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 Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]

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MessageSujet: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Lun 8 Juil 2013 - 22:37

Penchée par-dessus son balcon, Flora reste pensive, les yeux rivés sur le bleu du ciel et l’esprit préoccupé par ses divers soucis avec ses enfants. Immobile, la sorcière reste ainsi un long moment à réfléchir au moyen de rapprocher toute sa famille, de la souder de nouveau et de rattraper ses erreurs. Comment a-t-elle put à ce point laisser aller les siens ? Comment a-t-elle put sa famille partir ainsi à la dérive et fermer ses yeux aux divers problèmes qui entaillaient leur union ? Avec un soupir triste, l’infirmière rentre dans le manoir et, avec l’espoir fou que son fils ou Zoé, sa petite dernière, passent la voir même si la chose est franchement improbable et qu’elle a plus de chances de voir Amylia, la mère prend la direction des cuisines et vire de celle-ci les quelques elfes de maison qui y travaillent pour préparer elle-même trois sortes de petits gâteaux bien distincts, les favoris de chacun de ses chers enfants.

Une délicieuse odeur de pâtisserie ne tarde pas à emplir la petite cuisine des Peverell alors que la maîtresse des lieux décore ses douceurs à l’aide de glaçages de divers couleurs où de colorants alimentaires ainsi que de petits bonbons vermicelles multicolores. Plaçant le tout sous des cloches protectrices, la sorcière s’emploie ensuite à la réalisation d’une crème chantilly qu’elle a découvert lord d’un voyage en France, qu’elle met ensuite au frais pour qu’elle ne retombe pas, avant de gagner son salon tout en songeant que, si aucun de ses enfants ne vient lui faire une petite visite, elle pourra toujours faire plaisir à ses voisins en leur proposant ses petits gâteaux histoire de ne pas faire de gaspillage.

Prenant place dans le canapé un livre entre les mains, l’infirmière se plonge dans sa lecture et laisse filer les minutes en continuant d’espérer que l’un ou l’autre de ses enfants viendra. Et les minutes finissent par lui donner raisons puisqu’après une longue espérance, la sonnette de l’entrée retentit alors que son époux est à l’étage. De fait, cela ne peut être lui. Alors qui d’autre ? Pour le découvrir, la sorcière se presse dans l’entrée pour ouvrir et sa fille Zoé lui apparaît alors. Un coup au cœur, la mère ne peut s’empêcher de prendre la chair de sa chair dans ses bras avec un bonheur évident en la pressant toujours plus contre son cœur. Il faut dire que les deux femmes ne se sont pas vu depuis longtemps. Combien de fois Flora a-t-elle cuisiné avec tout l’espoir du monde avant de finalement quitter le domaine pour faire une distribution auprès de ses voisins ? Trop de fois à son goût. Alors voir qu’enfin sa fille arrête d’éviter d’être à la maison en même temps qu’elle lui fait un bien fou. Leur relation est devenue si compliquée. Flora a l’impression que le sol de sa vie se dérobe sous ses pas et elle ne sait comment faire pour le reconstruire mais, elle est bien décidée à y parvenir et invite Zoé à s’installer dans le salon avant de courir chercher ses gâteaux.
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Mer 10 Juil 2013 - 14:39

L’année scolaire était terminée. Bon nombre de mes…amis…connaissances étaient actuellement en vacances. Moi pas. Mais ce n’était pas grave. Mon patron m’avait donné une semaine cet été, de manière à profiter un peu du soleil et des beaux jours. J’espérais simplement que je ne retournerais pas au boulot fiancée. C’était ma plus grosse angoisse ces temps. Il m’arrivait même de ne pas réussir à dormir à cause de cela. C’était bel et bien ma mère qui m’avait choisi ce parti pas vraiment à mon goût. Je lui en voulais. Avec ma maladie, j’avais toujours tout fait pour montrer que je pouvais me débrouiller et que j’étais une fille forte. Mais là, elle réduisait tous mes efforts à néant. C’était ce qui m’exaspérais le plus.

Ça faisait un petit moment que je ne l’avais pas vue. Elle me manquait un peu…mais je me donnais tellement de mal pour l’éviter qu’au final je ne devais m’en prendre qu’à moi-même. Elle était infirmière à l’Université du Lac, elle était loin et restait sur place, du coup je ne la voyais pas trop généralement. Et quand elle venait…je fuyais. Mais là, qui disait fin d’année disait retour de maman. Dommage.

Aujourd’hui j’avais fini le travail un peu plus tôt, on m’avait dis que je pouvais rentrer, il n’y avait aucune paperasse à faire et mon binôme n’avait été appelé nul part. Dans quelques jours, je pourrais rentrer chez moi, dans mon propre appartement. Mais pour le moment, je rentrais chez mes parents.

Ayant transplané, je me retrouvais devant la porte. Je savais que mon père avait fini le travail. Et je me doutais bien que ma mère serait là, la cuisine était allumée. Alors j’ai inspiré un grand coup et j’ai sonné à la porte. J’aurais tout aussi bien pu entrer directement, mais sait-on jamais s’il leur venait l’idée de…faire des choses dans le hall d’entrée. Je n’avais pas vraiment envie de voir des horreurs.

Ce fut ma mère qui ouvrit la porte et immédiatement elle me prit dans ses bras. Je respirais son parfum, qui m’avait tellement manqué et j’ai fermé légèrement mes bras autour d’elle. Elle m’avait vraiment manquée. Et puis on est allé au salon. Le temps que je m’assoie dans le canapé, elle avait disparu.

Elle reparut avec des gâteaux. J’adorais les gâteaux, surtout ceux qu’elle avait faits et j’eus immédiatement l’eau à la bouche. Posant tout ça sur la table, elle s’assit à son tour.

« Comment vas-tu depuis ce temps ? »
Une simple petite question. J’engageais la discussion. Je n’aurais jamais cru ça de moi. Moi qui m’étais promis de ne plus lui adresser la parole ni rien. Mais bon. Le temps réduit certaines choses à néant, c’était bien connu. Me penchant sur la table, j’ai pris un petit gâteau et croquais dedans avec gourmandise.



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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Jeu 11 Juil 2013 - 3:12

Sa fille était de retour à la maison, enfin. Ou plutôt, elle acceptait de faire connaître sa présence à sa mère, au lieu de rentrer en douce. Alors évidemment, Flora se réjouit de se changement dans sa vie. Comme si par ce geste, sa cadette signifiait qu’elle est prête à pardonner ses erreurs à sa mère. Alors qu’elle-même n’est peut-être pas si encline que cela à abandonner ses projets de mariage. Après tout, elle ne fait ça que pour le bien de son enfant et le partit qu’elle lui a choisit est excellent. Elle-même a dût se plier aux règles d’un mariage arrangé et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela lui a réussit aussi, la sorcière ne comprend-t-elle pas vraiment les réactions de sa fille quand à ce mariage. Rabastan Lestrange est un jeune homme séduisant, de ce que l’infirmière en sait. Quoiqu’il est vrai qu’elle n’a jamais discuté avec lui pour le jauger. Ce à quoi la blonde a réfléchit, c’est à la situation de l’homme au ministère et au fait que sa fille serait à l’abri du besoin. Pensant bien faire, Flora s’est trompé sur toute la ligne, bien qu’elle ne le reconnaisse pas, n’en ayant même pas conscience.

«- Pas grand-chose. Et toi ma chérie ?»

Pour ne pas gâcher ce moment, la mère poule se retient de justesse de demander «comment cela va avec le fils Lestrange ?». Pourtant, peut-être le devrait-elle, pour que sa fille lui confie ses inquiétudes et les envies qui l’empêchent de se réjouir de ces fiançailles qui lui sont imposées. Se contentant de regarder sa fille prendre un biscuit et le manger avec gourmandise, Flora dessine sur ses lèvres un petit sourire alors que ses yeux brillent en observant son enfant, devenue une jolie jeune femme, qu’elle pense promise à un brillant avenir, même si elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter des risques encourus à pratiquer un métier comme celui de policier magique.

«- Tout va bien au travail ?» interroge encore la mère pour converser un peu et ne sachant guère, en fin de compte, comment se débrouille sa fille en ce moment, puisqu’elles n’ont pas discutés de cela depuis un moment déjà. A-t-elle vécut des aventures excitantes – et pas trop dangereuses tout de même - ? Flora n’en sait rien, mais brûle d’envie de le savoir alors que le rythme de son cœur accélère légèrement, comme à chaque fois qu’elle pense au métier de son enfant.

Prenant elle-même un biscuit, Flora croque dedans non sans une certaine élégance tout en continuant d’observer sa fille qui lui semble avoir encore un peu grandit depuis la dernière fois qu’elle l’a vu. A moins qu’elle ait seulement mûrit ? Probablement. Car Zoé a depuis longtemps maintenant passé l’âge de grandir. Et la mère ne peut que s’enorgueillir ce voir sa fille si resplendissante et si mature, responsable.

«- Tu ne m’as pas parlé de tes notes à tes derniers examens Zoé… » fait soudainement remarquer Flora en fixant la concernée, son second biscuit à peine entamé.
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Lun 15 Juil 2013 - 14:12





Par pure politesse j’avais demandé comment ma mère allait. Vraisemblablement, elle allait bien. Lorsqu’à son tour, elle me le demanda, j’ai vaguement haussé les épaules, sans rien ajouté, trop occupée à manger mes gâteaux.
« - Tout va bien au travail ? »
Je sentais bien qu’elle voulait discuter, alors j’allais faire un effort.
« Oui, tout va bien. Il y a des moments ou on a beaucoup de travail, mais aujourd’hui ce n’était pas vraiment le cas, c’est…pour cela que je suis rentrée plus tôt. »
Je ne voyais pas trop quoi lui dire à propos de mon boulot, après tout, appréhender et  enfermer des personnes était mon quotidien, que dire de plus ? Et puis ma mère attaqua un autre sujet.
« - Tu ne m’as pas parlé de tes notes à tes derniers examens Zoé… »
En effet…tout survenait un peu en même temps et étant donné qu’on m’avait annoncé très rapidement et de façon surprenant que j’étais fiancée…j’avais complètement oublié mes notes, détail vraiment superficiel.
« Hé bien je les ai réussi. Optimal en sortilèges et soins aux créatures magiques. Les autres matières ont été réparties entre des efforts exceptionnels et des acceptables. »
J’étais la petite dernière. Mes aînés avaient bien réussis leurs examens, je me devais de faire pareil. Je pense toute fois avoir mieux réussi que Timeus. En pensant à mon frère, je me suis demandée ce qu’il devenait.
« Tu as des nouvelles de Timeus et Amylia ? »
Personnellement j’en avais quelques unes d’Amy, mais pas de mon frère. Et de toute manière, je n’en voulais pas. S’il y avait bien une autre personne, que ma mère, à qui je ne voulais plus jamais parler, c’était bel et bien lui.

J’aurais voulu parler de Lestrange, lui demander encore et toujours pourquoi, hurler et pleurer. Mais je voulais bien me tenir et montrer que j’avais muris et du savoir vivre. Hors une réaction telle que je la souhaitais était totalement illogique.






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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Mar 16 Juil 2013 - 2:31

Le moins que l’on puisse dire de la discussion entre les deux femmes, c’est que Zoé ne semble que peu disposée à parler de son travail et Flora se retrouve rapidement le bec dans l’eau à ne pas être très avancée sur ce qui rythme les journées de sa chère cadette. Mais loin de se démonter devant le semi-mutisme de la blonde, la mère reprend la parole pour poser des questions sur les résultats scolaire obtenus par l’ancienne Serdaigle. La même maison qu’elle soit dit en passant, preuve s’il en est besoin que la policière ressemble davantage à sa génitrice qu’elle ne semble le vouloir. Et comme la McDonnovan au même âge que la Peverell, cette dernière avait brillée même si ce n’était pas forcément dans les mêmes matières puisque Flora avait pour sa part obtenu la note maximale en DCFM, Potion et Sortilèges.

Alors que l’infirmière songe se lever pour aller chercher des rafraichissements, sa fille a l’idée saugrenue de demander si elle a des nouvelles d’Amylia et de Timeus, que Flora n’a pas vu depuis un moment. Son visage se fermant, la soigneuse se redresse et part vers la cuisine, ramenant sodas et eau bien fraiche ainsi que des verres sans dire un mot dans les premiers temps, comme pour effacer de son esprit le souvenir de son fils et de leur dernier échange verbal.

«- Très peu de choses pour Amylia. Pour Timeus je n’ai aucune nouvelles depuis… un certain temps déjà. Il est encore moins disposé à me parler que tu ne semble l’être… » soupire la femme en portant un verre d’eau glaciale à ses lèvres pour se désaltérer un peu, avec une certaine grâce.

Cessant de parler, Flora a une pensée pour son aîné, son seul fils, qui l’a tant déçut et lui a fait tant de peine en martyrisant sa petite sœur Amylia. A vrai dire, si elle avait toujours eu du mal à montrer à son fils l’amour qu’elle éprouvait pour lui c’était bien en raison du fait que ce dernier la rejetait sans cesse sans jamais évoquer ses raisons. De fait l’infirmière ne savait toujours pas ce que son fils pouvait bien lui reprocher. Ni ce qu’il pouvait reprocher à Amylia. Peut-être était-elle simplement, à son goût, trop faible et trop facilement manipulable pour qu’il puisse l’aimer. Sûrement aurait-il voulu qu’Amylia soit un peu plus comme sa cadette. Flora n’en sait trop rien.

«- Les seules choses que je sais de lui sont ce que ton père veut bien m’en dire, qu’il apprend par ses relations. Même si je ne suis pas le genre de femme qui se plie à son mari il se trouve que ton père sait toutefois me tenir tête lui aussi et garder au besoin ses petits secrets. Je suppose que ton frère file un plus mauvais coton qu’Edwin veut bien me le dire… J’ai déjà pensé à me renseigner de mon côté mais… je crois qu’au fond de mon cœur, j’ai peur de ce que ces recherches pourraient m’apprendre…»
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Sam 20 Juil 2013 - 12:29





Je devais pardonner, mais je devais aussi questionner. Je n’avais pas prévu de me retrouvée confrontée aujourd’hui à ma mère, mais puisque c’était le cas… Je lui avais demandé des nouvelles de mon frère et ma sœur. Mais apparemment, elle n’en savait pas plus que moi. C’était étrange, nous étions une famille, nous étions censés nous parler, nous voir, être heureux ensemble. Mais en fait, nous étions chacun de notre côté à faire notre vie sans en parler aux autres. En me rendant compte de cela, je trouvais que c’était vraiment très triste et dommage. Ma mère trouva les mots pour me blesser. Mon frère était moins disposé à lui parler que moi. C’était blessant, mais tellement vrai. Je lui en voulais, ce n’était pas ma faute après tout. C’était la sienne.

Elle fit une pause. Pause pendant laquelle je n’ai pas ouvert la bouche. Le silence était profond.
« - Les seules choses que je sais de lui sont ce que ton père veut bien m’en dire, qu’il apprend par ses relations. Même si je ne suis pas le genre de femme qui se plie à son mari il se trouve que ton père sait toutefois me tenir tête lui aussi et garder au besoin ses petits secrets. Je suppose que ton frère file un plus mauvais coton qu’Edwin veut bien me le dire… J’ai déjà pensé à me renseigner de mon côté mais… je crois qu’au fond de mon cœur, j’ai peur de ce que ces recherches pourraient m’apprendre… »
Elle n’avait pas tort. Avec Timeus, on pouvait être réellement surpris de ce qu’on apprendrait. Il se pourrait même que l’on apprenne que se soit lui le tueur de femmes…se serait le comble tout de même et sans doute une grande déception pour mes parents.
« Je le vois souvent au Ministère, tout en me faisant petite et en l’évitant. Il ne fréquente pas vraiment des gens biens je dirais. »
Je fis une légère pause.
« Mais après tout, comment peut-on qualifier si une personne est bien ou non ? Il se trouve que je suis moi-même promise à une personne que je ne qualifierais absolument pas comme une bonne personne. »
Je regardais ma mère, droit dans les yeux. Ils n’exprimaient que de la colère et de la douleur.
« Comment tu as pu me faire ça ? Qu’est-ce que j’ai bien pu te faire pour finir fiancée à un Lestrange ? Tu ne connais donc pas leur réputation ? »
Les deux frères passaient pour être d’une violence sans nom, terriblement froids et sadique. Il était absolument hors de question que je passe ma vie avec l’un d’eux.
« Comment peux-tu seulement avoir pris contacte avec les parents de Rabastan ? Sais-tu au moins quelque chose à son sujet ? Quelque chose d’autre que le fait qu’il a un bon poste au ministère ? Mes sentiments et mon bonheur ne comptent donc pas à tes yeux ? Seulement la prestance de la famille et la pureté du sang ? »
J’étais en colère, je hurlais presque dans le salon. Je me suis levée, d’un coup et je me suis mise à marcher dans la pièce.
« Tu comprends maintenant pourquoi je t’en veux maman ? Tu comprends que tu viens de briser mon avenir et mes rêves ? Il ne me laissera jamais rien faire. »
Je parlais encore et toujours. Elle pouvait me couper et m’empêcher de parler tellement simplement. C’était ma mère et je la respectais tout de même. Oui j’étais énervée, oui je lui en voulais. Mais jamais je ne lui désobéirais. Et s’était sans doute ce qui causerait ma perte.






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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Sam 20 Juil 2013 - 14:07

Les mots de Zoé ne font que confirmer les soupçons de sa mère au sujet de son aîné, son unique fils. Bien sûr qu’il tourne mal. Edwin le lui a dit et la sorcière le sent, au plus profond de son cœur. L’affaire avec Amyllia avait bien montré comme son enfant n’était pas stable mentalement. Toutefois, l’infirmière est loin d’envisager l’hypothèse que son fils soit un sérial killer spécialisé dans le meurtre des femmes. Cela la surprendrait même, si de telles accusations étaient portées contre lui et assurément, cela la détruirait totalement, plus qu’elle ne l’était déjà d’avoir perdu deux de ses enfants. Il faisait sûrement des choses louches et cela, Flora le sait très bien. Mais l’imaginer en meurtrier… c’est impossible pour elle. Encore moins sans preuve tangible.

Tout à coup Zoé aborde le sujet de ses fiançailles et sa mère se raidit en se doutant que la discussion va s’animer, que les mots et les reproches vont fuser, que le moment ne sera plus aussi agréable – si on peut le qualifier ainsi – qu’il l’a été jusqu’à cet instant. Laissant parler sa fille, l’infirmière prend tous les coups au cœur et ne dit rien, laissant sa petite dernière s’exprimer, dire ce qu’elle a sur le cœur. Patiemment, la sorcière attend que son tour de parler vienne et ne parle pas avant d’y être. Sa fille est, c’est le moins que l’on puisse dire, plutôt virulente dans son attitude, dans ses expressions. Bref, vraiment pas heureuse de ce mariage qui s’annonce, de ces fiançailles qui lui sont imposés. Si bien qu’elle reproche à sa mère de ne pas se soucier de son bonheur quand justement cette dernière est persuadée d’avoir agit dans l’intérêt de son enfant, pour lui éviter les déplaisirs de l’existence. Ce que bientôt, Flora peut faire remarquer alors que sa fille se tait, la laissant ainsi prendre la parole.

«- Je n’ai fais cela que pour ton bien ma chérie. Je ne pense toujours qu’à agir dans votre intérêt… Je fais cela parce que je t’aime Zoé, voyons… Les Lestrange sont une très bonne famille, de sang-pur c’est exact mais ce n’est pas cela qui m’a fait les choisir… Rabastan a une très bonne situation au ministère exactement et sa famille est en mesure de s’occuper des frais que pourront coûter ta maladie même si ton père et moi-même t’aideront évidemment toujours. Je ne voulais pour toi qu’une famille capable de s’occuper de toi correctement et de te laisser vivre loin de l’inquiétude des coûts de ta maladie… En effet je ne connais guère les deux fils Lestrange, ni même leur réputation mais j’ai pensé agir dans ton intérêt, pour ton bonheur… Comment peux-tu, toi, me reprocher de m’inquiéter de ton avenir !? Pourquoi Rabastan ne te laisserait-il rien faire ? En quoi tes rêves sont brisés ? Ce n’est tout de même pas ce mariage qui t’empêchera de mener ta carrière ?» interroge Flora, réellement curieuse d’en apprendre davantage au sujet du beau-fils qu’elle a choisit, commençant à être quelque peu inquiète en voyant sa fille si désemparé et si colérique face à ces fiançailles à venir, si bien que pour la première fois depuis son traité avec les Lestrange, la sorcière se remet en question.
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Mar 23 Juil 2013 - 19:12





J’étais énervée et j’avais dis tout ce que j’avais sur le cœur. Voyant el visage de ma mère, j’ai rapidement compris qu’elle allait parler et je n’étais pas certaine qu’elle soit de mon avis.
« - Je n’ai fais cela que pour ton bien ma chérie. Je ne pense toujours qu’à agir dans votre intérêt… Je fais cela parce que je t’aime Zoé, voyons… »
Blablabla, toujours le refrain habituel, si elle commençait ainsi, je sentais que la discussion allait tourner court.
« - Les Lestrange sont une très bonne famille, de sang-pur c’est exact mais ce n’est pas cela qui m’a fait les choisir… Rabastan a une très bonne situation au ministère exactement et sa famille est en mesure de s’occuper des frais que pourront coûter ta maladie même si ton père et moi-même t’aideront évidemment toujours. Je ne voulais pour toi qu’une famille capable de s’occuper de toi correctement et de te laisser vivre loin de l’inquiétude des coûts de ta maladie… »
Alors là, j’étais choquée. Il est vrai que j’étais malade, que je le serais très certainement toute ma vie. Mais ma maladie et les frais que cela engendraient ne devaient pas me forcer à épouser une personne riche, sans tenir compte de mes sentiments. Après tout je travaillais, alors pourquoi par Merlin devrais-je encore dépendre des autres ?
« - En effet je ne connais guère les deux fils Lestrange, ni même leur réputation mais j’ai pensé agir dans ton intérêt, pour ton bonheur… Comment peux-tu, toi, me reprocher de m’inquiéter de ton avenir !? Pourquoi Rabastan ne te laisserait-il rien faire ? En quoi tes rêves sont brisés ? Ce n’est tout de même pas ce mariage qui t’empêchera de mener ta carrière ? »
Pleins de questions. Elle posait pleins de questions. Je n’arrivais pas la croire, je lui en voulais.
« Rabastan est ingrat, il ne pense qu’à lui et à sa petite personne, comment pourrait-il se soucier de moi ? Que penserait-il d’une personne malade ? Vous pensez vraiment qu’il m’aimera un jour ? Vous ne pensez pas plutôt que dès qu’il le saura il demandera le divorce me déshonorant ? Sous prétexte que je suis peut-être incapable de lui donner d’héritier ? »
Je pensais sincèrement ce que je disais. Étant donné qu’il fricotait avec tout ce qui pouvait ressembler à une fille et que je le soupçonnais même de s’intéresser à mon équipière, je vois mal pourquoi il s’intéressera sincèrement à moi.
« Vous avez eu de la chance avec mon père, mais vous pensez sincèrement que tous les hommes sont pareil ? Marie toi, fais lui des héritiers, tait-toi, tiens la maison. Voilà ce qui m’attends, ainsi que la plupart des femmes épousant des sangs pur prétentieux et terriblement à cheval sur le pseudo protocole qui régit notre monde. »
Toujours debout, je fini par tourner le dos à ma mère et regarder le jardin à l’extérieur. Ce jardin qui me rappelait mon enfance et tout ce que je n’avais plus.






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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Lun 5 Aoû 2013 - 21:31

Au grand désespoir de Flora, la conversation avec sa fille devient de plus en plus tendue et épineuse de minutes en minutes comme si Zoé voulait lui reprocher tout les malheurs du monde dans l’infirmière est pourtant loin d’être à l’origine. Et cela ne manque pas de peser considérablement sur les épaules de la sorcière qui se sent quelque peu dépassée par les évènements et très fragile face à la colère dévastatrice de sa cadette. Cette dernière d’ailleurs dénigre totalement son futur époux, craignant apparemment que ce dernier lui mène la vie dure, lançant comme ultime pique que si ses parents sont bien tombés, ce n’est pas forcément toujours le cas. Et, à mesure que Zoé fait des reproches à Flora, elle poignarde sa mère un peu davantage.

Toujours assise, la sorcière laisse la chair de sa chair s’exprimer sans oser l’interrompe, devenant soudainement muette, comme si elle avait perdu sa langue. Ou, comme si enfin elle prenait le temps d’écouter les requêtes de sa fille concernant son mariage, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Chaque mot qui quitte la bouche de Zoé est un nouveau coup dur pour celle qui endure malgré tout, songeant qu’après, son sac vidé, sa fille n’aura plus à lui dire toutes ces choses qui font mal et qui semblent la consumer. Chaque minute qui passe lui arrache un peu plus son enfant mais Flora espère que ce n’est que pour la lui rendre. Pourtant la situation est dure à gérer quand on aime plus que tout. Tant et si bien que l’infirmière manque de pleurer. D’ailleurs une larme roule sur sa joue, qu’elle écrase rapidement. Avec le mauvais tournant pris par son fils, les soucis d’Amylia et ça, la blonde se sent un peu prise à la gorge par ses problèmes.

Alors que Zoé regarde par la fenêtre, la sorcière reste muette en ne sachant trop que dire ou que faire pour apaiser sa fille. Avec le fourchelang de cette dernière, en prime, lui trouver un bon partit n’a pas été simple. Et maintenant ? Maintenant Flora comprend son erreur. Si elle n’a rien dit à ses parents lorsqu’ils l’ont fiancée, si elle a simplement obéis, sa fille semble pour sa part moins disposée à se marier de cette façon.

«- Je suis désolé Zoé. Je n’ai pas pensé… Quand cela m’est arrivé je n’ai rien dit et ton père est la meilleure chose qui me soit arrivé dans cette vie, avec vous trois évidemment. Je n’ai pas pensé que tu n’accepterai pas. Je n’ai pas imaginé que cela ne te plairait pas, que tu ne voudrai pas. En somme, je n’ai pas pensé que tu étais à ce point différente de moi… Que veux-tu que je fasse ma chérie ? Comment puis-je rattraper mon erreur ?» interroge Flora en la rejoignant, posant une main sur son épaule.
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Sam 24 Aoû 2013 - 20:35





Je regardais le joli jardin familial. Le jardin dans lequel j’avais joué petite fille. Jardin dans lequel j’allais me réfugier lorsque j’étais triste ou en colère. Jardin dans lequel j’avais envie d’aller me balader pour couper court à cette discussion qui menaçait de me faire perdre mon sang froid. Je me taisais et je tournais très volontiers le dos. Je n’avais absolument pas envie de me retourner, ni de m’assoir. Je sentais que tout redevenait comme avant, froid, tendu et je lui en voulais. Peut-être qu’en discuter n’était pas une très bonne idée.

« - Je suis désolé Zoé. Je n’ai pas pensé… Quand cela m’est arrivé je n’ai rien dit et ton père est la meilleure chose qui me soit arrivé dans cette vie, avec vous trois évidemment. Je n’ai pas pensé que tu n’accepterai pas. Je n’ai pas imaginé que cela ne te plairait pas, que tu ne voudrai pas. En somme, je n’ai pas pensé que tu étais à ce point différente de moi… Que veux-tu que je fasse ma chérie ? Comment puis-je rattraper mon erreur ?»
Je l’écoutais, sans rien dire, sans ouvrir la bouche. Oui, elle avait eut de la chance, elle s’était comportée en parfaite sang pur, acceptant ce qui avait été son devoir. Elle n’avait pas imaginé que sa fille se rebelle et n’accepte pas. Il est vrai que nous étions terriblement différentes. Elle voulait savoir comment rattraper son erreur. Mais je savais que ce n’étais pas possible. Je savais aussi que je devais faire et accepter ce que me disaient mes parents. Je savais que je devais être digne de mon nom, de ma famille et de mon rang. Je regardais dehors. Je vis un petit oiseau sur une branche. Il chantait, j’en étais certaine. J’étais comme le petit oiseau, prise au piège dans le cycle de la vie. Je n’avais pas le choix. Je commençais à le comprendre.

Très doucement je me suis retournée et j’ai observé ma mère. Elle était là, près de moi, sa main sur mon épaule. Je la regardais. Je me souvenais être passée du tutoiement au vouvoiement en un éclaire. Mais cette fois-ci, si je la vouvoyais, c’était plus un signe de respect, un rappel de mon enfance ou je ne leur parlais qu’ainsi.
« En fait, vous avez raison mère. Il était normal de me promettre à un homme lorsque j’étais petite. Après tout, c’est le lot de tous les sangs purs un jour ou l’autre. En fait, je pense que je commence à comprendre. Il est vrai que j’aurais mis du temps. Je ne pense pas que même si nous le voulions tous, des fiançailles soient rompues sans une très bonne raison. Je n’ai pas envie que toutes les familles pur d’Angleterre ou même d’ailleurs me voient comme une pestiférée parce que j’ai rompu mes fiançailles avec un Lestrange qui est une très grande et ancienne famille. »
J’ai regardé ma mère droit dans les yeux. Les mots que je m’apprêtais à prononcer scelleraient définitivement mon avenir, je le savais. J’avais la boule au ventre, je me sentais mal. Je n’avais pas envie de les prononcer ces quelques mots et pourtant, je n’avais pas le choix. J’étais une grande fille, je devais assumer.
« Je vais l’épouser mère. Je vais suivre ma voie qui parait toute tracée. Mais je vais aussi quitter la maison, dès que j’aurais trouvé un appartement. Je veux profiter du peu de temps libre et célibataire qu’il me reste. Tu pourras être fière de moi dès à présent. »
J’avais l’impression que mon ventre se tordait de douleur. Je savais que je n’étais pas très loin des larmes. Tout quitter, aussi rapidement et sceller mon avenir à un homme que je ne voulais pas voir et comprendre. Mais c’était chose dite. Il fallait assumer et montrer quel genre de femme je pouvais aussi être. Mais prendre sa vie en main, accepter leur choix ne voulait pas dire que je leur pardonnais pour autant. Il faudrait très certainement du temps. Beaucoup de temps.






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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Lun 26 Aoû 2013 - 2:11

La main sur l’épaule de sa chère fille, sur l’épaule de Zoé, la vieille mère regarde son enfant se tourner vers elle la mine défaite mais le regard résolus. Ne sachant trop à quoi s’attendre le cœur de Flora continue de battre la chamade alors qu’elle attend que la sorcière blonde qui lui fait face s’exprime enfin, répondant à sa question. Pourtant cette dernière reste tout d’abord muette faisant quelque peu mariner l’infirmière qui manque plusieurs fois de défaillir en imaginant le pire. Tous ses enfants sont-ils donc programmés pour entrer en rébellions contre elle ? Seule Amy n’est pas encore en conflit avec ses parents et la femme commence à craindre le jour où une dispute éclatera entre cette enfant là et elle-même.

«- Toutefois nous pouvons toujours trouver une solution, une très bonne raison pour que le monde sorcier s’accorde à dire que la rupture de ces fiançailles est la meilleure chose que nous pouvions faire. N’a-t-il pas quelques défauts utilisables toi qui le connait quelque peu ?» interroge la mère désireuse de se racheter à tout prix aux yeux de sa fille quitte à choquer le monde sorcier par les ruptures de fiançailles d’avec une excellente famille de sorciers.

Quitter la maison. Profiter. Flora s’en veux. Elle s’en veux d’avoir peut-être condamné sa fille à une vie misérable alors que cette dernière sera peut-être courte au vue de sa maladie. Stupides coutumes que celles des sangs-purs. Flora s’en souvient aujourd’hui. Voir sa fille à ce point malheureuse lui ouvre les yeux sur les pratiques de tout ces gens, tout cela pour une histoire de conservation de quelques spécimens de sang-pur. La mère baisse le visage se sentant quelque peu coupable. Si ces traditions se perpétuent et abattent l’amour au sein des familles au sang-pur, c’est la faute de gens comme elle qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Même si dans le cas de Flora elle faisait cela en pensant que cela ferait le bonheur de son enfant. Non. Mais pouvait-elle le deviner à l’époque quand sa propre expérience a été la meilleure chose qui lui soit arrivé ?

«- Non ma chérie, tu n’es obligée de rien ! Tout cela est tellement stupide ! Toutes ces règles, toutes ces coutumes. Je pensais à ton avenir et ton bonheur en faisant cela. Je m’aperçois aujourd’hui, un peu tard peut-être, que c’est à toi de composer ton bonheur avec la personne que tu voudras. Tu n’es pas obligé de respecter ces stupides coutumes d’autrefois ! Le mariage ne devrait pas être un marché. On ne devrait pas le régler comme on règle une transaction pour quelques mornilles ou galions !» lance la mère un peu désespérée à l’idée que sa fille soit prisonnière d’un homme nocif pour elle qui lui pourrirait le peu de temps promis par la maladie. Mais comment revenir en arrière ? Un retourneur de temps ? Il lui faudrait le faire tourner si longtemps… Si bien qu’elle n’aurait jamais l’occasion de voir ses enfants se marier car, le temps de revenir à ce moment précis il lui faudrait longtemps.
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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   Sam 5 Oct 2013 - 20:15





J’étais terriblement résignée. Je savais ce que je devais faire désormais pour mon honneur, celui de ma famille et mon avenir, même s’il s’assurait passablement sombre. Je devais faire avec. J’étais de ceux qui pensent que notre destin est tracé à l’avance et qu’il faut le suivre. Certes on peut le changer suivant nos actions, mais tout de même, la ligne principale était, je pense, écrite. Certes j’étais terriblement malade à l’idée d’épouser cet…cet idiot, mais tout de même, mes parents avaient un honneur et un rang à garder parmi le monde magique. Je ne pouvais sur un coup de tête tout envoyer balader.

Ma mère s’était approchée et avait posé sa main sur mon épaule. Je me suis dégagée doucement. Je savais qu’elle ne me voulait pas de mal, mais je ne pouvais pardonner aussi simplement.

« - Toutefois nous pouvons toujours trouver une solution, une très bonne raison pour que le monde sorcier s’accorde à dire que la rupture de ces fiançailles est la meilleure chose que nous pouvions faire. N’a-t-il pas quelques défauts utilisables toi qui le connait quelque peu ? »

« Il y a bien le fait que se soit un coureur de jupon. Mais je n’accepterais jamais qu’il me touche tant qu’il ira voir ailleurs. Jamais mère, je vous le promets, quitte à lui faire passer un pacte de sang. Mais ce n’est pas suffisant pour rompre des fiançailles. Tous les hommes de nos jours le font…un peu comme si s’était la nouvelle mode. »


Au regard que me jeta ma mère, complètement horrifié, je me dis que je devais peut-être la rassurer.

« Mère…je suis toujours vierge si ça peut vous rassurer. »

J’avais jeté ça sur un ton un peu froid. Comme si parler de ma vie sexuelle, qui était inexistante, me dérangeait. Ce qui était le cas, soyons honnête. Jamais je n’aurais pensé raconter ça à ma mère, même si nous étions proches. Elle avait repris quand je lui avais annoncé que j’étais obligée de le faire, pour eux.

« - Non ma chérie, tu n’es obligée de rien ! Tout cela est tellement stupide ! Toutes ces règles, toutes ces coutumes. Je pensais à ton avenir et ton bonheur en faisant cela. Je m’aperçois aujourd’hui, un peu tard peut-être, que c’est à toi de composer ton bonheur avec la personne que tu voudras. Tu n’es pas obligé de respecter ces stupides coutumes d’autrefois ! Le mariage ne devrait pas être un marché. On ne devrait pas le régler comme on règle une transaction pour quelques mornilles ou galions ! »

« En effet, je suis d’accord avec vous. Raison pour laquelle je n’imposerais jamais cela à mes enfants si je le peux. Mais ce qui est fait est fait et je l’accepte. Difficilement, mais je l’accepte. Préparez un nouveau rendez-vous avec le gratin de la société magique si vous le désirez. Cette fois-ci, je serais prête, prévenue et à la hauteur de notre famille, de ma belle famille et de mon futur mari. Je ferais en sorte de ne pas perdre connaissance sous la surprise et le stress. »

Sur ces paroles, je me suis éloignée de la fenêtre. Je me suis dirigée vers la porte menant au couloir.

« Ça m’a fait plaisir de te voir et de te parler en tout cas. Je vais y aller, je dois préparer pas mal de choses, dont mon mentale. Peut-être à bientôt. En tout cas, salue bien papa et Amylia pour moi. »

Je suis partie immédiatement sur ces paroles, je ne voulais pas m’étendre en effusions de tendresse.






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MessageSujet: Re: Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]   

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Trois petits pas sur le sable mouillé [Zoé]

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