avait fait les frais. Il faut dire qu'il était particulièrement habile sur son balai, et particulièrement débile, aussi. Demander à Katherina de sortir avec lui n'avait pas été la plus grande idée qu'il aie jamais eu, elle lui avait fracassé le nez comme il faut, il en avait gardé la marque un moment. Et harceler notre attrapeur n'avait pas été non plus son initiative la plus intellectuellement recherchée, surtout en passant autour des anneaux d’en-but de mon côté. Ça m'avait coûté les phalanges de toute la main droite et le poignet droit, mais le cognard l'avait atteint en pleine poire. C'était une bien belle journée pour assommer des imbéciles. Les cours étaient, à n'en point douter, bien plus élaborés qu'à Poudlard. La conséquence en résultant était une élimination du plus faible. Combien d'élèves ai-je vu partir pour d'autres écoles avant même leur troisième année parce qu'ils ne tenaient plus le rythme ? Plusieurs dizaines. Durmstrang avait l'enseignement le plus rigoriste, élitiste, et psychologiquement éprouvant que l'on pouvait dispenser sur la planète, disait-on, et je suis assez bien placé pour le confirmer amplement. Tout le monde, à Durmstrang, rêve d'avoir un jour ou l'autre sa plaque à son nom, sur le grand panneau de marbre noir au fond de la Salle Commune, un gigantesque morceau de pierre polie encadré par deux aigles de la même matière, sur lequel étaient fixées des plaques d'or gravées du nom et de l'ordre des meilleurs élèves de l'école, classés par ordre décroissant. Au prix de sept années d'acharnement, sept années de résistance psychologique et physique, sept années de torture mentale et corporelle, sept années de souffrance acceptée, j'avais réussi, en donnant le meilleur de moi-même, à laisser ma trace sur ce panneau de roche, laissant trôner mon nom entre les becs des deux aigles, à la tête du tableau. J'en étais -et en suis toujours- particulièrement fier, et je crois que Katherina avait laissé aussi son empreinte dans les cinq premières places.

- Et si nous parlions plutôt de choses que nous ignorons. Comment trouvez-vous l’Angleterre ? Et que faites-vous dans la vie maintenant?
- L'Angleterre, qu'en dire ? J'aime beaucoup le flegme anglais, mais je déteste particulièrement cette convention tacite qui veut que la vie y soit planifiée, réglée horaire après horaire en permanence. Et pour ne rien arranger, je reconnais avoir le mal du pays. Mais dans l'ensemble, il fait meilleur y vivre qu'en Russie actuellement. Il paraît que c'est un sale temps pour les sorciers. Déjà que quand j'en suis parti, ils tiraient sur les hiboux à la Douchka… Et concernant ma vie actuellle, je profite de l'existance. Je vends mes services comme précepteur particulier pour ceux qui en ont les moyens ou le potentiel, je fabrique des baguettes lorsque l'envie m'en prend, et je fais mes petites affaires bien loin de la vie codifiée des autres sangs-pur, en attendant que ma fiancée puisse me rejoindre. Elle devrait arriver le mois prochain et nous nous marierons sous la trentaine de jours après son installation dans mon modeste manoir. Evidemment, Katherina, son mari et vous-même êtes invités d'avance à la noce, nous sommes liés par la famille, désormais !

J'étais particulièrement enthousiaste, non pas parce que Rodolphus et le mari de Kath' allaient probablement venir, non pas parce que Kath' allait probablement venir (quoi que ça faisait au moins un visage amical dans l'assemblée), mais surtout parce que j'avais envie de voir la réaction de Rodolphus. Il restait un Lestrange, et un anglais, alors je ne m'attendais pas forcément à le voir particulièrement réagir, mais le développement récent de la PNL par Bandler et Grinder, inspirés par les travaux de Milton Erickson et de Virginia Satir, avait permis à ceux s'étant penchés sur le sujet (et inutile de préciser que c'était mon cas, si?) d'analyser le comportement humain. J'attendais en réalité de voir le moindre petit signe, de la dilatation de la pupille à celle des narines, le relèvement de la commissure des lèvres, le mouvement inconscient de la nuque, le sourcil qui s'arque légèrement...Non, la rencontre n'était pas finie, mais l'amener sur un terrain comme celui du mariage et de l'agrandissement de la famille risquait de l'énerver prodigieusement. Comme c'est dommage…

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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Mer 1 Avr 2015 - 19:53

Au départ Rodolphus avait craint que cette rencontre ne soit soporifique. Très franchement originellement, il n’était venu que parce que Kat’ le lui avait demandé. Comme elle faisait partie des rares personnes pour qui Rodolphus pouvait faire un effort, il n’avait même pas essayé de s’esquiver, bien qu’il eut accepté dans un profond soupir. Cette invitation Katherina l’avait lancé en coup de vent, car c’était toujours ainsi qu’ils se croisaient au ministère, mais Rodolphus se rappelait d’avoir eu le temps de poser une seule et unique remarque : « J’espère qu’il en vaudra la peine. » Parce que oui, passer deux heures bien sagement assis sur un fauteuil, devant une tasse de thé, aussi raffiné soit-il, à parler de banalités dont tout le monde se moque, c’était forcément synonyme de désagrément. Rodolphus n’avait de la patience que pour très peu de choses et rencontrer un étranger qui ne lui serait certainement jamais d’aucunes utilités n’en faisait pas partie. Bien sûr Kat le connaissait suffisamment pour ne pas s’offusquer du manque d’entrain qu’il avait manifesté face à cette invitation privilégiée. Après tout il serait l’un des premiers à avoir l’honneur de rencontrer ce cousin venu du froid…

Cependant, et bien que Kat s’était déjà éloigné de plusieurs mètres lorsque la remarque de son cousin, par alliance, lui était parvenue, elle s’était contentée de répondre dans un sourire : « Tu verras bien par toi-même. » La conversation s’était arrêté là, autant par obligation que par intérêt. En y repensant maintenant, Rodolphus se dit qu’il aurait dû accorder plus d’intérêts au sourire en coin de sa cousine, par alliance. Ainsi sûrement aurait-il essayé de glaner quelques informations sur cet étranger avant la rencontre fatidique. Mais parce que cette rencontre n’était rien de plus qu’une simple formalité, une nouvelle occasion parmi tant d’autres où le Lestrange se devait de se présenter, de sourire et d’échanger deux trois paroles hypocrites pour que tout le monde soit satisfait, il ne l’avait pas fait. Il n’avait pas accordé ne serait-ce qu’un soupçon d’attention à ce sourire, ou disons plutôt qu’il ne lui avait prêté aucunes valeurs préventives. Après tout, cette rencontre était organisée par Katherina, une personne dont il ne doutait pas, dans un lieu qu’il connaissait presque aussi bien que son propre manoir ou celui de ses parents. Il n’y avait donc pas à craindre le moindre traquenard. C’était là une des faiblesses criantes de Rodolphus si l’on écoutait les voix des sages que le mangemort avaient mises sous sourdine depuis longtemps. Il se reposait beaucoup trop sur ces certitudes. Mais bon si Rodolphus refusait d’admettre ses faiblesses, il connaissait parfaitement ses forces. Et se sortir de toutes situations aussi inattendues soient-elles en faisaient partie. Le jeune homme l’avait déjà prouvé maintes fois par le passé.

Cependant avant de s’arrêter sur cette constatation pour se reconcentrer sur son adversaire de joute verbale, Rodolphus s’autorisa une ultime pensée sur l’agissement de sa cousine. Katherina connaissait très bien Rodolphus. Ils avaient vécus ensembles pas mal de temps et avait développé une véritable franchise entre eux (c’est un fait qui dans leur milieu méritait d’être noté). Même avec Bella, surtout avec elle d’ailleurs, Rodolphus n’avait pas tant de faciliter à se livrer. Enfin revenons-en à nos affaires. Donc Kat connaissais Rodolphus, et il y avait peu de chances de se tromper en disant qu’elle devait aussi bien connaître son autre cousin. Ce fameux Vladimir, qu’elle était si heureuse d’inviter chez elle. Et sachant tout cela, elle avait absolument tenu à les présenter. C’était courir un risque non ? Bien sûr un observateur non avisé, ne décèlerait peut-être pas toutes les subtilités de l’actuelle opposition des deux jeunes hommes.

"Elle serait réellement ennuyeuse si elle existait, mais je crains de ne vous point offrir ce plaisir : la correspondance que j'entretiens avec Katherina m'a appris que votre oncle et votre tante étaient des personnes tout à fait dignes de confiance. Quand à votre cousin, si ma cousine ne l'a pas encore abattu, c'est bien qu'il doit être digne d'elle. Katherina est loin d'être n'importe qui."

Grand sourire amusé chez Rodolphus, après tout, il n’avait aucun mal à l’imaginer. Il était évident que Kat aurait fait disparaître un mari indigne d’elle…tout comme Lawrence aurait détruit une épouse indigne de lui. Il reprit la parole immédiatement, n’hésitant pas à montrer brièvement du doigt son homologue lorsqu’il prononça le « Vous » qui débuta sa phrase. Un geste volontairement théâtral très éloigné de la retenue légendaire des Anglais. Mais Rodolphus, était peut-être Anglais, mais aussi impatient et surtout il adorait prendre à revers ses adversaires. Or il voyait bien que chacun de ses gestes seraient détaillés par son interlocuteur.

« Vous avez raisons d’utiliser le mot digne. Lawrence est un homme de goût et Kat s’est avérée à la hauteur de toutes les attentes de notre famille. Elle est même allé au-delà de certaines. » A ce moment précis, Rodolphus pensa au fait que Kat ait rejoint les mangemorts. Même si tous les Lestrange étaient des mangemorts, et qu’en être serait une qualité très apprécié chez les gendres et belles-filles, les mariages entre sang-pur ne permettent pas toujours d’avoir le choix. Rodolphus était bien tombé, Rabastan beaucoup moins. « Enfin bref tout ça pour dire, que mon cousin, mon oncle et ma tante, mes propres parents, mon frère et moi-même sont très heureux qu’elle ait rejoint notre famille. »

Bon d’accord, subtile n’était peut-être pas le bon terme. Si Rodolphus avait connu Vladimir, peut-être saurait-il que c’était probablement dangereux de le chercher volontairement et de façon aussi ouverte. Mais là était la seconde faiblesse principale de Rodolphus, son inconscience. Car soyons franc, même s’il l’avait su, il serait passé outre. Rodolphus ne se cachait pas et ne s’enfuyait pas. Sauf si les intérêts du maître l’exigeaient.

Vladimir rebondit sur le fait que Rodolphus devait probablement préféré l’alcool au thé, ce qui était très vrai. D’ailleurs s’il avait eu un verre en main, Rodolphus aurait fait tournoyer un peu le liquide avant d’en boire une gorgée. Mais il n’en n’avait pas, alors il se contenta d’hausser les sourcils *Me prendriez-vous pour un ivrogne ?* avant de sourire en coin. Oui Rodolphus souriait beaucoup, mais c’est tellement pratique un sourire. Ils sont tour à tour, ironiques, cyniques, méprisants, condescendants, amusés, crispés et tant d’autres, enfin bref, tellement expressifs…

Vladimir avait pris l’option de faire connaissance et très rapidement Rodolphus se maudit d’avoir posé des questions si ouvertes. Voilà qu’ils en étaient arrivés aux affreuses banalités. Rodolphus choisit de ne pas l’interrompre, histoire d’en finir plus vite. L’Angleterre, Rodolphus connaissait et même si tout ce que son vis-à-vis disait détester, ou peu apprécier, la nuance était faible après tout, correspondait exactement à ce que Rodolphus aimait le moins, il se promit de revenir là-dessus. Après tout c’était son pays. Il était mal dirigé pour le moment mais bon. Ce n’était plus qu’une question de temps. Quand à ce cher Vladimir, et bien ma foi, il avait l’air d’avoir un bon CV. Sur cela par contre, Rodolphus ne reviendrait pas. Pour tenter de garder la main, mieux vaut éviter de donner les bonnes cartes à son adversaire n’est-ce pas ?

Quand Vladimir eut fini, Rodolphus prit quelques secondes de silences, juste pour bien sentir à quel point l'absence de son pouvait être pesante. Surtout maintenant.

« Oui j’ai entendu parler des troubles en Russie, mais vous verrez, il y en a quelque uns en Angleterre qui devraient vous permettre de ne pas être trop dépayser, voir même d’utiliser vos baguettes si fraîchement fabriquées. Quant à la société d’ici, même si cela va probablement beaucoup vous changer, vous vous y ferez. Puis au fond tout dépends de vos ambitions. Les attentes sont moins dures pour ceux qui ne sont pas de la haute société. »

Rodolphus avait le ton de conversation anodine et qu’il se montre insultant envers son homologue n’y changeait rien. Si Vladimir c’était attendu à ce que leur conversation ne se fasse que sur des sous-entendus c’était raté. Rassurez-vous Rodolphus en utiliserait probablement beaucoup au court de cette rencontre. Il s’en serait contenté s’il avait parlé à un sang-pur ou même un quelconque Anglais important. Mais un chat est un chat. Et Vladimir était russe, ni anglais, ni sang-pur et surement pas mangemort (sinon Kat l’aurait déjà mentionné par le passé). Avec Lucius Malfoy par exemple, ce sale gosse, aurait nécessité que Rodolphus ne parle qu’à demi-mot. Mais dans le cas présent, Rodolphus avait plus de libertés. Vladimir n’était sans doute pas homme à aller cafarder à d’autres pour se plaindre d’un manque de respect. Et de plus ils étaient seuls...

« Excusez ma franchise, mais j’ai cru comprendre que vous n’appréciez pas vraiment notre univers si fortement codifié. » Rodolphus fit un geste de la main comme s’il chassait une mouche. « J’ai probablement été un peu incorrect. Navré. »

Dois-je vraiment précisé qu’il n’était absolument pas navré ? Comme en témoignait les miettes de son sourire satisfait. Faisant mine de reprendre un ton plus sérieux il reprit.

« Ainsi donc vous êtes fiancé ? Une femme forte sans doute pour vouloir vous suivre ici et quitter sa patrie. Nous attendrons donc votre carton d’invitation avec impatience. Katherina pourra vous fournir mon adresse. »

Le ton de Rodolphus s’était fait un peu plus hésitant. Vladimir continuait-il d’évoquer des banalités en invoquant sa fiancée ou y avait-il autre chose ? Poursuivait-il un autre but ? Rodolphus aussi été fiancé. Mais il n’était pas certain de vouloir jouer à la confrontation sur ce point. La société, les comportements décents et indécents, hypocrisie et mensonge pourquoi pas. Mais le mariage, il n’y voyait pas grand intérêt. Le sien ne tarderait plus non plus, même si cela serait sans doute plus long que le sous la trentaine de Vladimir.


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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Mar 7 Avr 2015 - 15:01

Rodolphus venait de passer à deux doigts (à un index, en fait) de la combustion instantanée. Si il n'avait pas été si apprécié de Kath, tu vois à son air et surtout, chose que Rodolphus ne peut pas voir de là où il est, au mouvement frénétique de sa main, que Vlad' lui aurait probablement arraché la langue, déchaussé les dents une à une, et très probablement également planté sa baguette en travers du crâne, malheureusement, la méthode URSS, quand bien même il courrait sauvagement sur le haricot du russe, n'était pas particulièrement tolérée en Grande-Bretagne. Tu le vois se demander si il aurait pas mieux fait de rentrer au pays plutôt que de rester en Angleterre...Tu le vois regarder Rodolphus, que tu sers, mais dont tu trouves qu'il a vraiment une tronche de fléreur en-amouraché, tu vois que Vladimir aurait au moins voulu lui caler un bras en écharpe, mais non, il fallait absolument qu'il le laisse en bon état pour le plaisir de Katherina. Autant tu sais, parce que tu as pu lire quelques lettres entre eux, lorsque tu rangeais l'écritoire de ta maîtresse en tout bon elfe de maison, qu'il révérait particulièrement sa cousine, plus haute dans son estime que plus des trois quarts de la population de ce monde, autant il se doutais qu'elle savait parfaitement ce qu'elle faisait en l'invitant en la présence de Rodolphus. Tu le vois en venir presque à se demander si cette absence au ministère n'était pas qu'une mise-en-scène. Elle les testait, très probablement, Katherina, tu le sais, voulait voir qui aurait les nerfs qui craqueraient le premier. Et à vrai dire, Rodolphus avait beau être sang-pur comme Vladimir -ce que ton maître Lestrange semblait ignorer- , et donc probablement un cousin de sang éloigné de Vlad', tu sens que celui-là, lui faire sortir la trachée aurait été un vrai plaisir pour le russe....Encore, à Pré-au-Lard ou quelque soit le nom des villages de sorciers russes, cacher un cadavre, pour quelqu'un comme Vladimir, bon, ça s'arrange, l'endroit n'était pas rempli de monde comme Londres. Tu l'as lu dans une des lettres qu'il avait envoyé à Katherina : cette ville ressemblait à ses yeux plus à la ménagerie d'un zoo qu'à un lieu où vivent des humains. « Un bon coup de corne d'éruptif, et il y avait moyen d'abattre des centaines de personnes, de quoi faire un beau scandale » avait-il écrit dans une lettre que tu avais eu le privilège de lire. Tu en avais lu beaucoup. Tu le vois attendre. Attendre encore. Attendre le moment. Tu le vois laisser parler Rodolphus, évidemment, en attendant qu'il aie fini de déblatérer ses petites piques, alors que Vlad montrait de plus en plus un sourire satisfait, qui venait se plaquer sur ses lèvres de manière de plus en plus insistante. Tu vois bien qu'il ne comptais pas le cacher. C'était comme la pêche au carnassier : il fallait attendre de ferrer avant de le sortir de l'eau. Anticiper ses mouvements, ses actions, et juste ferrer au bon moment. Il pêchait le Rodolphus. Tu manques de rire, mais tu dois te faire discret. Tu n'es qu'un elfe de maison et tu attends tes ordres au coin de la pièce. Officiellement, tu n'as rien entendu.

- C'est amusant, Rodolphus, mais vous me faites penser à Grigori Dolohov.

Grigori Dolohov, un neveu de la grande branche Dolohov, faisait partie de ces gens qui, non contents d'être sang-purs, en tiraient une vanité extrême et particulièrement incompréhensible pour quelqu'un qui, comme moi, n'en avait rien à faire. A vrai dire, leurs histoires de Seigneur des Ténèbres, tu vois qu'il n'en avait vraiment rien à foutre. Les mangemorts...ils avaient un tatouage, ils se mettaient sur la route du russe, paf, avada kedavra, rendez-vous avec les vers, et puis basta! L'esprit malléable des jeunes sang-purs était parfaitement débile. Mais il savait. Tu le vois à son regard, qu'il li semble bien que chez les Lestrange, comme chez les Dolohov, c'était devenu un véritable sport national de convertir les enfants à l'idéologie mangemort. Katherina le savait bien aussi. Un instant, tu le vois froncer un peu les sourcils. La soupçonnait-il d'avoir cédé, elle aussi ? D'un autre côté, leurs familles - Sorkavitch et Karkaroff - n'avaient pas de liens privilégiés avec les mangemorts, en Russie, tu aurais même plutôt tendance à dire que leurs familles faisaient partie de la résistance des sang-purs. Mais ça, Rodolphus semblait l'ignorer. Tu t'en rends compte petit à petit, ton maître ignore beaucoup de chose.

- Voyons, ça devait être en... 71, c'était quatre mois après que Katherina soit venue en Angleterre, et l'année ou Dumbledore a fait le déplacement jusqu'à Durmstrang. Une très belle année. Il m'a tenu à peu près le même discours sur la société Anglaise, lui qui venait régulièrement...Si vous ne voyez pas de qui il s'agit, tenez, sa baguette vous rafraîchira peut-être la mémoire… Celle de Kavrus Black, peut-être ? Celle de Thomas Malefoy ? Ou peut-être celle de Lucia Rookwood ? Vous leurs ressemblez, à tous.

Tu entrevois Vladimir qui lui tends (ou plutôt, pose sur la table entre eux, on se serait crus à la Chambre des Commons) quatre des baguettes tirées de l'intérieur de son manteau. Celle de Dolohov ? Tu l'as déjà vue, plusieurs fois ici, et tu sais la reconnaître. C'est bien elle. 21 centimètres, bois d'if, ventricule de dragon, très souple...L'identité du sculpteur ne pouvait être que connue de tous, qui d'autre que Gregorovitch pour avoir fabriqué une baguette aussi sobre? Sobre et pourtant diablement efficace. Mangemort comme pas deux, ou plutôt, comme ses trois autres camarades cités précédemment, Grigori était un duelliste redoutable. Mais apparemment pas assez. A son sourire de chat vicieux qui a abattu une souris, Tu vois que Vladimir a savouré la chute de Grigori comme une tranche de brioche avec de la confiture : avec délice, tranquillement, en se disant que j'aurais pu éventuellement en laisser (quoi que dans le cas de Dolohov, c'est une chance de s'echapper qu'il aurait du lui laisser...). Tu le vois se souvenir, probablement de la mollesse du bruit de son cadavre contre le sol, un vrai délice pour ce traqueur...et tu lis dans son regard le plaisir qu'il a eu à voir ces yeux, écarquillés, comme si Dolohov venait de voir la demi-soeur du Roi Arthur. Tu n'as pas à te poser la question : le russe était bien loin d'avoir la tronche de Morgane quand même! Mais dans un cas comme un dernier regard avant de mourir, à la limite, on l'excuse. Comme pour ses collèges

En réalité, donc tu l'entrevois poser calmement les baguettes sur la table plutôt qu'il ne les lui tendit, empalmant discrètement la sienne au passage. Plus connu pour ses actions que d'autres Dolohov, Grigori faisait partie de ces extrémistes activistes qui ne se cachaient pas derrière un masque. C'était tout bénéfice pour Vladimir, il l'avait certainement trouvé plus vite que les autres. C'était son huitième mangemort abattu sur le territoire Russe, disait-on. Ça devait être un gradé, ou quelque chose comme ça, te dis-tu, il avait probablement des collègues avec lui. Ceux-là, ça a été Azkabán direct, mais Dolohov...Il était déjà connu du ministère de la magie russe pour des exactions diverses et variées. A Durmstrang, déjà, c'était un chef de bande. Un vrai Caïd. Il était parti de l'Institut l'année avant Vladimir, d'après ce que tu as pu glaner sur les deux hommes, mais c'était une sinécure : il n'était que huitième sur le Tableau. Un petit sourire en coin de Rodolphus ou de l'autre n'annonçait rien de bon, et c'était tous les deux qui souriaient.

- Et, pour vous répondre, cher sang-pur pompeux aux allures de dandy, puisque nous en sommes aux confidences les sang-purs qui comme moi préfèrent une vie humble n'en sont que plus riches d'esprit. Tous ces salamalecs de société font perdre trop de temps alors que l'on peut le passer à s'exercer. Ce n'est pas en faisant sortir une diarrhée verbale de formules cérémonieuses que l'on se vide le cerveau des immondices qui l'emplissent...Mais cela ne signifie pas que mes aspirations ne soient que poussière...Vous autres, anglais, tondez votre gazon court pour que vos ambitions volent au ras des pâquerettes.

Tu souris discrètement. Rodolphus voulait venir sur le parler mordant et furieux des confrontations de plus bas genre, c'était bien là le terrain de prédilection du Russe. Ça se voyait à son sourire carnassier. Rodolphus annonçait d'office le terrain dangereux qu'il ne semblait connaître que par intermittences. Ce petit individu pompeux qui se farcissait le crâne d'idéaux sectaires amusait de plus en plus le Russe, en réalité. Ce n'était pas souvent qu'il se pointait chez des sang-purs aussi vaniteux, mais dans chaque famille, c'était là un trait des sang-purs anglais, on retrouvait chez eux ce verbe haut et ce besoin de ridiculiser l'autre des les premières secondes de la conversation, et cette fierté du sang, sang dont la légitimité est parfois à confirmer. Effectivement, plus la discussion s'avançait, plus tu te dis que Rodolphus fait penser à Dolohov. Qu'avait-il de plus à dire ? Il est toujours plus amusant de répondre que d'attaquer, donner la réplique était plus amusant que la pique froide du premier assaut, et Vladimir, de ton avis, n'avait clairement aucune envie de se fatiguer à lancer une pique qui serait contrée ensuite. Et si Katherina pouvait arriver rapidement, ça l''arrangerait aussi, tu le vois, et ça te fait sourire. Mais d'ordinaire, il semblait se tromper peu sur ses intuitions. Et l'intuition lui disait, comme à toi, qu'il j'allait devoir passer un bon moment avec cet énergumène. Oh, de loin, tu les vois tous les deux : ils font a peu près montre de la même image, mais après tout, quitte à battre quelqu'un, autant bien le faire. Dans sa cape, tu vois qu'il a une bonne bouteille (toujours avoir une bouteille sur soi. Au mieux, ça réconcilie tout le mode, au pire, ça défonce un crâne) qui forme une protubérance dans la doublure. Comment sais-tu que c'est une bonne bouteille? Vladimir n'a pas la tête de celui qui boit quoi que ce soit de basse qualité. Tu l'entends, car tu te frottes les yeux, revenir sur le dernier propos de Rodolphus.

- Une femme que je ne vois pas aussi souvent que je le voudrais, et qui a des passions qui correspondent à mes petites faiblesses, et vice-versa. Autant c'est un mariage arrangé, autant j'ai l'impression que nous sommes plutôt chanceux là-dessus, dans la famille. Nous habitions à Iakourtsk, et nous nous marierons là-bas. Les cartons seront accompagnés de portoloins, pour faciliter les choses, je ne voudrais pas que mes invités se fassent descendre à la DCA pendant le voyage...

Les banalités. Revenez-y donc, belligérants ! Tu te rends compte que le russe préférait amplement parler de petites anecdotes de-ci de-là plutôt que de s'étendre sur sa vie. Il en savais peu sur ce Lestrange. Une fois rentré chez lui, un de ses elfes de maison te l'avait dit, il avait fait des recherches à son sujet, mais au reste, à ce moment-là, le russe ne savait du Lestrange que son nom, son prénom, sa parenté avec Kath' – et indirectement avec lui, donc – et le fait que ce soit un petit prétentieux à qui il aurait bien tôt fait de rabattre le caquet si l'envie lui prenait de venir se mesurer à lui. Peu de sorciers pouvaient se vanter d'être sortis vivants de duels face à Vladimir Nikolaïevitch Karkaroff. Et la majorité d'entre eux étaient à Azkabán.

- Quand à en revenir sur votre étonnement : le jour où un Russe considérera quelqu'un comme alcoolique, c'est qu'il est capable de descendre plus de quatre bouteilles de vodka sans tomber ni régurgiter ses repas de la journée, dans l'heure seul et à jeun d'au moins deux heures. Et je doute que vous en soyez là, mon cher. Je m'arrête à trois, personnellement. C'est un type de duels classique, en Russie, lorsque les baguettes ne doivent pas faire parler la rage. Mais enfin. Parlez-moi donc un peu de vous, Rodolphus, et si vous voulez que nous refermions cette petite parenthèse de joute verbale, j'ai toujours sur moi une bonne bouteille pour les belles rencontres. Si vous voulez poursuivre, cependant, nous le pouvons aussi, c'est toujours amusant de tester ses potentiels adversaires comme ses potentiels amis. Et si vous voulez un duel, je suis votre homme, mais Kath' vous aura probablement touché deux mots à ce sujet...

Vladimir n'avais même plus envie de sourire. Tu le voyais sur son visage. C'était peut-être encore plus dangereux qu'un sourire en coin, finalement. Parfaitement neutre, il le fixait, prêt à réagir au moindre de ses mouvements. Une porte venait de se fermer pour Rodolphus : parler d'alcools risquait de devenir un terrain où l'anglais aurait quelques difficultés à se défendre. Principalement parce que je collectionnais les grand crus, en whiskys, gins, vodkas, tequilas, rhums, vins et autres boissons, alcoolisées ou non (il avait notamment, t'avait-on dit, une quinzaine bouteille de sirop d'érable truffé, une véritable merveille qu'une de ses connaissances québecoises ne produisait qu'à un tirage de dix litres à l'année), mais également parce qu'il était russe, et d'excellente constitution. Tu as vu le russe faire craquer toutes les phalanges de sa main gauche contre son pectoral droit, et de sa main droite contre son pectoral gauche. Il était en uniforme de cérémonie, une tenue couleur bronze et doublée rouge sang qu'il avait fait faire sur le modèle de la tenue des élèves d'excellence à Durmstrang. J'aurais aimé participer au championnat pour la coupe de feu, durant ma sixième année de cours, mais j'avais d'autres choses à faire, d'autres ambitions, notamment apprendre l'occlumancie. On lisait dans l'imperceptible trepignement de Vladimir qu'il fantasmait depuis le début de cette conversation sur le fait que Rodolphus puisse être un légilimens. Quel plaisir ç'aurait été de le soumettre, de lui montrer qui dominait dans se domaine...Mais il était trop excité, trop agité, trop peu concentré pour être apte à posséder le talent nécessaire pour apprendre la légilimancie. Dommage. Ils allaient devoir se contenter de désopilantes et inintéressantes banalités comme champ de bataille.

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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Lun 13 Avr 2015 - 22:08

Mais qu’est-ce qui était passé par la tête de Katherina Lestrange le jour où elle avait décidée de réunir ses deux cousins ensembles ? L’euphorie de retrouver son cousin de sang lui avait-il fait oublier toutes raisons ? Ou un éclat de sadisme s’était-il allumé dans ses yeux à l’idée de réunir Vladimir et Rodolphus au même endroit, ensembles, en même temps et surtout seuls l’un avec l’autre ? Car c’était bien ce dernier point qui était le plus important. Katherina savait-elle très bien ce qu’elle faisait ? Avait-elle pensé qu’en présence d’elle-même et de Lawrence, Vladimir et Rodolphus se serait tenus correctement ? En théorie c’était très probable. Dans la pratique Rodolphus n’en n’était pas si sûr. Bien sûr jamais il ne se serait permis d’être autant lui-même en présence d’autres. Même si Kat et Lawrence le connaissait très bien. Il se serait plié aux règles de la bienséance. Mais en voyant la façon dont l’échange actuel avec Vladimir se déroulait, Rodolphus doutait de plus en plus qu’une quelconque rencontre entre eux puisse bien se terminer. Et cela quel qu’en soit le contexte. Et comme Rodolphus ne pouvait pas envisager l’hypothèse que Katherina ne l’ai pas anticipé, il ne restait que deux solutions. Ou Kat, s’était vraiment laissé dépasser par le stress, ou les obligations professionnelles, à la dernière minute commettant au passage une bourde pouvant être lourde de conséquences. Ou alors Katherina savait parfaitement ce qu’elle faisait et elle attendait observant par un quelconque stratagème la rencontre fatidique. Dans ce cas, elle faisait preuve d’un sens de l’humour que Rodolphus adorait infliger aux autres mais très peu vivre. Ou alors, il restait encore une solution. Kat pensait avoir convié deux adultes à se rencontrer, parfaitement capable de rester une minute sans chercher à descendre l’autre en flèche que cela se fasse de façon verbale ou physique. Si tel était le cas, nul doute que Rodolphus et Vladimir avait échoué. Bien qu’ils n’en n’étaient pas encore venu aux mains (ou aux baguettes plutôt). Mais cela risquait fort de ne plus tarder.

Au début on aurait pu penser que l’altercation entre les deux hommes était et serait sans conséquences, mais ce serait sans doute la plus grosse erreur qui n’ait jamais été faite. L’arrivée de Gregory Dolohov sur le tapis était inattendue. Cela fit tiquer Rodolphus. Où donc Vladimir voulait-il en venir en mentionnant ce garçon déjà mort ? Mais Rodolphus n’eut pas longtemps à se poser la question. Le russe mentionna quelques autres noms tout en sortant des baguettes. Le temps n’était plus à la plaisanterie. Les sourires de Rodolphus quel que soit leur raison d’être s’était évaporé. Vladimir l’avait prit par surprise. Bien que cela soit avec amertume, Rodolphus dut admettre que cela n’avait pas dû être très compliqué pour le russe. Rodolphus était partit à l’assaut de son adversaire, sans rien savoir sur lui et sans la moindre délicatesse. Comme il en avait pris l’habitude. Vladimir avait raison sur un point, les « obligations » que les sang-purs insistaient pour entretenir et les règles de leur société les privait d’entrainements. Rodolphus c’était habitué à des adversaires faciles. Des gens qui rien que devant son nom reculait d’un pas. Pour ceux qui restait, l’âge suffisait déjà à en repousser une grande partie, après tout Rodolphus faisait partis des aînés de sa génération. Quant aux derniers, peu nombreux, Rodolphus en venait à bout rapidement. Mais là tout était différent, il affrontait un adversaire qui n’obéissait pas aux même règles que lui. Qu’importe qu’ils soient tout deux sang-pur ou non, que leurs pages soient proches ou même qu’ils soient cousin lointains par alliance. Non tous ce qui comptait dorénavant c’était qu’ils n’étaient et ne seraient sûrement jamais sur la même longueur d’onde. Finalement c’était à ça que servait les piques et les confrontations. A pousser les autres à révéler leur jeu, à les pousser dans leur retranchement ou au moins à ôter son masque. Car un masque, tout le monde en a un. Certes Rodolphus jouait à ce jeu souvent, face à des gens contre qui il n’était pas toujours à son avantage. Cela pouvait être dangereux, comme aujourd’hui et pourtant, Rodolphus avait au fond de lui toujours ce sentiment d’invincibilité. Que pensait faire Vladimir ? Il croyait affronter qui là ? Un sale gosse qui n’avait pas conscience de ses propres limites ? D’un côté c’était vrai, mais au-delà il y avait bien plus. Il y avait une façon de vivre, non plus encore, une raison de vivre. Et d’avantage au-delà, il y avait plus qu’un être, c’était une idée, un mouvement et des légions entières.

Rodolphus ne cacha ni sa contrariété, ni la profonde réflexion dans laquelle l’avait plongé l’apparition des baguettes sur la table. La contrariété, qui chez Rodolphus précédait généralement de peu la colère et la haine ne venait pas du fait que Vladimir admette avoir tué ces personnes. Enfin, c’est mal formulé. Autant le fait que le russe avoue avoir tué ces gens était contrariant, autant le fait que ces gens soit mort ne l’était pas. Est-ce plus clair ? Pas sûr. Rodolphus connaissait ces gens au moins de noms, parce qu’un bon sang-pur connaît forcement les arbres généalogiques des autres familles dignes de ce nom, à plus fortes raisons si elles sont d’origines anglaises. De plus nous parlons là de mangemorts. De jeunes recrues certes, mais des mangemorts tout de même. Mais après les personnes qu’ils étaient ça, cela n’avait aucune importance. Bien sûr sur le principe c’était agaçant, des mangemorts, des sang-purs mais où va le monde ? Mais au fond s’ils étaient morts c’est qu’ils ne valaient pas grand choses ! Non ce qui énervait le plus Rodolphus dans cette histoire, c’est que le russe semble faire un parallèle entre eux, les morts et lui, Rodolphus.

Toutes la partie sur la mariage et la boisson, sincèrement Rodolphus n’en n’avait cure. Il laissa parler l’autre homme, sans quitter les baguettes des yeux qu’il observait pourtant d’un air lointain. Que faire maintenant ?

Bien sûr que l’idée du duel était tentante. Rodolphus était bien assez contrarié contre le russe, qui visiblement se devait d’être anti mangemort, pour avoir envie de le tuer. Le fait qu’il en soit ou non capable était presque secondaire. Le silence c’était installé quand Vladimir avait eu finit de parler. Rodolphus n’était pourtant pas décidé à le rompre pour autant, bien qu’il eut parfaitement conscience qu’il allait s’éterniser un peu. Caler bien profondément dans son fauteuil, Rodolphus reporta le regard sur son adversaire. Sans doute était-il un peu tendu. Cela devait se voir. Forcément quand on est tiraillé entre l’envie de sauter à la gorge de la personne assise en face de vous et celle de rester maître de soi, nos muscle se contracte. Inconscient, impulsif et violent. Voilà comment on décrivait Rodolphus lorsqu’on le voyait dans ses plus mauvais jours où qu’on cherchait à lui nuire et ces qualitatifs étaient tous vrai. Mais ce qu’il y a de beau chez l’être humain, c’est sa complexité. Stratège, patient et rancunier. Voilà comment d’autre pouvait le décrire et c’était tout aussi vrai. C’était simple. Rodolphus pouvait partir en vrille en une demi-seconde dès lors qu’une situation lui échappait, mais il y avait quelques conditions qui allaient à l’encontre de cette réaction très primitive. La première était que Rodolphus devait être totalement paumé. Sans aucuns repères pour que sa rage se libère de façon totale. Il fallait aussi qu’il ne rêve pas de souffrance mais de mort imminente pour l’objet de sa haine et enfin surtout cela ne devait pas toucher au maître. La cause des mangemorts était beaucoup trop importante pour qu’il se permette de se laisser aller. Décevoir le seigneur des ténèbres, c’était bien ce que Rodolphus pouvait imaginer de pire. Un instant, il pensa à Bellatrix. Elle qui sur ce point pensait sans qu’il ne puisse n’y avoir le moindre doute, comme lui. Vladimir pensait être bien tombé dans son mariage arrangé ? Rodolphus lui ferait le meilleur qui puisse être fait.

Du calme, de la patience voilà ce qu’il fallait à Rodolphus. Et pour cela il lui fallait un objectif. Un but a atteindre. Une vengeance. C’était si simple. Quelle importance que notre sang batte nos veines à nous en donner mal à la tête, qu’un serrement indélogeable enserre notre poitrine, que la colère nous étouffe, tant que notre esprit voit, établit et devine notre victoire future ? Tous ces petits désagréments devenaient des facteurs de motivation supplémentaire et non plus des obstacles à notre avancée.

Vladimir était devenu tout ce qu’il y avait de plus sérieux et Rodolphus en fit de même. Les choses ne finiraient certainement pas bien, mais si Vladimir pensait avoir pris l’avantage, Rodolphus ne comptait pas se laisser battre ainsi. Son adversaire lui avait tendu trop de perches pour qu’il les refuse. Tellement de possibilités s’offraient à lui sans qu’il n’est besoin de choisir entre le duel ou la boisson. L’arrivée de Katherina serait sans doute bénéfique et pourtant Rodolphus ne voulait pas qu’elle revienne maintenant. Pas encore. Son ennemi venait à peine de lui révéler sa nature, c’était encore beaucoup trop tôt. Il y avait certainement bien plus de choses à apprendre. Rodolphus était insupportable, arrogant et irraisonnable. Quand il avait une idée en tête il n’en démordait plus. Et Vladimir venait de passer dans la catégorie des êtres à détruire. C’était peut-être extrême. C’était peut-être aussi le cousin de Kat, mais quelle importance ? Il ne méritait pas d’être son cousin. Après tout Kat était dès leurs, une mangemorte. Ce Vladimir qui avait tant défendu son lien avec sa cousine connaissait-il ce petit détail ? Non certainement pas, sinon il ne se serait pas ainsi vanter d’avoir tué des mangemorts.

Plus ses pensées cheminaient dans son esprit, plus Rodolphus reprenait du poil de la bête. Dire qu’il était détendu serait un bien grand mot. Après tout l’homme en face de lui semblait aimait user de sa baguette de façon radicale, mais Rodolphus ne comptait pas aller à la confrontation physique avec lui. Et il comptait bien le faire comprendre à Vladimir de façon simple. Les mains placés sur les accoudoirs de son fauteuil, il se contenta de plonger son regard dans celui du russe et de parler après avoir émit un profond soupir.

« Ah lala, mais quel retournement de situation. Dites-moi, notre cousine sait-elle pour votre passe-temps ? » Vague et poli. La réplique acerbe n’était pourtant pas loin. Tuer des enfants, probablement stupide, ce n’est pas trop difficile ? Pas loin du tout même. Mais ce n’était pas le moment. Rodolphus se contenta de se mordre la langue et d’essayer de garder la maîtrise de ses mots. La question n’attendait pas spécialement de réponse, mais Vladimir répondrait sûrement. Quoi qu’il en soit, Rodolphus continua, ne cachant pas un air profondément perplexe.

« Toutefois deux petites choses m’ennuie à propos de ma ressemblance avec ce cher Gregori, euh pardon Grigori, et ses petits compagnons. » L’erreur sur le prénom était tout à fait volontaire, histoire de signifier que, que ce soit Grigori, Thomas, Alphonse ou Albert, Rodolphus s’en moquait bien. Après tout ils étaient mort alors pourquoi parler d’eux. « La première évidement c’est que moi je suis vivant et eux apparemment…et bien, eux ne le sont plus, ou alors je n’ai pas bien saisi votre petite démonstration avec les baguettes. » La peur et l’adrénaline était deux choses inséparables. Rodolphus ne savait pas s’il avait peur de Vladimir, il ne savait pas non plus s’il réalisait vraiment le danger que ce dernier pouvait représenter, mais il comprenait parfaitement le plaisir qu’il avait à le défier, le besoin de le contrarier qu’il sentait tourbillonner en lui, juste autour de cette haine tout juste née et de cette idée maintenant bien incrustée de tout faire pour lui pourrir la vie. « Mais surtout le plus ennuyant, c’est le second point. Parce que cela risque de vous ennuyer aussi. » Rodolphus s’était ré avancer un peu dans son fauteuil. Lentement, pour que Vladimir voient bien qu’il ne comptait pas se battre. Rodolphus avait repris suffisamment de maîtrise pour ne plus sentir se besoin viscérale de s’éloigner.

Rodolphus avait sûrement beaucoup de points communs avec les jeunes que Vladimir avait mentionnés plus tôt. L’assurance et la confiance que beaucoup appelleraient arrogance et inconscience. Le courage et la témérité, aussi dite, stupidité ou folie. Tous les actes et tous les mots sont jugés de façons différentes selon les points de vue. Si Rodolphus devait se trouver un qualitatif, ce serait surement infatigable. Si Vladimir le connaissait bien peut-être se dirait-il qu’il valait mieux le tuer tout de suite. Parce que Rodolphus ne le lâcherait plus jamais. Et surtout il ne s’y prendrait jamais deux fois de la même façon.

« Enfin bon, est-ce vraiment important dans le fond ? Nous ne deviendrons visiblement pas de bons amis, mais l’essentiel c’est encore que nous ne mêlions pas Kat à nos querelles qui soyons franc volent au ras des pâquerettes. Il semble évident que comme moi, vous n’aimez pas être prit de haut. Au temps pour moi, maintenant je le saurai. Nous avons aussi visiblement tous deux un goût prononcé pour l’arrogance et l’étalage de nos points forts. Quoiqu’au fond vous ayez été le seul à faire étalage de vos forces jusqu’à présent. »

Pourquoi répondre aux piques de Rodolphus ? Pourquoi montrer les baguettes ? Pourquoi proposez un duel, préciser sa capacité à tenir l’alcool ou l’arrivée prochaine d’un mariage réussi, si ce n’est pour prouver à quel point ce cher Vladimir pouvez être bien meilleur que tous. Ce n’était pas seulement un ennemi que Rodolphus venait de trouver mais un rival. Sur le plan du mariage, même sans connaître la femme dont il était question, Rodolphus ne doutait pas de l’emporter. Sincèrement quelle femme sur terre oserait rivaliser avec Bellatrix ? Le terrain de l’alcool était trop facile à détruire pour être pris en compte. Ne restait plus que le problème du duel ou Rodolphus ne se risquerait pas tant qu’il n’en saurait pas plus sur Vladimir, vu qu’à priori il devait être très bon (l’étalage des baguettes sur la table en étant la preuve).

« En fait c’est ça, les quelques points que nous avons en commun sont bien trop similaires pour que nous puissions réellement nous entendre. Finalement nous en revenons au point de départ, mieux vaut s’ignorer ou continuer de façon anodine. Après tout aucuns de nous ne veut abîmer le salon de Kat. » Après une très courte pause où il fit mine de réfléchir, Rodolphus reprit : « C’est une excellente idée le portoloin, ce serait bête que vous perdiez la moitié de vos invités avant la réception. Vous prévoyez une grosse cérémonie ? »
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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Ven 29 Mai 2015 - 20:13

J'ai exposé mes points forts, vous avez exposé vos points faibles, c'est la la grande différence entre votre attitude et la mienne. Vous êtes arrogant, je suis fier, vous êtes vicieux, je suis doté d'esprit, vous êtes facile à surprendre, mais vous avez une répartie qui permet de contrebalancer ce trait de caractère, cependant, si je puis me permettre...Vous me décevez, Rodolphus., reponds-tu, amusé du début à la fin de ta phrase.

Tu es bien confortablement installé dans ton fauteuil, jambes décroisées, un sourire de satisfaction calme sur le visage. En fait, tu es même tellement content de la réponse, pour le moins surprenante et particulièrement bien vue de sa part -car il faut le dire, tu sais reconnaître la beauté des choses, et tu n'as pas affaire à un quelconque sang-pur, tu es face à Rodolphus Lestrange. Un être vicieux, calculateur, et surtout intelligent. Très intelligent. Loin d'être un faible d'esprit, ton adversaire est un combattant, verbal tout du moins, expérimenté et certainement déterminé. Mais ton but est de jouer avec lui. Tu sais pertinemment que tu ne le cherches que pour le tester. De toute façon, tu as assez de baguettes à portée pour l'éliminer sur son fauteuil avant qu'il n'aie eu le temps de bouger. Tu t'en moques. Mais il est temps de lui répondre, après quelques secondes de silence.

Non pas dans l'analyse des similarités entre nos personnalités respectives, je suis d'ailleurs tout à fait d'accord avec vous sur ce point, et je comprends mieux pourquoi Katherina vous apprécie autant…


Tu ranges tranquillement les trois baguettes posées sur la table dans ton manteau, prenant soin d'exhiber toutes les autres baguettes dans un mouvement répété tant de fois, parfaitement fluide, à tel point que l'on l'eut réellement dit involontaire. Tu rajustes ta cape sur ton épaule en te levant calmement, très calmement : tu souris. Tu ne fais que sourire et marcher de gauche à droite et de droite à gauche. Ta démarche tranquille, ton regard luisant d'une étincelle d'amusement, tu t'arrêtes face à Rodolphus, en le toisant de toute ta hauteur.

Katherina avait parié que notre rencontre finirait en duel. Ce n'est pas que gagner ou perdre ce pari m'importe, preuve en est, je déplore que le résultat soit en ma faveur, seulement je comptais me mesurer correctement à un sorcier anglais ayant fait ses preuves. Il semblerait que ce soit pour une prochaine fois. Je suis cependant heureux de voir que tous les sang-purs anglais ne sont pas aussi mous que les Malefoy.

Tu sais pertinemment qu'il ne survivrait pas une semaine, en Russie, mais tu sais admettre que tu n'es pas si déçu que ça. Tu as au moins rencontré quelqu'un de ta trempe, approximativement. Quelqu'un avec qui tu vas pouvoir entrer en compétition. Quelqu'un qui sera ton rival sur tous les plans. Et quelqu'un qui peut te pourrir la vie en tant que membre du Ministère, mais que t'importe ? Il sait que quoi qu'il arrive, tu sauras le retrouver et lui faire la peau. Parce que ça, c'est sans problèmes, tu sais le faire, c'est d'ailleurs ta spécialité ! Les aurors russes te recherchent, mais ils ont peur de toi. Les mangemorts russes t'en veulent, mais ils ont peur de toi. Alors comment penser qu'il n'en soit pas autrement, dans un futur proche, chez les anglais ? Tu t'en moques. Lawrence, d'après ce que t'en as dit Katherina, te paraît bien mou à côté de Rodolphus, chose amusante. Mais il vaut mieux que ce soit Lawrence qui soit marié à ta cousine. Tu peux t'opposer plus librement à Rodolphus que s'il avait été son époux.

Cependant...Sans aucun rapport avec notre discussion précédente, un point tout à fait pratique et banal me vient à l'esprit, mon cher, et je pensais que vous pourriez peut-être m'éclairer, à votre convenance bien sûr : Je cherche un bon restaurant à Londres, vous n'auriez pas une bonne adresse, par hasard?

Tu n'en as plus RIEN à faire. Cette discussion ferait mieux, penses-tu, de ne pas s'éterniser : elle n'a plus aucun intérêt. En a-t-elle jamais eu ? Peu t'importe, tu connais désormais un peu mieux ton vis-à-vis et il ne reste plus qu'à attendre Katherina. Tu ne partiras pas tant qu'elle ne sera pas là et tu le sais. Il te tarde de rentrer chez toi, mais encore plus de voir ta cousine. Il y a bien longtemps que vous ne vous êtes pas croisés plus longuement que dix petites secondes. Cependant il te faut encore supporter la compagnie de Rodolphus, et il commence sérieusement à te courir sur le haricot, presque autant qu'il te fait rire. Alors tu te rassois tranquillement avec une révérence à l'attention de Rodolphus, sans un mot, et tu souris toujours. Parce que tu ne peux pas ôter de ton visage ce sourire amusé. Les choses devenaient de plus en plus intéressantes dans cette ville où se trouve ta nouvelle demeure…

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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Jeu 2 Juil 2015 - 22:52

Ami ou Ennemi ?
Passablement agacée du retournement de situation, la jeune femme n’avait pas eu d’autres choix que de répondre à l’appel urgent qu’elle venait de recevoir du ministère. On ne grimpait pas au sommet de la hiérarchie en se contentant bêtement de faire son travail et de se cantonner aux horaires. Et Katherina, tout comme le reste de sa famille pas alliance était terriblement ambitieuse. Pour une fois qu’elle avait l’opportunité de rassembler sa famille pour qu’ils se rencontrent, le destin semblait en décider autrement. Bon… elle ne croyait absolument pas au destin, et bien heureusement. Elle n’avait pas d’autres choix que de se rendre au Ministère, en espérant pouvoir expédier le problème. Plantant son cousin dans le salon principal, elle disparut dans la cheminée dans une bouffée de flammes vertes. Elle n’eut pas le temps d’atteindre son bureau qu’elle se faisait déjà arrêtée dans le couloir par une des jeunes femmes du service. Le dossier était primordial, ils avaient tous travaillé dessus toute la semaine dernière et ils ne pouvaient pas se planter. Or, on venait de leur imposer une contrainte supplémentaire.

Sa réputation la précédait et, au vu du fait qu’elle était visiblement agacée d’avoir été dérangée pendant sa journée libre, elle obtient ce dont elle avait besoin pour travailler en moins de quelques minutes. Moins de trente minutes plus tard, elle ressortait de son bureau, où elle s’était enfermée jusque là, la pile de dossier sous le bras et le rendit à la jeune femme de tout à l’heure… dont elle ne parvenait pas à se souvenir du nom, mais elle était nouvellement arrivée. Prenant cinq à dix minutes pour transmettre des consignes aussi précises qu’une recette de cuisine, et ensuite, pour s’assurer qu’elles avaient été bien comprises, elle s’empressa de faire le chemin inverse.

Elle connaissait bien ses cousins, très bien même. Elle avait grandi avec les deux, même si eux deux ne s’étaient encore jamais rencontrés. Et même si elle savait qu’ils étaient tout deux des gens civilisés, elle doutait fortement du fait qu’ils s’entendent. C’était un trait de famille, tout deux avait un caractère dominant et très fort. Soit tout se passait très bien entre eux, et ils s’entendaient aussi bien que Katherina s’entendait avec chaqu’un d’entre eux… soit… et bien, ils ne pouvaient pas se sentir, et la jeune femme craignait très fortement pour son salon. Hormis le fait qu’elle considérait très impoli de laisser ses invités seuls chez elle, même si Rodolphus connaissait la maison comme s’il y habitait, la peur de revenir en plein milieu d’un duel était en grande partie ce qui la faisait se hâter. Elle débarqua par la cheminée du hall d’entrée dans un nouveau nuage de fumée verte et fut agréable surprise de constater que le mobilier semblait se tenir encore. Elle crut qu’ils s’étaient bien entendus, jusqu’à ce qu’elle les retrouve dans le salon principal.

- « Oh, je vois que vous avez fait connaissance. Je suis vraiment désolée du contre-temps, j’ai fait au plus vite. »

Elle se dirigea pour aller embrasser Vladimir qu’elle n’avait pas encore vu de la journée. Ce n’était bien sûr pas la première fois qu’ils se rencontraient depuis qu’il s’était installé à Londres. Il ne lui avait fallu qu’une fraction de seconde pour constater, que malgré une conversation en apparence polie, ce n’était en réalité qu’une bien belle illusion qui ne la trompait pas, elle. Après tout, elle avait épousé le frère de Rodolphus et partageait le même sang avec Vladimir. Il aurait fallu beaucoup plus pour la tromper, mais elle ne fit aucune réflexion. Il était bien trop évident qu’elle avait remarqué et elle jugea inutile de rajouter au malaise.

- « Malheureusement, je n’ai aucune nouvelle de Lawrence. Je doute qu’il nous rejoigne ce soir, mais il en est fortement désolé. »

Déposant sa cape épaisse sur le rebord d’un fauteuil, sachant pertinemment qu’un elfe de maison viendrait la ranger dans la minute, elle prit place dans l’un des fauteuils du salon, attendant que l’un des hommes lui servent un verre, qu’elle se puisse se joindre à eux. Elle ne l’aurait jamais avoué, mais sa course expresse l’avait un tant soit peu épuisée.
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MessageSujet: Re: Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)   Mar 14 Juil 2015 - 10:17

Il te fatigue, t’agace et t’énerves au plus haut point. Katherina t’avais beaucoup parlé de ce cousin sans jamais vraiment entrer dans les détails et toi jamais tu ne t’étais intéressé à lui. Après tout il était en Russie. Et pourquoi ban sang n’y était-il pas resté ? Dorénavant à chaque fois que Kat ferait allusion à lui, ce ne serait plus l’ombre d’un étranger insignifiant que ton esprit se dessinerait mais lui, dans toute sa réalité. Son visage, ses gestes, sa voix, tout en lui t’insupportait. Et penser à lui te mettrait forcément dans de mauvaises dispositions.

Toujours en face de toi, il te répond, toujours calmement, alors que tu boue intérieurement. Tu l’écoutes un peu distraitement, trop occupé que tu es à essayer d’éviter de lui sauter à la gorge. Tu aimerais avoir des crocs et des griffes pour en faire ton repas. Mais parce que rêver de l’anéantir ne permettra en rien de transformer l’actuelle et au combien différente réalité, tu essaie de le regarder sans intentions meurtrières.

Tu hausses un sourcil. Il était fier et toi arrogant ? De ton point de vue sur ce point au moins vous vous valiez bien tous les deux. Tu ne réponds plus. Il t’en coûte de l’admettre, mais en effet la conversation semble se terminer en sa faveur. Tu passes sur sa dernière pique et te contente de boire une gorgée de ton verre dans l’espoir sans doute que cela fasse passer le goût amer que tu as dans la bouche. En temps normal tu adorerais être reconnu par un tiers comme meilleur que les Malefoy. Mais là, cela sonne de façon différente. Le fait que Vladimir voit les choses de façon bien différentes de celles perçues par les notables Anglais dont tu as l’habitude doit y être pour quelque chose. De ce fait tu n’es pas tout à fait sûr que ce soit un compliment et de toute façon venant de lui tu ne l’aurais pas accepté.

Il termine et tu te demandes si tu dois vraiment répondre quelque chose. Puisque la conversation était clause, pourquoi s’embêter encore de banalités. Tu pourrais tout aussi bien s’en aller mais tu t’y refuses. Que Vladimir l’emporte sur la joute verbal était une chose lui offrir en plus la vue de ton départ furibond, c’était hors de question. Mais rester c’était aussi se tirer dans le pied non ?

Tu soupires. « Quel dommage, il est évident que notre mésentente, qui en toute honnêteté, me paraît irrémédiable, va contrarier notre cousine. »

Tu te lèves encore indécis de ce que tu vas faire. Lui est assis, à ramasser ses baguettes. Tu envisages tellement de choses, dont un bon nombre sont totalement invraisemblable que tu te demandes où tu vas chercher autant d’imagination.

Le bruit caractéristique de l’utilisation d’une cheminée retentit du hall. Katherina ou Lawrence ? C’est Kath qui franchit le seuil de la pièce. Sans doute est-elle soulagée de voir que la pièce n’est pas en cendre. Si elle crut un instant que tout allait bien entre ses deux cousins, cela ne dura pas. Elle eut la politesse de ne pas faire de remarques. Tu ne savais pas si c’était un bien ou un mal. Au moment où elle embrassa Vladimir tu compris une chose essentielle. C’est que tu détesterais que Kat soit entre vous deux. Tu ne supporterais pas qu’elle doit faire un choix et surtout que celui-ci soit en ta défaveur. Puisque la guerre était déclarée avec Vladimir, les batailles devraient avoir lieu loin de Kat, en terrain neutre. Elle s’excuse de l’absence de Lawrence.

« Oh ce n’est pas bien grave. Je pense que Vladimir ne saurait t’en tenir rigueur ou même à Lawrence. Nous savons bien qu’être directeur entraîne quelques inconvénients de temps à autre. Mais dis-nous plutôt qu’avais tu donc envisager de beau pour ce soir ? En dehors des présentations d’usage que nous avons déjà pratiqué. »

Tu attends de voir ce que ta cousine va répondre. Si elle avait prévu quelque chose, tu resterais. Tu prendrais sur toi et serait aimable. Après tout sauver les apparences tu connais. Tu n’as qu’à repenser aux éternels repas de famille avec les Black et les Malefoy. Les Black ne sont pas le problème dans la phrase évidement. Si par contre ses projets tombaient à l’eau de par l’absence de Lawrence, tu prendrais congé.
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Ami ou Ennemi ? (PV : Vladimir Karkaroff)

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