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 Jamais je ne te prendrais la main.

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MessageSujet: Jamais je ne te prendrais la main.    Jeu 10 Oct 2013 - 9:45

ϟ Une fugitive pensée


Aujourd'hui est un jour nouveau. Le commun des mortels dirait dans ce qu'ils jugent un trait d'esprit que chaque aujourd'hui est un jour nouveau. Ce jour là, n'était tout de fois pas un jour comme les autres. A son réveil, au moment d'ouvrir les yeux l'idée lui est apparue, digne, saissante, son univers allé être bouleversé. Le moteur de l'homme est le désir. Malheureusement sa passion était éteinte et il faut revenir à hier pour saisir ce qui alluma la flamme de son désire.

L'homme est à genoux, ses larmes tracent des sillons dans le mélange de crasse et de sangs qui recouvre sa chaire. Rabastant est fermé aux supplications qui s'échappent de ces lèvres dégoulinante de sang. Il croit apercevoir coincé entre dents un bout de chaire sanguinolente. Appartenant très probablement à la pauvre créature qui gisait au fond de la pièce. Il n'était pas de ce genre d'homme à s’émouvoir devant les tragédies de la vie, pourtant ce jour là il était étrangement troublé par la ressemblance de la demoiselle avec sa fiancée. Il l'avait repoussée au fin fond de son esprit, mais ce visage de poupée, rendant son dernier souffle, le troublé. Pitié. Il osait lui demander pitié. La mangemort posa sur lui un regard froid, il aurait pu lui proposer de rejoindre les mangemorts, mais il n'en était digne. Il agissait en lâche, ne s'attaquant qu'à des êtres plus faibles que lui. Un éclaire argentée traça un sourire grimaçant au niveau de sa gorge. Un dernier cris muet. Le sang chaud recouvra ses chaussures. Au fond, ils n'étaient que des hommes damnés. Au fond de la pièce, elle le regardait de son regard vide, de son regard de morte. Il crut pourtant entrapercevoir une lueur de remerciement. Il pousse un soupir, il allait se faire taper sur les doigts pour tout ce sang. Il attrapa un bout de chiffon qui traînait et essuya la lame de son poignard avant de la ranger. Sa violence déplaisait, elle risquait de lui faire duré son statut d’apprenti. Il passa sa main dans les cheveux et se transpalana au manoir de son supérieur. S'il ne pouvait s'attirer les faveurs de l'homme, alors il le fera de celle de sa femme.
Il avait envoyé un hibou à Mme Prewett, bien que ce soit sa fille concernée par l'affaire, il savait fort bien qu'elle risquait de disparaître subitement. Une réponse courte, claire et des plus ravies lui était revenu fort promptement. Il fit un effort sur sa personne. Bien qu'il se trouvait séduisant au naturel, il usa d'artifices pour accroître son charisme. Tic qu'il avait, l'homme ne peut pas être parfait. Il arriva à l'heure du thé endimanché, un bouquet de rose à la main. Ressemblant à un prétendant nerveux qui viendrait demander la main de l'élu de son cœur, si ce n'est que sur ses lèvres il y avait un sourire suffisant. Un elfe de maison ouvra la porte, il jetât sur lui un regard froid et lui jetât le bouquet de roses.

« - Elles sont pour ma fiancée, tâche de les mettre bien en vue dans un vase.»

Il aurait pu lui donner lui-même. Il détestait toutefois avoir les mains occupées de choses qu'il jugeait inutile. Au fond de sa poche, elle était présente, dans un petite boîte. Vers lui s'avance la maîtresse de maison, belle, digne, tout à fait charmante avec sur ses lèvres un sourire froid. Il lui attrapa la main et la baisa du bout des lèvres.

« - Je vois que vous êtes toujours en beauté. » La satisfaction de la femme flattée se dessina sur son visage.
« - Et bien mon gendre, vous tenez donc à officialiser les choses.
- Je pense que faire les choses en priver sera plus à même à mener les actes à bien. » Elle pencha la tête sur le côté, son sourire se fit mystérieux.
« - Puis je savoir ce qui vous a fait changer d’avis ? »

Il ne répond pas de suite. Dans son esprit il a cette fille blonde dont les traits fins ressemblaient tant à Zoé. Elle devait être belle a une époque, avant que des morceaux de chaire lui manquent. Il se refuse à l’avouer, mais un sentiment protecteur était apparu à ce moment là. Elle aurait pu être à la place de cette fille.

« - Rien, simplement une rêverie. »

Il tenait à garder cette pensée pour lui. Il n’a jamais été très bavard sur le fond de ses pensées. Ne satisfaisant jamais les curiosités des autres. D’un pas lourd, il pénétra à la suite de la belle dame dans le salon. Zoé n’était pas encore là, peut-être n’était-elle-même pas au courant de ce qui était en train de se dérouler au sein de sa demeure. Sur un meuble, les roses qu’il avait emmenés brillaient de mille feux. Il leur jetât un regard de fierté, l’œil était irrémédiablement attiré par leur éclat écarlate. La pensée de la demoiselle blonde lui retraversa l’esprit. Cela aurait pu être elle. Il devait changer cela, il devait la protéger avant que le pire arrive.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Ven 11 Oct 2013 - 19:04


Le début de la désillusion

Journée des plus banales, travail, avec petite patrouille dans différents villages, petit verre au chaudron baveur, nettoyage à fond de l’appartement, douche, décrassage, passage à Sainte Mangouste, piqure et discussion avec Deschamps. Je faisais tout pour retarder l’inévitable. Voila deux mois environs, un peu plus que j’avais mon propre appartement, que j’étais partie de la maison, que j’avais très volontairement tiré un trait sur ma condition de fille de sang-pur, riche et à l’habitation merveilleusement luxueux. Mais je m’en fichais. J’étais bien dans mon petit appartement avec ma petite chambre et mes pièces petites. Je le trouvais chaleureux, fidèle à moi-même. Ce qui me plaisait aussi, c’était que personne, absolument personne n’y avait mis les pieds, c’était vraiment mon coin, mon nid, mon chez moi.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Aujourd’hui, j’avais rendez-vous chez mes parents. Je ne savais pas pourquoi, je n’avais pas vraiment cherché à savoir non plus. Le hibou était pourtant chaleureux, mais depuis la discussion avec ma mère, j’avais peur. Je ne voulais plus les voir tellement j’avais peur qu’ils me sautent dessus et m’imposent de me fiancé immédiatement étant donné que je venais enfin d’accepter mon destin. Pauvre de moi, je ne savais pas ce qui m’attendais et je prenais peur, j’avais une boule au ventre. Et si en fait il s’était passé quelque chose ? A cause de Timeus ? Ou alors quelque chose à Amy étant donné qu’elle avait quand même un métier dangereux. Plus le temps passait, plus je faisais ma vaisselle à la main et plus je stressais.

Au final, j’ai tout lâché et j’ai transplané. J’arrivais devant le portail. Je me tâtais à entrer. Finalement, je me suis décidée, j’ai franchis le portail et je me suis avancée dans l’allée. Devant la porte, j’ai lissé longuement ma robe bleu nuit. Je m’étais habillée avec goût tout de même, cheveux relevés avec délicatesse, robe longue aux fins motifs brodés d’argents et cape noir. J’ai fais un pas en avant, la porte s’est ouverte. J’ai pénétré dans le hall, il n’avait pas changé d’un pouce. J’entendis des pas venir vers moi. Ma mère, toujours aussi élégante.
« Ma chérie, bienvenue. »
« Bonsoir mère. »
J’avançais vers elle et elle m’embrassa.
« Tu es resplendissante je trouve. »
« Merci, vous aussi. »
Elle me prit le bras doucement et tout en parlant m’emmena vers le salon.
« Père se porte bien ? »
« Oui, il est là, tu pourras le voir. »
« Amylia va bien aussi ? »
« Bien entendu, mais elle ne sera pas présente, je m’en excuse ma chérie. »
« Ce n’est pas grave. C’est-à-propos de Timeus ? »
Il y eut un silence, une profonde inspiration avant d’entendre des paroles un peu plus sèches.
« Ce n’est pas à propos de lui et il n’est pas là, il ne passera plus cette porte. »
« Je sais mère, je suis désolée. »
« Je ne t’en veux pas ma chérie, ne t’en fais pas. »
Je passais enfin le seul du salon. Mon regard fut immédiatement attiré par de sublimes roses rouges sur le meuble. Il y en avait plusieurs et elles étaient merveilleusement belles.
« Elles sont magnifiques vos fleures mère. »
« Oh, elles ne sont pas pour moi. »
Elle restait vague et ne s’est pas étendue plus que ça sur le sujet. Mon regard quitta les fleurs et se posa sur un homme présent dans la pièce. Ce n’était pas mon père. En le voyant, je me suis immédiatement figée. Lestrange. Que faisait-il ici ? Mes parents m’avaient donc tendu un piège, encore un ! Mon cœur battait plus vite, je m’affolais. Parler était facile, mais face à la réalité, tout changeait.

Mon père pénétra dans la pièce à ce moment là, il m’embrassa, me salua et se dirigea vers son futur gendre pour le saluer à son tour. Ma gorge était sèche.
« C’est quoi cette histoire ? »
Je regardais tour à tour mes parents et Lestrange.
« Vous m’avez encore tendu un piège ? Vous êtes aussi impatient que ça de vous débarrasser de moi et que je ne sois plus une peverell ? »
Je sentais que la colère montait en moi et j’avais peur de faire une nouvelle crise, alors que je venais de prendre mon traitement. Il fallait que je me contrôle.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Lun 14 Oct 2013 - 15:49

Entre toi et moi, il n'y aura jamais de l'amour, mais on peut tout de même se montrer charmants, n'est-ce pas ? Alors tait-toi et souris, c'est tout ce que j'attend de toi.
Toi et moi


Il y avait chez une beauté cachée, lorsqu'elle quittait son visage affable de petite poupée souriante, quand la colère l'a prend, il la trouvait magnifique. Il resta assis sur son fauteuil, l'admirant, la trouvant magnifique. Un sourire provocateur se fit sur ses lèvres, c'était ainsi qu'il l'appréciait. Si la situation ne revêtait pas un côté officiel il prendrait plaisir à la pousser toujours plus dans sa colère, quitte à ce qu'elle ait par la suite l'une de ses crises. La situation se devait d'être désamorcée, un coup d’œil à Flora indiqua qu'elle ne savait comment réagir avec sa fille. Elle, une femme si fière, ne savait que dire face à sa petite dernière. Son père attendait probablement que ce soit à lui de réagir. Il se lève donc de son fauteuil et se saisit de la main de sa douce fiancée qui n'avait à l'instant que du mépris pour lui. De ses lèvres il la baisa tendrement, avec une autre, il aurait eut un geste bien plus proche, un tendre baiser sur les lèvres, une main caressant les cheveux de la belle. Il ne pouvait se le permettre avec elle, non pas à cause des spectateurs, mais bien à cause de Zoé. Elle n'aurait supporté.

« - Je suis confus que ma présence vous dérange tant, mais je vous prie de ne pas en tenir rigueur à vos parents, c'est moi qui leur ais fait la demande de venir vous rencontrer. »

Des paroles charmeuses, un sourire satisfait de sa personne. Il aimerait ressentir quelques sentiments pour elle. Pas nécessairement de l'amour, mais de la sympathie, de l'amitié. Il n'avait à l'instant guère que de la pitié. Il ne voyait que sa faiblesse, que son refus d'être digne de son rang. Il se devrait de la corriger, Cherry ne serait pas le meilleur exemple pour cela. Elle-même ne faisait pas ce qu'on attendait d'elle, mais ce qu'il pouvait pardonner à sa cousine, il ne le pouvait en ce qui concernait sa fiancé. Pourtant, doucement il caressa du pouce la main de celle qui partagera un jour sa couche. Un geste qui se voulait tendre et sympathique, mais qui serait très certainement mal pris. Avant qu'elle ait pu émettre la moindre protestation, il reprit donc.

« - Faites attention à votre cœur et je vous prie, venez vous asseoir à côté de moi afin d'être plus à même de  parler de notre affaire ensemble. »

Sans lui laisser le temps de parler ou quoi que ce soit, il se saisit fermement de sa main et l'entraîna sur le canapé l'invitant à s'asseoir à côté d'elle. Il tenait à ce qu'elle prenne l'habitude de l'écouter et de lui obéir. Même s'il trouvait plaisant sa fureur, il ne pouvait accepter d'avoir une femme qui ne lui était pas soumise. Il lui avait laissé assez temps. Plusieurs mois. Plusieurs fois elle aurait pu venir d'elle-même, lui faire ne serait-ce qu'un signe, mais elle ne fit rien de tout cela. Elle faisait tout simplement comme s'il n'existait pas. Cela ne pouvait plus durer. Et si un jour elle était l'une des victimes ? Comment pourrait-elle la protéger si elle était loin de lui. Ce devoir lui a été incombé le jour où leurs parents avaient déclarés qu'ils étaient fiancés. Il tenait donc à s'en acquitter, quel que soit son propre désire.

« - Si vous le désirez, nous pouvons parler ailleurs. Seulement ensemble, je suis certains que vos parents comprendraient. »

Il essayait de se montrer doux et à même à la conversation.  Au fond de lui, elle n'avait pas lieu d'être. Il lui demandait sa main, elle disait oui, il lui passait la bague au doigt et elle faisait ses bagages pour le suivre chez lui. Quelques larmes couleraient, mais ses parents avaient déjà vu leur petite fille s'en allait. Elle vivait seule depuis bien trop longtemps au goût de Rabastan. Il l'imaginait batifoler avec bon nombres d'amants. Si lui était ainsi, pourquoi sa fiancée ne pourrait-elle pas agir de même ? Il le savait fort bien, alors il voulait la garder sous les yeux, proche de lui, dans une prison dorée, mais une prison tout de même. Là était la place de la femme, seules quelques élues pouvaient se tirer de cette condition, mais Zoé n'en faisait pas partie à ses yeux. Elle était une erreur, elle avait été maudite par des puissances inconnues dès sa naissance. Sa maladie n'était que la preuve de sa faiblesse et qu'elle ne devait pas se laisser aller à des sentiments trop puissant. Sa place était à la maison, enfantant, dirigeant les elfes de maisons et causant avec quelques amies tout aussi fades qu'elle. Voilà ce qu'était sa très chère fiancée. Il aurait aimé une autre, une femme comme sa cousine, mais ce n'était pas le cas. Faute de pouvoir l'aimer, il pouvait toutefois se montrer aimable avec elle.

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Sam 19 Oct 2013 - 22:52


Que les choses soient claires

Je n’étais plus que colère. J’en voulais à toutes les personnes présentes dans cette pièce. Je m’en voulais aussi méchamment, comment avais-je pu tomber dans ce piège ?! Il venait vers moi, je le regardais, je le fusillais du regard, je ne voulais pas qu’il m’approche, encore moins qu’il me touche, il me répugnait. Mais il me prit la main et la baisa, j’eu un frisson de dégoût, je voulais la retirer, me séparer de lui, le frapper et qu’il parte.
« - Je suis confus que ma présence vous dérange tant, mais je vous prie de ne pas en tenir rigueur à vos parents, c'est moi qui leur ais fait la demande de venir vous rencontrer. »
Lui, son sourire débile, je le lui aurais bien fait ravaler. Il se mit à caresser ma main doucement, je n’en fus que plus dégoûtée de sa présence. Pourquoi diable étais-ce à lui que j’étais fiancée ?!
« - Faites attention à votre cœur et je vous prie, venez vous asseoir à côté de moi afin d'être plus à même de  parler de notre affaire ensemble. »
Comment osait-il ? Comment savait-il pour mon cœur ? Et même malgré cela il ne voulait me répudier ? Quel homme étrange décidément. Mais son ton autoritaire caché sous une voix mielleuse ne faisait que me conforter dans le fait que je ne voulais pas de lui et encore moins qu’il me touche. J’avais l’impression que ma main était en feu. Et je ne pouvais l’enlever, elle était prise au piège. Il raffermit sa prise et m’entraîna vers le canapé, me forçant à m’asseoir. Depuis quand pensait-il que je lui obéirais ? Il avait mangé trop de plumes au sucres ou quoi ?
« - Si vous le désirez, nous pouvons parler ailleurs. Seulement ensemble, je suis certains que vos parents comprendraient. »
Je ne pouvais toujours rien dire. Ce fut cette fois ma mère qui prit la parole.
« Oh oui, nous allons vous laissez tous les deux, n’est-ce pas mon chéri ? »
Et sur ces paroles, elle quitta la pièce, accompagnée de mon père qui, au passage, me serra brièvement l’épaule, comme pour m’encourager, me soutenir. Et puis, nous fûmes seuls. Dégageant sèchement ma main, je me suis levée et je lui ai fais face, toute la colère en moi s’était mutée en dégoût envers le Lestrange assis face à moi.
« C’est bon ? T’es fière de ton petit jeu devant mes parents ? »
Je n’avais même pas envie qu’il me réponde. J’enchaînais, j’avais des choses à dire et je ne voulais pas attendre qu’il change de sujet.
« Tu crois quoi ? Que tu vas débarquer dans ma vie, me prendre ma liberté et tout ce que j’ai d’un claquement de doigts de sang pur pourri gâté ? »
J’étais tellement furieuse que mes poings se sont serrés instinctivement.
« Alors oui, j’ai accepté le fait que mes parents m’aient fiancé de force. Oui, je sais que je n’ai pas le choix et je vais faire avec. Mais jamais, au grand jamais, tu ne feras de moi ta marionnette ou encore une femme qui ne fait que hocher de la tête et dire oui amène à tout ce qui sort de ta bouche. »
Une chose était certaine, j’allais bien lui faire comprendre que ça ne serait pas une partie de plaisir entre lui et moi.
« Et sache que je ne te laisserais plus jamais me toucher, tant que je ne l’aurais pas décidé. Tu penses que tout va bien se passer ? Je vais te laisser me passer cette fichue bague au doigt, je vais emménager chez toi, tu pourras profiter de moi, avoir tes fichus héritiers et basta ? Tu rêves, mais clairement. J’ai une vie qui me plait, je suis indépendante, j’ai mon propre appartement, mon métier, mes contactes et mes rêves et tout ça, tu ne pourras jamais me le prendre. Si un jour je viens vivre avec toi, c’est que je l’aurais décidé, certainement pas parce qu’on m’aura forcé. »
J’espérais être claire, très claire et que tout soit bien mis à plat. Je l’espérais, parce qu’autrement, les choses allaient être bien compliquées. Je me suis détournée de lui et me suis dirigée vers la fenêtre. Voir sa tête trop longtemps me causait un mal de crâne sans nom.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Lun 21 Oct 2013 - 18:26

Monstre, monstruosité et tout ces dérivés, vous n'avez que ce mot à la bouche ! Je ne suis qu'un homme, comme les autres, loin d'être le meilleur, mais pas le pire.
Fait un choix



Rabastan ne comprendra jamais les femmes. Ce sont des êtres si fragiles, si stupides et pourtant, parfois elles cachent au fond d'elle une colère étrange. Bien des femmes ce sont énervées contre lui, l'ont maudit, l'ont haït. Il méritait toute leur rancœur, il l'avait cherchée. Les mettre dans son lit, les quitter d'un sourire froid, les laisser s'échapper des brumes enchanteresses de ses sorts et ses potions. Elles avaient été souillées, trompées, trahies, détruites. Tout cela par lui. Leur vie était détruite par sa faute, uniquement de sa faute et lui, il en riait. Il s'en moquait même ouvertement. Allant parfois jusqu'à des sous-entendus devant leur mari, devant leur père ou même leur frère. Il n'avait pas de respect pour le genre féminin. Pourtant il n'avait pas porté une seule fois la main sur Zoé. Que ce soit avant l'annonce de leur fiançailles ou même après. Il l'avait laissée vagabondé à sa guise, être un petit feu follet qui croyait pouvoir vivre éternellement libre. D'autres n'auraient pas fait cela. Maintenant que la mise en scène n'avait plus lieu d'être, il poussa un lourd soupire devant tant de haine, tant de cruauté et lui attrapa le visage du bout des doigts. Le mangemort prit un plaisir à les enfoncer dans le chaire de sa bien aimée pour qu'elle en souffre.

« - Et bien très chère, demande donc à tes chers parents de te trouver un autre partit. Un homme qui ne te laissera pas le choix, un homme qui t'épousera de force et qui lors de la nuit des noces te violera et il en sera probablement ainsi jusqu'à ce que tu sois grosses d'un mâle. Alors il t'abandonnera dans un coin, si tu restes assez muette peut-être pourras-tu vivre ta vie tranquillement. A moins que le tueur qui rôde prenne ta vie, il est de mon devoir de m'occuper de toi, de te protéger, que je le veuille ou non. Si tu tiens à mourir, alors annonce à tes parents que nous nous marrions plus. »

Il la relâcha des marques rouges sur ses deux joues apparaissaient. Il tendit une main lasse en direction de la porte.

« - Qu'attends-tu donc ? Va s'y ! Va demander qu'on te trouver un fiancé bien mieux que moi, je n'ai jamais demandé à t'épouser. J'aurais préféré une épouse saine et digne de son rang. Passe cette porte et je considère que nous ne sommes plus fiancés. Reste ici, alors tu te soumettras à mes règles. »

Il n'aimait pas le portrait qu'elle dépeignait de lui, imaginait-elle vraiment qu'il allait la violer ? Qu'il était monstre qui aimait dévorer tel Chronos ses enfants ? Il n'était qu'un homme, avec ses faiblesses, ses défauts. Son bras retomba. Il attendait sa décision. Il n'avait jusqu'à ce jour jamais déçu ses parents, du moins son père. Sa très chère mère n'avait que du dégoût pour lui et ce dès sa naissance, alors chaque chose qu'il faisait été nécessairement néfaste. Il était prêt s'il le fallait à subir l'ire de son père. Les Lestrange n'étaient plus si connus que cela, leur puissance était devenu moindre et il était le second fils d'une branche secondaire devenu par un coup de dé du destin. Sans parler de sa réputation qui commençaient à le précéder. Pourtant il était prêt à faire face à cela si tel était son destin. Il aurait pu obliger cette fille à l'épouser, mais durant toute son enfance, il a vu sa mère haïr son père. Il a vu son père avoir plus d'une fois le cœur brisé, de vivre dans le regret d'un amour qui n'était jamais venu. Non. Il tenait pas à avoir de tels relations, il avait encore sa fierté et s'il ne devait jamais marier, s'il devait subir les reproches de la société, alors il le ferait, mais avec classe et dignité. Comme à son habitude.

Il appréhende sa réponse. Il aimerait qu'elle reste, après tout à son regard ses conditions ne sont pas si terribles que cela. Il lui demande essentiellement de vivre chez lui. Par la suite elle devra cesser de travailler et élever leurs enfants, mais cela viendra. Peu à peu. Lui faire croire que son indépendance et toujours là et l'enfermer dans la cage qui lui avait préparé. Cherry l'aiderai, du moins si elle voulait bien, quand il lui avait parlé de son projet elle n'avait pas bondit de joie, loin de là. Se contentant de pousser un grognement, lui demandant si elle devrait ou non céder sa chambre. Comme si Zoé pouvait prendre sa place. Personne ne pouvait prendre la place de Cherry, après tout elle était la seule femme qui comptait à ses yeux. Il la regarde, il attend sa réponse. Pas besoin de mot, simplement un geste. Qu'elle s'en aille ou qu'elle reste.

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Mer 23 Oct 2013 - 14:10


Accepte, s'il te plait

J’avais très certainement du être très claire vu comme il prenait les choses. Soupir et douleur. Ses doigts me faisaient terriblement mal, je mettrais ma main au feu que j’aurais de belles traces par la suite !
« - Et bien très chère, demande donc à tes chers parents de te trouver un autre partit. Un homme qui ne te laissera pas le choix, un homme qui t'épousera de force et qui lors de la nuit des noces te violera et il en sera probablement ainsi jusqu'à ce que tu sois grosses d'un mâle. Alors il t'abandonnera dans un coin, si tu restes assez muette peut-être pourras-tu vivre ta vie tranquillement. A moins que le tueur qui rôde prenne ta vie, il est de mon devoir de m'occuper de toi, de te protéger, que je le veuille ou non. Si tu tiens à mourir, alors annonce à tes parents que nous nous marrions plus. »
Ses paroles me firent froid dans le dos. C’était ce que je souhaitais, changer d’homme, mais il avait terriblement raison, qui voudrait d’une femme qui a rompu ses fiançailles ? Qui voudrait d’une personne qui peut défaillir n’importe quand ? Qui avait surtout un sal caractère ? Certainement personne ou alors des vieux ou des tarés. Il avait terriblement raison et ça me fit aussi terriblement mal. Il me relâcha et j’en profitais pour me frotter les joues. Il me montrait la porte, il voulait que je mette tout cela en action.

Une épouse saine et digne de son rang, se soumettre à ses règles. En gros, je n’étais rien qu’une personne qui ne le méritait pas et j’étais prisonnière si je restais…j’enrageais.
« Rah tu m’énerve ! »
Je n’avais pu m’en empêcher. Je lui ai tourné le dos et je me suis mise à déambuler dans la pièce, je cherchais une solution, je ne voulais pas être prisonnière toute ma vie, je ne voulais pas être coincée dans une vie que je ne voulais pas. J’avais envie de pouvoir vivre ma vie, de pouvoir être heureuse tout de même. Il fallait que je trouve une solution.

Je décidais de me calmer, m’énerver et hurler ne m’aiderait absolument pas. Mais il fallait que je réfléchisse, que je trouve les bons mots.
« Je ne vais pas partir. Il se trouve que…tu as raison. Tu n’es très certainement pas le prince charmant que j’espérais, mais je risque fort de tomber sur bien pire si je passe cette porte. »
Je regardais dehors. Je fuyais son regard. Je me disais que si je me perdais dans la nature, peut-être que tout cela me paraitrait moins…réel.
« Je reste…je sais que je n’ai pas trop le choix et que je devrais bien finir par faire ce que tu me demande, même si ça me répugne. Mais je tiens vraiment à plusieurs choses. Et j’aimerais vraiment que tu considère ce que je vais te dire et qu’ensemble, on trouve une solution pour qu’on soit gagnant tous les deux dans cette histoire. »
Je ne savais pas s’il accepterait. Ça m’étonnerait grandement, il n’aurait rien à gagner…sauf peut-être ma coopération et ma bonne volonté lorsqu’il voudrait ou qu’il me demanderait quelque chose.
« Tu m’enverra peut-être balader, mais je souhaite garder mon travail et que tu me laisse du temps pour t’accepter vraiment dans ma vie. Je m’y ferais, je veux dire, je sais très bien qu’à un moment donné je changerais et qu’on ne se prendra certainement plus la tête, mais il me faut du temps pour que je digère ma liberté qui disparait. Il y a aussi deux choses que j’aimerais, la première, c’est que tu accepte que je garde mon appartement pour un temps, le temps de m’habituer à vivre sous ton toit en continu. La deuxième…tu pourras dire et faire tout ce que tu veux, mais tant que tu iras voir toutes ces femmes tout le temps, tu ne me toucheras pas. »
Je fis une pause, j’étais plus résignée qu’autre chose. Je me suis tournée et je l’ai regardé, je me suis approchée et me suis assise dans le canapé.
« Ce n’est un secret pour quasiment personne et une chose est certaine, même si tu refuses le reste, je ne changerais absolument jamais d’avis sur ce dernier point. »
Il était clair et net que je n’accepterais au grand jamais d’être touchée par un homme qui va fourrer son nez et d’autres choses absolument partout. J’espérais en tout cas qu’il accepterait ces points. En échange, je me savais capable d’accepter…les conditions qu’il me donnerait.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Dim 27 Oct 2013 - 21:59

Je ne suis pas ton prince charmant, tu n'es pas la princesse de mes rêves. Tu ne veux pas que je cours les femmes, tu ne veux pas aller dans mon lit. Et bien petit, ton avis changera sur moi le jour où tu viendras dans mon lit, alors je serais bien plus qu'un prince pour toi.
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Si un jour il venait à l'esprit d'une personne la question très stupide de demander à Rabastan quel est son type de femme, il sortirait une belle illusion. Celle qu'on attend de lui. Il dirait qu'une femme se doit d'être belle, sangs-pur, bien que ceci soit une évidence, charmante, souriante, muette et qu'elle sache satisfaire ses désirs dans un lit. La réalité n'était pas bien différente, si ce n'est qu'il aimait les femmes qu'il lui tenait tête. Certains le regarderaient avec mépris déclarant qu'il était le genre d'homme qui aimait briser les femmes. Que son seul désir était de faire d'elles des poupées qui auraient pour seul but dans la vie de satisfaire la moindre de ses envies. Ce qui était faux, totalement faux. Pas une fois il lui coupa la parole. Il la regarda déambulée, furieuse, cherchant à gagner la moindre liberté, sachant parfaitement qu'il pourrait refuser tout ces points et déclaré qu'elle n'avait qu'à s'en aller si elle tenait tant à sa vie. Elle se décide enfin à s'asseoir dans le canapé, terminant sur la point le plus douloureux. Pourtant il garde sur ses lèvres le sourire suffisant du vainqueur.

« - Cela ne te dérange pas si je fume ? »

Doucement il tapote sur son étui en argent pour sortir une fine cigarette. Il tend l'étui en direction de Zoé, une lueur interrogative dans le regard, puis se ravise.

« - Non, c'est vrai qu'avec ton cœur il ne vaut mieux pas. »

D'un geste de la baguette, il fait apparaître un éclat rougeoyant au bout de sa cigarette et la porte à sa bouche.  Il prend son temps. Ils ont tout leur temps pour discuter. On dit qu'il est un rustre, mais il prend la peine de s'appuyer contre le meuble, loin d'elle, crachant sa fumée vers le plafond et faisant attention qu'elle ne soit pas indisposée par cette dernière. Parait que cela fout les poumons en l'air. Paraîtrait aussi que les sangs de bourbes sont des sorciers. Il ne fait pas vraiment attention aux on dit.

« - Bien. Tu gardes ton travail, mais lorsque tu tomberas enceinte, tu devras élever notre enfant. Je ne tiens pas à ce qu'il soit confié à une nourrice quelconque qui se dit capable de l’élever à notre place. Tout enfant à besoin de sa mère. »

Il reste silencieux, tirant une taffe. Il avait eut une mère, elle ne l'avait pas aimé, lui faisant comprendre qu'il était une honte pour elle, mais il avait eut une mère. Parfois il pensait à ses sangs-purs confiés à des précepteurs, à des nourrices. Non, son fils ne sera pas comme eux.

« - Tu pourras garder ton appartement, jusqu'à notre mariage, mais je veux avoir les clés et les soirs où tu iras là-bas, tu me préviendras. Si je ne suis pas occupé, je te rejoindrais, le temps que ce malade courent les rues je ne veux pas te savoir seule. » Il reprend plus doucement. « Il s'attaque aux sangs-purs maintenant. » Faiblesse, il montrait son inquiétude pour elle. Il regarde d'un air lasse la fumée pour cacher la pointe de tendresse qu'il venait d'avoir pour elle. « Tu devras le vendre le jour de notre mariage, ne t'inquiète pas, tu garderas l'argent. »

Le dernier point. Bien sûr que l'on savait qu'il couchait à droite à gauche. Brisant les ménages avec sa cousine, souillant les petites demoiselles aux allures si parfaites. Savaient-ils aussi qu'il avait été trahis ? Qu'il avait osé coucher avec une née moldue ? Non. Du moins il espérait que non, sinon cela aurait jasé. Bien plus que d'habitude.

« - Je cesserai de coucher avec d'autres femmes, le jour où tu concéderas à venir dans mon lit. Dés l'instant que tu m'en feras la promesse, je cesserai. Plus d'aventures, plus rien. » Il tire de nouveau sur sa cigarette et ajoute avec un sourire narquois. « Les hommes ont des besoins, mais ne t'inquiète pas, je ne couche qu'avec des femmes bien plus digne que toi. Après tout, tu n'es pas non plus la princesse que j'attendais. »

Pique cruelle. Elle se devait d'oublier la tendresse qu'il avait pu avoir à son égare. L'amour viendrait un jour, mais viendrait d'elle en premier. Celui qui tombe amoureux le premier se soumet. Il s'y refuse. Il ne veut pas être ce genre de maris. Ils existent, ils se montrent fier, mais ils font tout ce que leur femme désire. Ils vont même jusqu'à laisser la femme décider de l'éducation de leur enfant ! Son fils ne connaîtra pas cette honte, élevé par sa mère, mais dans les valeurs que lui aurait décidé. Il la fixe du regard, attendant une réponse. Au fond, il espère qu'elle acceptera enfin de faire ses valises et d'habiter chez lui. Cherry râlera un peu bien entendu, mais elle aussi devait se faire à cette idée. Il devait tout s'y faire. Il était temps de rentrer dans le monde des adultes.
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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Mar 5 Nov 2013 - 22:58


Temps mort

J’avais parlé sans m’interrompre un moment, j’avais déballé ce que j’avais sur le cœur. J’étais maintenant assise dans le canapé, presque résignée à mon sort. J’attendais qu’il réagisse et m’envoie chier. Il me proposa une cigarette. Mais je n’eus rien besoin de dire, il avait rapidement compris que je ne fumais pas et surtout que je ne pouvais me le permettre avec ma santé. Il était allé loin de moi, pour me préservé de la fumée, il faisait d’ailleurs bien attention à ce qu’elle ne parte pas vers moi. Je ne l’aurais jamais admis, mais je lui en étais reconnaissante.

Le silence se faisait pesant. Je commençais à me tortiller sur le canapé, terriblement mal à l’aise. Enfin il parla. Je me suis figée, dans l’attente. Je pourrais continuer à travailler, jusqu’à être enceinte. Ce qui n’arriverait jamais tant qu’il n’arrêterait pas d’aller voir ailleurs. Donc j’étais plutôt tranquille pour un petit moment sur ce sujet. Il ne voulait pas d’une nourrice. J’étais totalement d’accord avec lui. Je ne voulais pas que mes enfants, même s’ils étaient de lui, soit élevés par une inconnue qui puisse les corrompre ou en faire de futur tyran. J’arrêterais le travail le temps nécessaire, mais j’étais bien décidée à le reprendre plus tard.

Il y eut à nouveau un silence, est-ce que je devais lui répondre ? Je ne savais pas vraiment, mais le temps que je me pose la question intérieurement, il avait repris. Tant mieux, il résolvait mes soucis ainsi. On abordait maintenant le sujet de l’appartement. Je grinçais des dents. Lui donner les clés revenait en quelque sort à me priver de ma liberté. Il me rejoindrait…s’il avait le temps, je ne voyais pas ce qu’il ferait, surtout que je n’avais que deux petites chambres et un canapé. Je haussais les épaules. En revanche, une phrase résonna à mes oreilles.
« Le temps que ce malade courent les rues je ne veux pas te savoir seule. Il s'attaque aux sangs-purs maintenant. »
S’inquiéterait-il pour moi ? Voila qui était intéressant. Est-ce que quelque part au fond de lui, il ne voudrait pas prendre soin de moi ? Quelque chose du genre ? Je ne savais pas quoi penser. Je n’étais jamais vraiment tombée amoureuse. Je savais que j’avais eu une sorte de coup de cœur pour mon meilleur ami, mais tout cela était passé bien rapidement. Je n’avais encore embrassé personne, je n’y connaissais rien en relations humaines. Et je me permettais de tenter d’aider Lily avec ses problèmes de cœur. J’étais bien la dernière personne à qui il fallait demander cela. Il m’annonçait également que je devrais vendre mon appartement par la suite…ce qu’il ne savait pas, c’était que j’étais simple locataire. Je n’avais absolument pas les moyens d’acheter un appartement, même dans une rue qui avait subit une attaque de mangemorts.

Je me disais que finalement il était bien conciliant. J’avais souvenir d’un Rabastan plus ferme sur ses objectifs et surtout plus obstiné pour obtenir tout ce qu’il voulait. Mais qui sait, peut-être que sa sortie de Poudlard lui avait fait du bien et l’avait rendu plus humain. J’entendis des mots qui me ramenèrent à l’instant présent. Il parlait de ces autres filles qui couchaient avec la première chose venue. Je devais lui promettre d’aller dans son lit et il arrêterait. Sauf que je n’étais pas ce genre de fille à coucher avec n’importe qui. Oh j’oubliais, il n’était pas n’importe qui, juste mon futur mari…mais pour une première fois…je n’avais pas vraiment envie de me sentir en compétition avec toutes ses conquêtes. Comment vivre après chaque jour à ses côtés en sachant que je ne peux le satisfaire étant donné que, comme il le dit si bien, les hommes ont des besoins, besoins que je ne pourrais très certainement jamais satisfaire.

Tout cela était tellement compliqué. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles être plus simples. Je savais pertinemment que je ne pourrais jamais lui faire cette promesse si je ne tombais pas amoureuse de lui. Mais je n’en avais pas envie. Et de toute manière, il ne ferait très certainement jamais l’effort de son côté. Je me prédisais donc un très long avenir seule, en tant que policière, dans mon petit appartement du chemin de traverse. Voila qui satisferait tout le monde.

Je me suis levée, j’ai pointé ma baguette sur lui et je me suis contentée d’éteindra sa cigarette. Oh il s’énervera très certainement, mais quand même. D’un autre coup de baguette, je lui ai dupliqué mes clés. Je me suis approchée de lui. J’étais juste en face. Il était tellement grand. Il paraissait plus âgé que moi alors que nous n’avions que  quelques mois de différence. Il paraissait aussi plus mature, comme s’il avait déjà vécu bien plus de choses que moi. Ce qui était le cas d’une certaine façon, il fallait être honnête. Je lui pris la main, je le touchais, qu’est-ce qui m’arrivait ?! Et je lui posais ma clé, laissant ma main un instant dans la sienne.
« Je te remercie d’accepter mes conditions. Aussi je vais accepter les tiennes aussi. Ne crois pas cependant que toute la colère ou la répulsion que j’ai a disparut d’un coup de baguette. Voila mes clés. Je t’enverrais ma chouette les soirs ou je ne dors pas chez toi. J’essayerai cependant de venir chez toi en tout cas une fois par mois. Mais je ne dormirais pas avec toi. Pour le probable futur enfant que l’on peut avoir, je suis d’accord avec toi, je ne laisserais jamais personne s’occuper de mes enfants à ma place, mais il est probable que je reprenne mon boulot par la suite, lors qu’il n’aura plus besoin de moi. J’ai bien l’intention de monter les échelons et de finir tireuse d’élite. »

Je fis une pause, je ne savais comment lui annoncer les choses, mais il faudrait bien me lancer.
« Je sais que je ne te satisferais sans doute jamais, je n’ai pas ton expérience et je ne l’aurais jamais. »

Non, je ne lui avais pas dis, je n’en étais pas capable. Pendant tout ce temps, je n’avais pas lâché sa main. Je n’avais pas quitté ses yeux du regard non plus. Finalement, j’ai enlevé ma main et j’ai regardé les fleurs dans le vase.
« Je ne t’ai pas remercié pour tes magnifiques fleurs. »

J’ai reporté mon regard sur lui et c’est avec un petit sourire aux lèvres que j’ai continué.
« Est-ce que c’était pour te faire pardonner de t’imposer à moi ? »
Je savais bien qu’il m’enverrait probablement balader, mais ce n’était pas grave, il avait une tête qui me disait « envoie-moi des piques !!! »



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Ven 8 Nov 2013 - 18:36



Voulez-vous


La liberté. Un concept. Une illusion. Un mot. Tout ce que vous désirez. Jamais une réalité. La liberté n'est qu'un mensonge pour oublier la prison dans laquelle nous sommes enfermés. Dés notre naissance nous sommes derrières des barreaux, enfermés à des contraintes dont nous avons l’obligation de respecter. La liberté, tous les hommes en rêves. Certaines femmes, un peu idiote, aussi. Il pousse un soupire lorsqu'elle éteint sa cigarette, hargneux il écrase les cendres froides contre le meuble et abandonne le mégot aux elfes de maisons. Un jour il lui apprendrait les manières, un jour elle serait sienne et il fera d'elle ce qu'il désire. Il pourra lever la main sur elle, il pourra l'insulter, l'enfermer, l'attacher à leur lit même. Il pourrait faire d'elle sa chose, une fois qu'elle lui appartiendra. Pas maintenant, il fallait se montrer patte blanche. Il fallait qu'elle croit qu'il pouvait être l'homme de ses rêves, qu'elle avait gagné, qu'il ferait tout ce qu'elle désire. Il suffit qu'elle y croit. Un sourire suffisant se glissa sur ses lèvres quand la petite clé atterrie dans la paume de sa main, c'était une grande victoire. Il la glissa dans sa poche et hocha de la tête.

« - Ne t'inquiète pas, j'en prendrais grand soins. »

Elle reprend. Allant jusqu'à le remercier. Elle se donne à lui, abandonne plus qu'il ne le désirait. Elle ne saisit pas, elle ne voit pas qu'elle est en train de perdre et lui de gagner. Il se sent tout puissant, il se sent supérieur. Après tout n'est-ce pas ce qu'il est ? Supérieur. Voilà l'énième preuve qu'en tant que mal il lui était supérieur. Il fait une légère moue pour la forme quand elle lui assure qu'elle reprendra son travaille après avoir élevé leurs enfants. Il ne la contredit toutefois pas. Pour l'instant c'est ce qu'elle dit, mais une fois qu'elle sera enfermée dans ses activités de femme au foyer, elle n'aura plus le désir de travailler et puis si c'est le cas, il n'aura qu'à s'assurer qu'elle n'ait pas les moyens, ni les capacités de retrouver un travail. Elle retire sa main, se détachant de lui.  Rabastan reste froid et muet. Sur ses lèvres il garde se sourire impénétrable et mystérieuse, séducteur et moqueur en même temps. Comme si on jouait devant lui une comédie dont seul lui pouvait en comprendre le sens et l'hilarité.

Le sorcier attrape une rose, l'une des épines s'enfonce dans sa chaire, mais il n'y porte guère d'attention. Il se contente de la tendre vers sa fiancée et de chatouiller le visage de Zoé avec la fleur.

« - Ne puis-je point faire de présent à ma fiancée sans avoir d'arrière pensée ? Si les hommes doivent avoir des raisons pour offrir des cadeaux à leur bien-aimé, tu découvriras un autre monde avec moi. » Il lui tendit avec précaution la rose. Une goutte de sang perla sur son index et roula le long du doigt. « Ce sont tes parents qui ont tenu à ce que je m'impose à toi, les miens aussi. Je ne fais que ce me dicte mon devoir. Tu devrais penser à faire de même toi aussi. »

Il sourit, dans son regard se lit toutes les menaces qui planent dans ses mots. Tendre et cruel, curieux personnage qu'il était. Il ne vivait que pour les règles, que pour s'élever, que pour jouer le rôle qu'on lui avait imposer. Conscient de ses limites, il n'avait jamais vraiment chercher à s'en échapper. On ne pouvait de toute manière, il fallait s'en contenter, s'y soumettre. Il n'aimait pas cette femme, il l'appréciait comme on apprécie une peinture, un objet. Parfois il lui arrivait d'avoir quelques émotions à son égare. Il avait même le vague espoir de l'aimer un jour. Il tendit son bras pour l'offrir à sa fiancée. Oui, c'était ce qu'elle était. Sa fiancée. La femme qui l'émasculait.

« - Voulez-vous que nous annoncions la bonne nouvelles à vos parents ? Je suis certains qu'ils seraient rassurés et ravis de voir que nous avons enfin pu trouver un accord. »

Un accord... On pourrait croire que c'est une sorte de compromis, qu'eux deux avaient acceptés d'abandonner certaines choses. Un piège, c'était surtout cela. Il l'avait pigée, comme tout bon serpentard l'aurait fait à sa place pour arriver à ses fins. Agacé de devoir lui tendre le bras dans le vide, il finit par lui donner une légère tape sur les fesses. Une lueur grivoises éclaircit un court instant son visage avant qu'il ne reprenne le sérieux qui le caractérisait tant.

« - Et ne t'inquiète pas, je suis sûre que même un cadavre serait capable de me satisfaire. Allons-y. »

La simple question était devenu un ordre. Ce n'était même pas vraiment une question au début, simplement une formulation plus douce pour lui faire savoir que maintenant tout devait être officialiser. La clé, les promesses, tout ceci n'était rien à ses yeux. Il voulait que le monde sache, que la société voit qu'eux deux formaient enfin le couple qu'on avait attendu. Que les rumeurs soient confirmés et qu'on cesse de lui incriminer de stupides mensonges. D'une pression dans le bas du dos, il la poussa hors du salon. Elle devrait s'y habituer, désormais elle était sous son contrôle. Enfin presque. Elle était sa fiancée, elle était marquée.

« - Ah ! J'ai faillit oublier. »  Il la retenu par le bras. Il farfouilla dans sa poche et ouvrit un écrin. Rabastan n'était pas le genre d'homme à être nerveux, ni même angoissé. Cependant, tendit qu'il tendait à sa fiancé l'écrin contenant la bague, il se sentait stupide, rabaissé, l'impression d'appartenir au commun des mortels et qu'elle pourrait lui dire non à tout instant. «  Mademoiselle Peverell, me feriez-vous l'honneur de devenir ma femme ? » Il ajouta avec un sourire. « Je ne me met pas à genoux, sauf si tu y tiens. Le sol ne m'a pas l'air très confortable. »  

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Jeu 12 Déc 2013 - 14:30


Fin de l'innocence
Je le trouvais étrange, mais pour être franche, j’appréciais cette facette de lui, même s’il me jouait la comédie ou s’il me mentait. J’avais l’impression d’être aimée, appréciée et ça me faisait du bien, surtout quand on voyait ce que j’avais à peu près enduré jusque là.

Il fit glisser une rose le long de ma joue, ça me chatouillait. Il me fit une sorte de promesse, comme quoi il me ferait découvrir autre chose. Le voulais-je vraiment ? Surement oui, autrement j’aurais dis quelque chose. Je le regardais simplement, en me taisant. Je voyais bien à son regard que ce n’était ni du bonheur ni de l’amour fou qui l’emplissait, mais j’allais devoir faire avec. Inspirant profondément, je pris le bras qu’il me tendait et ne fit que hocher la tête, je n’avais pas le choix de toute manière. Il parla même de cadavre et cela me fit froid dans le dos. Si un mort pouvait le satisfaire, j’avais du souci à me faire.

Me poussant j’avançais, comme un automate, sans rien dire, subissant encore une fois mon destin. Mais il me retint par le bras et je fis un demi-tour sur moi-même. Je le vis fouiller dans ses poches. Il me tendit une bague, il ne s’était pas mis à genoux. Je pouvais comprendre en voyant le sol en bois. Et de toute manière, c’était stupide ces traditions, ça ne se faisait que lorsqu’on aimait vraiment la personne à qui on le demandait et encore.
« Mademoiselle Peverell, me feriez-vous l'honneur de devenir ma femme ? »

Dans mes rêves, lorsque je vois un homme me demander cela, il est à genoux et je sens de tout mon cœur que je l’aime. J’en pleure et je suis toute perturbée. Là, il n’y avait rien dans mon esprit, rien à part de la tristesse. J’étais triste de passer une étape aussi importante avec un homme qui ne m’aimait pas et que je n’aimais pas. J’avais de la peine à voir mon destin, mon avenir. Mais je savais qu’il serait bien sombre. C’est d’une voix neutre que je parlais.
« Oui monsieur Lestrange, avec plaisir. »

Ou pas. Mais c’était une autre histoire.

Il me glissa la bague à mon doigt. Elle était jolie, ni trop grosse ni trop petite. Elle me plaisait bien.
« Bien, mes parents nous attendent je crois. »

Je lui ai tourné le dos et ouvert la porte. Se tenait mon père et ma mère dans le couloir. Ils discutaient, mais se sont arrêtés dès qu’ils nous on vu sur le pas de la porte. Elle souriait, elle semblait heureuse. J’ai tendu la main devant moi, l’air de rien et son sourire s’élargit encore. Mon père vint me prendre dans ses bras pour me féliciter et fit de même avec Rabastan.
« Nous organiserons une belle fête pour votre mariage avec un grand bal, ce mariage se doit d’être magnifique. »
Je hochais la tête, je comprenais que mes parents voulaient quelque chose de beau et grand.
« Que pensez-vous de l’automne prochain ? Ça vous laisse un an pour faire plus connaissance tous les deux. »

Je me raidis. Que devais-je dire ? Qu’il nous faudrait plus d’un an pour faire connaissance et nous apprécier ? Je me doutais que c’était logique pour eux, alors je préférais me taire.
« Je pense que ça devrait aller un an. »

Je me suis tournée vers mon fiancé.
« Bien, maintenant, souhaites-tu que nous allions l’annoncer à tes parents ? »



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Lun 23 Déc 2013 - 23:47



Deux filles, un homme et un appart.


Bien entendu qu'elle dit oui. Qu'aurait-elle pu dire autre chose que oui ? Un petit sourire satisfait se trace sur les lèvres de Rabastan, révélant sa crainte intérieur de se faire rejeter. Il n'aurait pu souffrir d'une telle réputation. Le sang pur rejetait par cette fille dont personne ne voulait. Elle n'avait pas le choix, qui d'autres que lui aurait suffisamment pitié de cette fille ? Pourtant Zoé serait capable de refuser, au nom de grand concept stupides et idiots tel que la liberté et la dignité. Elle avait dit oui. Pour une fois elle agissait avec raison. Il attrape la bague et la glisse doucement sur le doigt de sa promise. Il ne juge pas bon de la prévenir qu'un sort l'empêchera de l'enlever et qu'un autre lui permet de savoir à tout instant où elle est. De vieux sorts de magies noirs, jugés archaïques et machistes, mais que les Lestrange apprécient pourtant tant. Il la connaît, elle entrera alors en fureur, son petit cœur explosera et on serait capable de lui reprocher d'avoir tuer sa fiancée ! Il aura tout le temps de la faire entrer en fureur après leur mariage si nécessaire. Pourtant l'instant il ne tient pas trop à abîmer la jolie poupée.

A les voir sortir de cette manière, lui la tenant par la hanche, elle la bague au doigt. On pourrait croire qu'ils forment un couple heureux, voir si l'on ose prononcer le mot infâme, amoureux. Bien entendu il y a toujours ses agaçantes embrassades avec la famille. Ne perdant pas ses bonnes habitudes, après que son très cher beau père l'ait enlacé, il fit de même avec belle-maman, mais n'hésita pas à glisser cette fois-ci la main en direction du délicieux postérieur de cette dernière. Faisant mine de ne pas avoir saisit qu'il avait les mains baladeuses. Tant d'effusions l'agacée, qu'est-ce que c'était hypocrite ! Il savait que sa belle famille ne l'aimait pas. Comment pourraient-ils aimer le garçon qui allait souiller leur très chère petite fille ? Qui allait faire d'elle une femme et qui probablement fera en sorte qu'elle ne revoit jamais sa belle famille, ni même la lumière du jour.

« - C'est à la mariée de décider, après tout c'est son grand jour. »

Un sourire froid. Il n'avait que faire du mariage. Une cérémonie comme les autres. Un instant où les sangs purs profiteront tous pour se rencontrer, buvant, pratiquant leur sport national préféra : les ragots et où il séduira de belles demoiselles et des moins belle tout en ignorant sa fiancée qui sera désormais sa femme. Un jour comme les autres en soit. Perdu de ses pensées, elle l'arrache par une question innocente. Vraiment ? Veut-elle vraiment rencontrer ses parents ?

« - Bien entendu ma chérie. Allons y tout de suite. » Il se saisit de la main de sa belle mère et glisse un baie main. « Madame, monsieur. Je suis ravie que vous m'ayez accordé la main de votre fille. Nous allons vous prendre désormais congé. »

Il se saisit de la main de sa fiancée et les transplane tous les deux devant son appartement. Quel beau couple amoureux que voilà.

« - Ah. Cherry est déjà là. » Remarque-t-il lorsqu'il prend conscience que la port est déjà ouverte.

Il entre et fait signe d'un geste lasse à sa fiancé de le suivre. Cherry affalée dans le salon est en train de jouer avec un de ces stupides jeux vidéos moldus. Rabastan ne peut s'empêcher de retenir sa mine de dégoût et s'en va ranger sa veste. Le dernier jeu qu'elle a ramené ici il l'a balancé par la fenêtre, ils se sont disputés pendant deux semaines suite à cela. Pire qu'une serpentarde, Cherry lui avait fait amèrement regretté son geste et au regard qu'elle était en train de lancer à Zoé il avait le sentiment qu'une nouvelle dispute aller éclater.

« - Soit gentil avec elle, okay ? »

Un ton un brutal qui arracha une moue désappointée de sa petite princesse. Il l'adorait, elle était la seule femme qui avait une véritable importance dans sa vie, peut être l'aurait-il épousé si cela lui avait été permis, mais bordel qu'est-ce qu'elle était capricieuse !

« - Elle fiche quoi ici.
- C'est ma fiancée, elle va vivre avec nous maintenant. » Il se tourne vers Zoé. « Pas la peine d'aller chez mes parents, ma mère te déteste et mon père ne voit qu'un intérêt dans l'alliance qui se forme avec ta famille. » Il désigne Cherry. « Y a qu'elle qui importe vraiment. Les autres sont sans intérêt, simplement du protocole. » Il se tourne vers Cherry. « J'tai dit d'être gentil avec elle. 
- Ouais...
- Alors souhaite lui la bienvenue et faite vos niaiseries de filles. J'ai pas envie de supporter vos disputes à longueur de temps et si l'une d'entre vous devra dégager ça sera pas elle. »

Des mots qui la blesse elle, des mots qui le blesse lui. Le protocole, toujours le protocole. Sa vie est guidé par cela, qui a brisé tout charme à cette vie. Tel un pantin, Cherry laisse tomber son jeu vidéo et se dirige mécaniquement vers Zoé pour lui souhaiter la bienvenue. Cela lui arrache le cœur, mais elle n'a ps le choix. Elle ne gagnera pas face à la fiancée de Rabastan.  

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Mer 1 Jan 2014 - 19:08


Début des problèmes
Tout s’était passé tellement vite, tellement rapidement et j’avais dis oui…quelle idiote sincèrement ! Mais pouvais-je vraiment faire autrement ? Non, malheureusement non. Je me posais pleins de questions, alors qu’une seule tournait en boucle dans ma tête depuis un petit moment. Finira-t-il un jour par m’aimer ? J’espérais sincèrement que la réponse était oui…mais pour le moment, tout, absolument tout donnait une réponse négative. Alors j’avais encore plus peur.

Comme une idiote, je lui avais proposé d’aller l’annoncer à ses parents…c’était ce que la logique voudrait. Mais en transplanant, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’on arrive chez lui directement. Surtout que j’étais stupéfaite. Je ne me trouvais pas devant sa mère…elle était bien trop jeune. Non, j’étais face à Cherry. Je la connaissais. Mais je ne savais absolument pas ce qu’elle faisait ici, chez lui…à moins que ça soit une de ses conquête…parmi tant d’autres…ça ne m’étonnerait pas du tout…mais me retrouver face à une d’elle le jour de nos fiançailles…non vraiment…qu’est-ce qu’il espérait ? Me coucher sur le tapis et battre de la queue lorsqu’il rentrait du travail ?!

Au moins Cherry affichait le même air que moi…même si ce n’était pas pour les même raisons. Je les entendis parler, de moi, comme si je n’étais pas là. Je me sentais terriblement seule. Terriblement attristée par ma nouvelle vie. Apparemment j’allais vivre avec eux…eux…elle vivait chez lui ?! Navrée mais…quand il avait dit que je devrais aller chez lui, elle n’était pas comprise dans le lot ! Il allait m’entendre celui-là.

Quelques paroles de plus qui me firent l’effet d’une gifle. Ses parents n’en avaient rien à faire…hé bien au moins, j’étais fixée. Je n’étais la bienvenue pour personne dans la famille Lestrange. Et au final, même mes parents étaient bien contents de se débarrasser de moi. Bien, les choses allaient durer longtemps entre nous et je commençais à être fermement décidée à mourir vierge, dans mon petit appartement.

Savoir qu’il n’y avait que l’autre cruche qui comptait me montrait aussi à quel point, lui, n’en avait rien à faire de sa famille et aussi du « protocole ». Être présentée à sa maitresse…voilà quelque chose d’original. Et dire que j’avais de la sympathie pour cette femme.

Depuis le début, j’étais là, à l’entrée de la pièce, raide, regardant et écoutant ce qui se passait. Je me rendais bien compte que je n’avais rien à faire ici. Je vis Cherry s’approcher de moi pour me souhaiter la bienvenue.
« Bon…bienvenue. »
Elle restait là, plantée devant moi. Je me devais d’être polie, mais tout ce que j’avais envie de faire, c’était lui coller une gifle monumentale et m’en aller. Je me sentais m’emballer. Je devais me calmer.
« Merci. »
Voix terne. Sans expression particulière. Que faire ? Je devais lui parler. Je me le devais. Mais pas devant elle.
« Rabastan. Je dois te parler. Seul. »
J’avais bien insisté sur le dernier mot. Elle n’avait rien à faire là. Rien du tout. Et s’il fallait que je me batte avec lui, je le ferais.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Mer 8 Jan 2014 - 22:20



Parce que c'est Cherry. Juste Cherry.


Il la regarde méfiant. Il y avait bien une chose qu'il n'appréciait pas dans la vie c'était les conversations qui commencent par : je devais te parler, en particulier quand cette phrase si anodine prend des allures bien menaçantes avec le seul. Cherry regard le petit couple qu'il forme d'un air méfiant, il lui fait signe que ce n'est rien et entraîne Zoé dans la cuisine. Il sent sur lui peser le regard de sa meilleure amie, mais il ferme la porte sans lui jeter le moindre regard. La petite cuisine tout en chrome, inox et carrelage blanc est froide. On se croirait dans une salle d'opération. D'un geste de la baguette il ordonne aux feux follets de s'éveiller pour éclairer d'une faible lumière bleuté la pièce. En maître des lieux il se dirige vers le placard.

« - Tu veux manger quelque chose ? » Il fouille dans son placard et pousse un grognement. « Je n'ai plus que des vieux gâteaux, l'elfe de maison a oublié de faire son travaille. »

Il se saisit d'une boîte de gâteau. Il sent le regard de sa fiancée pesait sur lui. Il sait parfaitement ce qu'elle désire. Que Cherry s'en aille. Il sait parfaitement la réponse qu'il va lui donner. Non. Une réponse qui ne va pas lui déplaire. Il prend tout son temps, pour prendre une assiette et répartir ensuite les gâteaux dessus. Il tend l'assiette à Zoé avec un sourcil interrogateur. Probablement qu'elle n'a pas très faim, de toute manière il se demande si ces gâteaux ne sont pas périmés. Il ne fait pas vraiment confiances aux sorts de préservations que l'on jetait sur la nourriture. Tous ces sorts et tout, cela n'était pas très bon pour la santé.

« - Elle ne partira pas. » Il attrape un biscuit et le fait tourner entre ses doigts. « Cherry. » Il le fixe, se demandant s'il est dangereux ou non de le manger. « Elle n'a aucun lieu où vivre et c'est ma meilleure amie, elle importe bien plus que famille. » Il finit par le jeter dans mon assiette. « A vrai dire elle est ma seule famille. Mon père, ma mère, mon frère, ce ne sont que des liens sociaux. On ne s'aime pas vraiment. Voilà pourquoi je n'ai pas tenu à te présenter à eux. On est pas très relations familiales chez les Lestrange. Chacun joue un rôle et cela s'arrête là. Cherry... » Il sait qu'il va sur une pente glissante. Un rien et il va la perdre, peut être même les perdre, toutes les deux. « Avec elle, il n'y a pas de rôle. Elle restera ici autant de temps qu'elle le voudra et si tu n'es pas d'accord avec cela, tu peux toujours rompre les fiançailles. »

Il ne l'avait pas laissée parler, ni même protester. Elle n'avait pas le droit, il était l'homme, il était celui qui domine, qui décide. Elle n'avait pas à lui poser ses conditions, en particulier ici, dans son appartement. En particulier avec Cherry. On peut dire qu'il est fou, odieux, un monstre, une créature ignoble. Les commérages peuvent bien parler, mais il n'en a que faire par rapport à Cherry. Parce que même si jamais elle ne pourra être la femme de sa vie, elle restera toujours sa meilleure amie.  

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Ven 10 Jan 2014 - 23:58


foutage de gueule ... ?
J’étais résignée et je sentais une colère sourde en moi. Je ne m’énervais pas souvent. Généralement que sur la miss perfection absolue et je me la pète, alias Eloïse Macnair. J’avais prononcé ces quelques mots qui me faisaient battre le cœur plus vite, de stress et d’angoisse de ce qui m’attendrait, de ce que j’allais dire et de sa réaction. Je savais très bien qu’il allait y avoir discussion qui montait dans les tours, parce que c’était un homme buté et que je le haïssais profondément. Dans tous les cas, il accepta que nous soyons seuls. Bon point pour moi…Il m’écoutait un minimum…tout n’était peut-être pas perdu en fin de compte. Ne restait qu’à croiser les doigts pour que ça continue dans ce sens. Il m’entraîna plus loin. Il me touchait…encore. Ça me répugnait, combien de femmes avait-il touché ? Pour leur plaire, pour les séduire, pour simplement les caresser, avait-il fait de même avec Cherry ? La question était peut-être plutôt, qui n’était pas passé entre ses mains ! Il me répugnait. J’eus un frisson de dégoût. Enfin il me lâcha. L’envie de frotter ma peau jusqu’à la rendre brûlante me revint.

Nous étions dans la cuisine à présent. Endroit tout à fait charmant pour discuter…ça aurait pu être pire, il aurait pu m’emmené dans une salle de torture, afin d’être certain que je sois une petite pouf soumise. Ou encore une chambre…quoi que je pense très sincèrement que je le rebutais autant que l’effet qu’il me faisait. Il me demanda si je voulais manger quelque chose. Quelle délicate attention. Je me suis contentée de le fixer du regard, me taisant. Me maîtrisant pour rester calme. Je ne l’entendis pas parler, je vis juste ses lèvres bouger, puis fouiller dans une armoire. Je le vis mettre des trucs qui ressemblaient à des biscuits sur une assiette et me la tendre. Je ne bougeais toujours pas. S’il voulait m’empoissonner, il devrait s’y prendre autrement.

Finalement, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Bien, il savait de quoi je voulais parler. Voilà qui m’ôtaient une épine du pied ! Je l’écoutais parler, le maudissant et l’insultant à chacune de ses paroles, m’énervant toute seule à chaque fois qu’il disait le contraire de ce que je voulais entendre ou qu’il fasse. Sa meilleure amie…certes. Aucun endroit ou aller…mes fesses. Pas très famille…sans blague, comme si je n’avais pas remarqué ! Rompre les fiançailles ? Mais si seulement s’était possible !! Je devenais folle. Ma respiration ralentissait, mon cœur battait, de façon sourde. Je commençais à avoir des envies assez mauvaises.

Il ne m’avait pas laissé parler…tant mieux, je pouvais parler maintenant qu’il avait tout dit. Bien. « Hé bien, nous allons avoir un problème Lestrange. Premièrement, vu que tu souhaite tant que nos fiançailles soient rompues, sache que, ça n’arrivera pas. Jamais. Ça te ferait bien trop plaisir ! Et si toi, tu tiens à déshonorer ta famille, moi ce n’est pas le cas, même si je suis lâchement abandonnée de tous, à cause de toi et de ta stupide famille, incapable d’accueillir un nouveau membre, que cette personne veuille ou non entrer dans votre famille de taré. » Mon ton montait, petit à petit. « Je sais que tu ne m’aime pas et que tu ne m’aimeras jamais. Sincèrement ? Je n’en ai absolument rien à faire. Tu veux que je sois une femme soumise, une de plus parmi ton tableau de chasse ? Jamais ! Je pense que tu n’imagine pas très bien tout ce dont je suis capable. Et je suis clairement capable de te mener la vie dure, infernale même, à un tel point, que se serait peut-être bien toi qui finira par demander l’annulation de ces fiançailles…sauf si, pauvres de toi, nous nous marions avant…là, tu seras clairement embêter. Personne ne voudra d’un divorcé, sang pur, ou non, séduisant, ou non. Parce qu’il aura été tout simplement incapable de vivre avec une femme qui a un peu de caractère. » Plus je parlais, plus je m’énervais. Je m’avançais vers lui. Mon regard était sombre, terriblement sombre. J’étais tellement en colère. La dernière fois, s’était lorsque j’avais appris que mon frère torturait ma sœur.

« Ta cherry, c’est peut-être ta meilleure amie. Mais moi, je la considérais comme une amie également. Mais s’était avant que je sache qu’elle vivait sous ton toit, et peut-être même dans ton lit. Comment peux-tu la considérer comme un membre de ta famille si tu la saute tous les soirs ? C’est répugnant. Je n’en ai rien à faire qu’elle n’ait nulle part ou aller. Elle n’est pas la seule à avoir du se débrouiller pour se trouver un logement. Oh, mais pardon, mademoiselle la sang mêlé est dans le lit du Grand Rabastan Lestrange ! Alors du coup, tout lui est permis ! » Je n’étais plus très loin de lui. Mais cette fois, je posais un doigt accusateur sur son torse. « Ta petite pute de meilleure amie, si elle ne quitte pas cette maison, je ne viendrais jamais ici pour dormir et respecter ma part du contrat. Je scellerais la porte de mon appartement, avec un sort qui te repoussera toujours et surtout, méfie toi, si un jour j’ai un coup de sang. On ne sait jamais si je ne viendrais pas l’achever dans son sommeil pour en être débarrassée et te faire souffrir. » Ces derniers mots étaient très clairement une menace. Menace que je pouvais également très certainement mettre en pratique, je ne doutais pas de moi. Pas depuis ce qui s’est passé à l’université. Pour ma survie, j’étais prête à tout. Je savais aussi que j’étais certainement allée un peu trop loin. Mais je m’en fichais, je voulais voir comment il réagirait, s’il comprenait et s’il voyait clairement que je ne plaisantais pas.

En revanche, je sentais un autre problème pointer le bout de son nez. J’étais tellement en colère, tellement enragée que mon cœur battait fort, très fort dans ma poitrine, je n’étais pas loin. Il fallait juste que je tienne encore un peu.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Mar 21 Jan 2014 - 18:55



Ne touche pas à elle. Jamais.



Les gens ne te comprendront jamais mon fils. Ils penseront qu'elle n'est que ta catin. Elle n'est pas de notre monde et jamais tu ne seras du siens. Jamais tu ne pourras ressentir de l'amour. On ne te l'accordera pas. Les seuls mots de sa mère qui ne furent pas un fiel de serpent. La seule fois où elle consentit à l'appeler mon fils. Son regard ce soir-là était étrangement brisé, il avait cru à un jeu du lumière dû aux bougies qui avaient été allumées pour faire face à la pénombre, mais non, c'était bien des larmes. Elle avait pleuré ce soir-là, car son fils étaient un être capable de sentiments, d'émotions et d'amour. Son fils qu'elle croyait être une machine forgée par la société n'était en réalité qu'un être humain comme les autres. Pendant des années il avait tenu à cette image. A faire croire qu'il ne pouvait aimer. Il pensait que jamais son secret serait trahit.

Jusqu'à ce que cette claque retentisse. Il mit plus de forces qu'il ne l'aurait voulu. Sa fiancée tomba à terre sous le choc et une marque rouge peint lentement sa joue. Le souffle court Rabastan la regarde. Des pas légers se font entendre et un murmure arrête de justesse un acte qu'il pourrait regretter. Cherry s'avance sur la pointe des pieds vers Zoé et se penche pour l'aider à se redresser. Elle jette des petits coups d’œil effrayés à Rabastan.

« - Je vais te chercher de la glace pour ta joue. »

Sa voix mélodieuse apaise et torture son esprit. Dans un froufroutement elle passe à côté de lui, laissant une légère odeur de parfum. D'un geste discret elle se saisit de sa baguette de son ami pour qu'il n'aille pas plus loin. Pour que sous le coups de la colère il ne jette pas le sort fatal. Il ne bouge pas. Il en est incapable. Trop loin, elle est allée bien trop loin cette fois-ci. Derrière lui la porte du congélateur s'ouvre et le grésillement mécanique brise le silence pesant qui s'est installé.

« - A chaque fois que tu la menaceras je tuerais un membre de ta famille. » Son ton était posé, calme. Comme s'il parlait de la pluie qu'il y aurait demain. Si ce n'est cette note menaçante. « Et s'il lui arrive quelque chose. Je les tuerais tous, puis je te tuerais toi. Je n'ai que faire des conséquences. Et si tu répètes encore ne serais-ce qu'une fois qu'elle ait une putain ou que tu oses la mettre sur le même plan que les femmes que je prends, je m'assurerai que le monde entier te considère comme une traînée. »

La porte du frigo se referme. Cherry ne dit rien, mais le regard qu'elle pose sur lui est lourd de sens. Un remerciement sans nom et en même temps une menace sourde qui s'accompagne. Il détourne le regard, honteux d'avoir agit de cette manière. Un gentleman ne doit pas se comporter de cette façon. Il a même le bon goût de rougir. Il se racle la gorge et détourne le regard tendit que Cherry se penche pour poser la poche de glaces sur la joues de son ennemie. Il se penche et tend une main en direction de Zoé pour l'aider à se relever.

« - Je peux être maris aimant, je peux tenir mes promesses, mais je te prierai de ne plus agir de la sorte si tu tiens à ce que nos fiançailles ne soient pas rompus. »

Elle serait sa perte. Il le savait. On le lui avait souvent dit. On le lui avait souvent reproché. On lui avait même ordonné de ne plus la fréquenter. On, toutes ces personnes. Il regarde la joue de sa fiancée, il ne regrette en rien son geste, ni même ses menaces, mais il n'a pas agit comme un gentleman. Il est allé à l'encontre de ses propres préceptes. Tout ça pour cette fille qu'il n'a même pas le droit d'aimer. Tout ça pour cette fille qu'il considère comme son amie. Il regarde cette main qu'il tend en signe de paix et se rend compte qu'au fond de lui, il espère qu'elle va la prendre.  

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Sam 8 Fév 2014 - 13:27


au secours

J’enrageais, je sentais mon cœur battre vite et fort. Mais je n’arrivais pas me calmer. En avais-je vraiment envie de toute manière ? Je ne pense pas. Mais ma colère finit par tomber, ainsi que ma dignité et moi-même. Le cul sur le sol, le dos contre le carrelage gelé, la joue en feu, le cœur battant irrégulièrement, j’ouvre les yeux et vois le visage de Rabastan, un visage qui restera gravé à tout jamais dans mon esprit, un regard qui me confirme dans mes doutes et mes peurs. Elle s’avance vers moi et m’aide à me mettre en position assise. Je suis certaine qu’elle savait qu’on parlait d’elle…enfin que je parlais d’elle, pourquoi m’aider ? Finalement elle s’en va…de la glace, je n’en ai que faire. Je le fixe, ne disant le moindre mot. A partir de maintenant, je le sais, il n’aura jamais rien de moi, ni marque d’affection, ni attention, ni mon appartement, rien.

Je me tais, le regarde et l’écoute. Il menace ma famille, je n’ai que faire de ma famille, ils m’ont rejetés. Qu’il commence par mon frère, ça me fera des vacances. Manque de bol, il devra bien finir par se tuer lui…il fait désormais partie de ma famille. Qu’on le veuille, ou non. Et maintenant il me menaçait directement de me tuer. Au moins, je serais débarrassée de ma maladie, ça me ferais des vacances. Je n’avais que faire de la façon dont les autres me jugeait, après tout, s’ils savaient tout sur moi, ils n’en penseraient peut-être pas moins.

Je le vois rougir, mais je n’en ai que faire. Il a levé la main et il le refera. A partir du moment où l’acte est effectué une fois, il reste imprégné dans le cerveau et peut-être refait. S’il n’avait pas assez de maîtrise pour se faire entendre sans frapper une femme, s’était que cet homme ne valait rien, qu’il ne savait se faire entendre et surtout ne savait communiquer sans parler. Je le plaignais. Sa vie devait être misérable pour en arriver à ce point. Mais ça ne changeait pas tout le dégoût que j’éprouvais pour lui. Cherry s’approcha de moi et posa de la glace sur ma joue. Je ne dis rien, absolument rien. J’ai repoussé sa main et la glace par la même occasion. La glace ne mettrait pas fin au feu qui me dévorait, elle n’atténuerait pas la douleur ni les souvenirs, je n’en avais que faire. Et je ne la laisserais plus m’approcher.

Le voilà maintenant qui me tendait sa main. Pensait-il vraiment que j’allais la prendre ? Alors qu’il avait été sur le point de me tuer ? Était-il vraiment aussi débile que cela ? Je n’avais pas besoin de lui pour me relever, je n’avais pas besoin de lui pour vivre, je n’avais pas non plus besoin de lui pour me débrouiller. Lui en revanche, avait besoin de moi pour sauver la face, il avait besoin de moi plus qu’il ne le pensait. Trop de personnes étaient certaines que je pourrais lui faire du bien, le changer, le rendre meilleur. Mais en le voyant là, tout de suite et tout à l’heure, je savais qu’ils se trompaient. Que jamais rien de bon ne pourrait sortir de lui.

J’étais infiniment triste du sort qui m’attendait désormais. Je sentais aussi que quelque chose d’autre n’allait pas. J’ai ramené mes jambes près de moi, pour pouvoir me mettre debout. Posant une main au sol, j’ai commencé à me levé légèrement. Mais rien n’allait, je sentais que la pièce tournait, que j’allais tomber. Instinctivement, j’ai attrapé la main de Rabastan, plus par nécessité que par volonté. Il m’a remise sur pied, mais immédiatement, mes mains se sont crispées, une sur la sienne et l’autre sur ma poitrine. Je cherchais de l’air, j’en avais besoin. J’avais l’impression d’avoir les poumons en feu, le cœur en feu. J’aurais voulu l’arracher pour ne plus souffrir. La terre s’agitait dangereusement. Je voulais faire quelque chose, je devais me ressaisir, ce n’était peut-être pas trop tard si je me concentrais.

Mais il me fallut une infime seconde pour comprendre que j’étais allée bien trop loin. J’ai levé les yeux, rencontrant ceux que Rabastan. Je ne disais rien, mais mes yeux étaient paniqués, j’avais peur, il ne saurait jamais ce qu’il devrait faire si je perdais connaissance. Mon cœur battit, de plus en plus fort et mes jambes me lâchèrent. Je me mis à tomber.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Ven 14 Fév 2014 - 16:42



Toi & moi...



Il serre avec douceur la main qu’elle lui donne avec dégoût. Ce rejet le blesse, il aurait aimé étrangement un peu plus de sympathie de la part de cette fiancée qui venait de blesser. Il aimait les femmes, de tout genre, les jeunes, les vieilles, les laides et les belles, mais il aimait plus que tout Cherry. Elle n’aurait pas dû et l’avait poussé à agir d’une manière odieuse. Il regrettait son geste. La pauvre enfant était tremblante, terrifiée, persuadée qu’elle avait un mari qui allait la battre et la détruire. Lui imposant le geste quotidien de cacher ses bleus et de devoir sourire malgré la douleur de bouger le moindre trait de son visage. Il soupire et fait signe à Cherry de s’en aller. Elle va devenir sa femme après tout, ils devaient parler. Elle devait comprendre que Cherry ferait partie de sa vie, comme elle avait toujours appartenu à sa propre vie. Elle devait comprendre que Cherry ne sera jamais la maîtresse qu’elle craignait. Elle devait comprendre tout cela. Son amie le défie du regard, refusant de s’en aller. Rabastan jette un regard furieux à la jeune femme, lui faisant comprendre qu’il ne tolérera pas le moindre refus. La sérénité du visage de Cherry vira au cauchemar, à l’instar d’une vélane, la beauté devient monstruosité. Il détestait quand elle rentrait dans ses colères, la traitant comme l’enfant capricieuse qu’elle était, il l’ignore et se soucie uniquement de Zoé. Elle pousse un rugissement de fureur et tourne bruyamment les talons. La porte claque, elle n’est plus là.

« - Je suis désolé. Je te jure… Je ne… Zoé ? »

Piteux, il voit la terreur dans laquelle est plongée sa fiancée. Il caresse doucement sa joue inquiet, quelque chose n’allait pas, quelque chose n’était pas normal. Il se penche et glisse son bras sous ses jambes pour la soulever. La portant dans ses bras il l’entraîne à travers l’appartement désormais vide. D'un pas rapide il traverse sa demeure, se dirigeant au fond, il donne un coup sec dans une porte révélant une chambre baignée par la lumière du soleil qui traverse les vitraux colorés. Il la dépose en douceur sur un lit baldaquin aux couleurs crème. Le corps blessé s’enfonce dans le moelleux des draps en cotons, d’une main inquiète il caresse son front.

« - Ne t’inquiète pas. »

D’un geste de la baguette il fait venir différentes fioles colorées qui filent à travers la pièce, à une telle vitesse que les portes ouvragées du placard furent de peu brisées. Les unes après les autres il les ouvre les posant sur la table de chevet. D’une main il aide la pauvre créature à se redresser tendit que de l’autre il la force à boire les potions. Il cherche à cacher l’inquiétude qui le prend, il est bien trop fier pour reconnaître qu’il a peur pour cette fille qui a osé salir le nom de Cherry. Une fois qu’il fut assuré que sa tâche était accomplie, il l’obligea à se rallongée dans le lit. Tout en la déshabillant, il lui expliqua.

« - Tu ne m’as pas laissé le temps de te présenter ta chambre, je veux que tu dormes et te reposes, tu n’as pas le choix. » Il l’a fait se relever pour tirer les draps sous elle et la border. « Elle est à toi, tu peux en changer la décoration, t’y enfermer, faire ce que tu veux. Quand tu vivras ici tu ne seras pas obligée d’être avec moi, ma chambre est au fond du couloir et celle de Cherry est la porte à côté de la tienne. » Il se penche et baise son front. « Dort maintenant. Je ne suis pas nécrophile, je ne tiens pas à épouser une morte. »

On l’avait prévenu, qu’elle était malade, blessée, qu’elle était faible. Elle le dégoûtait et en même temps quand il la voyait dans cet état, souffrante, il y avait quelque chose qui touchait chez lui sa pitié et il se surprenait à avoir des sentiments de tendresses pour elle. Sa fureur n’existait plus, il se devait d’être son protecteur puisqu'elle était incapable de se protéger elle-même.  

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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Sam 8 Mar 2014 - 23:41


hum...coucou

La dernière chose dont je me souvenais, s’était ses yeux, ses magnifiques yeux bleus. Il fallait tout de même l’avouer. Il me repoussait, certes, mais il était diablement attirant. Quelques mots me revenaient aussi à l’esprit. « Je suis désolé » Qui était désolé ? Me concentrant un peu, je fini par mettre un nom sur cette voix. Rabastan. Il était donc désolé…de m’avoir frappé ? Peut-être. De me faire tourner en bourrique ? Peut-être aussi. Décidément…

J’étais allongée. Je n’avais pas souvenir de m’être allongée. En même temps, je me souvenais de m’être écroulée dans les bras de mon fiancé. Peut-être m’avait-il allongée ? La peur me prit instantanément. Est-ce qu’il avait osé profiter… ? Non quand même pas ! Doucement, parce que tout mon corps était douloureux, j’ai bougé les bras et touché mon corps. Toujours vêtu. J’ai expiré en fermant les yeux.

Je souhaitais me souvenir, de tout ce qui s’était passé. Je savais que parfois j’avais des bribes de souvenirs. Je savais également que j’étais consciente tout en étant inconsciente. Enfin c’est compliqué. Je perdais connaissance, mais une partie de mon cerveau ne se mettait pas en mode off et du coup il enregistrait certaines choses qui se passaient. Je pouvais par exemple deviner, sans me souvenir, qu’il m’avait très certainement portée pour m’emmener de la cuisine à cette chambre. Je pouvais également dire avec certitude qu’il avait trouvé une potion qui me ramènerait à moi. Savait-il donc exactement ce qu’il me fallait ? C’était une question que je devrais lui poser. Après tout…si je devais venir vivre avec lui, il allait me falloir des potions de secours…au cas où. Les yeux fermés, j’ai essayé de faire venir à mon esprit ce qu’il aurait pu entendre ou ressentir. « Ta chambre. Tu dormes et te reposes. T’y enfermer. Avec moi, ma chambre. Cherry. Nécrophile. » J’eus un frisson. Si mes souvenirs commençaient bien. J’avais bien peur que finalement ça vire à l’étrange. J’imaginais donc être dans ma chambre. J’ai ouvert les yeux et me suis redressée sur les oreillers. J’ai regardé la pièce autour de moi. Il y avait une grande fenêtre qui illuminait l’ensemble. La lumière était claire. Peut-être le matin ou la moitié de la journée. Elle était meublée sommairement, mais richement, il fallait le préciser. J’avais également souvenir qu’il me dise de dormir et de me reposer. Il souhaitait sans doute que je prenne soin de moi, c’était tout de même un point positif non ? Mais bon après je ne savais pas trop comment interpréter les choses. Étais-je enfermée ? Cherry dormait-elle dans sa chambre ? Que faisait-elle dans ses propos ? Et pourquoi parler de nécrophile ? C’était terriblement glauque.

Bougeant doucement, je me suis levée. Je me suis également prise la tête entre mes mains. Elle me lançait terriblement. Non, il ne m’avait pas donné mon traitement, j’en étais maintenant certaine. Mais il avait trouvé quelque chose qui pouvait aussi m’aider. C’était mieux que rien. J’avisais plusieurs fioles sur la table de chevet. Il avait sans doute du me faire ingérer tout ce qui lui était tombé sous la main. Cette pensée me fit sourire doucement. Peut-être tenait-il bien à moi après tout.

Je me suis dirigée vers la porte, m’attendant presque à ce qu’elle soit close. Mais en fait, elle s’ouvrit bien gentiment, sans faire d’histoires. Surprise, je suis sortie. Je ne savais pas où aller, je ne savais pas où j’étais exactement. Alors au pif, j’ai pris une direction, ouvrant les portes les unes après les autres. Je suis tombée sur une salle de bain, diverses chambres, mais personne et rien d’intéressant. J’ai finalement choisi de descendre les escaliers que je venais de rencontrer. Je trouvais étonnant de n’avoir encore croisé personne, mais je n’allais très certainement pas m’en plaindre.

J’ai fini par pousser une porte. J’atterris dans une pièce qui me fit hésiter sur sa fonction. Bureau ? Salon ? Bibliothèque ? Finalement je me suis décidée pour une bibliothèque aménagée avec un bureau et quelques fauteuils. M’approchant d’une étagère, je me suis mise à parcourir vaguement les titres, laissant mes doigts glisser sur le dos des livres. Un bruit me fit sursauter et me retourner. Il se tenait dans l’embrasure de la porte, me regardant. Je ne savais pas si j’avais le droit d’être dans cette pièce, prise en faute comme une petite fille, j’ai ramené mes mains dans mon dos. « Je suis désolée, je…je ne savais pas où tu étais…et je suis tombée sur ces livres… » Je fis une pause, je n’allais pas non plus m’excuser cent ans non ? Rah ce conflit intérieur entre paraître une femme forte qui n’a peur de rien et ne se fait pas marcher dessus et ma vrai nature, un peu timide et réservée et qui s’excuse facilement pour tout et n’importe quoi.

Pour arrêter de me battre avec moi-même, je choisi l’option : changement de sujet. « Sinon…j’ai dormi combien de temps ? » Je fis quelques pas en direction de la fenêtre. « Et…merci de m’avoir secourue. Je ne sais pas ce que tu as fais, ce que tu m’as donné…mais à part un bon mal de crâne, je pense m’estimer chanceuse d’être en vie. » Et ce n’était pas peu dire vu mon état avant de perdre connaissance.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Lun 21 Avr 2014 - 14:47





Il aurait pu obtenir tout ce qu'il désirait. Usait de cette faiblesse pour obtenir d'elle tout ce qu'il désirait, l'enfermait dans cette chambre et lui assurer qu'elle n'en sortirait qu'une fois qu'elle lui serait soumise. Pourtant il a laissé la porte ouverte, il s'en est allé d'un pas lourd à travers son appartement. Elle n'était pas comme les autres, elle était la fiancée. Pour cette raison, elle était à lui, pour celle raison elle devait le respecter, l'aimer, l'adorer, le considérer comme son maître. Pourtant il était plongé dans des sentiments contradictoires. Lourdement il se laisse tomber dans son fauteuil un cuir. D'un geste lasse de la baguette il réveille le bar. Les yeux fixés sur le plafond, sa langue claquant sur le palet. Quelque chose ne va pas, quelque chose ne colle pas. Tant de candeur, tant de faiblesses avait quelque chose de tout à fait charmant, même adorable. Un verre de martini se glissa entre ses doigts. Il attrape l'olive et croque dedans songeur. N'était-elle pas en train de le manipuler ? Toutes ces concessions qu'il lui avait accordée jusque là. N'était-ce pas de la faiblesse ? Rabastan se renfrogne. Non, hors de question d'être faible. Elle allait le savoir et elle allait devoir s'y faire qu'elle le désire ou non.

D'un geste sec il vide son martini et s'en alla vers son bureau. Sa décision était prise. Elle vivrait ici, avec lui et le mariage aurait lieu le plus tôt possible. Attendre un an ? Et puis quoi encore, il était hors de questions de lui laissée l’occasion de forniquer avec d'autres hommes. Il fallait brider sa liberté le plus tôt possible. Ses très chers beaux-parents ne l'appréciaient pas tant que cela, un bon partit certes, mais un sang-pur aux valeurs anciennes et ancrées. Pour qui la place de la femme était au foyer à vider le compte du maris et à s'occuper d’œuvre de charité. Et bien entendu de s'occuper de leurs enfants. Il faut bien qu'elle se rende utile. Fort de ces décisions il se saisit de sa plume et imita l'écriture de sa fiancée. Usant de ses mots, de sa calligraphie, il déclara au nom de sa chère dulcinée qu'elle comptait vivre avec lui et demanda donc qu'ils s'occupent de la vente de l'appartement. Ainsi, elle pourra pleinement se consacrer à son mariage.

La plume en suspend au dessus du parchemin, il hésite sur les mots. Elle n'était pas ravie encore il y a quelques heures de l'épouser, elle n'était pas du genre à renoncer non plus à sa liberté. La raison ? Quoi d'autre pourrait la faire changer d'avis ? Certainement pas l'amour. Quoi que. Il pourrait user du filtre d'amour. Il relus plusieurs fois ses mots, il n'était pas bien sûre que cela fonctionne. Les fiançailles étaient de toutes manières engagées et ils avaient beaucoup plus à perdre que les Lestrange. Non, il n'avait rien à perdre. Il secoua la lettre pour faire sécher l'encre et siffla pour appeler Belphegore son grand duc. « Amène cette lettre aux Peverell. » L'oiseau se pencha dignement et se saisit dans son bac de la fine lettre avant de prendre son enveloppe.

Qu'allait-elle dire lorsqu'elle l'apprendrait ? Probablement serait-elle furieuse. Un sourire suffisant se glissa sur ses lèvres. Elle n'avait pas gagné. Il avait promis qu'il n'aurait plus de relations avec d'autres femmes, mais ses autres promesses ? Du vent !

**
Il plia le journal d'un geste sec et tendit l'oreille. Était-ce bien des pas qu'il avait entendu ? Oui, elle était bien éveillée. Il posa sa tasse sur le guéridon et glissa sur son visage le masque du parfait fiancé. Yeux tendre, sourire avenant, geste doux, elle ne pourrait résister, elle ne pourrait que lui faire confiance. Il ne fallait pas la brusquer, il fallait la faire douter, la briser, la faire sienne. D'un pas tranquille il la rejoignit. Un sourire amusé s'étira quand il l'a vit sursauté. Elle avait osé. Pénétré dans son sanctuaire. Pour peu il l'aurait frappée, mais rien ne le trahit, si ce n'est ses doigts qui se crispèrent sur la porte. « Quelques heures à peine, tu vas mieux ? » Il reste dans la porte. Loin d'elle. « J'ai juré de te protéger le jour où j'ai accepté d'être ton fiancé. Peut-être que si nous faisons l'un et l'autre des efforts pourrions-nous être... ami ? »

Ridicule. Tout cela était ridicule. Pourtant, il croyait presque à sa prestation. Elle l'avait eut avec sa faiblesse, mais maintenant c'était à son tour de manipuler.
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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Dim 27 Avr 2014 - 17:16


Amitié hein !

Bon, il n’avait pas l’air trop embêté que je me retrouve ici. Je supposais qu’il s’agissait de son bureau personnel. Zut, j’aurais peut-être du fouiller un peu…j’aurais peut-être trouvé quelque chose contre lui, quelque chose qui le forcerait à me laisser un peu de mou…il m’énervait tellement parfois. Mais bon…on n’allait pas commencer une relation par quelque chose d’aussi moche que de fouiller dans ses affaires. Je n’étais pas comme ça.

Je n’avais pas dormi longtemps, tant mieux. Ainsi mes parents ne s’inquièteraient pas trop…quoi qu’ils doivent s’en ficher et penser que je resterais dormir ici ce soir…plutôt mourir ! Je me suis tournée, prenant appui de mes deux mains sur le bureau. Je le regardais, une légère lueur de défi dans les yeux. Il devait forcément planifier quelque chose de tordu, s’était impossible autrement. Il me parlait de faire des efforts. Avais-je le choix ? Je l’enverrais bien balader si seulement s’était aussi simple… « Juré de me protéger…c’est de bien belles paroles tiens ! Ce n’est pas toi qui m’as étendue d’une seule gifle ? Je n’appelle pas vraiment ça me "protéger". Et toi qu’en penses-tu ? » Je fis une pause. Il ne devait pas avoir un mauvais fond…ce n’était pas possible que tout le monde soit tout noir. « Mais peut-être qu’en bossant bien tous les deux, on devrait pouvoir en sortir autre chose que de l’animosité. » Je me méfiais de lui et j’étais déçue de cette première journée passée ensemble.

J’étais tout de même bien triste. Pourquoi ne pouvais-je être heureuse, avoir une personne à mes côtés qui m’aime, qui m’aime pour de vrai, qui ne joue pas la comédie. Histoire d’être heureuse, de mener une bonne petite vie bien tranquille. Est-ce qu’un jour tout cela changera ? Est-ce qu’un jour il m’aimera ? Peut probable.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Sam 3 Mai 2014 - 16:11





Il l'avait frappée. Juste une fois. Elle l'avait cherchée. Son être basculait étrangement entre ces instants de regrets et ces murmures de fierté qui se chantonnaient au creux de son oreille. Il ne dit rien, il se contente de serrer les poing. Sa main le démange, il n'a jamais tenu à frapper une femme, mais elle avait ce don de lui donner envie de la ramener à l'ordre. D'une manière brutale. Non. Il devait avoir l'air doux et charmant. Elle ne devait se douter de rien, il devait devenir bien plus que l'homme de sa vie, il devait devenir son monde. Il serre furieusement les dents. Il s'approche d'un pas lourd vers sa fiancé et d'une main légère il remet à sa place quelques mèches tout aussi rebelles que sa fiancée. Il lui offrir un sourire forcé, aux tonalités plus angoissantes annonçant un sombre avenir. « C'est l'heure du thé. Veux-tu bien me faire l'honneur de partager cet instant avec moi ? » Ne prenant même pas la peine de lui laisser le temps de répondre, il tourne les talons. « Je vais faire chauffer l'eau. » Elle était sa fiancée après tout. Autant qu'habitue aux convenances.

Ses talons claquent dans l'appartement. Il ne s'est pas retourné pour voir si elle le suit ou bien si elle est partie. Il jette un petit coup d’œil derrière lui et pousse un lourd soupire. Si elle osait rentrer chez elle sans prendre le thé avec lui et bien, n'y avait-il pas des sorts pour soumettre une femme ? Il avait toujours regardé d'un œil de dégoût ces sorts et potions qui avaient pour but d’avilir une femme. L'agissement de faibles selon lui, mais un esprit comme Zoé ne lui laisser malheureusement pas le choix. Elle était sa femme après tout. D'un geste lasse de la baguette il remplit la bouilloire d'eau qui se mit à chauffer sur une plaque métallique.

Rapidement la table se retrouve apprêtée. Gâteaux, infuseurs à thé, boîte à thé de toutes les couleurs. Il y glisse rêveusement les doigts, il aurait aimé que tout soit plus simple avec sa fiancée. Qu'elle ne lui jette pas au visage la moindre de ces erreurs. Peut-être qu'un jour elle perdra la vie et alors il trouvera une fiancée plus convenable, plus adaptée à ses désirs. En attendant ils devaient partager un thé. Il se laissa tomber lourdement sur le fauteuil, l'observant venir vers lui, un petit sourire satisfait dessiner sur ses lèvres. « Nous avons l'air presque d'un vrai petit couple. N'est-ce pas charmant ? » Il se laisse aller au fond de son fauteuil et fait venir l'eau bouillante. « Sers-toi je te prie. Prend le parfum qui te plaît, personnellement j'aime beaucoup le matcha, il vient tout droit du Japon. »
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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Dim 4 Mai 2014 - 18:07


Prenons le thé

J’avais, de façon très volontaire, enfoncé un peu plus le clou par rapport à ce qu’il avait fait à peine étais-je arrivée chez lui. Autant qu’il soit au courant, je ne lui pardonnerais très probablement jamais ce geste et je le lui ressortirais avec grand plaisir à chaque fois qu’il m’énerverait un peu trop où qu’il chercherait des excuses bidons pour que tout se passe bien entre nous. J’ai bien cru que cette petite pique fonctionnerait. Le voir avancer vers moi, les poings serrés…il allait très certainement recommencer. Mais il me surprit. Il se contenta de remettre une mèche de cheveux à sa place. Je n’aurais pas cru ça de lui. En revanche, son sourire et le ton de sa voix ne me dupèrent nullement. Il avait très certainement la haine contre moi et il me le disait clairement.

Il m’invita à prendre le thé et s’en alla avant que je n’ai pu refuser son offre. Après tout, j’étais encore fragilisée par ma perte de connaissance, j’avais un mal de crâne à faire pâlir le plus grand des ivrognes et surtout, je souhaitais mettre ma famille au courant de ce qui s’était passé. Il devait savoir ce qui se passait vraiment. Ils devaient savoir que, même si j’acceptais à contre cœur de faire honneur à la famille, j’allais risquer très certainement ma peau un peu plus chaque jour. Ils devaient le savoir pour que j’aie une protection au cas où ils n’aient plus de nouvelles de moi, au cas où il se passerait quelque chose. J’envisageais très sérieusement de partir purement et simplement, lui renvoyant son invitation au visage…ça lui apprendrait à me donner des ordres.

C’était fermement décidée de partir que j’ai quitté le bureau. Je devais traverser le manoir pour arriver à la porte et immanquablement passer devant la pièce où il se trouvait. Plus j’approchais et plus je ralentis l’allure. J’ai fini par m’arrêter sur le seuil et je le vis s’affairer. Je sentis quelque chose en moi se fissurer. Il me tournait le dos, il ne me voyait pas et il ne savait très certainement pas que j’étais là, à l’observer. Je voyais ses gestes, je voyais son dos et parfois un bout de son visage. Je ne savais si je me berçais d’illusions, mais j’avais l’impression qu’il était peut-être un peu triste, lasse. Tout compte fait, peut-être n’approuvait-il pas lui-même cette union, peut-être y était-il contraint. Se pouvait-il que quelque part en lui il y ait du bon ? La tête pleines de questions je battis en retraite et m’appuyais contre le mur. Que m’arrivait-il ? Comment pouvais-je éprouver de la compassion voir de la pitié pour lui ? Comment pouvais-je envisager une seule seconde de l’apprécier ? Quelque chose n’allait pas bien chez moi.

Mes mains tremblaient, je ne contrôlais plus mes nerfs, j’étais complètement perdue entre mes idées et ce que je venais de ressentir. Il fallait que je me ressaisisse et que j’aille prendre ce thé, je devais partir aussi vite que possible d’ici avant de faire une crise de nerf ou de simplement fondre en larme pour je ne sais quelle raison. Inspirant très profondément à plusieurs reprises, j’ai finalement repris ma route et je suis entrée dans la pièce. Le visage neutre. Il souriait, j’aurais souhaité lui arraché ce sourire satisfait du visage à grand coup d’ongles. « Nous avons l'air presque d'un vrai petit couple. N'est-ce pas charmant ? » Je me forçais à sourire. Malheureusement il avait raison, un petit couple qui prend le thé tranquillement, discutant de tout et de rien. Il faisait un effort, je devais faire de même. Mon sourire devint légèrement moins crispé, plus naturel, je me forçais à me détendre. « Tout à fait charmant en effet. Peut-être qu’un jour tout cela ne sera plus une illusion et nous en rirons ensemble, qui sait. » Avancer, faire un effort, céder du terrain, il le fallait, on ne pouvait rester tous les deux sur nos gardes. Il m’invita ensuite à me servir. Il y avait là une quantité de thé impressionnant. « J’aime beaucoup le matcha, il vient tout droit du Japon. » Je haussais un sourcil. « Tu t’es déjà rendu là-bas ? » Question idiote, il l’avait très certainement fait importer…mais je lançais la discussion après tout. « Je ne sais trop quoi choisir, il y a beaucoup de choix et je ne bois d’habitude que du thé normal et banal. Que me conseil-tu ? » Le matcha sans doute…

Je m’installais confortablement, quelque chose me disais que je n’allais pas rentrer de suite. Autant prendre son mal en patience. « Je suis navrée pour tout à l’heure, dans le bureau. Je t’ai volontairement cherché et je reconnais que s’était idiot de ma part, surtout que tu venais de me sauver la vie. » Et aller ! Encore un autre pas en avant ! Il ne pourrait clairement pas dire que je ne faisais pas d’efforts.



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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    Lun 19 Mai 2014 - 14:34

Lui-même pouvait croire à l'illusion de cette scène, tous les deux assis ensemble, buvant tranquillement du thé. Pas de cris, ni même de tasses qui volent, rien de tout cela, simplement une discussion. « Tu t’es déjà rendu là-bas ? » Ses doigts tapotent pensivement l’accoudoir du fauteuil. « Au Japon ? » Il secoue la tête. « Bien que j'ai des contactes là bas, je n'ai jamais eut l'occasion d'y aller. » Il rajoute avec un petit sourire. « On pourrait y aller pour notre voyage de noce, j'ai entendu dire que c'était un très beau pays. » C'était étrange de parler de voyage de noce, à ses yeux un mariage était avant tout une alliance entre deux familles. Rare était les mariages d'amour parmi les sangs purs, pourtant il avait envie de l'emmener en voyage de noce. Simplement pour lui faire plaisir, simplement pour faire comme tout ces couples. Il trouvait cela un peu ridicule, mais l'idée lui était plaisante pourtant. Comme cette journée à boire du thé avec lui. «  Je ne sais trop quoi choisir, il y a beaucoup de choix et je ne bois d’habitude que du thé normal et banal. Que me conseil-tu ? »  D'un geste de la baguette le mélange de thé matcha se verse dans la théière. « Et bien c'est l'occasion de te faire goûter celui-ci. » «  Je suis navrée pour tout à l’heure, dans le bureau. Je t’ai volontairement cherché et je reconnais que s’était idiot de ma part, surtout que tu venais de me sauver la vie. » Un petit sourire satisfait se dessine sur ses lèvres, mais il prend la peine de baisser la tête pour lui cacher, enfin elle reconnaissait sa supériorité sur elle ! Peut-être qu'elle pourrait un jour se révéler être une fiancée digne de ce nom. « Ne t'inquiète pas, je comprends parfaitement. » Il pose sa main sur la sienne. « Tu es encore troublée par nos fiançailles, c'est normal que tu réagisses ainsi. »

Parfait. Tout était parfait, elle allait l'aimait, l'adorer, elle serait comme elle le désirait. « Lestrange ! » Rabastan sursaute et jette un regard sombre en direction de la cheminée dans lequel le visage de son collègue Sanders est apparu. « Excuse-moi. » Il se lève et rejoint la cheminée, les bras croisés. « Faut que tu viennes, on a besoin de toi. » Le sorcier renifla avec mépris. « C'est mon jour de congé, pourquoi devrais-je venir ? » L'homme secoue la tête. « Alerte maximal, tu n'as pas le choix. Tu veux que je dis au chef de venir ? Ca va pas lui plaire. » Rabastan pousse un soupire d'agacement. « Bien. J'arrive. » La tête fait un petit hochement satisfait avant de disparaître. L'instant était mal arrivé, pour une fois qu'une sorte d'instant serein semblait se mettre en place entre lui et sa fiancée. Pour une fois qu'elle agissait comme il le fallait. « Je dois y aller. » Avoue-t-il brutalement. D'un geste de la baguette il fait venir sa cape. « Une urgence qui ne peut attendre, tu peux rester boire le thé si tu veux, c'est chez toi désormais. » Il attache sa cape et la rejoint en quelques. Sans lui laisser le temps de réagir il l'attrape par le menton et dépose un rapide baiser sur ses lèvres. « A plus tard. »
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MessageSujet: Re: Jamais je ne te prendrais la main.    

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