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 Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]

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MessageSujet: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Mer 4 Sep 2013 - 22:10

Comme le disent si bien nos amis moldus, il y a de ces jours où l’on ferait bien mieux de rester couché. Ce matin-là, tout avait mal commencé. Tout d’abord, je m’étais levée du pied gauche et bien que n’étant pas superstitieuse par nature, je finissais par croire que ce petit détail avait peut-être eu son importance dans le déroulement de cette abominable journée. Ayant travaillé sur une nouvelle robe jusqu’à très tard dans la soirée, j’avais eu beaucoup de peine à me tirer des bras de Morphée pour me diriger d’un pas traînant jusqu’à la cuisine et y préparer le petit-déjeuner. Là-dessus, la bouilloire magique s’était mise à siffler pour un oui ou pour un non, refusant de faire bouillir l’eau. Le vacarme avait alors réveillé Nymphadora qui m’avait fait un véritable caprice en apprenant que non, il n’y aurait pas de pancakes mais seulement des toasts ce matin-là – manifestement, je n’étais pas la seule à avoir passée une mauvaise nuit. Même la légendaire bonne humeur de Ted n’avait pas suffi à me redonner le sourire et c’est les traits tirés et l’air maussade que j’avais regagné le Chemin de Traverse après avoir déposé Dora chez Molly. Le cauchemar avait continué jusque dans la boutique de Madame Guipure, avec un véritable défilé de vieilles sorcières à la corpulence impressionnante qui se plaignait de nos robes amincissantes, manifestement pas suffisamment élégantes à leur goût. Tout au long de la journée, ma patience avait été mise à rude épreuve et c’est les nerfs en pelote que je quittai désormais le magasin pour rejoindre le Chaudron Baveur.

Pour être tout-à-fait honnête, il était peu probable que mon pied gauche ait un quelconque rapport avec cet accès de mauvaise humeur. Au fond de moi, je savais très bien ce qui me mettait dans un tel état. Cela faisait déjà quelques temps que Ted et moi avions décidé de réorganiser nos emplois du temps de manière à passer davantage de temps ensemble. Nous étions arrivés à la conclusion selon laquelle, à force de vouloir protéger notre fille contre tout un tas de dangers dont l’existence restait à démontrer, c’était notre couple que nous mettions en péril. Nous avions donc pris le parti de remédier à cette situation avant qu’il ne soit trop tard. Ainsi, Ted avait renoncé à son travail de nuit et effectuait désormais les mêmes horaires que la plupart des pères de famille. Cela nous permettait de passer nos soirées – et nos nuits – ensemble. Notre vie de famille – et de couple – s’en était trouvée considérablement améliorée ! Oui mais voilà… Il nous fallait désormais faire appel à quelqu’un d’extérieur pour veiller sur notre trésor. Molly s’était bien proposée et nous avions accepté son aide mais de façon provisoire. Il était hors de question d’abuser ainsi de sa gentillesse, sachant qu’elle avait déjà beaucoup à faire avec ses cinq garçons. Nous avions donc fini par passer une annonce dans la Gazette du Sorcier et nous avions obtenu une réponse très rapidement – trop, à mon goût.

Ellésianna Wityner. Je la connaissais un peu, de nom surtout. Si mes souvenirs étaient exacts, nous étions dans la même promotion à Poudlard mais elle, était à Poufsouffle. Elle faisait d’ailleurs partie de l’équipe de Quidditch. Ted la connaissait donc sans doute mieux que moi. Sa lettre nous avait fait plutôt bonne impression. Elle semblait être quelqu’un de sérieux et de responsable. Mais je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter à l’idée de confier notre fille à une parfaite inconnue – ou presque. Avoir partagé quelques cours à Poudlard ne faisaient pas de nous des amis proches pour autant ! Mon enfance un peu hors norme, le conflit qui m’opposait à ma famille depuis maintenant dix ans – officiellement, vingt-six officieusement – et les récents évènements qui frappaient le monde des sorciers m’avaient peu à peu poussé à sombrer dans une sorte de paranoïa maladive. Je n’avais pas toujours été comme ça. A vrai dire, la naissance de Nymphadora avait marqué un véritable cap dans ma vie, sur beaucoup de points. Avant cela, j’étais plutôt réputée pour mon franc-parler, n’ayant pas froid aux yeux. Mais depuis six ans, mes décisions – et mes provocations – engageaient d’autres que moi ce qui m’incitait à faire preuve de la plus grande prudence. Je n’étais plus cette adolescence rebelle et tête-brûlée. Je n’étais plus la fille insoumise de ma mère mais la mère responsable de ma fille. Cela changeait beaucoup de choses.

De toutes les façons, nous n’avions pas le choix. Il nous fallait trouver une solution pour que Nymphadora ne se retrouve pas seule à la maison pendant nos heures de travail. Rendez-vous avait donc été pris ce lundi soir, au Chaudron Baveur, afin de rencontrer cette potentielle future nounou. Craignant d’être en retard, j’accélérai le pas, jetant quelques coups d’œil inquiets par-dessus mon épaule. Seule dans les rues à cette heure-ci, je n’étais jamais tranquille. Enfin, j’aperçus au loin la porte du bar. Quelques instants plus tard, je pénétrai dans cette pièce accueillante et chaleureuse, déjà bien remplie à cette heure-ci. Je me hissai sur la pointe des pieds, jetant quelques coups d’œil par-dessus les nombreuses têtes qui peuplaient le pub mais je ne parvins pas à reconnaître Ted dans la foule. Avait-il finit son service ? Bientôt, probablement. Jouant des coudes, je parvins à me faufiler jusqu’à une table libre, un peu isolée des autres. J’avais bien l’intention de ne pas manquer le moindre mot que prononcerait Ellésianna. La pauvre se doutait-elle seulement du fait qu’elle s’apprêtait à rencontrer une terrible maman ours ?

Un serveur passa par là. A ma grande déception, il ne s’agissait pas de Ted. Je commandai tout de même un café que je commençais à siroter, tapant nerveusement la table du bout des poids, constatant bien trop tard que la caféine n’atténuerait sans doute pas mon stress, bien au contraire…
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Jeu 5 Sep 2013 - 18:31


Il ne fallait pas être sorcier pour remarquer la mauvaise humeur d'Andromeda ce matin là et l'air boudeur de Nymphadora. C'est deux là semblaient partir leur journée du mauvais pied et malgré mes efforts je ne pu leur arracher un sourire. Je n'aimais pas les voir si maussade mais je ne pouvais plus faire grand-chose une fois Dora chez Molly et Meda au travail. Je dû rejoindre le mien, j'avais réussi de peine et de misère à convaincre mon patron de me laisser changer d’horaire, ce n'était pas le moment d'être en retard. J'aimais bien travailler de jours, il y avait plus de vie, ça me permettait aussi de rencontrer de nouvelles personnes. Mais cette journée là autre chose me trottait dans la tête. S'était aujourd'hui qu'Andie avait arrangée un rendez-vous avec celle qui pourrait être la nounou de notre fille. J'avais lu la lettre, elle me semblait convenable. Ma femme dit que je la connais, que nous étions à Poufsouffle dans la même année et dans l'équipe de Quidditch. Honnêtement, je ne m'en souvenais pas, j'avais une très mauvaise mémoire des noms quand il s'agissait des gens que je n'avais plus revu depuis cette époque. Probablement qu'en la voyant je la reconnaîtrais sur le champ et si Meda avait raison, je ne voyais pas de raisons de s'inquiéter, une Poufsouffle? S'était ce qui pouvait nous arriver de mieux pour veiller sur Nymphadora. Je vivais toujours dans la certitude que rien de maléfique ne pouvait sortir de cette maison, j'avais probablement tort mais ça faisait tout de même parti de ma petite liste de faits, plus ou moins crédibles, immuables dans la vie.

La journée au Chaudron Baveur fut plutôt agitée, je n'eus pas vraiment le temps de prendre trente secondes pour m'asseoir. Il faut dire qu'à ces heures je travaillais surtout avec des nouveaux employés, des jeunes étudiants pour la plupart qui avaient tendances à faire des gaffes. En plus de faire mon travail correctement, je devais donc surveiller le leur. Au début de mon changement d’horaire, je crois qu'ils me prenaient pour un idiot quelconque. Je suis quand même un peu plus âgé qu'eux et surtout je ne savais jamais quoi dire quand ils se mettaient à discuter entre eux de leurs projets d'avenir. Mais depuis qu'ils avaient appris mon nom, ils ne m'embêtaient plus avec ça. Il faut dire que l'histoire d'Andromeda Black et de son sang-de-bourbe de mari avait fait scandale pendant un certain temps, mais heureusement les gens semblaient nous avoir oublié enfin. Il était vrai que je n'étais jamais allé à l'université, que je n'irais probablement jamais et que je travaillerais dans ce genre d'endroit pendant la majorité de ma vie, mais s'était un choix que j'avais fait  en pleine connaissance des conséquences quand j'avais épousé Meda.

La fin de mon service approchait, j'étais en train de laver des verres parce que quelqu'un n'avait pas fait son travail correctement et que je n'avais pas envi qu'il se fasse réprimander pour quelques taches sur des verres. Peut-être qu'en faite, il se servait de moi parce qu'il savait que j'allais les nettoyer mais peu importe. Je ne vis donc pas Andromeda entrer mais un serveur vint me prévenir qu'elle était là en venant chercher un café. Je me suis donc dépêcher pour aller la rejoindre alors qu'elle buvait le café en question. Je me suis assis à ses côtés. Elle tapait nerveusement la table du bout des doigts et malgré tout le bruit autour j'avais l'impression de n'entendre que ça, ça me rendait fou. Je pris donc sa main en souriant pour lui parler et surtout pour qu'elle arrête ce bruit infernal!

- Je crois pas que le café soit le meilleur choix...calme toi un peu on est ici juste pour lui parler elle va pas étrangler Dora.

Je comprenais son inquiétude mais si nous étions tout les deux dans cet état, ça ne fonctionnerait pas, il fallait que je reste positif pour la calmer et lui rappeler que les catastrophes ne nous attendaient pas toujours à chaque détour. De toute façon, nous n'avions pas le choix, il nous fallait quelqu'un pour garder notre fille pendant qu'on travaillait. Quelqu'un qui saurait s'en occuper et qui ne demandait pas trop cher parce que notre budget était plus que serré, pour ne pas dire presque dans le rouge, ces temps-ci. J'espérais juste que nous n'aurions pas la malchance de tomber dans un complot sordide de la famille Black, s'était leur genre après tout. Surtout qu'on leur offrait une occasion rêvée et facile en cherchant quelqu'un qui resterait seul avec notre fille toute la journée. Et si on se trompait? Si on se retrouvait avec une cinglé qui lui ferait du mal...bon, s'était fichu, mon anxiété revenait, Meda était contagieuse. Au début on pourrait peut-être demander aux voisins de passer...juste pour voir si tout allait bien quand on était pas là. Quoique ça ne réglait pas grand-chose si la nounou était assez futé pour faire comme si de rien n'était juste au bon moment. Je ne pouvais m'empêcher de m'imaginer une véritable tortionnaire  dans le style des belles-mères de contes de fées ou des vieilles sorcières qui jettent des enfants dans les fours. Mon imagination avait peut-être un peu régressé, je n'avais plus cinq ans, mais s'était les images qui me venaient en tête. Ou pire encore, si elle tuait Dora? Ça ne prenait pas de temps, on ne pourrait rien faire on ne serait pas là...Mon dieu, nous allions nous retrouver face à un monstre.

- Sinon...Molly pourrait peut-être la garder un peu plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Jeu 19 Sep 2013 - 18:43

Aujourd’hui, en me levant j’eu le sentiment intense que j’avais oublié quelque chose. J’étais seule dans la chambre, mon mari était parti depuis longtemps au travail. Je ne le reverrais probablement pas avant ce soir. Tant mieux. Je n’avais pas envie de le voir. Depuis le début de la semaine il était d’une humeur absolument exécrable et généralement je l’évitais le plus possible dans ces moments là. Il ne faudrait pas que je fasse un pas de travers pour lui fournir l’opportunité de me « corriger ». Je prenais mon temps, trainant dans la maison, tasse de thé à la main, vérifiant ce qui pourrait être dérangé, ce qu’il faudrait que je fasse aujourd’hui et surtout, voir si j’arrivais boucher cette sensation déplaisante d’oublis.

De puis que j’avais été contrainte d’arrêter de travaillé, je m’ennuyais horriblement dans cette maison. Je la connaissais par cœur, elle était terriblement propre et surtout, j’étais complètement en panne d’inspiration devant mes pages blanches. Lorsque l’on n’a rien à faire, on essaie en général de s’occuper. J’avais trouvé ce qui me plaisait pour me changer l’idée. Je dessinais. Ce n’était pas du grand art, ce n’était pas sur des toiles ni même en couleur. Non, je dessinais à l’encre noir sur des parchemins. Mais voilà, depuis ce qui s’était passé à l’université, je n’arrivais plus dessiner. Je n’avais en tête que cette jeune fille morte et le sortilège lancé par mon nouveau garde du corps. Je sentais bien que petit à petit, ces souvenirs me détruisaient, mais je ne s’avais comment m’en protéger.

Un de nos petits elfes de maison vint m’apporter la gazette du sorcier, fraichement arrivée, alors que je contemplais le jardin, d’un regard vide. Je l’ai remercié et je me suis installée dans le salon afin de le lire. A peine ais-je ouvert les pages que je fus assaillie par un souvenir violent. Aujourd’hui, j’avais un entretien d’embauche. Comment avais-je pu oublier ? Surtout que ce projet me tenait énormément à cœur. J’étais impardonnable. Depuis la perte de mon enfant, j’avais très clairement sombré en dépression. Il m’avait fallut beaucoup de temps, de feuilles noircies et de sorties pour me changer les idées. Et lorsque j’avais vu cette annonce dans le journal, je n’ai pu résister. Je ne sais pas si s’était le besoin d’avoir un enfant auprès de moi, ou simplement la tournure des phrases qui m’avait attiré.

Pour répondre à l’annonce, j’avais du passer par le journal, ce n’est que lorsque j’ai obtenu une réponse positive et un lieu de rendez-vous que j’ai su de qui il s’agissait. Mais je n’arrivais pas me souvenir. Et impossible de mettre la main sur ladite lettre. Heureusement que je me rappelais du lieu et de l’heure.

En parlant d’heure, le temps filait et il était temps pour moi de me rendre à ce rendez-vous. Dans le hall d’entrée, j’étais entrain d’enfiler ma cape et mes bottes lorsque j’ai entendu un pas lourd s’approcher. Ce n’était pas mon mari, il était trop tôt. Curieuse, j’ai relevé la tête. Yvan se tenait en face de moi.
« Vous sortez madame ? »
« Combien de fois dois-je vous dire de m’appeler Blanche, Yvan ? »
« Très certainement une fois de plus. »
Je soupirais, je détestais la façon dont il me parlait. Certes, il ne faisait que son travail, même si je n’appréciais pas du tout que mon mari me fasse surveiller, mais je n’avais pas le choix. Et sur tous les hommes qu’il a mis à mes trousses, Yvan est bien le seul qui mérite mon respect. Il s’est battu avec honneur à l’université et même si un de ses sorts avait complètement raté la cible, je lui étais reconnaissante d’avoir essayé de me sauvé la vie. De plus, il était bavard et ça me plaisait d’avoir un peu de discussion parfois.
« Je sors en effet. J’ai un entretien d’embauche tout à l’heure et je ne dois pas arriver en retard. »
« Je vous accompagne. Mais vous savez que Mr Wityner ne souhaite pas vous voir travailler n’est-ce pas ? »
« En effet, il ne pourrait plus me faire surveiller autrement et il a assez bien su me faire quitter mon travail de briseuse de sorts pour que je ne tente pas de m’opposer à sa décision. Mais voyez-vous, c’est différent cette fois-ci. Si je suis prise, je garderais une petite fille, ici, au manoir. Alors il n’y a pas de risques qu’on ne puisse me surveillé. Vous n’êtes pas d’accord ? »
Je le voyais hésiter entre un oui et un non. De toute manière, quoiqu’il dise, je m’en irais à ce rendez-vous
« Assez parler, il est l’heure de partir. Oh et j’oubliais. Je souhaiterais que vous restiez loin de moi à la taverne, il ne faudrait pas qu’ils pensent que je suis incapable de prendre soin de moi et par la même occasion d’une petite fille. Je vous rejoindrais à votre table très certainement par la suite. »
Il hochait la tête, peu désireux de parlementer avec moi, surtout aujourd’hui que j’étais déterminée.

Nous avons fini par arriver au chaudron baveur. La salle était comble. J’ai repoussé ma capuche et observé attentivement la salle. Pourquoi ce lieu ? Soudain je me souvenais d’un nom. J’ai intercepté un serveur.
« Excusez-moi ? Sauriez-vous me dire ou je pourrais trouver Mrs Tonks ? »
Il me désigna le fond de la salle. Je le remerciais. Ce nom de famille me disait clairement quelque chose. Sans doute une connaissance de poudlard. Mais comment me rappeler de cette personne ? J’avançais doucement et je sentis la main d’Yvan sur mon bras. Je me suis retournée et je l’ai vu me faire signe qu’il allait s’assoir contre le mur. Je repris ma route. Je vis une tête que je connaissais. Ça faisait terriblement longtemps que je ne l’avais plus vu. C’était bien Tonks son nom de famille. Il était joueur de quidditch lui aussi. Je savais bien que ça me disais quelque chose. Je me suis donc approchée doucement. Il n’était pas seul à la table, j’en conclu donc que la chevelure brune appartenait à Mrs Tonks.
« Bonsoir, vous êtes bien Mr et Mrs Tonks ? Je suis Ellésianna-Blanche Wityner, j’ai répondu à votre annonce dans la Gazette du Sorcier à propos d’une nounou. »
J’espérais ne pas m’être trompée de table. Mes mains étaient jointes devant moi. Je ne savais pas trop quoi en faire. Voila bien longtemps que je n’avais plus passé un entretien d’embauche et je craignais de ne pas être à la hauteur. Après tout, je n’avais pas beaucoup d’expérience avec les enfants. Certes j’en avais déjà eu autour de moi, j’étais prête à en avoir un. Mais…je ne me suis encore jamais vraiment lancée là dedans, contrairement à d’autres personnes qu’ils ont peut-être déjà rencontrés. Il fallait que je me débrouille pour réussir, j’étais absolument certaine que cet enfant serait la clé pour libéré notre couple des fantômes et peut-être même le ressouder.


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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 21 Sep 2013 - 18:41

Passablement préoccupée, je ne pris pas tout de suite conscience de la présence de Ted qui venait de s’asseoir à mes côtés. Seul le contact de sa main sur la mienne m’indiqua sa présence. Je sursautai légèrement avant de laisser échapper un profond soupir. Cet entretien était pour moi une véritable épreuve. La plupart des mères de ma génération pouvaient être rangées parmi deux catégories. La première regroupait ces femmes qui, comme Molly, avaient fait le choix de se consacrer pleinement à leurs enfants en renonçant à toute activité professionnelle. La deuxième, encore restreinte, regroupait les quelques féministes – encore trop rares à l’aube des années 80 - ayant confié leurs bambins aux bons soins d’une nounou quelques mois seulement après leur accouchement pour ne pas sacrifier leur carrière au Ministère ou à Sainte-Mangouste. A ces deux catégories pouvait être ajoutée une troisième regroupant les quelques hybrides qui, comme ma propre mère, avaient préféré jeter leurs enfants dans les bras crasseux d’un elfe de maison sans pour autant reprendre le travail –  il était toutefois peu probable que Druella Black mérite le qualificatif de « mère », mais passons ! Pour ma part, je m’étais évertuée à nager entre deux eaux. Après la naissance de Dora, Ted avait aussitôt opté pour un travail de nuit au Chaudron Baveur afin de veiller sur notre petit trésor durant la journée. Nous ne l’avions donc jamais confiée à une inconnue et c’était comme si le cordon ombilical n’avait jamais été vraiment coupée. La séparation, si courte soit-elle, serait déchirante, pour elle comme pour moi, c’était certain.

Ted, qui jusqu’ici s’était montré plus rassurant, commençait à douter lui aussi à en juger par la manière habile dont il me suggéra de laisser Dora chez Molly pour encore quelques temps. J’esquissai un sourire amusé tout en secouant la tête. Nous ne pouvions nous résoudre à cette solution qui devait rester de l’ordre du provisoire. Suivant ses conseils, je finis par repousser ma tasse de café dans un coin de la table afin de ne pas risquer de devenir totalement hystérique sitôt la potentielle nounou arrivée. Et quand on parle de l’hypogriffe, il surgit des bois. Une jeune femme à la chevelure sombre venait de s’approcher doucement de notre table pour nous interpeller. En dépit de mon apparente nervosité, je parvins à articuler un sourire qui se voulait chaleureux tout en tendant une main en direction de la dénommée Ellésianna.

-Enchantée, Mrs Wityner. Je suis Andromeda Tonks, me présentai-je à mon tour avant d’esquisser un petit signe de tête en direction de Ted, et voici mon mari, Ted. Je vous en prie, asseyez-vous.

D’un geste de la main, je désignai la chaise qui nous faisait face. J’attendis donc que la jeune femme s’y installe, lui laissant le temps de commander quelque chose à boire si elle le souhaitait. Pendant ce temps, j’avais recommencé, sans m’en rendre compte, à laisser mes doigts courir nerveusement sur la table, geste que je cessai immédiatement après avoir croisé le regard de Ted. L’espace d’un instant, je constatai qu’il était un peu étrange que nous rencontrions la potentielle future nounou de notre fille sans la présence de cette dernière. Mais le caractère de feu de Nymphadora me revint alors en mémoire et mes doutes se dissipèrent aussitôt. Même un sage comme Albus Dumbledore aurait été incapable de prendre une décision en présence de notre petite tornade. Elle n’aurait pas cessé de nous interrompre en posant toutes sortes de questions absurdes. Mieux valait réserver sa rencontre avec Ellésianna pour plus tard. Si rencontre il y avait.

-Comme nous l’expliquions dans notre annonce, nous sommes à la recherche d’une personne de confiance pour s’occuper de notre fille de six ans pendant nos heures de travail, en semaine. Nymphadora n’est pas ce qu’on appelle une enfant difficile mais elle déborde d’une énergie pas toujours très facile à canaliser, comme beaucoup d’enfants de son âge. Elle a aussi la particularité d’être métamorphomage, un don qu’elle ne sait pas encore très bien maitriser ce qui rend ces escapades du côté moldu… difficiles.

J’échangeai un léger sourire avec Ted. Je préférais aborder ce point au plus tôt car il me semblait important. Le don de métamorphomage n’était pas très répandu dans le monde des sorciers et pouvait dérouter un certain nombre de personnes. Difficile pour une nounou de surveiller un enfant changeant constamment d’apparence. En outre, Ted et moi avions manqué de peu d’avoir affaire au quartier général des Oubliators, à plusieurs reprises, lorsque les cheveux de notre fille avaient brusquement viré au rose ou au violet au milieu d’une rue noire de moldus. Si la candidate au poste de nounou ne vivait pas dans un village peuplé uniquement de sorciers, mieux valait la tenir informée de ce petit détail.

-Donc… Peut-être pourriez-vous nous en dire davantage à votre sujet ? la questionnai-je avec un sourire timide avant de me tourner vers Ted, lui laissant le loisir de l’interroger quant à son âge, sa situation familiale ou encore son expérience avec les enfants. Je ne voulais pas passer pour une mère hystérique. Pas tout de suite, en tout cas. La pauvre aurait bien le temps de s’en rendre compte plus tard.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 21 Sep 2013 - 22:15


Je n'avais pas une très bonne mémoire des noms, s'était un fait. Mais pour les visages s'était tout à fait différent. En entendant une voix prononcer nos noms, je me suis retourné pour voir de qui elle s'agissait. Ah mais oui! Meda avait bien raison je la connaissais! Comment est-ce que j'aurais pu oublier Elle de toute façon. Au fond de moi, elle avait déjà gagné mon approbation puisque je la connaissais, même si ça faisait très longtemps que nous ne nous étions pas vu ou parlé. Par contre, j'essayais de continuer à paraître objectif parce que je savais qu'Andromeda ne serait pas aussi facile que moi à convaincre. De plus, Ellésianna avait quelque chose de différent que dans mes souvenirs, son regard me semblait plus...éteins que lorsque nous nous étions vu pour la dernière fois. Il faut dire que je n'avais strictement aucune idée de ce qui avait pu se passer dans sa vie mais au fond, elle devait bien être la même ou du moins avoir conservé une part de ce qu'elle était à Poudlard.

Andromeda nous présenta, je ne m'habituerais jamais à me faire appeler Monsieur Tonks, s'était mon père ça pas moi.

- Elle! Ça fait tellement longtemps mais tu n'as pas changé du tout. Alors tu deviens quoi?Ma femme me ramena un peu à l'ordre d'un regard. Je m'étais peut-être légèrement emporté en oubliant que la raison de notre présence était de trouver une nounou à Dora et pas de faire des retrouvailles et prendre des nouvelles de quelqu'un que je n'avais pas vu depuis presque dix ans. Ce n'était pas de ma faute, je suis quelqu'un de timide certes mais très sociable avec les gens que je connais déjà et puis ça m'intéressait vraiment car malgré ce que j'avais dit, je trouvais qu'elle avait changé. Pas assez pour que je ne puisse la reconnaître mais suffisamment pour que j'aille l'étrange impression que quelque chose n'allait pas, que quelque chose était très différent chez elle par rapport à la jeune fille enjouée que j'avais connu et avec laquelle je m'étais bien amusé à Poudlard.

Peu importe, quand Ellésianna fut assise face à nous, ma femme lui exposa la situation. Nous en avions un peu parlé avant et étions d'accord sur le fait de mentionner assez rapidement que Nymphadora était métamorphomage, car ce n'était pas n'importe qui qui aurait le courage de s'occuper d'un tel cas, surtout si ce don se retrouvait chez une enfant pleine d'énergie. Meda lui posa une question assez vague et vaste, le genre de question qu'on se fait toujours poser dans un entretien d'embauche mais avec laquelle on ne sait jamais par où commencer dans sa réponse. Je décidais donc d'être un peu plus précis.

- Je pense que ça serait utile de savoir si... j'eu un moment d'hésitation, devais-je la vouvoyer ou la tutoyer parce que je la connaissais un peu quand même pour avoir fait mes études à Poudlard avec elle dans la même maison et au vu de la façon dont je lui avais parlé quand je l'avais reconnu. tu vies proche de moldus ou dans un village sorcier. Mais surtout si tu as de l'expérience avec les enfants.

S'était quand même l'essentiel, même si je la connaissais, je me serais senti plus à l'aise de confier ma fille à quelqu'un qui savait déjà comment s'y prendre avec les enfants. Une autre interrogation me vint à l'esprit mais je préférais attendre avant de poser cette question. Si nous choisissions d'engager cette femme, il serait peut-être important de savoir si elle vivait seule ou non. En regardant rapidement, je vis une alliance à son doigt, ce qui entraîna de nouvelles questions. Nous n'avions pas son mari devant nous et je ne me sentais pas très à l'aise de laisser Dora avec quelqu'un que je n'avais jamais vu et surtout dont je ne connaissais rien. Rien ne me prouvait qu'il ne pouvait pas avoir un comportement violent ni même s'il était au courant que sa femme allait débarquer chez lui avec une gamine de six ans qui se transformait en tout ce qu'elle voulait. En faite, nous avions de la chance que Nymphadora ne contrôle pas encore complètement son don et que principalement seul son humeur l'influençait parce que si elle s'était mise à volontairement prendre l'apparence de d'autres ça serait devenu infernal. Nous avions déjà commencé à parler à notre fille du fait qu'elle ne se ferait pas toujours gardé par Molly mais pas encore du fait qu'elle irait chez quelqu'un d'autre, une inconnue. Connaissant Dora, elle serait probablement très craintive au début et ne voudrais probablement pas partir sans nous mais s'y ferait et certains jours finirait par ne plus vouloir rentrer à la maison tant elle s'amusait. Du moins, je l'espérais car je ne voulais pas qu'elle vive une mauvaise expérience à cause de notre décision de travailler tout les deux avec des horaires similaire pour passer plus de temps en famille.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 19 Oct 2013 - 20:29

Toute stressée que j’étais, je ne savais vraiment pas trop comment me comporter. Je serrais poliment la main que tendait la jeune femme me faisant face. Ted, parce que c’était bel et bien son prénom me reconnu très rapidement malgré mon changement de nom de famille. Il réussit m’arracher un sourire, avant de revenir à la réalité et que je ne retrouve mon sérieux. Je tentais de m’assoir confortablement. Au final, je ne réussis qu’à me tenir droite et terriblement raide. Il fallait que je me calme, autrement ça ne se passerait jamais bien. Je demandais un simple thé pour tenter de me calmer et attendis, poliment, qu’on m’explique…ce qu’on voudrait bien me dire.

Ce fut Mrs Tonks qui prit la parole en premier. Elle m’exposa différentes choses, comme par exemple le fait que la petite soit métamorphomage. C’était un don que je savais très rare et particulièrement difficile à maitriser, je comprenais donc facilement que les balades en monde moldu étaient à proscrire. Elle voulait en savoir plus à mon sujet…que dire ?

Ce fut Ted qui me sortit un peu de la semoule dans laquelle je pédalais en ciblant un peu plus la question. Savoir où je vivais et si je m’y connaissais avec les enfants. Du comme questions. Je choisi avec soin mes mots.
« Hé bien, je vis avec mon mari à flagley-le-haut. Si vous ne connaissez pas, c’est en fait un village ou il y a quelques moldu, mais une grande quantité de sorciers également. Il est vrai que pour une balade en plein village, il faudra se méfier, mais la charmante maison dans laquelle nous vivons possède son propre jardin qui a une taille conséquente et une hais d’une bonne hauteur nous protégeant du regard des curieux. »
Je fis une légère pause et en profitais pour remercier le serveur qui m’amenait mon thé. J’y trempais prudemment les lèvres, avant de me rendre compte qu’il était bouillant et que ma langue était en feu. Je reposais donc la tasse sur la table et tout en me mordillant discrètement la langue cherchais comment continuer.
« Concernant mon expérience avec les enfants, j’ai déjà gardé mes neveux quelques temps, mais ils sont moldu et je ne les ai pas emmenés chez nous. Sinon, je dois avouer que je n’ai pas d’expérience plus concrète. »
Devais-je leur parler de ce qui m’était arrivé ? Peut-être pas, ça pourrait les mener à poser d’autres questions. Mais d’un autre côté, ça pourrait également montrer que je ne suis pas fermée à l’idée qu’il y ait des enfants dans la maison. Finalement, je cédais.
« Je n’ai pas le plaisir d’être moi-même mère. J’ai…perdu mon enfant…avant que la grossesse n’arrive à terme et…je ne sais malheureusement pas si je connaîtrais un jour ce bonheur. »
Des propos qui, rien qu’à les rappeler à mon bon souvenir me poignardaient en plein cœur. Mon mari voudrait-il encore de moi ? Me toucherait-il à nouveau ? Aurais-je mon propre enfant ? Pourrais-je un jour en avoir un ? Je ne savais pas et tout cela me faisait bien mal.

Il fallait que je raconte ma vie également, d’après ce que j’avais compris de Mrs Tonks.
« Sinon, je suis mariée depuis quelques années, j’ai travaillé quelques temps comme libraire chez Fleury & Bott, avant de changer pour travailler chez Gringotts comme briseuse de sorts. Actuellement, je ne travaille plus et la maison me parait bien grande et vide. Mon mari est très souvent absent et rentre tard, je vous avoue qu’avoir de la compagnie et de la vie dans cette maison ne pourra qu’être une bonne chose. Nous avons également trois elfes de maison, dont un malheureusement qui est très vieux aigris et incompréhensible, mais les deux autres sont des amours. Sinon, mon père est moldu, ma mère et ma sœur sont également sorcières. »
Je ne savais pas vraiment si tout cela pouvait les intéressés ma fois. Mais je ne voyais pas quoi raconter d’autre à part parler de la pluie et du beau temps et je ne pensais sincèrement pas que c’était ce qu’ils attendaient.


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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 2 Nov 2013 - 15:06

J’avais espéré davantage de soutien de la part de Ted. Oh, bien sûr, je n’attendais pas de lui qu’il se pose en chef de famille intimidant et intransigeant, tout d’abord parce que ce n’était pas dans sa nature et ensuite parce que n’avions jamais fonctionné ainsi à la maison. Il n’y avait pas de rôle attribué à chacun, tout n’était, en quelque sorte, qu’improvisation, un mode de fonctionnement rendu possible par la complicité et le respect qui nous liaient l’un à l’autre. Toutefois, j’avais espéré qu’il ne prendrait pas cet entretien pour autre chose que ce qu’il était, à savoir un rendez-vous professionnel. Le voir ainsi, prêt à fêter ses retrouvailles avec la dénommée Ellésianna ne m’enchantait pas vraiment. N’allez pas croire qu’il s’agit là d’une quelconque forme de jalousie. Je me sentais simplement idiote à me ronger les sangs au sujet de notre fille pendant que Ted évoquait ses souvenirs de jeunesse. Sans même m’en rendre compte, je me remis à tapoter nerveusement mes doigts contre la table et il fallut un nouveau regard réprobateur de mon mari pour que j’en prenne conscience.

Ted finit toutefois par redescendre sur terre et par m’épauler dans la conduite de cet entretien en posant à son tour quelques questions à Mrs Wityner. Je fus soulager d’apprendre que cette dernière vivait à Flagey-le-Haut. Cela pouvait apparaître comme un détail insignifiant mais cela révélait déjà beaucoup de choses sur les opinions politiques de la jeune femme. Tout comme Loustry Ste Chaspoule, ce village était à la fois peuplé de sorciers et moldus. Une personne obsédée par la soit disant pureté du sang n’aurait jamais choisis un tel lieu d’habitation. Si la demeure des Wityner était si grande qu’elle voulait bien le dire, cela signifiait que leur situation financière était sans nul doute bien meilleure que la nôtre ! Ce petit détail me laissait perplexe. Pourquoi candidater pour un poste de nounou lorsqu’on a suffisamment de gallions en poche pour mener une existence paisible ?

Une forme de réponse vint tout naturellement dans la suite du discours de Mrs Wityner. Tandis que je fronçais déjà les sourcils, un peu rebutée par son manque d’expérience avec les enfants, elle nous fit alors un aveu qui aurait ébranlé n’importe quelle femme – et surtout n’importe quelle mère. Presque instantanément, je sentis une terrible gêne s’immiscer en moi. Tout à coup, toutes  nos questions me semblèrent franchement déplacées. D’un autre côté, il s’agissait de la procédure classique lors de tout entretien d’embauche et je n’avais aucun moyen de deviner le drame qui avait frappé la jeune femme… Drame, le mot était juste. Perdre un enfant était déjà, sans aucun doute, la pire épreuve au monde dans la mesure où elle ne rentrait pas dans l’ordre des choses. Perdre son enfant avant que la grossesse n’arrive à terme devait être pire encore. Le lien tissé entre une mère et son bébé pendant ces neuf mois était privilégié. Je n’osais pas imaginer l’enfer qu’il m’aurait fallu traverser si je m’étais moi-même trouvée dans une telle situation. Je me serais sans doute sentie responsable… Ce devait être terrible.

-Je suis désolée…, soufflai-je à mi-voix tout en soutenant son regard.

C’était sincère. Nul besoin d’en dire davantage. Je ne tenais pas à la mettre dans l’embarras, seulement à lui témoigner de ma compassion. Une chose était sûre, je m’étais considérablement radoucie. D’autant plus que le discours de Mrs Wityner était clair et détaillé. Elle donnait l’impression d’être quelqu’un de sérieux et de posé, je n’avais pas l’intention de chercher en vain l’ombre au tableau. Certes, elle n’avait pas beaucoup d’expérience avec les enfants mais c’était également mon cas lorsque Nymphadora était née et je m’en étais tout de même très bien sortie avec elle. Et puis, elle avait tout de même travaillé pour le compte de Gringotts, en tant que briseuse de sorts, ce n’était tout de même pas rien ! Enfin, elle disait avoir des origines moldues, un argument qui satisferait sûrement Ted qui mettait un point d’honneur à ce que notre fille soit élevée dans le mélange de ces deux cultures.

-Eh bien, Mrs Wityner, cela me semble être tout-à-fait satisfaisant ! m’exclamai-je avec un sourire qui se voulant rassurant. Je comptais vous proposer de venir chez nous, à Loustry Ste Chaspoule, mais si j’ai bien compris, vous préfèreriez que nous vous ammenions Nymphadora à Flagey-le-Haut, c’est bien ça ?


Je n’avais pas d’objection particulière à ce fait. Je me disais qu’Ellésianna devait avoir beaucoup plus d’espace que nous ou qu’elle avait des affaires à régler chez elle. J’étais loin de me douter de la véritable raison pour laquelle elle ne pouvait pas se déplacer jusqu’à nous.

-Pour ce qui est des horaires, comme je vous l’expliquais, il s’agirait de garder Nymphadora du lundi au vendredi, entre 8h30 et 18h, expliquai-je avant de me tourner vers Ted pour le laisser aborder la question plus délicate du salaire que nous étions en mesure de lui verser.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Mar 5 Nov 2013 - 6:02


Quand elle dit ne pas vraiment avoir d'expérience dans la garde d'enfant, je me suis mis à me demander ce qu'elle faisait là. Après tout, nous cherchions une nounou qui serait donc par définition capable de s'occuper d'un enfant, qui avait un minimum d'expérience. Ça me paraissait une évidence alors pourquoi s'était-elle présentée? Mais quand elle raconta ce qui lui était arrivé je me sentis un peu mal d'avoir pensé tout ça. D'accord, ça ne lui enlevait pas son inexpérience mais ça remettait beaucoup de choses en questions. Ça devait être une horrible épreuve de perdre un enfant. J'essayais de m'imaginer ce que ça aurait pu être de perdre Dora avant même sa naissance, à quel point ça aurait été difficile pour Andromeda et comment j'aurais été complètement impuissant face à un tel drame.  En fin de compte, elle n'était peut-être pas les plus expérimentée, mais nous ne l'étions pas plus à l'arrivée de notre fille. De toute façon, il n'y avait pas de mode d’emploi sur comment s'occuper d'un enfant. S'était une bonne part d'instinct et beaucoup de gros bon sens. Et puis, Nymphadora n'était plus un bébé, elle était parfaitement capable de dire ce qu'elle voulait et ne se gênerait sûrement pas pour passer un commentaire si sa nounou faisait quelque chose de travers. J'aurais été beaucoup plus réticent si elle avait encore été très jeune. Il n'y a rien de plus angoissant que les pleurs d'un bébé, simplement parce qu'on sait que quelque chose ne va pas mais s'est une véritable devinette de découvrir de quoi il s'agit.  Dans ce genre de situation il est possible d'avoir souvent deux réactions si malgré tout nous efforts les pleurs persistes, céder à la panique ou jeter l'éponge. Dans les deux cas, ce ne sont vraiment pas de bonnes solutions.

- Je crois que s'est très bien que Nymphadora se fasse garder hors de la maison, ça lui donnera l'occasion de voir comment les choses se passent ailleurs et puis elle va finir par s'ennuyer si elle doit toujours rester à la maison.

Biensur, j'avais dit ça en ignorant complètement qu'elle était la situation d'Ellésianna. J'ignorais que s'était à peu près ce qu'elle vivait tout les jours, cloîtré dans une maison où en plus elle ne devait pas se sentir bien. Évidemment, j'étais quand même un peu inquiet. D'abord parce que ce n'était pas la porte à côté, quoique pour un sorcier s'était très relatif, mais surtout parce qu'en écoutant la jeune femme je cru comprendre qu'elle vivait dans un milieu très différent du notre. Juste à l'entendre parler de sa maison et surtout de la présence de trois elfes de maisons, je su que son univers était très différent. La richesse était une chose à laquelle je craignais d'exposer Nymphadora à un si jeune âge. Elle n'était pas en mesure de comprendre pourquoi nous ne pouvions pas vivre ainsi nous aussi mais bien capable de voir la différence. Je craignais qu'elle ne s'emporte et nous en veuille pour ce que nous ne pouvions lui offrir malgré tout nos efforts. S'était quelque chose qui m'avait toujours fait sentir un peu mal. Andromeda avait laissé derrière elle une vie sans soucis matérielle pour venir avec moi et choisir de vivre un bonheur qui la privait de beaucoup de choses et qui privait aussi notre fille de beaucoup de choses. Évidemment, elle n'avait jamais manqué de quoique ce soit d'essentiel, nous nous serions privé nous même avant de la privé de quoique ce soit mais je me demandais parfois si nous ne finirions pas par devoir entamer le petit montant que nous avions amassé au fil du temps en prévision du jour où elle entrerait à Poudlard et qu'il faudrait bien qu'elle ne manque de rien une fois là-bas. Ce n'était pas grand-chose mais dans quelques années encore, si nous ne devions pas nous en servir pour une urgence, ce petit montant nous serait très utile.

- Alors, je crois que pour nous s'est réglé, si vous voulez ce poste nous sommes près à vous l'accorder mais je crois qu'il reste une chose à discuter. Et s'était le sujet qui me mettait un peu mal à l'aise. Pour le salaire, vous comprendrez que nous ne pouvons pas verser énormément.

Une partie de moi ne cessait de dire qu'elle devait bien avoir assez d'argent pour ne pas en avoir besoin mais je la fis taire rapidement. Après tout, s'était un travail et tout travail mérite rémunération. Andromeda avait fait un calcul de notre budget pour déterminer ce que nous pouvions nous permettre de verser pour une nounou qui avait quand même beaucoup de travail vu nos horaires. Je sortis un morceau de parchemin de ma poche. S'était un espèce de petit contrat dont Andromeda et moi avions convenu comportant les exigences que nous avions et aussi le montant du salaire. Je me sentais un peu gêné de parler de ça tout haut en public, quoique personne ne se souciait vraiment de nous au Chaudron Baveur, alors je tendis simplement le parchemin à Ellésianna en espérant que ça lui convienne car elle semblait être une bonne personne et que Nymphadora l'aimerait sûrement. Si elle acceptait il faudrait d'ailleurs les présenter l'une à l'autre pour être certain qu'elles ne se détestaient pas au premier coup d'oeil.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Lun 11 Nov 2013 - 20:41

Lorsque j’avais énoncé le fait que j’avais perdu un enfant – chose qui m’avait terriblement perturbée – il y eut une réaction sur leurs visages et Mrs Tonks me souffla quelques mots forts sympathiques. Je n’avais pas vraiment eu l’impression de les intéresser plus que cela. En même temps, je n’avais absolument aucune expérience et mes neveux étaient déjà bien plus âgés. Cependant, je fus réellement surprise lorsque j’appris que j’étais en quelque sorte engagée. Je ne savais comment annoncer la chose à mon mari…il devrait bien être au courant au cas où il rentre plus tôt et que la petite était là. Mais je ne voyais pas ce qu’il pourrait dire et surtout, je l’enverrais balader en toute légitimité. Je n’étais plus sa prisonnière, je pouvais faire ce que je voulais tant qu’Yvan était là. Alors voila, problème résolu.

La jeune femme qui devait avoir son âge avait reprit la parole. J’avais bien compris que c’était elle qui gérait globalement les affaires. En même temps, quand il était question d’enfant, je ne pensais pas vraiment que mon mari aurait prit les décisions, ce n’était absolument pas son style. Peut-être celui de Ted, mais il le montrait peu. Chacun son domaine. Apparemment elle n’était peut-être pas très partante que je prenne la petite à la maison. Mais je me voyais mal débarquer chez eux avec mon cher ami. En revanche son mari semblait enthousiaste. Tant mieux.
« En effet, si cela ne vous dérange pas, je préférerais qu’elle soit à Flagey-le-Haut. Bien entendu, nous irons nous balader, nous ne resterons pas forcément entre quatre murs. »
Elle me parla ensuite des horaires, j’écoutais attentivement, ça ne me posait absolument aucun problème, je hochais donc silencieusement la tête. Je vis le couple se regarder et ce fut Ted qui prit la parole. Ils étaient apparemment emballés mais il avait de la peine pour me parler salaire. Je comprenais totalement qu’il ne puisse payer beaucoup. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à un salaire énorme. Et je n’avais même jamais songé à accepter le poste pour le salaire. Il me tendit une feuille, le fameux contrat.

J’ai donc commencé à le parcourir en faisant attention à toutes les petites choses. Je m’étais tellement fait avoir par le passé que je faisais attention à tout, alors que j’étais certaine qu’il n’y avait rien de caché dans ce qu’ils me présentaient. J’arrivais enfin au salaire. Il n’était pas élevé, mais je n’en voulais pas en fait. Et je ne voulais pas les mettre dans l’embarras financier. Ils travaillaient tous les deux pour une raison que j’ignorais, surement par problème d’argent. Alors si en plus ils devaient travailler plus parce qu’ils m’embauchaient et du coup ne voyaient plus leur fille…non.
« Je vous propose quelque chose. Je n’ai pas besoin d’argent. Mon mari gagne suffisamment. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment voulu ce poste pour avoir un salaire énorme ou quelque chose du genre. Je n’ai pas envie que ça vous pose un problème de me payer et que vous soyez obliger de travailler plus pour justement, mon salaire. Aussi, je ne souhaite pas que mon salaire apparaisse sur le contrat, je ne vous demande rien. »
Je fis une pause et les regardais attentivement tous les deux. Ils étaient jeunes, ils semblaient heureux ensemble, tout ce que je n’aurais jamais.
« Si un jour vous souhaitez me donner quelque chose pour une raison ou une autre, j’accepterais, mais je ne vous demande pas de me payer un salaire tous les mois. Je refuse même. »
C’était peut-être complètement stupide, mais je n’avais pas besoin d’argent.
« Si vous préférez, dites-vous que je le fais pour vous dépanner, gratuitement, comme une vieille connaissance le ferait. »
A ces mots j’avais regardé Ted plus précisément. J’espérais qu’ils ne le prendraient pas comme un affront personnel.


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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 23 Nov 2013 - 23:29

Je me contentai d’acquiescer silencieusement suite à la remarque de Ted. Il était vrai que cela ne ferait probablement pas de mal à Nymphadora de sortir un peu de son quotidien, bien au contraire. S’il y avait bien une chose que je trouvais particulièrement regrettable dans la culture sorcière c’était l’absence de scolarisation des enfants avant l’âge de onze ans. Ted m’avait raconté ses jeunes années à l’école de son quartier. Certes, cette période était bien souvent propice aux chamailleries, aux railleries et aux premiers complexes mais elle avait le mérite d’apprendre aux enfants à vivre en communauté. Les petits sorciers, quant à eux, restaient dans les jupes de leur mère jusqu’à leur entrée à Poudlard. Pour ma part, je n’avais que très rarement mis les pieds en dehors du manoir familial au cours de mon enfance et mes compagnons de jeu se limitaient alors à mes sœurs et à nos elfes de maison. A une époque, nous avions songé à inscrire Nymphadora dans une école moldue afin qu’elle se trouve immergée au sein des deux cultures. Toutefois, nous y avions bien vite renoncé à cause de son don qu’elle ne maîtrisait pas encore. Vraiment, passer un peu de temps à Flagey-le-Haut, loin de nous, lui ferait le plus grand bien.

Je laissai à Ted le soin de discuter du contrat et plus particulièrement de la délicate question du salaire que nous étions en mesure de verser à Mrs Wityner. Au cours de ces dix dernières années, j’avais souvent été contrainte de compter la moindre petite noise, chose à laquelle je n’avais pas été habituée au cours de mon enfance. La noble et très ancienne maison des Black n’était pas seulement l’une des plus puissantes familles de sorciers, elle était également l’une des plus fortunées. Adolescente, je n’avais jamais manqué de rien et avant même que je n’atteigne ma majorité, mon compte en banque à Gringotts avait été crédité d’une somme rondelette que Ted et moi n’avions toujours pas réunie à l’heure actuelle, en dépit de dix années de travail acharné. J’étais née avec une cuillère en argent dans la bouche, cela ne faisait aucun doute. Pourtant, cela ne m’avait jamais empêché de conserver un rapport sain avec l’argent. Après tout, n’avais-je pas accepté de renoncer à tous ces privilèges en épousant Ted ? La situation financière des Wityner était sans doute bien meilleure que la nôtre mais je ne me faisais pas de souci pour Nymphadora. Elle était suffisamment futée pour faire la part des choses. Elle n’était qu’une enfant ; jalousie et convoitise ne faisaient pas partie de son vocabulaire. Et puis, nous ne l’avions pas élevée ainsi.

-Oh ! C’est-à-dire que…, bafouillai-je maladroitement, prise de court par la proposition de Mrs Wityner.

Certes, Ted et moi ne roulions pas sur l’or mais nous n’avions jamais quémandé quoique ce soit pour autant. Nous parvenions toujours à honorer nos dettes – même si cela nous prenait parfois plus de temps que prévu – et, surtout, nous ne nous plaignions jamais de notre situation, en public en tout cas. Situation qui, d’ailleurs, n’était pas si désespérée ! Il m’arrivait de dire, en plaisantant, que tant que nous étions vivants et en bonne santé, nous n’avions pas la moindre raison de nous lamenter sur notre sort. Bref, la proposition de Mrs Wityner me mettait franchement mal à l’aise. Certes, quelque chose me disait que la jeune femme n’avait aucune arrière-pensée. Mais je ne pouvais me résoudre à cette idée. Comme une vieille connaissance, disait-elle ? Pour ma part, je ne la connaissais pas vraiment…. Quant à Ted, ils avaient appartenu à la même maison mais je ne les savais pas si proches – à moins, bien sûr, que je ne sache pas tout. Et dans tous les cas, je ne trouvais pas cela correct. Je n'avais pas été élevée ainsi - car oui, il y avait tout de même quelques points positifs dans l'éducation conférée par les Black. Gênée, je jouai nerveusement avec une mèche de mes cheveux tout en jetant quelques coups d’œil en direction de mon mari, espérant un peu de soutien.

-C’est très généreux de votre part, vraiment, mais je ne sais pas si nous pouvons accepter une telle proposition… Après tout, toute peine mérite salaire, nous ne pouvons pas vous demander de travailler gratuitement…
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Mar 10 Déc 2013 - 6:28


L'idée de voir Nymphadora découvrir d'autres endroits me plaisait bien et puis je faisais confiance à Ellésianna, peut-être un peu trop rapidement car en faite je ne la connaissais plus tant. Mais, sur la question du salaire, j'étais tenaillé. D'un côté, l'idée d'économiser un peu était très tentante mais de l'autre je voyais bien qu'Andromeda n'était pas d'accord et je devais la supporter. Je comprenais pourquoi ça la dérangeait. Après tout, peu importe l'intention derrière ça restait une forme de charité et s'était quand même un peu gênant pour nous d'accepter alors que nous avions les moyens de payer. S'était une question de dignité et de paraître principalement, j'étais plus enclin à penser du côté pratique. Je ne pouvais quand même pas contredire ma femme comme ça, il fallait que je trouve un moyen de concilier les choses

- S'est quand même un travail, on ne peu pas rien vous donner. Même si ce n'est que symbolique il faut vous donner quelque chose pour ce travail

Je ne savais pas si ça présenterait une solution satisfaisante pour tout le monde mais s'était l'issue que je voyais. Ainsi, Andromeda se sentirait peut-être un peu plus à l'aise avec la situation. Ce n'était probablement pas l'idéal mais s'était le compromis que je voyais possible de faire. Ça où convaincre Ellésianna d'accepter le salaire que nous avions prévu contrairement à la plupart des autres nounous qui auraient probablement crues à une blague. Mon compromis ne semblait pas trop faire le bonheur de ma femme qui s'était remise à taper nerveusement de ses doigts sur la table.

- Bon...sinon... Aller Ted, ça te tombait dessus encore, il fallait que je trouve une solution. Ce n'est vraiment pas grand-chose alors je suppose que ce qu'on te propose pourrait faire office de montant symbolique si tu préfères. Jouer avec les mots, je n'étais pas trop certain que ça passe mais je commençais à être à cours d'idées pour concilier le tout. Ainsi, nous vous paierons pour votre travail et nous n'aurons pas nous même à travailler d'avantage Après tout, ce salaire avait été calculé dans notre budget normale et devrait donc ne pas nous occasionner de dette particulière. J'espérais vraiment régler le problème en abordant la question de cette façon. Je pensais avoir réussis à régler ce qui clochait pour l'une et pour l'autre.

Plus j'observais la jeune femme devant moi, plus je me surprenais à me demander si s'était vraiment elle. Oui, physiquement elle lui ressemblait mais à part ça...Et pourtant je n'osais pas lui demander ce qui s'était passé. D'un côté je me disais que ça devait être cette histoire de bébé. Ça devait quand même être un certain traumatisme de perdre un enfant et ça pouvait expliquer de grands changements chez une personne. Pourtant, je n'étais pas certain que ça suffise à tout expliquer. Je ne me sentais pas à l'aise de lui poser des questions sur sa vie privée, on ne s'était pas vu depuis plusieurs années quand même.

Je sentais un regard sur nous. Probablement pas étonnant vu le nombre de personnes qu'il y avait au Chaudron mais pourtant je savais que quelqu'un nous observais précisément. Je jetais un bref coup d’œil par-dessus mon épaule et je cru même croiser précisément le regard d'un homme assis à une table plus loin. J'essayais de me convaincre que s'était le hasard. Je ne voyais pas pourquoi quelqu'un nous surveillerait. Quoique...il pourrait y avoir un milliard de raisons pour ça. Je ne me doutais aucunement du fait que ce n'était pas véritablement nous qu'il surveillait mais vraiment Ellésiana. Dans la situation où nous nous trouvions, il y avait après tout de quoi se montrer inquiet face à la possibilité de se faire suivre. Mais je ne me faisais pas d'illusion, ceux qui nous en voulaient savaient probablement  tout ce qu'ils avaient besoin de savoir sur nous depuis longtemps. De toute façon, ça ne me servais à rien de devenir paranoïaque tout d'un coup. Nous étions là pour trouver une nounou que Dora aimerait bien et en qui nous pourrions avoir confiance et Ellésiana semblait être cette personne. Or, j'étais quand même un peu inquiet encore à propos de son mari car lui je ne le connaissais pas, même si elle avait dit qu'il était très souvent absent, ça restait un inconnu et j'allais envoyer ma fille chez lui. Rien ne me prouvait que lui n'était pas un de ces cinglés qui pourrait faire du mal à Nymphadora.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 14 Déc 2013 - 21:48

Ma proposition tombait à l’eau. Bien bah, puisque je n’avais pas le choix et qu’ils prenaient ma proposition comme de la charité, ce qui était un peu le cas, mais sans plus, hé bien je préférais ne plus aborder le sujet. On allait éviter de froisser tout le monde pour une histoire d’argent, après tout, ça ne mettait jamais personne d’accord en général. Je hochais la tête au fur et à mesure pour montrer que je comprenais et que j’acceptais leurs choix. J’espérais aussi pouvoir passer à autre chose ainsi. Après tout, moins on parlait d’argent, mieux on se portait. J’écoutais Ted passer du tutoiement au vouvoiement. C’est à ce moment que je compris qu’il y avait sans doute un problème entre nous trois. Ils ne me connaissaient pas vraiment. En même temps, tellement de choses avaient changé depuis Poudlard. Ils devaient me prendre pour une petite bourges qui cherchait à occuper son temps libre parce qu’elle s’ennuyait trop dans sa grande demeure. Et je n’avais rien fais pour les détromper. J’étais bien une imbécile. Je vis Ted jeter quelques regards un peu partout. Alors lui aussi l’avait senti. Je regardais à mon tour franchement l’homme assis au fond de la salle. Il était censé se faire tout petit, discret et ne pas me déranger. A ce moment très précis, j’avais envie de l’étriper. J’étais en colère contre moi-même et contre tout ce qui faisait que j’étais celle que j’étais actuellement et Yvan en faisait partie, malheureusement pour lui.

Je me devais d’être honnête avec les personnes assis à la même table que moi, surtout qu’ils allaient me confier leur progéniture, il ne fallait pas qu’ils paniquent si jamais ils me voyaient avec plusieurs hommes différents.
« Je tiens à préciser quelque chose. »
Je fis une pause, je ne savais pas trop comment annoncé les choses sans les faire fuir.
« Mon mari ne peut être un problème pour votre fille. Je vous assure. Il est vrai que je vous sens un peu sceptique à ce sujet et je comprends totalement. Cependant, il se peut que vous trouviez qu’il y ait un autre problème. »
Je fis à nouveau une pause, trouver comment tourner le problème, là était la solution.
« Mon mari me fait suivre, tout le temps. Je ne suis jamais seule, toujours accompagnée de ce qu’il appel un garde du corps. L’homme que vous voyez au fond de la salle et qui m’avait promis de me laisser en paix est celui que j’ai actuellement, depuis l’attaque de l’université pour être exacte. Du coup, si je venais à sortir pour me balader avec votre fille, il y aurait cet homme qui nous accompagnerait. Et malheureusement, même si nous ne ferions qu’aller jouer au parc…Disons que mon époux à trop peur que je m’en aille je pense. »
Voilà bien des aveux qui pouvaient leur faire changer d’avis. Après tout je venais de leur dire que j’étais surveillée et que je risquais de prendre la poudre d’escampette…enfin en théorie.


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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Lun 16 Déc 2013 - 19:08

La question de la rémunération venait d’être officiellement résolue. Pourtant, cette sensation de malaise ne me quittait pas, sans que je parvienne pour autant à me l’expliquer. C’était comme s’il me fallait prendre une décision très importante sans avoir toutes les cartes en mains. A vrai dire, je ne comprenais pas les réelles motivations de Mrs Wityner. Après tout, ce travail ne semblait pas être une nécessité absolue pour elle. A en juger par la généreuse proposition qu’elle venait de nous faire, elle ne manquait pas d’argent. Il y avait également d’autres éléments pour le moins surprenants dans sa candidature. Pourquoi avoir abandonné une carrière en tant que briseuse de sorts à Gringotts ? Tout cela ne me regardait pas, bien entendu. Mais nous nous apprêtions tout de même à confier notre fille à une parfaite inconnue. J’étais donc en droit de me poser quelques questions. En outre, le comportement de Ted n’était pas pour me rassurer. Pourquoi se retournait-il sans cesse pour regarder par-dessus son épaule ? Et voilà que Mrs Wityner faisait de même désormais. J’avais beau tenter de suivre leur regard, je ne comprenais pas ce qui les tracassait autant. Ted savait-il des choses que j’ignorais ? Après tout, tous les deux s’étaient connus à Poudlard et je n’avais pas manqué de remarquer l’hésitation entre le tutoiement et le vouvoiement. Pouvions-nous accorder notre confiance en nous basant sur un simple esprit de promotion ? Sans doute que non. Dix ans plus tôt, j’étais encore une Black, fidèle à sa famille et sur le point d’épouser un Greengrass. J’avais changé et je ne voyais pas pourquoi il en serait allé différemment pour Ellésianna.

La jeune femme sembla percevoir notre inquiétude puisqu’elle jugea bon de nous apporter quelques précisions supplémentaires. Pendant tout le temps que dura son explication, je restai impassible, me contentant de jeter un rapide coup d’œil par-dessus mon épaule en direction de l’homme qu’elle venait de nous désigner. Je trouvais cela un peu étrange d’être suivie de cette façon mais lorsque Mrs Wityner évoqua l’attaque de l’université, je me dis que son mari était simplement un homme prévenant. Après tout, dans le contexte actuel, quel époux digne de ce nom ne se faisait pas de souci pour sa moitié ? Après l’attaque du Chemin de Traverse, Ted avait longtemps insisté pour m’accompagner au travail chaque matin. Cela dit, la dernière remarque de la jeune femme me laissa pour le moins perplexe. Cet homme était-il là pour la protéger… ou pour la surveiller ?

-Je sais que je ne vous connais pas et que tout cela ne me regarde pas, auquel cas ma question va sans doute vous paraître totalement déplacée mais… Comment se fait-il que vous ne soyez pas libre de vos mouvements ? Je veux dire… Le mariage n’est pas censé être une prison…

Ces quelques mots avaient à peine franchis la barrière de mes lèvres que j’eus tout de suite le sentiment d’être allée un peu trop loin. Après tout, cela ne me regardait vraiment pas, je n’avais pas le moindre commentaire à faire sur la question. Pourtant, je n’avais pas pu m’en empêcher. Sans doute parce que ce récit trouvait un écho dans mon esprit. L’enfer – car c’était ainsi que je me figurais la chose – décris par Ellésianna ressemblait peu ou prou à la vie que j’aurais pu mener si je n’avais pas tourné le dos à ma famille. Plongée dans mes pensées, je resongeai à la lettre d’adieux que j’avais laissé derrière moi : toute existence privée de liberté est une sorte de mort. Je savais pertinemment que je ne pouvais pas m’ingérer de la sorte dans la vie d’une personne que je ne connaissais pas. Mais je ne pouvais m’empêcher de m’interroger. Peut-être qu’en fin de compte cette jeune femme avait besoin d’aide ?

-Pardonnez-moi… Je ne voulais pas me montrer indiscrète et encore moins impolie…, déclarai-je en baissant les yeux. Nous nous apprêtons à vous confier notre fille alors… Nous sommes un peu inquiets, vous comprenez ?

Là-dessus, je me tournai vers Ted, en quête d’un peu de soutien. D’abord parce qu’il la connaissait sans doute mieux que moi et serait plus à même de juger de la situation. Ensuite parce que de nous deux, il était de loin le plus posé et le plus mesuré. Mon propre passé me poussait trop souvent à partir au quart de tour sur ce genre de questions. J’étais loin d’être impartiale. Ma propre expérience en matière de famille toxique doublée de mon instinct maternel me poussait à envisager tout un tas de scénarios plus terrifiants les uns que les autres. Tout à coup, je n’étais plus très sûre de notre choix...
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Mar 17 Déc 2013 - 4:44


Au moins, je n'étais pas fou. Confus un peu peut-être mais sans plus car il y avait véritablement qui nous surveillait ou plutôt qui surveillait Ellésianna. Ça me rassura d'abord de savoir qu'il n'était pas là pour nous, ma théorie du complot s'écroulait et j'en étais bien content. Mais l'idée que ma fille se fasse suivre par un parfait inconnu ne me plaisait pas trop. Il était peut-être là pour protéger la jeune femme, même si ce n'était pas tout à fait clair, rien ne me prouvait qu'il en serait de même pour Dora. La dernière phrase de l'explication de l'ancienne Poufsouffle me laissa perplexe. Son mari avait peur qu'elle s'en aille alors il la faisait surveiller? C'était quand même un tantinet dérangeant et abusif. Bon, je ne voulais pas non plus qu'Andromeda parte et je n'avais pas trop de crainte à ce sujet mais si ça avait été le cas je ne pensais pas que j'aurais été jusqu'à la retenir en la faisant surveiller comme ça. Je voulais faire part de mes interrogations mais Andromeda se montra plus rapide pour prendre la parole.

Je savais bien que ce qui semblait se dérouler devait la toucher car sa vie aurait peut-être pu ressembler à ça si elle avait fait ce que tout le monde attendait d'elle et épousée Alaric. Prisonnière dans une luxueuse demeure, coincée par un époux qu'elle n'aime pas. Mais, fidèle à elle-même, Andromeda se ressaisie rapidement en réalisant que sa question pouvait être un peu indiscrète. Mais, il fallait bien l'admettre, la situation devenait de plus en plus étrange et malaisante. Quelque chose n'allait visiblement pas avec Ellésianna ou plutôt avec la vie qu'elle semblait mener. Plusieurs détails de son histoire semblaient absurdes, il nous manquait une information pour comprendre le lien logique de ce qui paraissait être la descente de cette femme distante et bien éloignée de l'adolescente enjouée que j'avais connue à Poudlard.

- Vous comprendrez que nous sommes inquiet à l'idée de confier notre fille à une inconnue. Oui, mon attitude avait changée tout au long de cet entretien. D'abord heureux et confiant en reconnaissant Ellésianna, j'avais commencé à douter à mesure que nous en apprenions d'avantage sur al vie qu'elle menait à présent. Je n'hésitais plus entre le tutoiement et le vouvoiement simplement car, je devais bien l'admettre, la seule chose qui paraissait faire que je connaissais cette femme était son visage, pour le reste elle m'était une véritable inconnue et plus je m'en rendait compte, plus je m'inquiétais. On ne change pas comme ça sans raison. Et pour un si grand changement i ldevait s'être produit quelque chose d'assez important. Vous semblez pleine de bonnes intentions et serez sans doute très attentionnée envers Nymphadora. Ça je n'en doutais pas. Elle avait peut-être beaucoup changée mais je ne la pensais pas devenue véritablement méchante. Quoique les apparences pouvaient se montrer trompeuses parfois, mais je n'étais pas parvenu à un degré suffisamment élevé de paranoïa pour penser ça. Elle ne ferait pas de mal à notre fille. Votre mari n'est pas très présent, alors je ne m'en fais pas trop mais cet homme qui vous suit nous inquiète. Autant pour elle que pour Dora en faite. Je pensais avoir bien raison de dire ça en incluant aussi Andromeda, je la connaissais suffisamment pour savoir ce qu'elle devait penser de la présence de cette homme. Nous voulons simplement comprendre dans quelle situation notre fille pourrait se retrouver. Sans vouloir vous offenser, ça ne me paraît particulièrement sain. Je me sentis obligé de rajouter rapidement : Ce n'est pas contre vous mais s'est véritablement la présence constante de cet homme qui m'inquiète. Je ne me sens pas à l'aise de toujours savoir cet inconnu avec Nymphadora.

Je n'osais pas demander s'il pouvait nous rejoindre question de discuter avec lui et de saisir à qui nous avions à faire. D'abord parce que ce n'était pas son entretien d'embauche et qu'il n'avait donc absolument rien à nous dire ou quoique ce soit à justifier devant nous. Ensuite parce que à ce que j'avais compris, nous n'étions même pas sensé savoir qu'il était là. Les brefs coup d'oeil que j'avais pu lui jeter par-dessus mon épaule ne me le faisais pas paraître particulièrement sympathique ou rassurant mais j'essayais de ne pas le juger selon le bref aperçu que j'avais eu quoique le fait qu'il soit un inconnu engagé par un époux légèrement possessif pour surveiller sa femme et l'empêcher de partir me paraissait particulièrement louche. Je ne voyais pas trop où on allait pêcher ce genre de bonhomme mais je ne pensais pas que ce soit des endroits très recommandable. Mais bon, je n'en savais rien et ça ne m'avançais pas plus. Tout ce que je voulais pour le moment s'était de comprendre la situation pour évaluer s'il aurait été dangereux d'envoyer Dora dans cet environnement. Les choses n'allaient pas en s'améliorant, plus j'en apprenais, plus j'avais tendance à reculer sur ce qui pourtant semblait avoir été accepté assez vite. Un côté de moi se disait par contre que d'avoir une fillette enjouée quelques heures par jour avec elle pourrait grandement aider Ellésianna à supporter cette prison dorée où son mari semblait l'avoir mise. Mais je n'étais pas près à lui fournir cette aide si ça mettait notre trésor en danger.
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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 11 Jan 2014 - 1:14

Bon, avouer le tout, n’était apparemment pas une bonne idée, mais…ils ne pourraient pas dire qu’ils n’étaient pas au courant. Certes, j’avais un peu mal formulé les choses. Après tout…les choses ont évolué depuis nos. Début. S’il ne souhaitait pas que je m’échappe au début, lorsque je me suis mariée, je me suis engagée. Puis je me suis mise à l’aimer. Et c’est devenu une protection. Lui-même en avait pour lui, alors pas pour ça femme…se serait étrange. Et puis il y a eu l’accident et nous nous sommes perdu au niveau des sentiments je dirais. Du coup cet homme, je ne sais pas trop à quoi il me servait. Soutient ? Protection ? Assurance pour lui ? Quoi qu’il en soit, je me suis retrouvée en fâcheuse posture lorsque je leur ai faussé compagnie et que le chemin de travers a été attaqué. En revanche, il m’a sauvé la vie à l’université.

Avec mes phrases incomplètes, je leur mettais le doute…il y a peu de chance désormais que je m’occupe de leur petite fille. Il y a également peu de chances que je côtoie à nouveau des enfants…il fallait que je renoue avec Karl, que je me prouve qu’il m’aimait toujours et…revoir ce qu’on peut allumer ? Faible espoir.

La jeune femme posa une question qui était compliquée pour moi. Elle se reprit après pour s’excuser, elle ne voulait pas paraitre indiscrète, juste inquiète et je comprenais totalement. Puis ce fut au tour de son homme de parler et de douter. Encore une fois, je comprenais totalement. Quand il fallait se lancer.
« Pour que vous compreniez, il faut malheureusement que je vous dise que je n’ai pas épousé Karl par amour, mais par contrainte. J’étais plus qu’endettée et je ne pouvais le rembourser. Les hommes qui me suivaient au début étaient bel et bien là pour s’assurer que je ne lui fausse pas compagnie. Chose logique pour lui je dois tout de même l’avouer. »
Je regardais le mur, je déballais ma vie à deux…inconnu, il fallait dire ce qui était tout de même. Mais parfois il fallait faire des choix.
« Mais malgré ça, nous nous sommes mariés et nous avons appris à nous aimer, d’où notre enfant. Simplement, depuis cette tragédie, je l’ai un peu perdu, les choses ont changé entre nous, mais rien de bien grave. Il est vrai que celui avant Yvan, présent là-bas n’était pas vraiment sympathique. Mais lui, m’a clairement sauvé la vie et il a également sauvé la vie de deux jeunes filles à l’université du lac cet été. Je pense clairement pouvoir assurer qu’il ne lui fera rien. Je pense également que si je lui demande ou explique, il comprendra votre inquiétude et ne s’approchera pas vraiment de votre fille. »
Je ne pouvais rien faire de plus, je ne voyais pas ce que je pouvais dire d’autre à ce sujet. Si maintenant, malgré tout ça, ils ne pensaient pouvoir me faire confiance, je pense que je n’avais plus rien à faire ici. Je pouvais difficilement promettre que je sortirais seule avec leur fille, qu’il ne se passera jamais rien, qu’elle n’aurait jamais d’égratignure, qu’elle ne se fera jamais piquer par un moustique et qu’elle ne verra jamais mon mari. Alors bon, si je devais faire une croix sur la garde d’enfant, tant pis pour moi.


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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Dim 12 Jan 2014 - 15:27

Songeuse, je tentai de mettre un peu d’ordre dans toutes les pensées qui se bousculaient à présent dans ma tête. Quelques minutes plus tôt, nous étions prêts à confier la garde de notre fille à Mrs Wityner. Toutefois, ses derniers aveux étaient susceptibles de tout remettre en cause. Bien décidée à ne pas devenir une caricature de ces mères possessives, incapables d’abandonner leur progéniture plus de quelques minutes, je tâchai de ne pas me braquer et d’écouter les précisions que la jeune femme pouvait nous apporter. Qu’attendais-je, au juste ? Qu’elle nous rassure par ses explications. Pourtant, à mesure qu’elle parlait, je sentais mon anxiété redoubler d’intensité. Qu’elle n’ait pas eu la chance de faire un mariage d’amour, cela ne me regardait pas, bien entendu. En revanche, j’aurais préféré ignorer les véritables raisons qui l’avaient poussée à épouser ce dénommé Karl. Vraiment, cette histoire ne me semblait pas claire… J’en venais presque à regretter mon ignorance passée.

Bientôt, l’absurdité de cette pensée me sauta au visage. Je n’allais tout de même pas reprocher à Mrs Wityner de s’être montrée honnête avec nous ! Après tout, à sa place, d’autres n’auraient pas hésité à cacher cet aspect de leur vie pour conserver de bonnes chances d’être embauché. Et puis, à l’en croire, la situation n’était pas si terrible que cela. Son mari ne semblait pas être un monstre. Sans doute était-il un possessif – jaloux, peut-être – mais également protecteur au point de charger quelqu’un de veiller sur sa femme. Etant donné le climat actuel, beaucoup d’hommes auraient sans doute aimé avoir les moyens d’offrir une telle protection à leur épouse. Bref, je ne savais plus quoi penser. Encore perdue dans mes réflexions, je fus presque surprise d’entendre ma propre voix briser le lourd silence qui s’était installé entre nous.

-Peut-être qu’on devrait faire un essai…, murmurai-je, le regard dans le vague, avant de m’empresser de poursuivre, sentant le regard de Ted peser sur moi. Je veux dire… Vous vous êtes montrée honnête envers nous. C’est vrai, après tout, vous auriez très bien pu passer cet élément sous silence, comme beaucoup d’autres l’auraient fait à votre place. Mais vous avez choisis l’honnêteté et c’est une qualité essentielle.

Oui, l’honnêteté était une qualité essentielle, c’était indéniable. Toutefois, était-ce suffisant pour que nous acceptions de lui confier la garde de Nymphadora ? Je me tournai de nouveau vers Mrs Wityner pour la sonder du regard. A cet instant, plus que jamais, j’aurais aimé être dotée d’une sorte de sixième sens – ou bien du troisième œil, au choix. Quelque chose me disait que nous pouvions lui faire confiance mais pouvais-je entièrement me reposer sur cette vague intuition ? Tout-à-coup, je regrettai de ne pas avoir emmené Dora avec nous. Ainsi, nous aurions pu voir comment la jeune femme se comportait avec elle. Cela dit, il était impossible d’avoir une conversation sérieuse en présence de Nymphadora qui n’avait de cesse de couper la parole pour monopoliser l’attention. Ellésianna ne nous aurait sans doute pas fait toutes ces confidences en présence de notre fille. Je soupirai.

-Bien sûr, je serais plus tranquille si cet homme se tenait à bonne distance de notre fille et sans doute rassurée si nous avions eu l’occasion de parler avec lui. Mais il vous a sauvé la vie alors… Si sa mission première est vraiment de vous protéger… Dans le contexte actuel, c’est plutôt rassurant de savoir que quelqu’un est là pour veiller au grain, concluai-je sans quitter Ellésianna des yeux. Elle semblait vraiment vouloir de ce travail. Je resongeai à cet enfant qu’elle avait perdu… Je pense qu’on devrait faire un essai…, répétai-je alors avant de rajouter, d’un ton ferme. Sachant qu’au moindre problème, nous nous réserverions le droit de revenir sur notre décision. Et de me tourner vers Ted. Qu’est-ce que tu en penses ?

Oui, Ted, qu’en penses-tu ? Dis-moi que je ne suis pas une mère indigne. Dis-moi qu’il ne s’agit pas là d’une réaction totalement irrationnelle, un énième transfert, conséquence d’un passé pas si lointain. Dis-moi que je ne suis pas folle à lier d’éprouver de la compassion pour une parfaite inconnue au point de risquer de mettre notre fille en danger. Bien entendu, je gardai tout cela pour moi, me contentant de lui faire part de mes doutes d’un simple regard. Car il savait très probablement ce qui se passait dans ma tête à cet instant. Cela ne voulait pas dire qu'il l'approuvait pour autant... Redoutant sa réaction, je regrettai presque de m’être montrée si optimiste. Sans doute aurait-il préféré que nous en discutions tous les deux avant. Cela aurait sans doute été plus sage.

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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Mer 22 Jan 2014 - 7:12


Je regardais Ellésianna, ne sachant pas trop comment réagir à ces révélations d’abord. Évidemment, j’étais au courant du fait que les mariages forcés chez les sorciers. Après tout, j’étais quand même assez bien placé pour connaitre ce qui avait failli arriver à ma femme. Mais cette fois s’était encore pire que le fait que des parents choisissent qui leur enfant épousera simplement parce qu’au moins quand un parent pense choisir quelqu’un de bien. Dans ce cas, s’était pour une question de dette. Je ne pu m’empêcher de me demander ce qu’elle avait bien pu faire pour accumuler une dette si important envers cet homme pour se retrouver dans une telle situation. Elle ne l’avait peut-être pas dit explicitement, mais au final cet homme l’avait retenu prisonnière et le faisait toujours sauf que là ils étaient mariés. Je doutais vraiment que l’amour ait quoique ce soit à voir avec ça. Tant mieux si elle croyait qu’ils avaient appris à s’aimer mais pour moi s’était inconcevable. S’était une chose qui ne s’apprenait pas, on aimait ou non. En même temps, je ne pouvais pas vraiment juger Ellé, s’était quelque chose qu’elle avait été contrainte de faire à la base, j’en étais certain à simplement voir la façon dont elle en parlait.

Andromeda fut plus prompte à réagir. J’aurais aimé que nous puissions prendre un moment pour discuter de tout ça entre nous. S’était quand même assez important comme révélation tout ce que nous avions appris sur celle qui voulait s’occuper de notre fille. Je me retrouvais donc pris un peu au dépourvu. Je n’avais pas envie de refuser complètement la candidature d’Ellésianna. Elle avait peut-être eu des ennuis mais ce qui lui était arrivé n’était pas entièrement directement de sa faute. D’un autre côté, je tenais toujours à trouver ce qu’il y avait de mieux pour Nymphadora et j’ignorais si se retrouver dans une situation aussi particulière et un peu dérangeante serait quelque chose de convenable pour elle.

- S’est très bien d’avoir été honnête avec nous. Je vous crois si vous me dites que cet homme resterai loin de notre fille...mais je me demande encore si ça pourrait réellement fonctionner.

Comme n’importe quel parent, j’aurais voulu pouvoir protéger ma fille de tout. Je savais bien que s’était impossible mais s’était tout de même mon rôle de m’assurer de ne pas faire exprès de la mettre dans des situations risquées. Et là j’étais face à un dilemme. Je sentais le regard d’Andromeda peser sur moi. Je la connaissais assez bien pour savoir qu’elle ne faisait pas facilement confiance aux gens, surtout lorsqu’il était question de Nymphadora. J’étais donc déstabilisé par al soudaine sympathie qu’elle exprimait pour la jeune femme assise face à mous. Je me disais que ça devait venir du fait qu’elle devait se sentir attendrie par l’histoire d’Ellésianna comme elle l’était parfois face à des histoires qui lui rappelaient la sienne. Mais pour une fois, ce n’était pas devant quelqu’un d’une importante famille de sang pur qui voudrait sa peau par la suite pour avoir écarté quelqu’un du « bon chemin ».

- Il faudrait voir avec Nymphadora. Si vous vous entendez bien d’abord, ça me semble assez important. J’avais encore quelques doutes, mais je savais qu’ils ne pourraient jamais être calmés par ce qu’il y avait toujours une infime possibilité que quelque chose de mal se produise. Et ça pas seulement à cause du fait que nous la confions à quelqu’un d’autre car il pouvait très bien arriver des accidents même si elle restait avec nous. Alors voilà, je me lançais, j’appuyais Meda alors que je n’étais toujours pas entièrement convaincu du fait que ce soit une bonne idée. Ellésianna avait droit à une chance.

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MessageSujet: Re: Parents anxieux cherchent nounou désespérément... [Ellésianna & Ted]   Sam 22 Mar 2014 - 17:46

Ils doutaient. Et pas qu’un peu. J’aurais très certainement fais pareil. Quoi que je savais plutôt que je ne travaillerais pas si je devais avoir un enfant. Mais chacun ses choix et je n’allais pas les juger là-dessus.

Finalement, après une discussion houleuse, où je me suis mise à raconter ma vie devant deux personnes qui n’en avaient probablement rien à faire et qui auraient très certainement préférer ne rien savoir, je m’étais posées plusieurs fois la question. Est-ce que ça aboutira ou pas ? Au final, il fallait croire que ça allait aboutir. C’était une bonne chose, j’étais contente. Mais je n’arrivais pas être joyeuse et m’en réjouir. Ils avaient fait remonter trop de mauvais souvenirs, trop de choses que je tentais à tout prix à enfouir au plus profond de moi. Je n’avais qu’une envie, partir et aller m’enfermer pour tenter d’oublier.

Ils voulaient garder la possibilité de faire marche arrière, ce qui était logique, après tout ils étaient ses parents, je ne pourrais jamais les empêcher de ne plus me la confier. Et ils souhaitaient aussi faire un test avec la petite fille. Ce serait le test final, savoir si ça fonctionnerait ou non.
« Je vous remercie après tout cela d’accepter de nous faire nous rencontrer. Bien entendu, vous avez mes coordonnées, donc vous pourrez me contacter sans problème lorsque vous vous sentirez prêt à nous faire nous rencontrer, si vous le souhaiterez toujours.»
Je me suis levée doucement de ma chaise et je leur ai tendu la main, à chacun, très tranquillement.
« Je vous remercie pour cette entrevue et de m’avoir écoutée. Mais je vais devoir vous laissez malheureusement, j’espère que vous pourrez comprendre.»
Comprendre que j’avais maintenant besoin de solitude, besoin de fuir.

Je leur ai serré la main à tour de rôle en leur faisant un sourire poli. Puis je me suis éloignée, après avoir écouté leurs dernières paroles.




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