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 Condemned. (loterie)

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MessageSujet: Condemned. (loterie)   Sam 16 Mai 2015 - 16:01



Condemned.
RP loterie - groupe 01.





Participants : Rodolphus Lestrange, Terrence Rosier, Rae Pond.
► Vous êtes chacun partis vous coucher, comme chaque soir. À votre réveil, nul trace de votre lit ou de votre chez-vous : plongés dans l'obscurité, vous vous trouvez tous trois allongés sur un sol de pierre, au beau milieu d'interminables couloirs. Vos poches sont remplies de trésors mais il vous faut un moment avant de reconnaître l'endroit : Gringotts, la banque des sorciers et sorcières du Royaume-Uni.

• Le transplanage n'est pas permis à l'intérieur de la banque.
• De nombreux sortilèges et créatures défendent les lieux contre tout individu suspect.
• Vous vous situez dans les plus profonds sous-sols de Gringotts.
• Vous vous réveillez ensemble, au beau milieu d'interminables couloirs plongés dans le noir.

Ordre de passage : Rodolphus → Terrence → Rae.






Marauders' Calling


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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Sam 16 Mai 2015 - 16:51

C’était apparemment une soirée comme les autres. Rodolphus s’était couché aux côtés de sa femme et dans les ténèbres, il s’était surpris à l’observer. D’habitude Bellatrix irradiait de cette aura meurtrière, qui sur un champ de bataille attirait forcément l’attention. Rodolphus adorait ça. Savoir qu’il était marié à l’une des femmes les plus puissantes du pays, et probablement même du monde, suffisait pour lui à savoir qu’il était unique. Mais dans le calme et la tranquillité de leur chambre, les choses étaient différentes. Et au fond elles étaient aussi tellement semblables. Certes Bellatrix était calme et paisible, presque fragile. Son souffle était régulier et sa poitrine s’élevait lentement selon le rythme de sa respiration. Mais elle n’en restait pas moins unique et parfaite, la future mère de son enfant.

Rodolphus ne s’était pas encore totalement fait à cette idée. Il en était heureux et fier. C’était maintenant un fait avéré pour tous. Il aurait bientôt, c’était l’affaire de quelques mois, une descendance à élever. Un bébé, qui deviendrait un enfant, puis un homme à qui il faudrait apprendre les notions essentielles de ce monde. Une fierté, un avenir. D’une certaine façon, l’immortalité. C’était pour cela que Bella n’en paraissait que plus belle et que bien qu’il fut une heure où il aurait dû dormir, Rodolphus se surprenait à observer son épouse en train de sommeiller. Mais les heures s’étiraient et Morphée vînt récupérer son dû. Rodolphus sombra dans le sommeil dans des rêves auréolé de gloire et des cauchemars emplis de traitres à leur sang.

Mais bien plus que la nuit, ce fût le réveil qui fût dur. D’abord il y eut la sensation. Au moment où son esprit peinait encore à émerger, son corps lui fit savoir que sa couche ne lui convenait guère. Bon sang depuis quand son lit était-il aussi dur ! A demi endormi, Rodolphus grommela. Puis le froid vînt s’en mêler. Le froid du bêton ou celui d’un trottoir, celui du sol, bien loin du matelas confortable auquel Rodolphus était habitué. Ralant d’avantage, se demandant si dans un faux mouvement, il avait pu tomber de son lit durant la nuit, Rodolphus emergea et s’assit peu enclin à l’amabilité. Un elfe de maison serait puni pour ça, au moins pour lui permettre de débuter sa journée de meilleure humeur. Après tout il était encore tôt, trop tôt, il faisait nuit noire. La lumière ne perçait pas à travers les volets que Rodolphus était incapable de re situer. Puis il y eut le son et la réalisation. En se redressant Rodolphus entendit les cliquetis habituels que faisait la monnaie qui s’entrechoquait. Mais, c’est quand il se leva et quand il entendit ce son se prolonger dans le silence glacial environnant qu’il réalisa que des pièces tombaient de ses poches.

Prenant peu à peu conscience de lui et de son environnement, Rodolphus réalisa enfin qu’il n’était pas chez lui. Que rien des alentours ne lui parlait. Il ne distinguait rien. Dans le noir le plus total, il ressentit l’angoisse de celui qui ne sait ni où il est, ni ce qu’il se passe. Et même s’il aurait tué pour ne pas ressentir cela, il n’avait pas le choix. Il fit un pas, glissa sur une chose indéterminée, et s’effondra dans un tas qui s’écroula dans un bruit de pièces heurtant le sol. ****** c’était quoi ce bordel ?!

Rodolphus n’avait pas étouffé son juron. Il se releva mains et genoux dans ce qu’il identifiait dorénavant sans difficultés comme des gallions, des mornilles ou des noises. Mais où était-il bon sang ? Tandis que Rodolphus cherchait sa baguette priant pour l’avoir avec lui, il n’avait pas pour habitude de dormir sa baguette sous l’oreiller, un autre son lui parvînt.

Des souffles, des mots… Dans l’obscurité de ce lieu inconnu, une chose était sûre, il n’était pas seul. Alors il s’immobilisa, silencieux, en attendant de voir s’il pouvait identifier ce nouvel élément.
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Sam 16 Mai 2015 - 20:47

Terrence était à peu près sûr de s'être endormi dans son lit.
Il était rentré chez lui assez tard, avait posé cape et documents avant de se glisser sous une douche glacée. Et il avait sauté le dîner, détail qu'il allait sans doute regretter amèrement. Pourtant, quand il s'extirpa péniblement du sommeil qui l'avait emporté comme une masse, son cœur s'emballa. Sans même avoir à ouvrir les yeux, il sentait un sol dur qui n'avait absolument rien à voir avec son confortable matelas. Le froid l'étreignait sans la moindre couverture pour faire barrage, le poussant instinctivement à se recroqueviller. Mais plus que le froid et l'inconfort, c'était la peur qui dominait. Se retrouver quelque part où il n'aurait pas dû être, ça lui arrivait. De plus en plus. Ne pas avoir la moindre idée de l'endroit où il se trouvait au réveil en revanche... Tu perds les pédales, mon pauvre Terrence. À moitié pétrifié par la peur, le petit mangemort tendit l'oreille, réduisant bêtement sa respiration à un vulgaire filet d'air dans l'espoir enfantin de passer inaperçu. Un silence assourdissant lui répondit, uniquement entrecoupé d'un son aigu lorsqu'il tenta discrètement de toucher le sol. Terrence se figea aussitôt, ses sens si en alerte qu'il lui semblait percevoir mille et une choses toutes plus improbables les unes que les autres. Alors il fit l'erreur d'ouvrir les yeux et en oublia pour de bon de respirer. S'il avait cru quelques instants être dans la rue, ou du moins en extérieur, le noir complet qui flottait autour de lui eut tôt fait de répondre à sa question muette. Même chez lui, dans sa chambre, l'obscurité ne pouvait être aussi prononcée. Près de lui, le petit son de clochette reprit, le faisant violemment sursauter. On aurait presque dit... de la monnaie. Là, tu perds vraiment la boule. Complètement. Se retrouver quelque part sans garder le moindre souvenir de la façon dont on y était arrivé était une chose. Se réveiller dans une hallucination aussi parfaite, c'était carrément d'un autre niveau. Son souffle trop rapide lui emplissait les oreilles, lui donnant l'impression d'être l'unique cible vivante au milieu d'une immensité d'un noir d'encre. Quelque chose bougea non loin, manquant de peu de lui arracher un nouveau sursaut, et un juron succéda à une nouvelle avalanche de clochettes. Le petit sorcier se redressa dans un mouvement qui se voulait silencieux, et qui aurait sans doute plus l'être si le bruit de monnaie ne l'avait pas aussitôt trahi. D'ailleurs, c'était bien ça, juste là dans ses poches. Se sachant démasqué, il hasarda quelques mots. « Il y a quelqu'un. » Ce n'était pas une question, la réponse était une évidence. Il y avait quelqu'un, quelque part devant lui. Une personne bien réveillée, prête à proférer des jurons si la situation semblait appropriée. Ou une créature sacrément proche de l'homme, mais Terrence misait sur la première option.


Machinalement, le lieutenant se police recula jusqu'à heurter quelque chose de mou. Sa main tâtonna jusqu'à reconnaître... « Ah ! » Le cri de surprise lui échappa. « Mais il y a quelqu'un d'autre... » Posant la main à un endroit impromptu, Terrence recula vivement, se sentant rougir dans le noir. Sa bêtise le frappa et il s'immobilisa. Franchement, il se demandait parfois comment il faisait pour se montrer aussi stupide. Il y avait quelqu'un d'autre (enfin, deux quelqu'un d'autre a priori vu que la femme ne semblait pas prête à courir un marathon dans un océan de pièces) et ce fait l'avait au premier abord rassuré. Cela dit, rien n'indiquait qu'il s'agisse d'une personne amicale. Sa main se porta par automatisme à sa poche et sa perplexité – doublée d'une sourde peur – fut complète quand il se rendit compte qu'il n'était plus en pyjama. Et que ses poches débordaient de pièces, de gallions, de mornilles qu'il était raisonnablement sûr de n'avoir jamais possédé. Pièces qui continuaient leur chute tranquille dans des petits bruits traîtres.
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Dim 17 Mai 2015 - 21:37

Condemned
Rae n'avait pas souvenir de s'être endormie par terre, ou d'avoir chuté sur son plancher durant sa longue et désagréable nuit. Tout compte fait, elle ne se souvenait pas non plus d'un sol aussi froid dans sa chambre. Au début, elle resta sur l’hypothèse qu'elle devait être en plein dans es rêves étranges, ou elle se faisait courser dans des couloirs infini par des créatures horribles. Et elle fini par ouvrir les yeux. Qu'elle referma aussitôt. Ça sentait l'arnaque à plein nez. Comme un gamin de cinq ans, elle resta au sol et se roula en boule. Elle devait délirer. Elle n'avait jamais pu quitter sa chambre comme ça, e pleine nuit. Elle n'était pas somnambule. Pas à ce point du moins. Elle se risqua à ouvrir une nouvelle fois les yeux et son souffle se bloqua aussitôt. Il faisait sombre, très sombre. Rae n'avait jamais fait partis des gens craignant l'obscurité mais elle devait bien avouer que là, c'était sacrément flippant. Elle se recroquevilla encore plus sur elle même quand elle sentit quelque chose, dans ses poches. Non, ne pas toucher. Tout pouvait être... Trop tard. Elle avait glissé un doigt dans sa poche de sweat (depuis quand portait-elle des sweat pour dormir ? Encore une question sans réponse) et sentit des pièces. Et un collier aussi au toucher en en déduisait que ce dernier était fait de perles. Alors elle se redressa, assise, et recula jusqu'à heurter... Quelque chose. Ou quelqu'un. Et ce quelqu'un tentait visiblement lui aussi d'agripper à quelque chose mais sur le coup, Rae se sentit plus agressé qu'autre chose et son poing partit elle ne savait trop où, vieux réflexe. Toujours était t-il qu'elle poussa un cri de frayeur, bondit sur ses pieds, parce qu'elle n'était visiblement pas seule dans cet endroit.

« Vous... Vous êtes qui... »

Sa voix était montée dans les aigus. Oh, qu'est ce qu'elle regrettait de ne pas avoir sa baguette, mais pourquoi ne... dormait-elle pas avec ? Question stupide mais en ce moment elle prenait tout son sens. Bon, de toute façon, mise à part lancer un lumos, Rae connaissait sa maîtrise de la magie qui était assez faible. Elle recula encore d'un pas, combien étaient-ils ? Elle eut sa réponse assez rapidement quand elle écrasa quelque chose qui s'avéra être un pied.

« Flûte, mince, oups, non... ! Je... »

Bon, ils devaient êtres seulement deux de plus ici. Oui, rien que ça. Et pourquoi ? Très bonne question. Il lui semblait avoir reconnu la voix de l'homme, mais elle n'était sûre de rien. Mieux valait ne pas tirer de conclusions de trop hâtives. En fait c'était juste une mauvaise blague. Peut-être que ses amis lui faisaient une mauvaise blague. Elle fronça les sourcils, ce n'était pas vraiment le type de ses amis, même si elle devait avouer que certains étaient assez originaux dans leur choix de vie. Et puis c'était loin d'être drôle en plus. L'argent qu'elle avait dans les poches retomba, preuve qu'elles étaient bien pleine et le bruit de métaux tombant sur un sol dur se fit entendre. Elle tenta d'arrêter le drame, bon sang, mais d'où sortait ses pièces ? Elle n'était pas allée chez Gringotts depuis des semaines...



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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Ven 22 Mai 2015 - 21:47

Tu te demandes très sincèrement ce que c’est que ce foutu bazar. Bon d’accord, les situations étranges, ce n’est pas vraiment la première fois que tu en vis une. Et pourtant cela suit toujours le même schéma. Tout va très bien et puis ça dérape. Clair, concis et logique. Si encore hier soir tu avais fait une soirée arrosée en compagnie de gens peu recommandables…Mais non même pas. C’en était presque dommage au vu de la nature du réveil…Pour la discrétion on repassera. T’étaler dans un amas de pièces n’aidait franchement pas. C’était le constat amère que tu faisais en délogeant une nouvelle pièce de ton col. Même dans le noir tu savais qu’il y avait visiblement beaucoup d’or dans le coin. Et ce n’était visiblement pas chez toi. Même si Bella et toi gardiez « un peu » de liquide au manoir, il n’y avait pas de quoi prendre un bain dedans. Non le reste était à Gringotts…

Malgré la situation, tu avais définitivement renoncé à ne pas faire de bruit. Déjà parce qu’il semblait impossible de faire un pas sans faire dégringoler quelques trésors, parce qu’il n’y avait pas que des pièces apparemment. Ce qui t’avais fait tomber était presque aussi gros que ton poing. Mais en plus parce que deux autres personnes s’étaient manifestées après ta chute peu élégante, heureusement au fond que seuls les ténèbres avaient pu en être témoin.

« Bon ça fait trois, d’autres personnes volontaires pour se joindre à nous ? »

Ton cynique et un peu agressif. C’est que franchement tu aurais été bien mieux dans ton lit. C’était une situation qui allait être très drôle à expliquer à Bella ça. Tu imaginais très bien la scène. Dis moi Rodolphus où as-tu disparu au milieu de la nuit. Et bien ça ce serait une très bonne question.

« Quelqu’un sait où on est ? »

Tu fouilles ardemment tes poches à la recherche de ta baguette. Visiblement tu es habillé, alors qu’aux dernières nouvelles tu ne dors pas en jean et chemise, alors tu espères que la bêtise qui t’a conduit là à eu la gentillesse d’emporter ta baguette avec toi. A défaut de la trouver tu songes qu’il va falloir te résigner à fouiller le sol à taton.

« Est-ce que l’un de vous pourrait faire de la lumière ? » Ou est-ce qu’on était tous empêtré dans les ennuis jusqu’au cou.

Cette situation t’ennuie, t’agaces, t’irrites même. Tu mets un coup de pied rageur dans un nouvel obstacle devant toi, te moquant bien de savoir où vas finir la chose indéfinis que tu as frappé. Visiblement c’était quelque chose d’assez solide, encore et toujours entouré de pièces…C’en était exaspérant au fond.

Puis ce noir, ça t’embêtes plus que tout. Mais peu à peu tes yeux s’habituent. Tu distingues peu à peu des formes. Celles de tes deux nouveaux comparses dont tu ignores encore l’identité. Avec tout ça tu n’as même pas encore réalisé que la voix de l’homme ne t’était pas totalement inconnue. Puis tu vois, ou entraperçois quelque chose.

« Est-ce qu’il y a une porte là-bas ? »

Peu enclin à rester où tu es, tu te décides à avancer, manquant de trébucher un ou de fois au passage. En te baissant pour virer de sous tes pieds un objet quelconque tu es à peu près sûr d’avoir brisé un bracelet ou un collier, entraînant le cliquetis pénible dorénavant des pierres qui tombent. Mais tu arrives finalement où tu voulais aller. Tu poses tes mains sur la surface en face. Ce n’est pas de la pierre comme sur le sol, cela paraît plus lisse. L’obscurité semble moins dense de l’autre côté si tu te fie au petit rais de lumière qui passe sous, ce qui est, tu n’en doute plus maintenant, une porte. Tu tatonnes un peu, puis tu trouves la poignée ou ce qui en fait office. Et avec surprise tu constates que la porte bouge. Ebahi toi-même tu dis :

« Eh, je crois qu’on peut sortir. »

Et peut-être enfin savoir où tu es.
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Sam 30 Mai 2015 - 22:41

Quelque chose le frôla. Terrence ne vit pas la chose en question mais il en sentit le souffle à quelques millimètres de son visage et il étouffa un nouveau cri de surprise. Techniquement, il aurait dû savoir se maîtriser et faire face à la situation avec sang-froid. Il n'était pas devenu lieutenant de police par l'opération du saint-esprit. Mais entre faire face à une situation précise, avec des paramètres connus et identifiables, et se réveiller dans un endroit étrange dans des conditions parfaitement absurdes... il y avait un monde. Un vaste univers même, et sa façon de régir n'était pas si étonnante. À force de palper ses poches et de sentir des torrents de pièces s'en déverser dans un vacarme assourdissant, Terrence finit par mettre la main sur quelque chose qui le rasséréna aussitôt. Sans magie, il était faible, il était inutile et presque certain de ne pouvoir résister à rien. Avec sa baguette en revanche, devait pouvoir arriver à faire quelque chose. Quelque chose – la femme qu'il avait palpé, probablement – bougea non loin de lui et émit une question d'une voix tremblante qui ne lui était pas totalement inconnue. Il garda le silence. Entre certains membres de l'Ordre du Phénix qu'il avait côtoyé d'un peu trop près et autres personnes qu'il valait mieux pour lui de ne pas croiser, il préférait se faire discret. Une deuxième voix, celle du premier juron, s'éleva de nouveau et Terrence replongea dans une semi-apnée. Mais là encore, il lui sembla vaguement reconnaître la voix. Sans pouvoir y coller un visage ou même un nom, Terrence savait qu'il l'avait déjà entendu quelque part. Sa prise se raffermit sur le bois de sa baguette et il la tira lentement de sa poche. S'il l'allumait, il serait aussitôt repéré et l'inverse ne serait pas forcément vrai.


Quand la voix masculine où pointait un accent légèrement agressif demanda de la lumière, Terrence hésita à nouveau. N'était-ce pas... ? Parce que tu es paranoïaque, en plus. Ce n'était pas vrai, il ne l'était pas. Avant. Sauf que le temps avait fait son chemin, sans doute. En proie à ses doutes, il rata les répliques suivantes, ne les percevant que comme un faible chuchotis. Sortir. Sortir ? Le mot fit naître une lueur d'espoir dans le cœur du petit lieutenant. La pointe de sa baguette s'éclaira sous l'injonction d'un sortilège informulé et le faisceau éclaira un premier monticule de trésors dorés avant de s'aventurer sur un visage féminin. « Vous ? » La surprise lui fait oublier toute idée de discrétion. Cette femme, il la connaît et d'ailleurs, comment l'oublier ? Leur rencontre n'avait été que fortuite, guidée par le plus pur hasard – et un elfe capricieux et mal élevé – mais il aurait été impossible d'oublier une fille aussi stupide et aussi peu digne du rang de sorcière au sang pur. Il déporta sans réfléchir la lumière pour éclairer le visage de l'autre. Oh oui, il le connaissait lui aussi. Pas très bien, certes, mais presque tous les sangs-purs se connaissaient d'une façon ou d'une autre, davantage encore quand on était un mangemort. « C'est vraiment une porte. » Une fine lame de lumière perçait par en-dessous et le sortilège de Terrence mettait en évidence un bois finement sculpté et des poignées forgées. Il pressa le mécanisme et les panneaux de bois pivotèrent en silence, ne leur offrant plus que leur yeux pour pleurer.


Ce qu'il avait pris dans l'obscurité pour une lumière naturelle filtrant par le fin interstice était en réalité produit par de nombreuses torches accrochées au mur. Elles projetaient une lumière vacillante et plutôt pauvre qui ne se contentait que de rajouter de nouvelles ombres tremblantes. Un couloir immense s'étirait de chaque côté jusqu'à se fondre dans l'ombre, ponctué de ci de là par quelques orifices d'un noir d'encre. Probablement d'autres galeries. « Vos noms ? » Il les connaissait, il ne pouvait que les connaître, mais les entendre parler lui ferait du bien et l'habitude des interrogatoires ressortait dans les instants les plus farfelus.
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Dim 31 Mai 2015 - 19:36

Condemned
Est ce que l'un de vous pourrait faire de la lumière, excellente idée. Pas elle en tout cas, démuni de baguette cela lui était tout simplement impossible. Et sa baguette, elle était loin d'elle, quelque part, posé sur un meuble chez elle. De toute façon, avec une baguette elle n'était pas très douée. En magie elle maîtrisait les base, connaissait les programmes de Poudlard mais il ne fallait surtout pas lui e demander plus. Parfois elle regrettait l'absence de Gustave. Parfois son elfe était utile. Agaçant mais lui au moins l'aurait sûrement aidé à sortir de là. Rae en avait déjà marre. Elle avait l'impression de tourner en rond quand tout à coup un des deux hommes présents dans la salle lui éclaira la tronche d'un peu trop prêt. Éblouis elle mit quelques secondes avant de reconnaître l'homme qui l'avait un beau jour arrêté au supermarché. Elle ne pouvait pas mieux tomber. Elle avait les poches remplis de richesses qui en lui appartenaient pas et elle avait un policier devant elle. Elle lui répondit d'un haussement d'épaules, comme si tout ce qui se déroulait ici était parfaitement normal. Quand il tourna sa baguette vers l'autre personne présente, Rae sursauta. Cet homme, elle le connaissait. Ils s'étaient comment dire, croisé lors d'une mission. Elle dans son camp, lui dans le siens. Deux camps ennemi. Pourtant, son air surpris s’effaça aussitôt et elle tenta d'avoir l'air le plus sérieuse possible. C'était vraiment la meilleur. Elle pouvait le pointer du doigt tout de suite, dire au policier tout ce qu'elle savait mais une petite voix dans sa tête lui disait que non, ce n'était pas encore le bon moment. Derrière la porte, encore une autre mystère. Elle ne savait toujours pas vraiment se qu'ils faisaient ici. Un long couloir s'étendait devant eux. De chaque côté de nouvelles portes. Bon sang, mais où se trouvait-ils ? Le policier demanda leur nom. Il connaissait le siens, elle connaissait le siens, mais elle prit le temps de répondre pour briser le silence.

« Rae. »

Ils devraient se contenter de son prénom. Sans baguette elle se sentait vraiment nue. Savoir que sa vie pouvait dépendre d'un autre l’agaçait au plus au point mais elle devait se rendre à l'évidence, ici, dans cet état, elle ne pouvait se défendre seule. Elle n'attendit pas que l'un des deux hommes fassent le premier pas, elle s’avança dans le couloir, la tête haute. Parfois elle s'étonnait elle même. Prendre les devants n'avait jamais été son truc, c'était un truc de leader, pas un truc de Pond. Les Ponds étaient doués pour appliquer la loi à la lettre, rien de plus. Elle s'approcha d'une première porte posa sa main sur la poignet. Fermée, évidement. Elle se tourna vers celle en face, consciente d’avoir l'air sûrement complètement stupide. Sauf que cette dernière s'ouvrit.

« Hé, on a peut-être une sortie ici, je pense que... »

Elle n’eut pas le temps de terminer sa brillante (ou pas) explication. Elle posa un pied sur le seuil de la porte et sa malchance quotidienne la frappa à nouveau. Quelle chance pour qu'un jour, un sorcier jette le sortilège de Glisseo ici ? Pas beaucoup, et pourtant. Aussitôt, ce qui semblait être un escalier se transforma en un gigantesque toboggan et Rae y tomba la tête la première. Elle glissa, glissa... La salle s’illuminait de toute part et Rae plaqua une main devant sa bouche en voyant le parcours qui l'attendait. Non, ce n'était pas un toboggan normal, c'était... L'Enfer avec un grand « e ». Des boucles et des loopings dans tout les sens, comment c'était possible ça ? Sans compter tout ce qui se trouvait dessus. Elle avait beau tenter de agripper au bord ses main brûlaient.

« AIDEZ MOI ! »

Elle passa sous une espèce de fontaine d'eaux troubles. Trempés, la tête à l'envers, elle sentit son estomac se retourner. Non, se balader dans tout les sens. Elle allait vomir. Mais bon sang, qui lui avait fait cette farce ? Le toboggan semblait ne plus s'arrêter. Alors qu'elle passait dans une espèce de colle liquide et blanchâtre, il lui sembla entendre d'autres voix. Ils avaient suivis ? Mais quand ce jeu s'arrêterait-il ? Un toboggan avait toujours une arrivée, non ? Et Rae, blanche de colle de la tête au pied, ferma les yeux en imaginait dans quand et qu'elle sort elle subirait à son arrivée.



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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Jeu 11 Juin 2015 - 18:01

Des trois personnes présentes ici, il y en avait au moins une qui avait eu le plaisir de se réveiller avec sa baguette. En effet peu de temps après que Rodolphus l’eut demandé, la lueur caractéristique d’un lumos apparut, chassant au passage une partie des ténèbres de la pièce. Ce fut l’heure alors de révéler leurs visages. Rodolphus reconnut immédiatement l’heureux détenteur de la baguette, un autre sang-pur et mangemort. Au vu de la situation très particulière de la rencontre, Rodolphus se demanda si ce n’était tout simplement pas un piège ou une embuscade à l’encontre des mangemorts. Mais ses doutes se dissipèrent lorsque que le visage de la troisième personne apparût. Une jeune fille, dont le visage sembla vaguement familier à Rodolphus. L’aurait-il déjà croisé ? Une sensation de méfiance le saisit et Rodolphus n’aimait pas cela.

C’était bien une porte que Rodolphus avait identifié dans le noir. A la clarté de la baguette c’était évident. Celle-ci s’ouvrit sans difficultés sur un nouveau couloir doté de nombreuses portes closes. Rodolphus avait fait suffisamment de missions dans sa vie pour savoir que les lieux étranges aux allures de labyrinthe ce n’était jamais bon signe et s’y aventurer sans baguette ne le tentait guère, mais il sentait bien qu’il n’allait pas avoir le choix.

L’autre homme leur demanda leur nom. Au ton employé cela ne sonnait pas vraiment comme une simple question mais d'avantage comme un ordre. Rodolphus fut tenter de ne pas répondre ou même de se montrer ironique, mais la réponse de la fille le détourna de cette idée. Rae … Puis cela tilta dans son esprit. Rae Pond. Une sang pur. La baby-sitter de Kat. Voilà pourquoi elle paraissait familière à Rodolphus. Il avait déjà dû la croiser à une soirée quelconque. Le fait qu’elle soit si jeune et une Pond n’avait pas par contre aidé le Lestrange à l’inscrire dans sa mémoire.

La jeune fille avait avancé vers la porte et Rodolphus se rappela qu’il était censé se présenter. « Rodolphus » Il ne voyait pas du tout l’intérêt de cette futilité. Puisqu’ils devaient tous déjà se connaître au moins de vue. Mais bon inutile de se montrer récalcitrant d’entrée de jeu d’autant plus que sa baguette semblait elle par contre être restée finir sa nuit au manoir, elle. En effet, malgré la clarté nouvelle de la baguette présente, celle de Rodolphus resta introuvable et ce ne fut pas faute de mettre quelques coups de pieds dans le tas d’or dans lequel il s’était effondré quand l’obscurité régnait encore en maître. A contrecœur, Rodolphus dut se résigner.

C’est là qu’il s’aperçut que Rae semblait avoir décidée de prendre la tête de file. Etant donné que la jeune fille semblait aussi démunie que lui, il se demanda rapidement ce qui la motivait avant de se dire qu’en fait il n’en n’avait rien à faire. Elle pouvait bien servir de première ligne si ça la tentait, lui s’en moquait. Alors que tous avançait dans ce fameux couloir, Rodolphus commençait à avoir des doutes sur l’endroit. Toutes les portes se ressemblaient, mais Rodolphus commença à penser que si chacune d’entre elles recelaient des trésors équivalant à ceux de la pièce où ils s’étaient tous trois réveillés, alors ce n’était pas bon signe. Car Rodolphus ne connaissait qu’un seul endroit dans le monde sorcier Anglais qui puisse receler autant de trésors. Mais c’était impossible n’est-ce pas ? Pourtant le décor irait plutôt en ce sens…

En quelques enjambées, Rodolphus rattrapa l’autre garçon et parla à peu près au même moment où Rae mentionnait quelque chose à propos d’une porte. Il ne l’écouta pas trop préoccupé par ce doute persistant :

« On ne serait pas à Gringotts quand même ? »

Non impossible. Mais…C’est à peu près à ce moment-là que le cri de Rae retentit. En tournant la tête vers là où aurait dû se trouver la fille, il n’y avait rien. Un mètre ou deux les séparaient dans l’absolu, alors Rodolphus ne comprenait pas où elle était passée. Elle n’avait pas été avalée par le sol quand même ! Un abime peut-être au vu du cri persistant mais faiblissant de Rae. Bien que Rodolphus n’eut aucune envie d’aller vérifier, surtout pas tant qu’il n’aurait pas eu le temps de réfléchir à ce qui était en train d’arriver, il n’eut pas le choix. Une secousse, et les dalles du sol où il était semblèrent s’affaissait, il perdit l’équilibre et bien qu’il tenta de se rattraper, il ne put que se faire emporter à son tour dans la glissade ahurissante inaugurer par la Pond. La descente infernale dura bien une ou deux minutes. Autant dire que cela, même sans la substance blanche et poisseuse qui leur était tombé dessus, avait de quoi retourné l’estomac et les sens. Il fallut quelques secondes à Rodolphus pour se remettre des loopings et autres galipettes. Mais une fois relevé, il s’avança vers la jeune femme, articulant bien et clairement menaçant :

« Ne touche plus à rien ! Est-ce que c’est clair ? »

Sincèrement, pas de baguettes et des pièges. Franchement que pourrait-il lui arriver de pire ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Rodolphus Lestrange le Jeu 11 Juin 2015 - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   Jeu 11 Juin 2015 - 18:01

Le membre 'Rodolphus Lestrange' a effectué l'action suivante : Lancé de sortilège

'Dé du destin' :
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MessageSujet: Re: Condemned. (loterie)   

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Condemned. (loterie)

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